Version imprimable A gîte propre

survivre au milieu des blocs

"Tout suffit"

Anonyme, env. 800-1800 av. JC

La catégorisation est une activité humaine si ancienne qu'on peut se demander si ça n'a pas démarré avec la mort du premier fils de l'Homme.
D'après certaines Ecritures le premier fils de l'Homme aurait inauguré la catégorie victime, tandis que le deuxième aurait lancé la catégorie meurtrier vainqueur bouffé par le remords, autrement dit la catégorie gagnante.
A partir de là, la catégorie "catégorie" n'a cessé de croître.
Avec la massue apparut la catégorie Loi et Ordre.
Grâce à la roue l'humanité boosta la catégorie Echanges humains, avec tout ce que celà devait entraîner de colonisations, commerce, déportations et réchauffement climatique.
On peut citer la catégorie religieuse, qui nous convainquit de nôtre, (et surtout de leur ) culpabilité et permit de remettre les gonzesses à leur place, laquelle était dans la catégorie ancillaire.

Avancée humaine par avancée humaine, les catégories n'ont cessé d'augmenter en nombre comme en essence.


Exemple: la catégorie durablement développée

Ainsi du blog.(pardon si je fais un gros raccourci,mais le temps presse)

Voila un truc qui aurait pu être dans la catégorie libérante: espace délocalisé, décentralisé, quasi-instantané d'expression, et donc ouvert.
Enfin, ouvert tant que le pouvoir ne trouve pas une excuse pour fermer ou brider (voir Chine, Iran- deux pays où les blogueurs parviennent à des résultats parfois impressionnants-, Russie, France entre autres 42 pays exerçant un contrôle Internet) le flux.
Et ouvert, tant que ceux qui l'utilisent le sont, d'ouverts (suivez mon regard intérieur).
Cette opportunité de diffusion de la parole et de la pensée, récente et rare, sera vraisemblablement vite éteinte.
Or qu'en avons-nous fait jusqu'ici?
Dans nos pays nantis et obèses, avons-nous permis à cette parole de frapper, de redistribuer, de faire savoir, d'enseigner, d'énivrer, de donner réellement?
Je veux dire: de réaliser?
Je veux dire: d'interVENIR?
Plutôt que de geindre sur nos propres petits malheurs ou de nous entretuer pour des différences de catégories, aussi essentielles soient-elles,


Blanc ou Noir? Femme ou homme? Jeune ou vieux? Mac ou PC?

avons-nousservis de voix, d'écho pour ceux qui sont baillonnés? Avons-nous aidé à ouvrir des esprits et des portes, à libérer des mentalités rigidifiées (les nôtres incluses)?
Demandons-nous ce que le faux taulier de ce faux lieu a fait en deux ans, et s'il ne faudrait pas blogputscher..

Or donc, voilà que quelqu'un de bien placé dans la Culture avec un grand k comme dans question me disait récemment sans savoir que j'étais le faux, que ce qui se fait dans le shplouc correspond à une performance artistique.


Ce qui m'enchante, tant on sait
combien l'Art peut éveiller les masses

Si l'art a un sens et que cepointnet doive y être assimilé, faut-il alors en conclure que les commentateurtrices auraient créé un contenu transcendant le factuel, le circonstanciel, le temporel, le porte-jarretelle, l'intellectuel ou le différentiel, ce qui les catégoriserait?
Une catégorie sans rapport avec le fait que dans le monde se crée un nouveau millionnaire en dollars dans le laps de temps où environ cent enfants meurent de faim, mais une catégorie tout de même?

Une catégorie punaisable au mur, carrément.
O joie, gloire, femmes et petits fours.

Passer du tangible à l'insaissable ne donnerait pas plus de poids?
L'avantage d'un espace virtuel dédié à ce genre de non-dédication n'est-il pas justement de n'être pas catégorique?
Ni catégorisable?
Le passage de zyeuxmuets à commentateurtrice a t'il nécessité un remaniement de votre vie (divorce, assassinat dans les locaux de votre entreprise, conversion religieuse)?
leblase devrait-il prolonger ses séjours sous la douche?
Artistes, activistes ou commentateurtrices partagent-ils en commun le passage à l'acte à la fois inattendu et espéré?
Comment commencer?




Commentaires

actons! actons!

"Artistes, activistes ou commentateurtrices partagent-ils en commun le passage à l'acte à la fois inattendu et espéré?"

enfin !!! on va faire une partouze

ps : c'était juste histoire d'inaugurer le fil...bon je relis par le bas cette fois-ci


 

kb | Le 18/06/2007 à 11:28 | [^] | Répondre

Cher Leblase,

Je laisse un message ici pour une petite question un peu hors sujet, tu m'excuseras.

Tu parlais de censure en France. Penses-tu qu'un blog BD humoristique qui caricaturait le nouveau président en chef d'entreprise fomenteur puisse être censuré ?

C'était encore hier, ça ressemblait à ça, et ce matin, une phrase de code avec du "gouv" et du "rg" dedans (je reproduis la phrase de code, on sait jamais, tout est si versatil sur la Toile : "error/gouv/rg/halt.htm"). Dis-moi que je rêve et que j'ai mal compris.

Et puis, on ne sait jamais, s'il y a des journalistes parmi les zyeuxmuets, mais des vrais, hein, pas des gens qui ne savent plus faire autre chose que cirer des pompes ou se demander de quelle couleur est la petite culotte de l'héritière Hilton, eh bien qu'ils sachent qu'on attend d'eux qu'ils se mettent au boulot.

 

Garg | Le 18/06/2007 à 13:00 | [^] | Répondre

Re:

Garg,
tu sais bien qu'ici le problème du sujet c'est que, bien que n'étant pas sans objet, il a un tel caractère qu'il est vite hors de lui-même.
Je dirais sans trop m'avancer que les RG n'ont pas vocation à intervenir, et que nous ne sommes pas (encore) en Corée du Nord: je vois mal Kim-Il-Sark faire censurer un blog pour une caricature.

 

leblase | Le 18/06/2007 à 13:08 | [^] | Répondre

On en parle ici aussi http://embruns.net/logbook/2007/06/18.html#005216


 

tilly | Le 18/06/2007 à 19:54 | [^] | Répondre

Re:

Oui c'est en fait en train de se répandre. Ce genre de truc provoque des réactions genre théorieducomplot qui sont bien rigolos à première vue et aident à décrédibiliser les blogs...
Après ça on tape sur les journalistes, mais au moins ceux-ci vérifient en général que Paris Hilton porte une culotte avant de dire qu'elle est...
Qu'elle est quoi d'ailleurs? Jaune Dalton avec des rayures noires maintenant qu'elle est au bagne?

 

leblase | Le 18/06/2007 à 21:15 | [^] | Répondre

Ton surtitre "A gîte propre", je ne sais pas pourquoi, me fait penser que ce blog est surtout un co-gîte où l'on risque la pharyngite, la méningite, voire pour certains la salpingite, et où l'on ingurgite, sans flémingite, ce sur quoi les autres s'agitent.


