Version imprimable Demain, j'élève le bas

Baisserez-vous le haut?

"A vendre les Corps, les voix, l'immense opulence inquestionnable, ce qu'on ne vendra jamais"

Arthur Rimbaud, Harrare 1882,marchand d'esclaves

Un évènement dans ma vie du vrai fit que pendant un certain temps je fus contraint, moi si fier, moi si digne, moi si altier, à marcher la tête penchée vers mes pieds (forts beaux du reste comme vous le savez).
Mon programme pour me retaper m'obligeait à marcher tous les jours à travers la campagne, dans la forêt, le long des plages.
Durant cette période la Terre sur laquelle nous sommes bien contents de trotter défilait sous mes yeux.
Le monde à ras s'ouvrait à moi: le discours des terres, le mélange des herbes, l'activité incessante des insectes et autres êtres d'en bàs.
Je redécouvris le sol.


Du moins quand celui-ci n'était pas recouvert.

De fil en aiguille, ma réflexion baguenauda sur tous les thèmes de la verticalité comme disent les ascenseurs: niveaux spirituels, strates sociales, courbes des graphiques financières, niveaux chromatiques de photo, souvenirs de quand j'étais petit (de taille comme d'âge), de ma détermination à devenir grand et devenir un grand donc haut, et finalement de cette obsession humaine à imaginer que dieu est en haut, et l'enfer en bas.
C'est vrai, l'être faible est bas et comme je vous en causais l'autre jour, le miséreux est à terre, dernière étape avant de redevenir poussière.
Une force étrange pousse l'humain à toujours vouloir s'élever.
Pourtant celui qui aspire à être le plus haut accepte souvent pour y parvenir d'avoir les pieds dans la crotte. Celui qui est tout en haut ne se sent plus, et ne sent plus vibrer sous lui le centre de la Mère-Terre, d'où vient laviequivautlecoupd'êtrevécue, parce qu'il est trop protégé des aléas, trop préservé des rencontres fortuites, stérilisé à l'enrichissement intérieur que procure le brassage si vous me passez l'expression, huh huh.

.

même si je reconnais qu'il est tentant
de remonter le bas

Marcher comme un homme au cou brisé me rappela (ptin on est en pleine autoleblabiographie) que depuis mon enfance lorsque celà allait mal, j'étais persuadé de trouver la clef du paradis, la "Fortuna" (chance en Italien) sur le sol. J'errais des nuits entières dans les rues, espérant trouver des sous, un signe, une clef, un trésor.


La Terre répondit à mon attente

La vision verticale du monde n'est-elle pas une approche stérile si gravir l'échelle sociale implique de se couper de son passé, de ses racines?
L'élévation (de toutes sortes) est-elle nécessairement un exercice solitaire, peut-on le faire en compagnie?
En entraînant de la compagnie?
leblase est-il si haut que les bras lui en tombent?
Entraîneur de compagnie fait-il de vous un chef et vous place t'il un peu plus haut que les autres?
leblase est-il capable de lacer ses chaussures tout seul?
L'être humain est-il condamné à la hiérarchisation?

La conclusion serait-elle qu'il faut se déprogrammer en profondeur pour apprendre à apprécier autant ce qui est à côté de nous qu'au dessus de nos têtes?

Ah lala, le langage: les mots et ce qu'ils nous fournissent d'images et de murailles.

Commentaires

Debout

Tiens, cette confession leblasautobiographique ne manque pas d'intérêt. Je vais sûrement être à côté mais je me suis surtout arrêté sur le début de ton propos. La vie réserve parfois de sévères dégringolades, à des moments où on s'y attend le moins, ces moments où campé sur le sol, debout sur les deux pieds, on a l'impression que rien ne pourrait venir briser cet équilibre.

Je pense à ce film célèbre, voire culte: "La Haine" dans lequel l'un des héros répète sans cesse: "jusqu'ici tout va bien". C'est une phrase que je me répète dans les moments où je sens que je me rapproche du plongeon, ces moments où je flippe parce que je ne sais pas quand ni comment je sortirai la tête de l'eau. J'aimerais avoir les clés, parfois j'ai l'impression de les posséder et je tombe quand même. Comme si une part de la vie échappait au pouvoir de la raison. Sans doute est-ce cela la vie...

 

Archignac | Le 27/11/2006 à 16:56 | [^] | Répondre

Leblaseleregardenbas
As tu fait l'expérience d'être couché sur le dos, blessé par un événement quelconque de la vie, et de ne pouvoir regarder que le ciel ?

 

Yves | Le 27/11/2006 à 17:27 | [^] | Répondre

Re:

Yves,
oui, mais c'était la nuit, le ciel était sans étoiles.

 

leblase | Le 28/11/2006 à 02:13 | [^] | Répondre

Re: Re:

Ce n'est pas pas grave. En tout cas moins grave que ceux qui voient trente six chandelles et prennent ça mordicus pour des étoiles :-)

 

Yves | Le 28/11/2006 à 09:17 | [^] | Répondre

Re: Re: Re:

Yves,
je venais justement de parler de toi avec leblaseplusbas.
ça doit être ce qu'on appelle du téléscopage.

 

ancolie | Le 28/11/2006 à 09:36 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re:

Ancolie
J'espère qu'on se rencontrera un jour. Je suis toujours touché par la douceur et la tendresse qui transparaissent dans tes mots.

 

Yves | Le 28/11/2006 à 09:53 | [^] | Répondre

Re:

ce qui est peut-être le plus impressionnant dans ces moments-là, ce sont les visages aimés qui se penchent pour nous parler...

