Version imprimable Espérer demain

latence

"Ainsi l'Homme descendrait du singe; pourvu que cela ne soit pas vrai,
mais si ça l'était prions que cela ne se sache pas"

Lady Worcester



Je vous ai parlé de la mort
Je vous ai gonflé avec la finance
Je vous en ai mis des tartines sur le réel
L'heure est venue: je vais vous raconter mes vacances.

Ou plutôt LA vacance, préliminaire à une hypothétique plénitude.

Il y a de ça quelques MoKw/h, un zozodici disait qu'il n'aimait pas espérer parce qu'il n'aimait pas attendre...tout' toudou tout'toudidou tout'ti... Je l'avoue, ça m'a trotté dans la tête.
Sans mon amnésie avouée et certifiée par l'Académie de Médecine, j'aurais rué dans les brancards.
Au lieu de quoi j'ai considéré qu'on m'avait fait le cadeau d'un petit pacquet de questionnements essentiels.
Bien sûr, la liaison faite par zozodici entre ces deux dispositions venait aussi de son goût des langues:esperar et aspettare signifiant attendre, comme aucun Finlandais ne l'ignore.
Si l'on pense qu'attendre se limite à poireauter, ne pas aimer la chose se conçoit très bien. Si l'on est dans la vie comme devant une vitrine, si l'on ne dispose plus que de cauchemars intérieurs ou pire, d'absence d'intérieur pour voir venir, attendre semble être perdre du (pas son) temps.


Attendre l'interminable fin du passé
Espérer attendre
Pourtant ce rejet de l'attente ne prédispose pas à l'observation du monde et donc, à la compréhension forcément partielle de soi-même ou de toute raison d'être. Une fois arrivé l'objet de l'attente, on n'aura pas progressé à l'aune de la suite: l'inévitable prochain moment d'expectation.
Attendre est une respiration, qu'on aime ou qu'on n'aime pas; attendre n'est pas rester planté comme un poteau. Attendre permet de longer le Temps comme on longe une rive sans fin, particule indissociable de la rivière miraculeuse qui va de la naissance à la mort.

Attendre, c'est aussi tendre vers, alors que s'attendre à suppose une précognition de ce qui vient.
Attendre pourait-il donc permettre de joindre l'être au néant?

Attendre d'espérer
Certains (quelques milliards d'humains) attendent des vies entières avant de connaître l'espoir; certains luttent matin et jour et soir et nuit pour entretenir l'espérance; d'autres soufflent sur leur âme pour avoir la volonté et la capacité d'attendre que les portes de leur prison intérieure ou pénitentiaire s'ouvre, tandis que  les gavés les inertes et les désespérés ont ceci de commun avec ceux qui renoncent: les richesses de la curiosité ou de la patience leur manquent, comme un espace de l'âme qui serait tronqué.
Espérer donne la force de trouver son propre signe de piste.


Espérer donne aussi la force de créer son chemin

Espérer ne serait pas plus attendre que l'attente ne serait un temps mort.
Espérer n'est-il vraiment que rester le cul posé sur son nid, bec ouvert, à enfourner les lombrics déposés par des parents que l'instinct épuise, à engloutir en temps réel les films, livres, la musique, la peinture que des créateurs ont achevés en s'écorchant l'être, en y consacrant un bout de vie qu'ils n'ont pas comptabilisés, en ne refusant pas le contretemps?

Attendre ne serait-il rien d'autre que laisser le monde venir à soi?
Ne pas vouloir attendre n'est-il pas une autre version du tout, tout-de-suite, ce dégât moderne?
L'attente ne peut-elle alors être considérée comme la phase privilégiée où l'être reccueille en lui-même les éléments de la création?
Peut-on aimer la vie en excluant l'espoir?
Peut-on grandir sans le vouloir?
 
 

Commentaires

Preuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuums!!!
[c'est tout ce que je voulais dire]

 

BrainDamage | Le 31/07/2007 à 22:52 | [^] | Répondre

J'ai failli attendre...

...la note de Leblase, à défaut de Godot.

 

nat | Le 01/08/2007 à 00:12 | [^] | Répondre

Re: J'ai failli attendre...

nat,
Moi aussi j'attendais le bac pour traverser


Mais d'où j'étais, la rive du shplouc me paraissait lointaine

 

leblase | Le 01/08/2007 à 01:54 | [^] | Répondre

Re: J'ai failli attendre...

On dirait du Magritte.