 

yves | Le 18/06/2007 à 18:22 | [^] | Répondre

menthe alitée lit béret

- Comment commencer à quoi ?
- Ou veux-tu en interVENIR ?
- Que veux-tu me faire réaliser ?

Tu places souvent la barre très trop haut pour moi, leblase. C’est chaque fois pareil, je vois un nouveau billet du taulier, chouette je frétille, je lis, et paf, je retombe perplexe dans ma catatonie. Ou alors, comme aujourd’hui, je prépare une réponse, et finalement je ne la post pas. Bon je sais que ça va passer, après quelques jours, les comms divergent pas mal, ca devient plus facile, on pourra plus facilement lancer des kaunneries. Tiens ça c’est encore un truc très particulier de ce schplouc. Plus on s’éloigne de la cible (le sujet) et plus ca devient facile à viser. D’ici que Roselyne te fasse savoir que le schplouc correspond à une nouvelle performance sportive...

Autre chose. Autrefois j’étais plutôt du genre catégorique. J’ai pas mal changé ces derniers temps (ca je vous l’affirme), et sans doute que la fréquentation d’icite m’y a beaucoup aidée. Soyez en toustoutes affectueusement bisés.

 

tilly | Le 18/06/2007 à 19:46 | [^] | Répondre

Re: menthe alitée lit béret

Tilly,
Je place la barre trop haut, moi?
Oula, mais je me rendais pas compte du tout! Je veux que tu continues à frétiller, c'est indispensable. D'ailleurs au départ j'avais hésité entre leblasepointnet et frétillepointnet.
Après mûre réflexion la pièce est retombée sur pile, ce qui fait que le shplouc s'appelle de mon vrai nom officiel, mais ça n'empêche que c'est un blog de frétillage ici.


Tu sais quoi? Je vais placer plusieurs barres: tu choisis

Par ailleurs tu as tout-à-fait raison sur un des fonctionnements locaux: on revient toujours au sujet après des digressions diverses et variées. Serait-ce le hasard?
Surement.
Si tu parles de Roselyne pour me terroriser c'est réussi. Je me demande comment cette dame arrivée à l'Assemblée par nepotisme a pu se retrouver ministre de la santé et des sports...
 

 

leblase | Le 18/06/2007 à 20:47 | [^] | Répondre

Bonsoir,

Il me semble également impossible de se décatégoriser, y'en a tellement que l'on ne peut y échapper. Même au sein de la plus petite catégorie, il y en aura une autre. Comme avec les nombres.

Par contre, on peut changer de catégorie, voir changer si vite de catégorie qu'on n'est plus catégorisable.

Donc oui, artistes, activistes, commentateurstrices parttagent en commun ce passage à l'acte.

 

nat | Le 18/06/2007 à 22:19 | [^] | Répondre

Blasecamp

Si jamais il avait un blasecamp (y a bien des BaseCamp, BarCamp, et autres camp de nudistes, alors, non, mais) - quelle chance, Google qu'est ton pote il dit nib je pas connaître blasecamp, il ne faudrait pas galvauder, tout de même -, si jamais ... vu le nombre de photos, flash, etc. de qualité qu'il y a ici, ce serait une expo festive. Bien sûr il y aurait un Herr Kommissär. Et une sélection des oeuvres, caisse vous croyez, lecteurs et trices ?

Mais on pourrait aussi faire une expo ici même, dans le blasemonde.

Le choix des oeuvre (pourquoi mettre le pluriel ?), leur disposition, les installations que l'on peut faire avec, etc., tout cela résulterait évidemment d'un arbitraire le plus total et que l'on peut prédire post-post-bordélique. Les participants, avec la joie enfantine des créateurs, et les querelles sonores des adultes - hé, y a pas de gosses sur le blasemonde, j'espère -, s'en mettront plein la lampe et sur la gueule, ç'est ça les artisses. Les zyeuxmuets en avaleront leur ceinture, ce qui, pour la plus grand amusement de leur voisinage, dévoilera leur intimité. Quand aux commentateurs/trices, ils feront vivre le grand bazar par des injonctions contradictoires, des louanges hypocritement effrénées ou au contraire silencieusement simples, des descentes en flammes que même Guynemer il eût aimé voir ça comment ça fait.

On ergotera aussi, argutiera et déglutira sur le titre de l'expo. Eh bien, ne chipotons pas, ici est fourni à la hargne des lions un premier titre magnifique à déchiqueter lacérer démembrer et digérer (est ce que les mauvais titres font de bonnes crottes de titre, utilisables pour nos géraniums ?), espérons que cela leur calmera l'appétit plutôt que de servir d'apéritif, qui rendrait ces fauves encore plus aggressifs vis à vis des titres suivants, un titre héroïquement sacrifié pour l'éventuelle survie de la confrérie des titres, un titre rédigé en vrai grec ancien, écrit en caractères dit modernes pour ne pas déplaire aux enseignants qui n'en tiennent que pour les lettres modernes, on étudie dans le texte Millet dès le CM2, Vian c'est ringard, latin grec Molière Rabelais Rimbaud quoit'est-ce, humanités aux chiottes - propres, les chiottes, comme celle de la défuncte RDA qu'on disait les plus léchées, si, si du camp socialiste, et qu'est ce qu'on s'y amusait, pas dans les chiottes, quand même, quoi que -. :

ouk elabon polin elpis efe kaka


C'est d'un goût exquisement moderne et bleu nuit, pour complaire aux enseignants surcités, qui ne manqueront pas ensuite d'enduire leurs élèves de citations pleines pages tirées de leblase.net. Oeuvre pieuse.

Je n'en pense pas moins que c'est aussi cul, ce clignotement bleuasse, que mes premiers émois en achteumeuleu, dieu que ces pages étaient moches, et aussi con que la beauté des néons des motels de la banlieue de L.A., vous me direz tout est banlieue là bas, pas tout à fait, on peut choisir son lieue plus ou moins selon ses moyens, mais le visiteur tourisse ou professionisse il en a rien a cirer, ce qu'il demande c'est des chiottes encore plus propres que celles de feue la RDA, des brosses à dents idem, c'est pas pour le même usage alors pourquoi sont elles enveloppées de papier à chiottes, et on n'essuie rien avec ce papier là, alors à quoi bon, même le verre à dents. Le pire, c'est quand toute la carrée est enschmollée dans ces emballages. Abats-jours, chaise, etc., tout atrocement gras - leur emballage - et collant d'avoir jamais été enlevé depuis des années, c'est peut être parce que ils n'ont pas pu s'en servir comme PQ, les tenanciers du motel. Quand de plus on trouve une seringue sous le lit, une porte sur le balcon extérieur qui ne ferme pas, que ça bagarre ferme dehors que ça se propulse sur le balcon sur la porte qui ne ferme pas dans la chambre avec une seringue sous le lit et moi pas sous le lit je n'aime pas le voisinage de la seringue d'ailleurs elle aussi est couverte de ce gras poussiéreux, eh bien  on n'en mène pas large et on se demande comment font les bons auteurs de polars qui racontent des choses qui vraient (vréer, v. intransitif), à moins que ces auteurs chérissent la promiscuité des abats-jours gras ou qu'ils n'aient pas eu les moyens de choisir leur lieue.