 

ancolie | Le 28/11/2006 à 09:38 | [^] | Répondre

un souvenir

Un jour quand j'étais jeune, rêveuse et timide, j'accompagnais Pierre Desgraupes, un homme de télévision comme on en fait plus, faire la promotion de son livre. En marchant dans la rue, il s'est arrêté net devant un clou et l'a ramassé et mis dans sa poche. L'interrogeant des yeux, il m'a dit d'un air d'enfant gouailleur "je les collectionne". Son histoire ne regardait que lui mais elle a été un déclic et m'a aidé à sortir de mon nuage. C'était un excitant mystère de se dire, "il y a quelque chose là de concret qui m'échappe totalement". Juste après, je suis allée interviewer pendant un mois le grand père d'une amie et j'en ai fait un livre pour lui...La chose qui l'avait le plus marqué dans sa vie d'un siècle : la fermeture éclair ;))

 

marina | Le 27/11/2006 à 21:54 | [^] | Répondre

Re: un souvenir

marina
ça me rappelle Joris Ivens, que j'ai rencontré alors qu'il s'approchait des 90 ans.
Cinéaste de la "réalité", cinéaste engagé, ce Monsieur qui a un âge avancé continuait de boire sa bouteille de whisky par jour, avait été l'ami très proche d'Ho Chi Minh certes, mais aussi de Chou en Lai, compagnon et ministre des affaires Etrangères de Mao.
Bien que marié à une survivante d'Auschwitz, il avait refusé de voir la réalité du Grand Bond en Avant (environ 30 millions de morts pour une idée à la con), tout comme il avait refusé de saisir toute la monstrueuse perversité de la machine soviético-stalinienne.
N'empêche que c'était un témoin du Temps. il m'a raconté plein de tas de moceaux de beaucoup de trucs sur l'évolution de l'Histoire et la manière vivre des gens.

La première fois que je le reçus à dîner, je lui ai demandé quelles choses lui avaient parues être de vrais changements:
-l'eau courante, me répondit-il. L'eau qui parvenait à tous les étages d'un immeuble, à tous les immeubles d'une rue, à toutes les rues d'une ville, puis toutes les villes d'un pays.

C'était il y a à peine plus d'un siècle. En ce bref laps de temps, avec nos douches, bains, jacuzzi, piscines et autres conneries acqueuses, nous sommes parvenus à mettre la planète entière en danger.

Qui sait si, lorsque tu auras cent ans, nous oserons répondre aux jeunes qui questionneront sur ce qui nous a semblé être le plus grand changement:
-la disparition de l'eau courante

 

leblase | Le 27/11/2006 à 23:15 | [^] | Répondre

Long wait to go

Cher leblase,

Je pense que la hiérarchie, l'élévation, le rabaissement, seront toujours ce qui m'étonnera le plus dans la nature humaine par son côté permanent. Peut-être est-ce dû au fait que, sans compétition, pas de motivation, et que de savoir qui ira le plus haut entre deux personnes permet de ne pas rester à terre. Alors, est-ce si grave de rester à terre, entremêlé dans ses racines ? Beaucoup d'historiens prouvent que non, si tant est qu'ils osent se remettre en cause, et élaguer de temps à autre l'enchevêtrement. Mais il est vrai que d'autres voies semblent bien plus faciles. Au lieu de défier Newton et sa drôle de pomme, pourquoi ne pas se latéraliser quelque peu ? Au lieu de chercher la motivation à l'intérieur, comme le liseron cherche la lumière par tous les sucs qu'il a collectés, pourquoi ne pas la chercher hors de soi ? Je pense que c'est pourquoi j'aime autant les buissons d'amarante.

Tu sais, ces symboles de la solitude du cow-boy et de la désolation des petits villages de western qui roulent au gré du vent. Le strict minimum de racines bien en leur coeur, se nourissant d'éventuelles rosées matutinales. Coupés de leur terre mais vaquant sur d'autres, les bourrasques pour seule énergie. Traversés par l'air, parfois freinés par une clôture, allant toujours plus loin sans se soucier de la direction. Profitant des bienfaits du sol par ses contacts sporadiques, tourneboulant sans chef, le regard tantôt perdu dans l'azur, tantôt collé à la poussière. De rares feuilles pour ne point être trop brouté, d'encore plus rares fruits aussitôt perdus sans s'en soucier dans une toile d'araignée ou sur d'arides cairns; ni fleurs ni couronnes d'épines. Il semble si stérile à certains tant il tourne en rond, mais, quand tourner en rond fait avancer, il ne reste plus qu'à bruisser de rire, le vent en choeur, sur ces enracinés, ces vieilles branches qui ne verront jamais que la même lumière. Parfois, il se heurte à l'un de ces arbrisseaux que son courant ne peut qu'arracher, s'entrelace comme de l'osier, puis, symbiose faisant, transmet ses maigres forces propres à l'autre arbuste, comme pour préparer le voyage. Et ce dernier s'en fait de belles racines encore plus profondes. Alors, épuisé, il ne reste plus qu'à se détacher, et à récupérer un peu au souffle du désert. Le chiendent tournoyant ne se rend pas compte à quel point il peut être dur aux purs terriens de mourir sans savoir où l'on va renaître. A l'onctueux pied d'un cerisier, entre les dendrites crochues de l'absinthe, dans la terre ocre pour des éternités, ou noyé dans l'océan, les salicornes pour toute compagnie. Et les arbrisseaux s'en préoccupent, de l'où. Parce qu'ils ne savent pas percevoir qu'ils ne sont  plus seuls, et que c'est déjà plus qu'on en saurait en demander au hasard.