C'est plein de sens. En décor de fond, le ciel, la mer et la terre avec de l'herbe : l'air, l'eau, le végétal et le minéral. L'homme au bout de son chemin :  assis, ne pouvant plus marcher sans doute, sac posé qui contient peut-être un amas d'épreuves trop lourdes, ou bien les traces d'une histoire personnelle qui n'a plus grande importance. Tête totalement couverte et d'un chapeau et d'un voile. La pensée, la vue, le souffle, l'audition, la parole, tout est clos. Il n'a plus d'attente. Les oiseaux du coeur et de l'âme (il y en a deux) peuvent enfin prendre leur envol.

Dans le ciel, en haut à droite, tournoie un oiseau noir. Comme dans le mythe de Noé qui, avant la colombe, relâche d'abord un corbeau, l'ego qui ne sait pas changer d'idées et qui disparaît, se dilue, pour que naisse une autre séquence de vie.

Leblase, il manque peut-être une couleur dans tes mots : celle de la crainte dans l'attente. On attend parfois monts et merveille, mais on peut aussi s'attendre au pire. Bien que comme le reste il ne soit jamais certain :-)))

 

yves | Le 01/08/2007 à 08:28 | [^] | Répondre

Re: J'ai failli attendre...

Yves,
Tu as raison d'évoquer la crainte: elle est toujours présente, premier et ultime compagnon de route.

Ceci dit, s'il faut lui faire la grâce de ne pas la négliger, il est indispensable de lui faire savoir qu'elle ne nous barrera pas la route puisque de toutes façons


colline après colline
couleur après couleur
elle est sûre de nous suivre
voire de nous précéder


 

leblase | Le 01/08/2007 à 13:43 | [^] | Répondre

en attendant, chantons !

doit-on être révoltés pour esperer?

et vous qu'est ce qui vous révolte? et quel est votre chant d'espoir?

sait-on attendre?

attendre, est-ce d'abord  accepter son présent ?

A t-on d'autre choix que celui d'attendre ?

 le temps se rit de nous et prend le  temps qu'il faut pour  nous emmener de la vie à la mort ,

faut-il , dés lors, délier l'attente du temps ?

 et que faire pour tromper l'attente quand on s'est trompé de file ?

Leblase, ne regardes pas  ta vie dans le retroviseur , mets ta ceinture et ne la boucle surtout  pas ( paroles  et musique de jacques Dutronc mais mon titre fais référence a un negro spiritual dont je ne connais pas le titre )

 

Elle | Le 01/08/2007 à 09:32 | [^] | Répondre

Chantons tu en de bonnes toi !

ELLE, je retiens une de tes questions qui me donne la chair de poule

Que faire pour tromper l' attente lorsqu'on s'est trompé de file......


L'amertume ou la conscience d'une vie gâchée me fait pleurer.


Peut-on violer la providence....Trop de vies entre moi et la question pour y répondre.....



 

marina | Le 01/08/2007 à 10:19 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Marina,
Comment peut-on qualifier une vie de gachée ? Quels critères ?
Combien de vie/de monde à sauver avant d'être satisfait pour Leblase ?
Combien d'enfants à sauver avant de dormir tranquille pour Yves ?
Combien d'enfants emerveillés devant la beauté de la nature, combien de rêve pour soulager tes douleurs Marina ?
Combien de filles à séduire pour Complex ?
Combien de désirs à éplucher pour Elle ?
Combien de création/composition flash pour satisfaire Laseine ?
Combien d'épicerie solidaire pour Ancolie ?
Combien de condoms, quel niveau de perfection des langues pour garg ?
Combien de révolution au Maroc pour kb et Ayoub ?
Nat, qu'est-ce qu'il te faut pour estmier ta vie de comblée ?
Combien de km en vélo pour DNM ?
...

 

mitra | Le 01/08/2007 à 11:22 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Mitra
Tu poses "La" bonne question : "Comment peut-on qualifier une vie de gachée ? Quels critères ?"
Souvent, les hommes se regardent sans imaginer que leur regard  ne leur fait voir qu'une toute petite facette de leur propre réalité. C'est d'autant plus vrai quand ils ont le regard assombri par la tristesse, le chagrin, la fatigue.

 

Yves | Le 01/08/2007 à 11:45 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Non MITRA, YVES, vous ne parlez pas  de la même chose,  je me plaçais du côté du désespoir noir  de l'homme qui considère que sa vie est gâchée et qui n'espère plus rien. Peu importe ce que cet homme a autour de lui ou en lui ou ses critères de jugement. C'est ce sentiment qui est terrible et qui peut mener jusqu'à la mort.