Oui, décidément, ce titre est d'un goût exquis. Il en appelle à la modernité cachée dans tout ministre des arts que fréquente clandestinement - c'est à dire pas ici - leblase. On en viendrait à penser qu'il faudrait que le ministre sorte de son clandé, vienne modernement s'esbaubir devant la moderne expo que nous lui présenterions bordéliquement et modernement comme il se doit. Pourquoi ai-je mis le ministre dans le bobinard, pardon, dans le clandé, parce que s'il y rencontre leblase, c'est qu'il est clandestin lui aussi, je l'espère pour lui. On devrait avoir beaucoup de ministres clandestins, ça coûte moins cher que des légion d'honneur ou des médailles des Arts et Lettres. 

Le ministre des arts et du commerce, ha ! je vous voir venir, oui du commerce, au sens socratique, mais un ministre, à moins d'être clandestin, est assez peu socratique j'en conviens, il, le ministre, ferait le cuistre, encore une fois, c'est sûr, à moins qu'il soit clandestin. Il s'extasierait devant la beauté des proportions grecques de ce titre grec en vrai grec hélas promis à la dévoration des lions, c'est un alexandrin, chers administrés (levez le doigt, c'est qui les administrés ici ?), douze purs pieds, que ... que ... que vous aurez vous même traduits, passons à la suite, je veux voir et commenter l'expo, où sont les média et le buffet, l'art donne faim (Si !).
 

Le prem's qui zici traduit aura droit a un dessin.


Comment commencer à catégoriser ? Ah ça je te suivons, leblase. J'ignore. Je bée. Il y bien la catégorie des cons, mais c'est immense, les bords sont flous, c'est personnel, et bien que ça corresponde parfois à ma vision du monde, lorsque par exemple je m'excrime (escrime, c'est trop pas assez sanglant) contre un emballage d'aliments qui auraient dû depuis un quart d'heure - les aliments - nourrir mes enfants excités de faim et contre moi et d'autant plus que je fulmine contre le connard qui a conçu cet emballage, le connard parce que ce ne peut être qu'un mec,  cette catégorie immense ne correspond pas à ce que j'ai cru comprendre de tes catégories nettes et tranchantes comme des impératifs kantiens. Eclaire moi.


 

Fix | Le 18/06/2007 à 23:35 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

Il est tard.
Si tard que les cinq cellules (d'après Sirène, c'est tout ce qu'il y a dans mon crâne. Cinq cellules donc dans le ciboulot, pas six ou huit et demie comme dans Fellini:cinq) qui me servent à synapser se gondolent toutes seules à imaginer Pauline, la bonne en train de faire pipi et caca sous la lumière clignotante que tu as installée dans les chiottes (est-ce pour empêcher Fix junior de se palucher en lisant les albums de Stanton? Tu sais que non seulement ça le rendra sourd car il va tout de même chanter la gloire d'Onan, mais myope: c'est très mauvais le clignotement).


En plus Fix jr voit pas que la chasse déborde

Ahhh, L.A.
C'est bien comme tu dis: hotel, flics, banlieue après banlieue. J'y ai commis un crime la première nuit où j'y ai dormi. Je peux le dire, il y a prescription et je l'ai avoué il y a déjà longtemps, quand j'étais en Afrique avec une blonde à bouclettes. Mais ça n'était pas Pauline. Pauline aussi était blonde et nous nous aimions bien. Je l'avais connue par sa mère, une actrice Française brune à la grande bouche et aux gros seins, assez connue et rigolote comme tout. Le père était sculpteur, il venait d'un pays Européen à futur radar Américain.
Et puis Pauline (la mienne, pas ta bonne) est morte, jeune et belle. J'aurais dû lui demander si elle fait d'abord pipi ou d'abord caca, ou les deux en même temps. Maintenant c'est trop tard.
Bien sûr, je pourrais le demander au prochain ministre de la Culture, mais les quatre ou cinq que j'ai rencontrés en France m'ont tous donné envie de leur vomir dessus ou de leur donner un euro pour s'acheter une conscience une âme ou un bout de gras, alors il faudrait que Kim Il Sark nous mette une belle nana, et là je ferai un effort (sauf que Sirène l'attaquera à la hache: Sirène est féroce avec les femmes, et provoquante avec les hommes mais je digresse, diverge et dérive).
J'aimerais bien faire des trucs comme toi Fix: clignoter, scanner des dessins, faire des films sur internetleblase mais il est trop tard.
Je devrais dormir, demain est une longue journée pleine de bruits et de fureur, pleine d'occasions pour intervenir en me racontant que ça peut aider les gens pour qui j'interviens mais vois-tu, aujourd"hui j'ai vu des images fraîches d'une guéguerre à la con prises dans un pays où j'ai déjà pris des images de guerre à la con, essayé de tracer des limites à des chefs de guerre à la con mais ces mecs ne comprennent jamais.
Ils ne comprennent pas que leurs pères ont souffert de mecs comme eux et que le Blanc qui (inter)vient n'est pas le même que celui qui leur a donné le fric et les armes pour faire cette guerre à la con.
Mais pour eux, les Blancs et les Chinois ont tous la même gueule.
Il y a juste la catégorie de ceux qui donnent les moyens de faire la guerre et ceux qui essayent d'empêcher de guerroyer tranquilles.
Donc quand je vois des images comme ça de guerre à la con dans des paysages magnifiques, ça m'embête beaucoup: ça me rappelle que tous les jours , tous les jours tous les jours depuis que je suis parti, depuis que j'ai fini cette mission il y a eu la guerre, cette chose banale qui forçait ma jolie compagne (une autre, pas Paulie ni la blonde à bouclettes: une brune noire immense et fine) à ne jamais quitter son énorme quinze coups antiviol.

En fait c'était à Venice que j'étais pas à lossangelaisse, qui comme chacun sait n'est plus en Italie mais est une des banlieues rupines au Nord de L.A, une maison sur la plage et à l'époque les flics avaient de jolies voitures anti-émeutes et des uniformes de fachos complets. Justement ils étaient assez fachos.
On les regardait passer en fumant des moquettes somptueuses et en avalant un peu n'importe quoi ce qui avait pour conséquence de modifier un peu la colorimétrie interne et externe.
Et tu sais, Fix: ça clignotait pas mal, bon alors j'ai gagné un dessin?