C'est la différence entre le tumbleweed et nombre d'autres espèces : quand elles s'accrochent au peu qu'elles ont, l'amarante, elle, continue, tant que ca roule.

 

Garg | Le 28/11/2006 à 01:20 | [^] | Répondre

Re: Long wait to go

Garg,


Parfois pourtant le vent le plus fort n'arrache rien.
Il devient le créateur d'une étrange chorégraphie,
jour et nuit répétée.
C'est ainsi que la vie a pu prendre,
que les pousses ont recouvert cette boule dont le feu
refroidi
n'avait plus de formes que
 roc et eau
Il arrive toutefois qu'en cheminant
le long de cette singulière chevelure
on retrouve une faille.

 

leblase | Le 28/11/2006 à 02:24 | [^] | Répondre

Commen voir plus loin que le bout de son pied ?

Blase,
Franchement tu exagères : parler de Harrare ! Sais-tu que le père éthiopien de mon petit bout de soleil était de là. Et en plus tu termines sur une histoire de mur, ailleailleaille ! T'as attrapé une poussière dans l'oeil pour cligner autant des cils ?
Il y a un truc qui m'a vraiment turlupinée : comment, toi, le grand lecteur des lignes de la main lacets de chaussures, n'as-tu pas eu la révélation prédictive des scratches de chaussures. La planète aura du mal à s'en remettre, je te le dis.

L'élévation (de toutes sortes) est-elle nécessairement un exercice solitaire, peut-on le faire en compagnie?
Pour esquisser un semblant de réponse, je ne ferais que reciter une de tes citations de début de billets, d'un peinturlureur de plafonds spécialisé dans les jours allongés (à conseiller à Yves) : "Avec toi dans mon coeur, je vaux plus que moi-même"
La réponse gagnant-gagnant est donc : avec compagnie.

 

ancolie | Le 28/11/2006 à 09:33 | [^] | Répondre

Re: Commen voir plus loin que le bout de son pied ?

  Avec toi dans mon coeur, je vaux plus que moi-même"
Ancolie, ce sonnet de Michel-Ange, je l'ai gravé sur un objet, tellement il est beau, merci de le ressortir

 

marina | Le 28/11/2006 à 13:45 | [^] | Répondre

déprogramation recommandée

"faut-il se déprogrammer en profondeur pour apprendre à apprécier autant ce qui est à côté de nous qu'au dessus de nos têtes"

Je trouve particulièrement sain de se mettre à regarder le sol quand on n'est pas au mieux de sa forme .La verticalité que la vie nous a donné, malgré nous , nous fait perdre tout une dimension d'un monde qui est si proche et qui est si lointain.
Il faudrait peut-être organiser des séances de "quatre- pattes " pour redécouvrir le sol , le sol de ville , le sol de campagne, le sol de pauvres, de sol de riches....
A aucun moment on se pose la question  , en mettant le pied par terre, sur quoi va -ton le mettre? Écraser une fourmi , abîmer  une fleur , salir un beau tapis , piétiner un papier qui contient peut-être un poème .C'est peut-être là l'ancrage.
Mais c'est pour mieux partir dans les étoiles car paradoxalement quand on est en bas ,assis ou à quatre-patte on lève le nez , le regard pour voir en haut ce qui se passe . Il suffit d'observer un bébé  dans sa découverte  et sa volonté d'appréhender  le monde.
J'aime beaucoup l'idée d'avoir deux sortes d'énergie en moi : une qui ferait marcher la machine  et une , comme de la vapeur , qui serait la résultante de la première qui ferait marcher mon cerveau avec tout ce que cela comporte d'infini et d'immatérialité.
"La vie physique vient du sol , la vie non physique du Ciel" comme disait les anciens.
Alors ce qui est à côté de nous ou bien au dessous , quelle importance ! c'est quelque chose qui est , qui fait partir de notre vie  ,différente  mais qui reste accessible si on le décide .A moi de voir , de grandir, de choisir de prendre ou de laisser, mais ne jamais oublier que c'est là et que cela existe.
Et prendre le temps nécessaire .

 

caramba | Le 28/11/2006 à 11:58 | [^] | Répondre

Re: déprogramation recommandée

Yes,
caramba,
si señor.

La gravitation est notre histoire quotidienne,
du matin, où l'on se lève, jusqu'au soir.
Et même au lit. (même si on la subit moins)
Se tenir droit semble à priori fatigant, mais
c'est le meilleur moyen d'apprendre à résister
à cette force qui nous écrase verticalement.

l'idée de se tenir droit, a pour but de soulager
les organes dans leur habitacle, favoriser les
échanges sanguins, et le fait de solliciter tous ces petits
muscles afin de ne pas nous ratatiner,
nous aidera du coup à supporter
cette pratique de gymnastique corrective,
qui doit se faire,à la longue, sans cette pratique
de prise de conscience. 
la position à quatre pattes est 
idéale pour le dos, (en dehors de
l'élément liquide), c'est une position
reposante et utile à bien des exercices. A+

Bonjour Leblase,
Le post de A.Rimb. sur les voix, les corps,
me fait penser à ce passage:

" Tu ne sais ni où tu vas
  ni pourquoi tu vas
  entre partout
  réponds à tout "

  et puis  :
" La vie est une farce à mener par tous ".
A bientôt.