 

marina | Le 01/08/2007 à 12:41 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Marina > j'étais sur la même longueur d'ondes que toi ! J'ai toujours été bouleversé au contact d'hommes envahis par le désespoir, et de voir à quel point leur regard sur eux-mêmes s'atrophiait, à quel point le désamour de soi, l'absence d'auto-pardon (je n'ai pas d'autre mot) peuvent être mortels.

 

Yves | Le 01/08/2007 à 12:57 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

YVES, auto pardon ou  essuie glace ?

 

marina | Le 01/08/2007 à 13:07 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Marina > garde boue aussi. Il y a des envahissements qui sont parfois très envahissants.

 

yves | Le 01/08/2007 à 14:35 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Euh ... tu donnes des cours particulier Yves ?

 

mitra | Le 01/08/2007 à 14:13 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Mitra > ça me ferait tout à fait plaisir de te donner des cours particuliers :-)))) Dis moi simplement quand tu veux.  Il y a tout de même un problème : c'est que je n'ai encore tout compris.  

 

yves | Le 01/08/2007 à 14:33 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Mitra

Permets que je te le dise: tu sembles avoir franchi une étape. Tu t'es rapprochée de toi-même, cette personne si particulière et riche que nous pressentions.
Au-delà de ta première ligne (effectivement: comment peut-on qualifier une vie de gâchée?) tu nous mets devant cette illusion parfaite, ce mirage total qui tout à la fois pousse le voyageur de l'âme et entraîne la marionnette de l'ego:


Y a t'il un but, un zenith universel?


La litanie des questions que tu adresses aux quelques commentateurtrices est au fond celle d'une grande rhétorique:
Faut-il être satisfait?

 

leblase | Le 01/08/2007 à 13:56 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Est-ce que Abbé Pierre est mort satisfait ?
Peu importe le nombre tant qu'on compose jusqu'à la décomposition n'est-ce pas !

C'est tout de même par une satisfaction relative et non pas totale que l'on arrive à franchir ces belles collines les unes après les autres. Difficile d'être un être humain avec cet égo (qui te fait poser tant de questions) non satisfait et de ne pas tomber dans le desespoir de ne plus pouvoir avancer !

Ne serais tu pas en attente d'un illuminé zozodici qui fera enfin la synthèse des ces quelques billets qui ont l'air de raconter ensemble une autre dimension de tes notes ?

 

mitra | Le 01/08/2007 à 14:49 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Voyons voir....
Suis-je en attente qu'un zozodici (terme qui peut également désigner une zozottedici) fasse la synthèse de quelques-uns des billets?
Espéré-je qu'un zozodici (terme qui peut également désigner une zozottedici) fasse la synthèse de quelques-uns des billets?

Mitra, je te pose la question:
Suis-je vraiment à la recherche d'une synthèse?

Ne serais-je pas plutôt en faveur de vos éparpillements?


S'il est vrai que la route droite est la plus rapide

je ne crois pas que ce soit celle qui prête le plus à la découverte

 

leblase | Le 01/08/2007 à 15:17 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Je pense qu'il y a une faute : zozodici est en fait un pluriel. Le singulier en italien est zozodico. Au féminin, c'est zozodica. Tu viens donc de traiter Mitra de zozodica. A sa place je serais foutrement vexé.

 

yves | Le 01/08/2007 à 15:48 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

C'est plutôt Garg qui devrait être vexé que Leblase le traite de zizidoco;-)
Vexée je le suis mais pour avoir utilisé le mot "synthèse" là où je devais plutôt utliser un autre qui ne m'est toujours pas venu à l'esprit !

 

mitra | Le 01/08/2007 à 16:29 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

mitra,
Non, je crois que le mot synthèse convenait à ce que tu voulais dire.
Ce n'est pas parce que je suis pas du même avis que tu devais utiliser autre chose, tout de même!
Quant à Garg que tu as parfaitement identifié, s'il ne revendique certes pas l'appartenance à la secte dodozizi, en suivant la logique grammairienne (tortueuse, bien sûr) d'Yves j'aurais alors dû le traiter de zozaldici.
Ce qui ne répond ni à mes attentes ni à son espoir...