 

leblase | Le 19/06/2007 à 02:07 | [^] | Répondre

leblase a (gagné) un dessein

bon alors j'ai gagné un dessin ? Pour cela, il aurait fallu demander aux sirènes qui barbotent dans tes neurones, de cesser de chanter pouilles aux ministres, et qu'elles consentent, à la place, à te traduire le titre, traduttore tradittore, encore plus venant de sirènes mais tu aurais fait avec. Je maintiens ma promesse (qui n'engage bien entendu que je ne sais qui) de livrer ici un dessin, pieds et poings liés, au ou à la prem's qui, traître ou traîtresse (tradittore, est ce que le féminin existe ?), fournira une traduction valable. Entendons nous (m'entends tu ?) sur la valabilité : le mot à mot est bof, l'alexandrin et le pentasyllabe sont admis pourvu qu'ils nous nourrissent et nous fassent rire, une traduction exacte n'est pas à exclure.

Comme ici il est, non pas interdit d'interdire, mais interdit de revenir sur le passé - trop facile, c'est un truc de romancier de gare, justement, on va en parler, de gare - en prétendant être ce qu'on n'a pas été ou modifier ses commentaires (n'est ce pas la même chose ?), eh bien je complète. Nous complétons, complétons, jusqu'à la fin, comme si le karma ne nous précédait pas (sur les bonnes et mauvaises actions, voir Saint Augustin).

ouk elabon polin alla gar elpis efe kaka

(clignotement campagnard basse intensité noir et blanc. Il paraît que beaucoup d'animaux ne perçoivent pas les couleurs. Les poules qui clignotent de leurs yeux bêtes me font horreur. Il paraît aussi qu'elles descendent des dinosaures. Imagine un blog médiocre où les poules campagnardes, et même industrielles, par la facilité de correction des articles et commentaires, deviendraient de laids dinosaures clignotants, les sots dans le passé, c'est le futur ?)

Pour traduire, n'importe quel carburateur de recherche t'aura fourni une solution (une des solutions que je préfère, est fournie par un blog de correcteurs, il y a encore des amoureux de la langue, fourrée et autres possibilités). Les embrayages (embraillages ? embrouillages ?) de r. sont de vraies filles de joie, se donnant des millions de fois à tous, dans une explosion désordonnée des sens.

Et justement, des sens, n'était ce pas un appel aux (sens) que tu criais dans ton article ? Agir, parler, produire, convaincre, espérer faire cesser ces massacres famines oppressions crimes vols injustices ?

Une justification (logique, non biblique, car se justifier, devant qui Seigneur, quelle vanité) serait la possibilité qu'émerge une action collective intelligente. Non pas de bonnes consciences ou pensées, le mammifère pieux à bonnes pensées ne fait pas beaucoup plus, voire moins, pour ses frères humains, que le fasciste avéré. Mais bien de l'action. Intelligente. Créative. Si tous n'ont pas les couilles (bene bandantes, oui mes soeurs, vous aussi vous en avez) de se rendre sur le terrain, et avec quelle utilité, la barrière culturelle se ronge avec les temps longs, les jésuites le savaient bien, tous, la masse (G. Bataille est un con) la masse quoi, résidente dans nos contrées pas sur le terrain, peuvent, en s'émergeant un peu (une serviette est fournie), faire qu'une action intelligente s'actionne, nom de D !

Voir notre admirable Dr K. ( ad-mirable, mirer un oeuf, se mirer dans l'héroïne de Disney, oui, Dr K., tu es la plus belle). Il propose des couloirs humanitaires pour la très complexe situation au S. Moi, le couloir humanitaire que je trouve efficace, c'est celui qui conduit aux chiottes dans les situations urgentes. Nous n'avons pas, hélas, la simplicité d'agir (faire) partout, éducation et culture bourgeoise ? Du vécu à l'appui de ces dires ? En voici en voilà un qui en vaut bien un autre. Dans une ville sud-américaine par ailleurs très pauvre, calculs du rayon d'action autour d'un hôtel Hilton, périmètre de sécurité, ne pas trop s'éloigner de ce lieu où même si l'on pas client et on mal habillé, on vous laisse franchir porte si on Blanc, couloir sécurisé fraîchement , on marcher crampes partout vers lieu évacuer en sécurité. Ça, c'est clairement un apport de l'Occident, sécuriser l'évacuation, procurer un sentiment longanime de paix propice à la méditation, à la conversation ou lecture selon disponibilité. Même lorsque l'Occident atrocise chez lui, guerres etc., voir par ex. Soljenytsine ou E.Wiechert détaillant des parties de cartes tous assis sur des caisses percées, et si les guerres n'étaient que des parties de cartes, ça se saurait.

Voir aussi Amnesty, Care et autres zONG. Quelle efficacité ? Car, penser, même agir, nous taraude, rapport à cette efficacité censée donner sens à notre courte existence. Skilapu. Il, elle, nous, eux, on, fait skilapu ou skizonpu. Pas mal, déjà. Suffisant ? (désir d'efficacité, taraude nous encore un peu, qu'on en jouisse comme des masos). On pourrait passer au skiladu (skizondu). Attitude d'élite le skizondu, c'est à dire éminemment personnelle, sans raisonnement à la mords moi le noeud (ne t'ai je pas, mesdames, dit de lécher, s'il te plaît), sans tergiversations sur efficacité possible, sans conseil à demander à quiconque, sans hésitation, pas sans peur, bien sûr, et surtout, en silence.

Je reviens au sens d'une action collective : éveiller l'intelligence. Les zONG , par ex., on su a certains moments faire preuve d'intelligence créative.Ainsi ont été obtenus certains petits succès de nature diplomatiques (libérations, etc.) ou concrétiques (faire arriver de quoi briffer, etc.). Petits, ... et alors ?

Laisser de côté l'émotion, et toute justification ou motif personnel, sans doute est ce une condition de l'intelligence créative, sinon c'est de l'institution, de l'institution, encore de l'institution (bon ... n'en faut un peu ... ) et vous savez ce que Foucault il dit des institutions, c'est à vous rendre fous, les fous sont sans doute respectables mais ne s'insèrent guère dans un projet collectif, notez qu'un projet, ce n'est pas une institution, mais une évolution.

Emotions et motivations perso par rapport à institution / intelligence créative et collective ? Encore du vécu, il n'y a pas que du cul sur leblase.net : une section locale d'une grande ONG, à l'accueil des nouveaux militants :

La Dame, qui se présente : j'ai xx ans, j'ai été chez tels trotskystes, je n'y comprenais rien et me prenaient pour une zozo, puis chez tels autres, c'étaient des violents de rue et ils me prenaient pour une zozo, j'ai été au chômage puis chez les Alcooliques Anonymes, ça n'a pas guéri, alors je viens chez vous.

Bien sûr, elle a été admise (impropriétés du vote démocratique, ah ...), elle a promis qu'elle ferait ceci cela ne l'a pas fait, a fait ch. un max avec ses émotions à la con, et est partie en disant qu'on l'avait fait ch., je me demande bien où elle milite maintenant. Militantisme, quête éperdue de soi à travers mille machins parfois étrangement surprenants, on connaît tous ça, regards indulgents ou agacés sur soi-même ou les autres.