 

littlewing | Le 28/11/2006 à 12:50 | [^] | Répondre

Re: Re: déprogramation recommandée

little wing
Décidément, tu te spécialises dans la pratique corporelle, passant du tennis à la gymnastique corporelle.
Je trouve celà très utile au sein de nos conversations qui prennent sans cesse corps et font appel à plus d'organes que nous ne voulons bien l'entendre.
Discussions renvoyant sans cesse au corps que nous croyons absent de cette strate où se négocient nos humanités.
Tua s raison: une, deux, une, deux!
Et puisque j'ai pris l'exemple d'un vécu dans lequel mon état physique me permit d'atteindre un courant de compréhension et de communication quelque peu delesté pour en fait aborder la pyramide humaine, aide-nous par ta science des liquides à faire circuler et couler de source ce que nous nous donnons sans cesse.
Mais tu parles du corps humain, et seulement humain. N'oublie pas qu'il n'est pas étranger au reste de ce que tu appréhendes, et au monde qui l'appréhende.

"O blanc Chasseur, qui cours sans bas
A travers le Pâtis panique,
Ne peux-tu pas, ne dois-tu pas
Connaître un peu ta botanique?"

A.Rimb, dans "ce qu'on dit au poète"

 

leblase | Le 28/11/2006 à 13:47 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: déprogramation recommandée

Pour l’histoire : Don Francisco Amoros y Ondéano, savant espagnol nommé précépteur de l’infant d’Espagne, puis exilé en France, a introduit l’éduction physique et sportive chez nous. Il en est l’inventeur.

Il a été le disciple de Jean Pestalozi (école pestalozienne), qui fut lui-même disciple de J.J. Rousseau).

 Obligé de quitter l’Espagne pour ses idées trop libérales, (et pour faire court) F. Amoros a créé, avec des fonds publics, le premier gymnase français place Dupleix à Paris en 1819.

 Il connu un certain succès au début, mais surtout beaucoup d’ennuis par la suite.

 Tous les moralistes et jaloux se sont acharnés sur lui et une ordonnance royale a  décidé la fermeture du gymnase.

 Il est mort dans l’humiliation et la pauvreté.

Deux ans avant sa mort il eut le bonheur de voir Hyppolite Triat ouvrir son gymnase, dans la tourmente, en  1846. 

 

Voici un des discours de Francisco Amoros y Ondéano:

 

« La gymnastique embrasse la pratique de tous les exercices qui tendent à rendre l’homme plus intrépide, plus intelligent, plus sensible, plus fort, plus industrieux, plus adroit, plus véloce, plus agile. Elle nous incline à résister aux intempéries et aux variations du climat, à supporter les contrariétés de la vie, à vaincre les difficultés, à triompher des dangers et des obstacles ». 

 

 

 

 

 

littlewing | Le 28/11/2006 à 14:40 | [^] | Répondre

Re: déprogramation recommandée

Sacrée caramba!
Tu voudrais nous mettre tous à quatre pattes? Tu as de la chance que Complex ne soit pas là pour te proposer un peu de saute-mouton...
Mais lorsque tu écris:
A aucun moment on se pose la question  , en mettant le pied par terre, sur quoi va -ton le mettre? Écraser une fourmi , abîmer  une fleur , salir un beau tapis , piétiner un papier qui contient peut-être un poème
est un rêve partagé et pratiqué par une religion en Inde, les Jain, qui vont jusqu'à porter un masque sur leur nez et leur bouche afin de ne pas avaler un moucheron par mégarde.
C'est excesssif évidemment, puisqu'il nous faut mourir pour vivre et que celà implique l'acceptation que l'on soit éventuellement un tueur ou un tué occasionnel..
Mais tu as saisi le fond d'une question que je (me?)posais: alors que nous avons tendance à concevoir les cycles soit à plat, soit comme la grande roue, nous oublions que cette roue n'est sur aucun essieu et que son axe lui-même oscille selon d'autres cycles.
Ainsi la vie: les Micmacs ne séparent pas le Ciel de la Terre. Cette intéressante et très savante peuplade Amérindienne savait depuis longtemps que les corps celestes se tournaient autour selon des rythmes différents: jamais ils ne les séparaient les uns des autres.
Ce sont eu x qui m'ont appris:


Il n'y a pas LES arbres
mais l'arbre
Et parle-lui avec respect:
qui sait s'il ne fut pas ton grand-père?

 

leblase | Le 28/11/2006 à 13:36 | [^] | Répondre

Re: Re: déprogramation recommandée

Coïncidence , pas plus tard que demain je répondais à l'interrogation de KB

"Arbre. Un jour je serai un arbre.
Quand j'aurai abandonné ce corps et ces yeux et ces mains , je me nourrirai de ma mort et je bénirai la pluie .
J'arpenterai les collines et je gravirai le ciel.
J'offrirai mon ombre aux voyageurs fatigués,mon feuillage au feu des saisons et aux caresses du vent. "

  Quant au besoin de s'éléver , un élément de  réponse emprunté à un   poème paien de Alberto Caeiro( Pessoa)

De mon village je vois de l'univers tout ce qu'on peut voir de la terre.

Pour cela mon village est aussi grand que n'importe quel pays, parceque j'ai la dimension de ce que je vois,

Et non la dimension de ma taille...

 

Elle | Le 28/11/2006 à 15:33 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: déprogramation recommandée

Elle,
j'avais vu et apprécié ce commentaire. Je me rends souvent depuis peu chez KB et j'aime bien ce qu'il y met.

Pessoa fut un de mes premiers compagnons de route (ses poèmes, je précise, sinon on va finir par croire qu'Archimède et moi levions le coude ensemble-sans levier-et que je suis encore plus vieux que Complex)


...j'ai la dimension de ce que je vois,
et non la dimension de ma taille..

 

leblase | Le 28/11/2006 à 16:28 | [^] | Répondre

Mais bien sûr....

Ne vas pas croire que je le prenne de haut mais je me suis penché sur ce billet et tu seras heureux d'apprendre que pour élever le débat, abaisser ma tension et attiser celle des lectécritosophes, je vais y répondre (mais je ne promets rien).

Je retiens que la mongolfière, comme vaisseau d'élévation sociale, t'apparaît dangereuse. Tout ce passé et ces racines que l'on déleste sur la gueule des enbasiens, ce mécanisme incongru qui empêche l'aérostat de revenir à l'endroit précis où il a commencé son ascension, tu as raison, c'est louche.
L'élévation (de toutes sortes) est-elle nécessairement un exercice solitaire, peut-on le faire en compagnie?
J'allais répondre à cela mais je pense que tu avais plutôt prévu que Yaël le fasse aussi m'efface-je devant cette grande sage, cette prêtresse de la raie sur le côté.

J'y viens, j'y viens. "Un évènement dans ma vie du vrai" fait que depuis un certain temps, je suis complètement sorti de toute structure hiérarchique et que mes yeux peuvent aller de bas en haut et de gauche à droite sans que cela ne gène personne.

Je crois que je n'en avais pas un réel besoin mais je suis donc un peu beaucoup en cours de déprogrammation comme tu l'écris. Il est vrai que mes errances et mes flâneries me donnent plus l'occasion d'apprécier le monde qui me cerne (j'ai dit "cerner" ? Non, ça m'étonnerait !) plus que je le cerne (ou vice versa) alors qu'auparavant, je devais faire gaffe à faire attention de m'assurer que je regardais bien en l'air pour éviter les déjections hiérarchiques que généreusement je laissais descendre jusqu'à mon voisin du dessous. J'écris ça mais je me rends compte que c'est uniquement pour le plaisir. Le voisin du dessous, ça a toujours été moi.
"L'être humain est-il condamné à la hiérarchisation ?"
Voilà une bonne question qui m'empêche de dormir chaque fois que je dors. Comme ça, prise toute seule, un esprit aussi utopique  que le mien (non pas que l'idéal serait que vous en ayez un pareil mais bien pour toutes les naïvetés qu'il est amené à sécréter) aurait bien tendance à répondre "mais bien sûr que non".

Pourtant, quand je relis la question, des voix résonnent (avec les somnifères à la pharmacie, tu me prendra des cachets pour schizos) dans ma tête et me demandent si certains intérêts (je fais bien attention à ne pas utiliser "l'intérêt") d'un individu ou d'un groupe peuvent être prioritaires à d'autres d'un autre groupe ou d'un autre individu et là, j'ai beau utopier tant que je veux, je suis bien obligé de répondre "mais bien sûr que oui".

J'ai l'impression que c'est sur ces questions de priorités qu'ont dues se développer les hiérarchies. Le problème est qu'ensuite les hiérarchies ont réinventé les priorités. Dans un monde empreint de sagesse et de bonne foi, la hiérarchie me semble bien inutile et la collégialité la plus totale me semble une évidence.

L'humanité est condamnée à la hiérarchisation tant que les humains qui la définissent n'auront pas, pour tous, le sens des priorités.

p.s.: Cecit dit, la bonne nouvelle est qu'un individu seul peut s'affranchir des hiérarchies. Il doit pour cela avoir tous les  outils pour construire son indépendance et savoir s'en servir (des outils autant que de son indépendance). Malheureusement, trop souvent et comme tu le mentionnais en début de billet, ces outils ne servent qu'à élever davantage et assurer la déconnexion.

 

DNM | Le 28/11/2006 à 19:16 | [^] | Répondre

Re: Mais bien sûr....

DNM,
je sens bien qu'il ne m'est pas possible de passer à côté d'un tel commentaire. Pourtant j'hésite, dois-je l'avouer, à l'aborder de face.
tu as saisi au bond que la balle de lest ne me tentait guère et devrait inciter nos contemporains à réagir autrement qu'à zigzaguer dans les méandres du destin comme s'il voulaient échapper aux pluies de guano.

Je reconnais pourtant une tentative sinueuse de ta part, consistant à te décharger sur l'innocente Yelz penchée sur une quelconque moumoutte à défriser, mais cette maneouvre de bas-étage ne trompera personne.
Ta tendance à l'entortiller pour parvenir à esquiver le sujet de l'élévation en solo ou en groupe ne filera pas par la fenêtre


Cette fois, compadre, il va te falloir viser juste:
rentrer par la porte sans te prendre les murs

Nul ici ne croit à ton
"'auparavant, je devais faire gaffe à faire attention de m'assurer que je regardais bien en l'air pour éviter les déjections hiérarchiques que généreusement je laissais descendre jusqu'à mon voisin du dessous"

car sinon comment parviendrais-tu à cette très belle preuve de discernement qui te fait voir que l'homme a très tôt choisi le biais d'une définition des priorités pour s'approprier le pouvoir sur l'homme?
L'on voit bien qu'aujourd"hui encore c'est le moyen de mener le chtit troupeau dans la bergerie de droite ou de gauche quand ce n'est pas aux extrêmes, les uns décidant que la priorité était de garder vierge et pur le sol natal, quand d'autre diront que la priorité consiste à vider le dernier étage, celui avec la baie panoramique.
Priorité à la protection des enfants, et ainsi l'on permet l'intrusion de système de surveillance chez vous, chez nous, dans tout le web
Priorité à la sécurité, et ainsi l'on permet à ceux dont l'uniforme bleu sert de panoplie de soudaienement disposer d'une hiérarchie mal venue sur de jeunes gens qui sont mis de côté dès le départ, bannis des lieux, dnas les banlieues.
Priorité à la propriété privée, et ainsi l'on mesure qui vaut mieux que qui, d'après son combien il a.
Priorité à la Loi, dont la main droite ignore ce que ses représentants font de la main gauche.
DNM, tu t'es trahi: en nous pointant si droit au but, ni à coté ni sens dessus-dessous, tu as soulevé le tapis .