Je maintiens que le militantisme est la plus sûre façon de ne rien faire et rien penser, et même de ne rien être (ah, c'est bouddhique, alors, dit la tête à claques là bas, non, pas vous pas nous, bien sûr).

L'âge de raison. Montaigne. Lorsque nous avons par le raisonnement assimilé nos vies d'émotions, et par l'émotion assimilé nos raisons et raisonnements antérieurs.

Oui, l'inquiétude nous ronge, la situation est grave là bas (et ici, bande de cloches ?). Nous avons tous eu mille vies, tel leblase, et avons mille talents, comme lui, apparemment il a collectionné des milliers de photos, c'est un de ses talents, je n'y peux rien et lui et vous non plus, là où je voulais en venir c'est cette histoire de talents, ou de chameaux, comme vous préférez.

Le maître (ou ce que vous voulez, ou le Grand Tout, comme il est dit sur VdeV, qui est bien sûr aussi un site philosophique et discutatoire, de même que leblase.net est un site technique comme c'est prouvé asserté là, sur VdeV, débrouillez vous avec le carburateur de recherche local pour rencontrer, enfin, youkaidi, le Grand Tout) : je t'ai prêté un chameau, qu'en as tu fait ?
L'intendant (ou ce que vous voulez) : Je l'ai planqué sous le tapis. Il a chié des pendules, ça coinçait un max, et ma femme ...
Le maître : Ta femme ? c'est quoi cette histoire ? tu ne m'as pas dit que tu étais marié.
L'intendant : Je l'avais d'avance échangée contre le chameau. Vous savez, histoire de dot, toutes ces moeurs tribales qui font tant de morts et de violences et de viols chez dans nos contrées mais c'est normal on se rend même pas compte et quelle importance, et même dans le futur on le fera, en plus c'est lié avec la religion. Bref, la contrepartie était d'accord pour un prêt hypothécaire sur le chameau avec échéance de livraison anticipée de la femme.
Le maître : Fous moi la paix avec ma religion. D'autres, plus tard, diront que c'est culturel hin hin hin et ils inventeront le culturellement politiquement correct, faut respecter correctement, tout est bon à prendre et à respecter, même les moeurs tribales, je me demande pas dans quelle époque on vit, merci, mais dans quelle époque ils vivront lorsque la blasemachine aura été créée par des mécréants, blourhgstwqschwt ! sur eux et leur descendance. Et alors, le chameau ?
L'intendant : Je bats ma femme par habitude, elle bat le tapis par devoir et parce que je la bats, et crac, sous le tapis, deux chalumeaux !
Le maître : ??
L'intendant : un chameau, deux chalumeaux, la langue évolue. Pas la langue sacrée, oeuf batave corse. Le chameau était une mamelle.
Le maître : j'ai cru entendre une femelle. Souvent, on entend ce qu'on croit entendre, non ? Bon. Brave intendant, d'après les pouvoirs de Création que l'on me prête, j'aurais du faire deux intenludants, qui auraient donc produit quatre chalumeaux. Je te récompenserai, bon intendant.
L'intendant (s'agenouillant, se démantibulant, se lamentant, se prosternant - se prosternant quoi ? la prostate, oeuf corse batave -, s'implorant ) : Maître, maître !
Le maître : Oui ?
L'intendant : Maître, maître, j'ai du donner les deux chalumeaux., je ne peux te les rendre.
Le maître : Engeance ! Vengeance !
L'intendant : Maître, je vous en prille, écoutez mes explications, j'ai du donner ma femme à mon frère, par anticipation au cas où je mourrais, VCT (vieille coutume tribale), il a voulu l'essayer quand même en contre-garantie du prêt hypothécaire, et les chalumeaux en plus en dot, VCT et tout le toutim.
Le maître : tu as tout perdu, hein ? Tu perdras encore plus, racaille !


Soit donc une flûte roumaine, des trous où il faut, deux conduits. C'est donc un chalulumeau. Mânes de Rampal, jouez nous donc un petit air des Fêtes Galantes (ou Indes g., d'ailleurs c'est la même chose, ça devrait être la même chose, esprits pieux, prillez), comme ça, pour faire une pause lulliesque ou rameautesque (ho, faites pas ch.) dans cet interminable commentaire.

Avec nos talulents multiples, notre intelligence créative, contribuons à inventer des forlumes d'action. Non seulement ça fait plaisir, l'action, même si c'est d'aulutres qui la mènent, et pis et pis (la vache ! symbole sacré !) c'est biologique, les endolurphines nous orgasmisent le body et l'âme, enfin, l'âme, pour celuuux qui en ont une, et l'action peut aussi amener, même si philosophiquement il est erroné d'en attendre quoi que ce soit, des résulutats.

Soit donc une motion majoritaire demandant le rétablissement de la grammaire d'antan. Evolution, pouacre ! Progrès, fi ! Sens de l'histoire, allons donc !


C'est quoi l'évaluation, puisque nous vivons ou devrions vivre dans une culture d'évaluation, l'évaluation des trucs que leblase il met en liens publicitaires répétés et insistants sur chaque page du shplouc en bas à gauche sous "projets du monde", le monde est il un projet ou une institution, et parions tous, tel Pascal, que leblase est un publicitaire forcené, un cousin hiérarchique (au moins) de Le Lay, qui nous achète nos temps de cervelas disponible sur le shplouc et ailleurs, ces liens, j'ons été voir, et j'attendons une évaluation leblasienne ou autre.


Et pis et pis (aller), parmi vous, il y a sans doute (pas moi) des skizondu. Hommage à eux, et même aux skizonpu. Et paix aux autres (moi, entre autres).






 

Fix | Le 19/06/2007 à 15:46 | [^] | Répondre

Re: leblase a (gagné) un dessein

Fix,
comme Elle l'a dit (d'ailleurs longtemps son nom ici fut Elle l'a dit!) tu es FF et je ne parles pas d'un navigateur solitaire alternatif.Et ta FFze (féminin) semble contagieuse puisqu'Elle aussi se met à clignoter de partout.
ça devient grave, mais nous avons un médecin qui de temps à autre fait sa tournée. Je sais qu'il prend des notes de ce que ces patients lui disent et je n'ai plus qu'à espérer qu'il vous guérissent.