 

leblase | Le 28/11/2006 à 20:56 | [^] | Répondre

Re: Re: Mais bien sûr....



Mon cher à saucisses

 Tu es bien bon de m'avoir montré la voie car de toute évidence, j'allais droit dans le mur.

Chose incroyable mais vraie, je continuais de réfléchir au sujet de ton billet. Tu sais le truc sur le hiérarchie ?

Je me disais que l'on peut croire comme moi que les positions hiérarchiques sont contestables et que nul ne peut leur être soumis à moins de le vouloir. C'est naïf, j'en conviens

Sinon, je me disais que l'on peut croire, comme moi (décidément), qu'une position hiérarchique n'est pas rien et qu'elle a un poids. Je devrais plutôt parler de masse pour que l'analogie à laquelle je veux en venir soit plus juste.

Pour ceux qui ont lu Gurdjeff (et/ou Ouspensky), vous pouvez vous rappeler qu'en substance, on peut croire qu'à moins d'avoir atteint un rare niveau d'élévation qui amène à un niveau de conscience assez peu partageable entre les créatures, l'humain est gouverné par des influences extérieures sur lesquelles il n'a pas d'influence et auxquelles il ne pourra pas échapper.

Cela dit, admettons que c'est vrai ce que j'accepte volontiers, venons en à ma question que je pose à tous.

De la même manière que les corps, par leur masse, fléchissent et courbent les espaces contraignant les corps plus petits à suivre des trajectoires qu'ils n'ont pas décidées. De la même manière que l'électromagnétisme et la physique quantique expliquent différemment les mêmes choses pour l'infiniment petit, pouvons-nous croire que la position hiérarchique de quelqu'un ou de quelqu'une à un moment donné, plus que le quelqu'un ou la quelqu'une même, ait une influence inéluctable et incontrôlable sur nos vies. Quoique l'on fasse, quoi que l'on dise ?

Pour l'anecdote, je me rappelle un événement rigolo qui pourrait illustrer mon propos. Un jour, sans le vouloir, un individu a eu si peur de moi qu'il s'est mit à brailler comme un veau en appelant sa mère (Je n'exagère pas, c'est juste que j'étais sorti sans mon pagne). Quelque jour plus tard, le même gars ne m'a pas reconnu et, jouant les trouble-fête derrière-moi, m'a projeté contre un mur en me poussant alors qu'il passait à côté de moi. Aucun de nous deux n'était différent des jours précédents. Un signe extérieur lui avait fait croire que j'avais une domination sur lui et son comportement s'est plié sans qu'il le veule à cette soumission. Le signe de domination retiré, le comportement est autre.

Je me dis que l'influence d'une position hiérarchique dans le système vivant est vraiment une force qui participe de la mécanique hiérarchique. Si l'Univers entier était peuplé d'un seul corps, on serait très à mal d'évaluer l'influence de sa masse sur son environnement. C'est la même chose pour une position hiérarchique, elle n'est définie que parce que des vivants y sont soumis (Pour beaucoup le bonheur est de croire que cette soumission est volontaire alors qu'elle est peut-être inéluctable). La force hiérarchique est donc définie par deux positions hiérarchiques dont l'une est soumise à l'autre. Une fois cette force en place, la partie de billard est amorcée (prenez un numéro, votre tour viendra).

Des individus, particulièrement friands de jeu de force, s'amusent donc à user des dialectiques les plus diverses pour entretenir ce système hiérarchiques et multiplier les forces en créant de plus en plus de soumission. Les exemples que tu donnais sont parlants. Le problème des priorités reste entier. Ma question : Y pouvons nous quelque chose ? La libération ne serait-elle que pour un petit nombre ayant trouvé le chemin de la sortie ?

En terminant, et peut-être ne retiendrons-nous que ce qui suit, je me rends compte que dans mon premier commentaire, j'ai complètement oublié de répondre à la plus cruciale des questions que tu posais.


leblase est-il si haut que les bras lui en tombent?

 

DNM | Le 02/12/2006 à 16:09 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Mais bien sûr....

DNM,
En tous les cas, à voir cette image, mes cheveux se hérissent.

 

leblase | Le 02/12/2006 à 19:04 | [^] | Répondre

Vite, une montagne pour s'élever

Leblase,
Pour donner matière à réflechir, prenons l'exemple d'une bande d'humain qui a pris la direction du ciel tout en gardant les pieds sur terre. Il s'agit de l'aventure extraordianire de gravir Kilimanjaro.
Dans cette expédition où de nombreux points suscitent bavardage et contre bavardage, focalisons nous sur l'aspect "nature et découverte".


Première étape : le passage dans une forêt.

Etape intermédiaire2
Deuxième étape : le paysage change, on arrive enfin à voir le ciel.

Dernière étape 2
Troisième étape : re paysage change. Tien, tiens, plus de végétation !


Arrêtons de se voiler la face ...


Tout la haut ...

celui qui se croyait hierarchiquement haut ...

n'est que hierarchiquement faible devant la grandeur ...

et la beauté de la nature.
Nous avons beau nous hierarchiser entre humain.
La vérité c'est que la hierarchie se trouve au delà de l'humain !
L'hierarchisation chez l'homme est signe de sa faiblesse devant la nature.


Enfin, je n'ai rien contre la hierarchisation à partir du moment où on garde les pieds sur terre.
Il se trouve que nous somme tous différent : tout le monde ne peut pas être entrepreneur comme tout le monde ne peut pas être exécutant. C'est par cette complémentarité que l'humanité a pu évoluer dans certains domaine. Tout abus de pouvoir ne fera que freiner le progrès.

"Une force étrange pousse l'humain à toujours vouloir s'élever."
Toute personne peut se trouver hierarchiqument plus haut d'une autre personne et hierarchiquement plus bas d'une autre personne. Pour moi, cette notion est relative.



Nous avons besoin de voir tantôt en bas et tantôt en haut

Au point où nous en sommes, on ne s'élevera jamais assez haut
En espérant que les images passent ...

 

mitra | Le 29/11/2006 à 01:19 | [^] | Répondre

Re: Vite, une montagne pour s'élever

mitra,
Voilà une belle série d'images!
Ne risqueraient-elles pas pourtant de camoufler le fond de ton propos et de ton questionnement?
L'être humain n'est pas seul dans cette quête perpétuelle de la hiérarchie: au contraire c'est le principe général de l'évolution.
Plantes contre plantes, insectes contre insectes, reptiles contre reptiles, etc etc

Mais nous sommes parvenus à un niveau mental où l'on pourrait s'attendre à ce qu'enfin nous lâchions prise et sortions des cloisons que forment notre petit ego, nos petits désirs et nos dérisoires ambitions.
Nous sommes parvenus à atteindre un niveau intellectuel qui devrait nous permettre de composer avec la conscience que cette planète est limitée, ses ressources aussi, et que notre gâchis se fait au détriment de la misère de plusieurs autres;
Même à l'intérieur de nos riches cités, de nos opulences obscènes, nous continuons de vouloir marcher sur la tête de nos voisins, femmes voulant avoir ce que l'autre femme possède, avides d'obtenir un degré de beauté conforme au standard, qui l'oblige à se couvrir de je ne sais quels produits (ayant fait des publicité pour des parfums j'ai pu tester le pouvoir corrosif de certains); hommes si déséspérement déterminés à prouver qu'ils ont les testostérones les plus denses, qu'ils en deviennent aussi stupides que les babouins que nous fumes; qu'ils en arrivent à accepter de détruire des terres, ces maisons, des cultures, des chants, des danses, des rêves et, comme le dit Laseine, détruire des caresses.
Tous nous connaissons ce raisonnement et pourtant, toujours nous voulons plus;
Plus d'une chose dont nous aurons oublié l'existence au moment même où nous la possèderons...

Bien sûr: comme toi je sais que tout le monde ne peut être entrepreneur ou chef, tout le monde ne peut pas être le meilleur, c'est logique;-)
Mais tout le monde essaye quand même.
alors, pour vivre ensemble nous admettons que se mette en place un organigramme, une organisation qui donne à chacun différentes responsabilités...Okay.
C'est parfaitement logique, et de nombreuses utopies ont tenté des expériences du style "chaque jour on changera de chef!
Mais là n'est pas le problème.
Le problème de l'Homme c'est de se croire meilleur que les hommes.
Oh Mitra?
Au fait, il me semble


Que tu as laissé traîner une plante!


 

leblase | Le 29/11/2006 à 02:13 | [^] | Répondre

Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

Très belle chenille végétale !

 

yves | Le 29/11/2006 à 09:23 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

Yves,
il s'agît en fait d'une espèce découverte dans le désert de l'Atacama (authentique)par le Pr Urbain Leblase, qui pensa un moment, j'ignore pourquoi, le nommer couillocactus.

 

leblase | Le 29/11/2006 à 12:56 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

Sans doute en référence à la chanson de Jacques Dutronc "dans mon slip il y a des cactus.." Les savants sont souvent des mélomanes avertis.

 

yves | Le 29/11/2006 à 13:16 | [^] | Répondre

Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

leblase,
Il existe quand même un certain nombre de personnes qui essaient de gérer ces types de situations sur des bases différentes, type "gagnant-gagnant". Et des équipes de travail qui utilisent une "hiérarchisation mobile" : pour tel projet, je serais plus capable de gérer la direction du binz et tu seras sous ma houlette, et pour tel autre, j'accepterai que la hiérarchisation soit inversée, et je me retrouverais sous ton autorité de compétence. les projets peuvent être successifs mais pas toujours, ils peuvent parfois être mener simultanément. ça implique que les rôles et prérogatives soient bien définis, mais cette flexibilité des rôles est souvent créatrice et valorisante pour chacun.

 

ancolie | Le 29/11/2006 à 11:17 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

des projets où tous sont sens dessus dessous ?
et la mémoire des relations hiérarchiques des précédents projets ?

 

complex | Le 29/11/2006 à 12:02 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

complex,
ça oblige justement à une certaine équité dans la gestion des relations !

 

ancolie | Le 29/11/2006 à 12:15 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

C'omplex,
c'est vrai: cette mémoire des relations hiérarchiques lors de précédentes situations pose des problèmes d'ego.
Ce n'est toutefois pas insurmontable, si l'on arrive à persuader les gens que la rétribution (matérielle et morale) sera la même au bout du projet, quelqu'aient été les rôles de chacun.