Sinon je vous fais une imposition des mains, c'est gratuit et ça marche très bien.
Ceci dit, la FF c'est ce que plus tard les gens appellent du "génie mais putain comment est-ce que je n'y ai pas pensé plutôt?"
Je sais toi aussi ça te choque d'entendre dire des gros mots professionnels, mais en fait putain c'est comme le bon pain, on n'y fait même plus attention.
N'empêche que je constate que le jury du concours est est inique: j'ai dit Skifalédir! J'attends mes deux seins mon dessin ou mon médecin ou tout: j'attends, même si tout le monde n'aime pas ça (pour passer le temps on peut toujours se livrer à la gargarisation à la chloropylle, c'est-à-dire à s'en faire couler tout plein le gosier).
Agir oui.
Agir dans l'intervention oui.
Au fait, tu n'as pas cité HRW, alors je les cite ces ptit là c'est des bons, des veilleurs éveilleurs.
Si Dr K aime les couloirs, lui qui fit longtemps anti-chambre, c'est qu'il a commencé comme ça sa carrière d'interveneur, opérant au bord d'une piste d'atterrissage, couloir aérien vers le Biafra à l'époque où le couloir aérien le plus connu était celui qui alimentait Berlin en cigarettes américaines.
Maintenant il nous fait le couloir à l'Est du Tchad. C'est bien, et je ne ferai rien pour empêcher qu'on livrasse du cassoulet lyophilisé dans ces régions, mais je précise: pas de porc.
C'est bien les couloirs mais c'est un peu court, je l'admets volontiers. J'irais jusqu'à trouver que ça a un côté galerie.
Mais la galerie à notre époque est un lieu nécessaire d'exposition du mal: les gens qui font du mal n'aiment trop l'éclairage, aussi allons-y et couloirons tout ce qui est couloirable mais ne nous arrêtons pas là.
Ainsi, si certaines actions se suffisent à l'annonce, d'autres au contraire doivent toute leur efficacité "et leur effectiveness" en agissant discrètement.
il arrive d'ailleurs que certains fassent beaucoup parler d'eux dans un domaine pour que l'on n'entende pas ce qu'ils font dans un autre.
Il arrive aussi que le fait de désigner une victime la tue.
Il arrive tout, car shit happens comme disait Saint-Augustin que tu évoques fort pertinemment juste avant de te remettre à clignoter et c'est terribvle parce que je ne sais pas comment on fait, Elle sait comment on fait si ça se peut touts les commentateurtrices et zyeuxmuets SAVENT clignoter sauf moi.
Honte et abomination, je n'ai plus qu'à fermer le shplouc, changer de nom ou en prendre un autre.
En même temps ce serait dommage pour les vrais geeks, les nerds authentiques qui savent grâcez à toi depuis hier que le shplouc est la seule véritable alternative technique à ce vieil O'Reilly (pas celui de Fox tv, videmment)

Je vois qu'après le film, tu nous proposes la pièce de théâtre?
ça veut dire que le livre sort bientôt?

Réellement efficace? Réellement réel?
La suite à quand j'aurais des neurones

 

leblase | Le 19/06/2007 à 17:34 | [^] | Répondre

Pour ton prochain blog

Et même pour ce blasenet qui nous manquerait si.

<blink>  </blink>


Tu vas dans le chteumeuleu

Tu repères l'endroit à blinker

Tu glisses <blink> juste avant le préblink

Tu n'oublies surtout pas de mettre </blink> avant le postblink, sinon ça va shampouiner fluo partout partout.

Tu retournes ensuite dans le monde rassurant, désormais décoré d'un blunk .

Vu la légendaire fiabilité et lisibilité de l'éditeur de texte en ligne, je te recommande, si tu veux blinker, de le faire pas loin du début de l'article ou du commentaire. Ce sera plus facile pour retrouver tes peutits.

Vu l'horreur économique (Forrester est une conne) et artistique (nos ministres de la c sont des c), ne pas abuser du blonk. Sauf pour une éventuelle raison : tu retournes à l'âge de 12 ou 13 ans, et tu fais des trucs qui puent de la méga mort pour épater.

Et une autre éventuelle raison : faire un titre moderne comme un bistro retapé du côté de la Bastille pour cette expo tant attendue que sera le Blasecamp.

 

Fix | Le 19/06/2007 à 18:22 | [^] | Répondre

Re: leblase a (gagné) un dessein

si ça se peut touts les commentateurtrices et zyeuxmuets SAVENT clignoter sauf moi.
Non, non, ça se peut que pas. D'ailleurs je vois pas à quoi ça me servirait de savoir clignoter vu que j'ai beaucoup de mal à reconnaître ma droite de ma gauche... Donc continuez touscertains à clignoter sans moi, mais n'allez pas dans le mur tout droit quand même ...

 

ancolie | Le 19/06/2007 à 22:14 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

parce que j'ai un signifiant, je crois posséder la réalité qui lui correspond. Parce que je peux l'utiliser, je suis persuadé d'avoir goûté, expérimenté le principal auquel il se réfère. Parce que les mots se prononcent gratuitement et n'ont aucun prédateur naturel, ils se reproduisent à l'infini !

et tiens! puisque tu en parles Fix, Emmanuel Kant pensait que l'homme ne pouvait percevoir que les catégories de sa pensée et que la réalité lui échappait toujours. Sans doute un problème de réglage dans notre façon de percevoir notre environnement extérieur en le bidouillant un peu plus que juste ce qu'il aurait fallu pour une adéquation avec notre intérieur…ce que d’aucuns, catégoriques là-dessus, catégorisent sous le nom de « cognitif »

A trois catégories de là, et deux pâtés de raison , le déferlement de la spiritualité dans un monde prêt à tout consommer, pourvu que l’on croit s’y individualiser, tout en satisfaisant son besoin d’appartenance, a suscité un prodigieux intérêt pour tout un vocabulaire dont les termes, loin d’êtres patibulaires, papillonnent en tous sens : unité, conscience, amour, sagesse, vérité, etc…Mais ces mots sont-ils suffisants pour que je sois mis en présence avec la réalité qu’ils recouvrent ?

Suffit-il d’avoir le mot amour pour être amour ?

Un mot peut devenir écran. M’en contentant, je deviens comme celui qui regarderait le doigt qui montre la lune et croirait voir la lune….

Passer du tangible à l'insaissable ne donnerait pas plus de poids?

c’est là sans doute la botte secrète du taulier qui rend si attrayant ce shplouc aux gourous du grand secret qui derrière leurs yeux muets se pourlèchent les babines prêt à bondir sur la « vérité » (encore une catégorie) pour peu qu’elle jaillisse à travers quelque garg antuesque propos ou quelques catégorique et admirable coup de crayon suite à une idée Fix. Un questionnement en profondeur, creuseur jusque dans les heures creuses …

tu brûles leblase !...tu brûles !

 

kb | Le 19/06/2007 à 02:52 | [^] | Répondre

En cours

Alors là vous m'épatez tous, c'est tellement riche tout ça, que je l'emporte dans mon callebas (calebas, mon calebaton, ma caillebasse ? pour digérer et relâcher un crottis crotta plus tard.
 C'est un beau rêve éveillé que tu nous a donné à lire Leblase, avec cette triste histoire de ¨Pauline qui a fait frémir la France, et Fix m'en bouche un coin avec toutes ses propositions et KB me fait penser qu'il faudrait répondre mais c'est pas encore très clair...Juste que c'est vrai ce qu'il dit sur les mots mais que un mot a aussi sa part d'apprentissage, je veux dire que le fait de le lire ou de le dire, transforme quelque chose en nous, avec le temps......
Alors à plus tard

 

marina | Le 19/06/2007 à 07:54 | [^] | Répondre

Re: En cours

Marina, pareil pour moi (la reflexion, la jubilation, le questionnement, l'admiration, et le temps qui manque pour les dire...).
Au fait jeudi, c'est bachiques bouzouks !