Prenons votre exemple:
-un jour vous êtes un vieux yogi dans sa caverne, confondant vos pois secs avec vos crottes de bique.
-un autre jour vous êtes le rameur solitaire qui fait Paris-New-York à la rame en moins de temps qu'il n'en faut à la RATP pour décrêter deux grèves
-une autre fois vous êtes l'homme qui a assez de mauvais goût pour s'afficher avec l'équipe Turkmenistanne de volley-ball
- une autre fois encore vous êtes l'homme qui satisfait les onze mille vierges d'Apollinaire
Et malgré tout ça, bac+21 vous rabaisse au statut de commentateur quelconque.

 

leblase | Le 29/11/2006 à 12:50 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

arrêtez de le provoquer, (bac+21) vous lit sans doute encore, la mémoire envieuse de mes exploits. et pressé de voir arriver le jour des fous, celui où l'on devient calife à la place du calife, et remplacer tous les commentaires de votre blog par de beaux portraits genre harrison ford.
en contrepartie, vous pourrez visiter Talence en solitaire, sans télé, sans radio.

 

complex | Le 29/11/2006 à 12:59 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

Cher leblase,

Apollinaire, sont-ce onze mille vierges ou onze mille verges qu'il a satisfaites ? Ou les deux ? Je ne dis pas que ce soit incompatible, ca double juste le boulot. Et faut bien vingt-et-un ans d'études...

 

Garg | Le 29/11/2006 à 23:14 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

Cher Garg

Ce n'est pas en m'envoyant caboter sur onze mille berges que tu m'empêcheras d'attrapper l'une des onze mille perches que les onze mille Belges me tendent d'une main, tandis que de l'autre ils dressent les onze mille cierges qui me suffiront pour éclairer le moment où onze mille verges permettront à onze mille vierges de cesser de l'être, petit paltoquet!

 

leblase | Le 30/11/2006 à 00:43 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

Ancolie,
C'est vrai, et dnas mon expérience personnelle, cette horizontalité et cette souplesse qui permet de permuter personnel et attributions fonctionne très bien en Californie, où l'on organise régulièrement des séances -assez ludiques- d'apaisment de l'ego.
Tout cela peut fonctionner mais c'est délicat: il suffit que quelqu'un ayant fait ses preuves dans un rôle trouve que celui qui l'occupe ultérieurement prenne de mauvaises décisions, pour que se créent des clans-clans.
donc, il faut sans cesse recréer des liens.
L       a     t     é     r    a     l     i     t   é

 

leblase | Le 29/11/2006 à 12:53 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

apaisement de l'ego ... bof, je n'y crois pas trop. il y a des aptitudes qui ne sont pas interchangeables. je crois plutôt en l'envie de travailler ensemble, avec des responsabilités relativement stables.

 

complex | Le 29/11/2006 à 13:02 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

Complex,

je crois plutôt en l'envie de travailler ensemble, avec des responsabilités relativement stables.
L'un n'empêche pas l'autre, comme disait Ramsès II  quand on lui demandait s'il préférait s'assoir au haut de la pyramide ou s'allonger au fond.
Même avec des responsabilités relativement stables (c'est quoi, relativement? ça va d'inamovible à porte tournante), la question de l'état d'esprit demeure.
Il convient vous en conviendrez de convenir d'une chose convenable: le statut n'est pas la compétence, et ni l'un ni l'autre n'accordent de préséance ailleurs que dans le champ précis des activités désignées préalablement.
Hors les murs de l'organigramme, l'esprit pyramidal doit de toutes façons passer à la trappe si l'on veut faire monter les informations, et faire bénéficier à l'ensemble de l'apport de chacun.
A l'intérieur même de l'organigramme, si les rôles se doivent d'être répartis et bien compris, pour que l'envie de travailler ensemble perdure, il faut maintenir la sensation d'envie sans créer d'envieux, et l'alchimie qui permet d'être un ensemble

 

leblase | Le 29/11/2006 à 14:53 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Vite, une montagne pour s'élever

blase,
et pour permettre à la latéralité de s'élever je ne vois qu'une solution à laquelle je crois Yves adhèrera :
 
construire des ponts.

 

ancolie | Le 29/11/2006 à 17:48 | [^] | Répondre

Ancolie est une passerelleuse

Ancolie,

Ach!Très choli!


Parfois le chemin qui mène à l'autre semble fragile et périlleux

Mais une fois franchi l'espace qui nous sépare, nous nous rendons souvent compte que ce n'est que le point de vue fixe qui nous empêche de nous comprendre.
J'ai souvent eu le fantasme de pouvoir me mettre, ne serait-ce qu'une heure, dans le mécanisme et la perception de l'autre: j'ai l'ipression que ce serait un vrai voyage.

Mais le voyage le plus fou pour moi serait bien sûr de vivre(pas longtemps, un jour et une nuit peut-être) dans la tête d'une femme, et de m'en souvenir.

 

leblase | Le 29/11/2006 à 20:17 | [^] | Répondre

Re: Ancolie est une passerelleuse

blase,

un jour et une nuit peut-être) dans la tête d'une femme
Alors c'est comme si tu restais au milieu de la passerelle ! Il faudrait que tu vives dans ses émotions, dans sa peau. Sinon ça ne serait qu'une compréhension, pas une perception...
 

 

ancolie | Le 29/11/2006 à 21:11 | [^] | Répondre

Re: Re: Ancolie est une passerelleuse

Ancolie


Un jour et une nuit
dans la peau d'une femme...
 

 

leblase | Le 29/11/2006 à 22:14 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Ancolie est une passerelleuse

blase,
bien plus qu'un jour et une nuit dans la peau d'une femme


mais nous avons tous oublié

 

ancolie | Le 29/11/2006 à 22:42 | [^] | Répondre