 

tilly | Le 19/06/2007 à 08:40 | [^] | Répondre

Re: En cours

Tilly, Ah !!!! et si on se retrouvait sans se le dire ( à ma façon)
C'est où ?

 

marina | Le 19/06/2007 à 08:50 | [^] | Répondre

Re: En cours

Marina, comme d'hab, au pied de Saint-Eustache (cf. my bloug).

 

tilly | Le 19/06/2007 à 08:52 | [^] | Répondre

Re: En cours

TILLY, je viendrai avec un copain illuminé pour voir s'il te trouve !!!!

 

marina | Le 21/06/2007 à 00:08 | [^] | Répondre

Re: En cours

Je pense comme Marina, Tilly, ... Tous ça est super riche ... besoin de bien mariner tous ça (ça a déjà commencé ... mais ce n'est pas encore ça). Et puis ce Fix qui m'en fixe un coin, si j'étais zyeuxmuette, je serais morte de rire !
Bref, ça co gite de l'autre côté de chez leblase.

 

mitra | Le 19/06/2007 à 09:54 | [^] | Répondre

Re: En cours

marinal'huile de sésame,
Ce n'était pas un rêve, mais du passé.
Tu veux nous faire un crotti crotta?
Aucun problème.
Il te faut une calebasse?
Pas de problème


Je te prête la mienne: je viens juste de la rincer

 

leblase | Le 19/06/2007 à 13:54 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

Ceci n'est pas la lune


 

tilly | Le 19/06/2007 à 09:31 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

Tilly


Ceci n'est plus que plumes

 

leblase | Le 19/06/2007 à 14:01 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

LeBlase, quelle horreur ! Qu’ai-je donc fait pour mériter cela ? Roselyne ? Promis je n’en parlerai plus jamais, ici. Peux-tu retirer cette photo s’il te plait, ou alors je ne pourrai jamais revenir scroller ce billet,
de peur de tomber dessus par hasard. C’est pas que j’aime particulièrement les oiseaux (tu le sais, les oiseaux sont des cons), mais même en photo, la vue d’un oiseau mort me révulse.

 

tilly (en quatrieme vitesse) | Le 19/06/2007 à 15:17 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

Tilly,
Ta réaction touche à un point cardinal de ce riche lieu: montrer ou ne pas montrer la mort, montrer ou ne pas montrer les morts, montrer ou ne pas montrer ce qui est mort.
En parler seulement?
Le montrer serait donc plus fort, même s'il s'agît là d'un décès somme toute naturel?
Tu l'as peut-être remarqué, je n'ai pas montré ici les images des horreurs quotidiennes mais exotiques vers lesquelles mon chemin a bifurqué (sauf deux-trois fois mais personne n'a réagi, ou ne s'en est rendu compte).
Je n'ai pas montré non plus d'images de hérissons écrasés, et là paf, d'un coup d'un seul , pour la rime lune et plume de lulli (voir plus haut la dernière réponse de Fix à côté du rameau de Rameau).
Il doit y avoir une raison.
Je comprends que ça te touche: on ne sait jamais pourquoi les gens seront plus touchés par ceci que celà; je comprends que l'on n'aie pas envie de voir ou lire telle ou telle chose
Comme tu sais Tilly la vie est faite de ces parallélismes: tandis que l'un s'écrase en bout de route ou de vol


l'autre bat des ailes et prend son envol

Refuser l'un c'est refuser l'autre. Admettre l'autre implique qu'on admette l'un.
Le shplouc n'est ni un monastère tibetain (heuheu) ni une madrassa (haha) ni une cellule trotskystojésuite (hihi) donc aucune parole n'est considérée comme sacrée, et même si je considèrerai à titre personnel que mentir serait une sorte de profanation (mais pas de profanablase, non. Profanation de sa propre parole, alors qu'ici comme dit l'autre, là, elle  ne coûte que dalle), je n'ai pas de leçon à donner que le bruit de mes mots ou l'image de mes yeux. Elle est à prendre comme les journaux gratuits, ou à laisser comme les journaux gratuits: mais ce qui est dedans est dedans.
Fix (encore lui!) le rappelle dans son commentaire parvenu à peu près en même temps que le tien: on ne modifie ni ne corrige pas ce qui est déposé.
Cela a l'avantage de produire éventuellement un échange fructueux, ou l'inconvénient de rebroussepoiler d'éminents et nentes commentateurtrices ou zyeux: c'est la roue de la vie shploukienne et tu comprends bien que je ne vais pas enlever une image, un mot, une phrase déposée par bibi ou par quelqu'autre à chaque fois.
Lorsqu'une commentatrice particulièrement appréciée avait déclaré (à mon étonnement, et nous avions retenu nos haleines electroniques) son racisme à l'égard d'une partie de la population humaine, l'un de ses représentants,Ayoub puis l'une Imane, puis l'un autre Kb au lieu d'exiger, de demander, d'interdire l'affichage de cette déclaration pour le moins difficile à avaler, avai(en)t pris le train en marche et en discutant avec la belle (in)connue, nous avaient fait une splendide démonstration d'intelligence et d'ouverture d'esprit et nous avaient donné une belle leçon sur ce que le dialogue peut faire devant nos lacunes.
Ils m'avaient conforté dans ma position de taulier sans clef ni gomme.
Dans le respect que j'ai de vous, que je sois d'accord ou pas avec les kauneries que vous écrivez. Après tout, vous vous tapez bien les miennes, non?

 

leblase | Le 19/06/2007 à 16:46 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

C'est pourtant pas ma fete aujourd'hui. Et d'abord il n'y a jamais eu d'autre Sainte Tilly.

Cher LeBlase, c'etait pas du premier-premier degre, mon horrification ! Le fait est que je peux ecrire, lire, dire, OISEAU MORT-OISEAU MORT-OISEAU MORT sans que cela me fasse le moindre effet (par contre c'est pas du tout pareil pour d'autres noms associes a mort, que je ne peux meme pas lire parce que mes yeux se mouillent). C'est que pour les oiseaux que ca me fait cet effet la. C'est juste, que pour paraphraser kb, la perception de la realite de la mort d'un oiseau ne passe que par ma vue. Ca s'appelle comment, docteur ?

Evidemment que je ne te demandais pas pour de vrai d'enlever la photo du malheureux piou-piou, ni mon commentaire par ailleurs. C'etait juste un peu de teasing, en passant. Merci pour tes reponses illustrees, vraiment, vite-vite-pas-le-temps-pour-les-accents.

 

tilly (en cinquieme vitesse) | Le 19/06/2007 à 17:13 | [^] | Répondre

Dis moi ce que tilly

Les photos et propos des uns et des autres nous parlent et nous forcent, sinon d'aimer, comme disait euh euh la Martine, oui, c'est ça, merci aux carburateurs de r., mais ils sont bêtes comme leurs millepieds, il aurait fallu leur demander "objets inanimés", doncuname, c'est pas pour dire que les photos et propos des uns et autres sont inanimés, juste pour dire que les carbu de r. bon.

Nous forcent d'aimer. Et de piger. De réfléchir. Or, quoi de mieux que ces bons vieux bouquins ? Pour aimer, c'est facile, ils font de très bonnes cales sous un pied de lit ou de machine à laver, c'est selon vos goûts. Pour pigerreflechir, c'est bien.


Donc, dis moi ce que tilly. Et ce que nous lisons.

Et ce qu'escrivons et pubblions (deux b, parce que, comme dans Repubblica, c'est joli, deux b, ça sonne, ça claque, ça interpelle, ça fière). S'agit pas de faire de la pub (un seul b, s'il vous plaît). Mais de communiquer ce que. Encore une fois, faire aimer et réfléchir.

El tauliero, et autres photographes, z'avez pas fait de beaux livres ? Et les z'autres ?




 

Fix | Le 19/06/2007 à 17:35 | [^] | Répondre

Re: Dis moi ce que tilly

Cher Fix, ce que tilly lit, Elle le sait, et ca explique surement mon rebrousse-poilage a la vue des petites ailes massacrees...

Montedidio, Erri De Luca


 

tilly (en 6eme et derniere vitesse) | Le 19/06/2007 à 18:05 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

peut être Tilly...

avec une belle pose (D.H)

dans un caisson de formol (D.H)

ou quelques petits cailloux en plus *

la mort pourraît être jolie à regarder...voire même être considérée comme une oeuvre d'art

de toute façons rien ne prouve qu'un zoizo est plus gentil qu'une vache, un veau ou un humain..c'est juste pace qu'il fait cui cui ??..:))

* dernière oeuvre de Damien Hirst; 73.5 millions d'euros..

 

Imane | Le 21/06/2007 à 01:36 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

Chere Imane, c'est bien, merci, ca me fait un exercice a faire le matin a jeun pour me guerir....

 

tilly | Le 21/06/2007 à 08:34 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

ce n'était pas mon intention Tilly..y a plus dans la vie de tous les jours, tiens à mon sens y pas plus gore qu'un journal télévisé..!!

 

Imane | Le 21/06/2007 à 12:11 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

> pas plus gore qu'un journal télévisé..!!

Tout a fait Imane, nous sommes toustoutes d' al-gore la dessus ;)

 

tilly | Le 21/06/2007 à 13:30 | [^] | Répondre

Tilly est harcelée

Pov'Tilly!
Tout le monde t'embête maintenant avec Damien Hirst et consorts, donc je ne vais pas te balancer du Réquichot.
C'est un truc qui  me plaît, cette façon dont les gens rebondissent: finalement tu vois j'avais raison, ce petit oiseau à plumes rimait avec ta lune, puisqu' on se retrouve dans les grandes galeries d'art avec un grand $.

 

leblase | Le 21/06/2007 à 16:05 | [^] | Répondre

Re: Tilly est harcelée

Ah, Réquichot et ses reliquaires...
Sais-tu où il est né, je te le donne en mille !
"J'ai failli ramasser hier une feuille morte collée sur un sillon mais il m'eut fallu emporter dans ma chambre le sillon tout entier pour ne pas déparer la feuille. C'était encore ce tronc d'arbre qu'on ne pouvait isoler du sol et cette ornière inséparable du chemin: chaque chose faisait trop corps avec chaque autre. Aussi combien de chemins, de sillons, de racines et de terres n'emmenai-je par mon souvenir pour les déposer dans ma chambre."  (Métaplastique)



 

ancolie | Le 22/06/2007 à 21:16 | [^] | Répondre

Re: Tilly est harcelée

Moi je sais-eu, moi je sais, eu, M'dam, où il est né, Réquichot



Ne dis pas que tu ne reconnais pas :-)

 

Fix | Le 22/06/2007 à 22:22 | [^] | Répondre

Re: Tilly est harcelée

Fix fin limier,

...les églises qui m’entourent se déshabillent de leur vêtement blanc intérieur pour nous montrer leurs fresques." Réquichot
Il a écrit ceci à un ami, alors que commençaient les premières campagnes de dégagement des murs romans.

Bon, j'espère qu'au moins c'est un cliché piqué sur le net, sinon tu es un fieffé photographe ;-) Mais je te pardonnes car me parler de peinture murale c'est me prendre par les sentiments...


 

ancolie | Le 22/06/2007 à 23:12 | [^] | Répondre

Re: Tilly est harcelée

ancolie et Fix,
Vraiment vous me surprenez: et m'impressionnez je n'imaginais pas que vous connaissiez Réquichot: après tout le gars n'est pas une star.
Je ne le connais que parce que j'ai fait un film sur lui pour le CNAC puis pour le MAM, mais ça m'a beaucoup plu. Il était assez barré je raconterais bien un épisode sur lui mais TILLY VA HURLER!

 

leblase | Le 23/06/2007 à 16:43 | [^] | Répondre

Re: Blasecamp

kb,
Enocre cette foutue aptitude à nous faire remarquer que la cave est placée sous le grenier, et que pour grimper jusqu'à l'un il faudra bien se souvenir qu'on a les pieds sur l'autre.
Quel limpide déroulé de l'histoire tu proposes: en effet ces mots qui nous permettent d'articuler nos perceptions de la réalité, voire de les agrandir, sont aussi notre principal fil de fer barbelé à croissance intérieure, notre ralentisseur automatique sur voie révélatrice.
.
Il faudra qu'un jour toi et moi discutions de tout ça, peut-être à déjeuner dans quelque gargotte qui nous servira de la casuistique en rémoulade, du concept gribiche aux adverbes et un sauté de conscience aux haricots.

C'est vrai aussi: ça déferle. Garg nous parlait de son besoin de définir et sur le coup je n'ai pas voulu lui répondre car je n'ai pas à convaincre qui que ce soit de quoique ce soit mais je sais par expérience que la carte n'est pas le territoire: définir c'est d'abord finir donc arrêter de vivre et stopper les mutations.

Toi kb qui hélas ne sera pas appelé à remplacer notre ministre du vélo à Bordeaux, tu nous rappelles que le développement durable des mots n'est pas forcément efficace contre la pollution:
le mot feu ne brûle pas, les mots amour humanitaire démocratie et vérité définissent des catégories mais ne nous remplissent pas d'essence.
Or qu'est-ce qu'une catégorie, sinon un début de processus terminal?
kategoria, du vieux Grec, signifie accusation et accuser c'est porter la parole haut, et la jeter comme une crêpe molle sur un but, général ou particulier.
Un général particulier même, si tu en as un en tête: g