 

leblase | Le 01/08/2007 à 16:52 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Pourquoi vexée ? Ton mot était juste. Et celui d'éparpillement, qu'emploie Leblasico,  aussi. Peut-être es tu en attente ici de l'improbable. Il n'y a rien à synthétiser d'un feu d'artifice, sinon pour constater que ça part souvent dans tous les sens, qu'il y a parfois des pétards qui font pchitt sans éclairer quoi que ce soit. Juste un petit bruit et d'autres qui partent vraiment en cascades. Leblase est donc un artificiers, lequel forcément emploie des artifices pour tromper l'attente.

 

yves | Le 01/08/2007 à 16:52 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Yves,


..."Peut-être es tu en attente ici de l'improbable"...
 
Ce serait pourtant assez fou d'espérer ici voir poindre  le probable

 

leblase | Le 01/08/2007 à 17:00 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Leblase, ce serait fou en effet. Mais le probable n'était jamais certain, il inclut fatalement une part d'improbabilité, et donc même ici on peut s'y attendre. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. De mon côté, je ne vois pas très bien. Si tu peux m'expliquer :-)))

 

yves | Le 01/08/2007 à 17:19 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Hé...o les deux rikikizizidocos. Vous n'allez quand même pas me contredire sur le mot qui n'est pas venu quand il le faut.
Si je suis en attente de l'improbable ? Seulement si l'improbable est d'être surprise, une pincée de sel sur mon beef, une lumière sur mon chemin, une claque sur ma figure lorsqu'elle se tend vers le bas, une brise lorsque mon feu s'éteint, l'envie de vivre un lendemain.

 

mitra | Le 01/08/2007 à 17:17 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

 Mitra j'ai pas bien compris "les quelques billets qui ont l'air de raconter ensemble une autre dimension de tes notes" mais je te crois si tu le dis. De toutes les façons on sera jamais sûr de bien comprendre...
Tu la vois comment l'autre dimension ? Juste pour voir si je te suis...

Robert Desnos disait :
"Agé de cent mille ans, j'aurais encore la force
De t'attendre, O demain pressenti par l'espoir.
Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses peut gémir :
le matin est neuf, neuf est le soir."

Je suis un peu comme ça, le matin je suis vierge au réveil, le soir est un autre problème !

 

marina | Le 01/08/2007 à 20:22 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

héhé!

 

leblase | Le 02/08/2007 à 00:14 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Marina,
C'est le début de la note qui m'a fait pensé à cette idée. J'avoue ne pas avoir le courage de relire les 4 ou 5 dernières notes !

Une question sur ta dernière phrase : tu préfères le matin ou le soir ?

 

mitra | Le 02/08/2007 à 00:51 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

héhé !!!

 

yves | Le 02/08/2007 à 07:05 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Comment ça héhé, c'est une vraie question Yves ... pas de piège.
Et toi, qu'est-ce que tu préfères ?
Dans la virginité il y a l'excitation, l'envie et sans doute un petit piquant de peur et dans le dépucelage, la prise de conscience, une certaine satisfaction et sans doute l'excitation de découvrir au delà ... encore plus.

 

mitra | Le 02/08/2007 à 08:20 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Mitra je ne savais pas que tu montais une cellule psychologique pour aider les femmes anxieuses à se préparer au mariage ?

 

marina | Le 02/08/2007 à 08:23 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Quoi ? Yves est une femme anxieuse ?

 

mitra | Le 02/08/2007 à 08:36 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

héhé

 

Yves | Le 02/08/2007 à 09:13 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Et puis, je parlais de la virginité au sens large ... C'est d'ailleurs toi qui l'a employé ainsi.

 

mitra | Le 02/08/2007 à 08:38 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Ah ! au sens large, j'avais vu le sens étroit, quel manque d'imagination, quelle pingrerie !

 

marina | Le 02/08/2007 à 08:56 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Pourquoi j'ai dit héhé ? Uniquement pour faire comme Leblase ! J'ai remarqué que ça évite de parler et que ça relance la conversation :-))) Un de mes jeux favoris, quand j'assiste à une discussion animée, est de dire très fort "non". A n'importe quel moment. Celui qui est en train de parler se met alors à surenchérir et à parler plus fort encore : ça me fait marrer chaque fois ! Je sais, c'est enfantin comme jeu.
Pour le reste, virginité ou pas, soir ou matin (midi ou 16h aussi d'ailleurs, ou même 3 h du matin)... je n'ai pas d'avis vraiment.

 

Yves | Le 02/08/2007 à 09:06 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Yves J'adore l' idée du non , je vais l'essayer ! Dis moi tu tiens une de ces formes en ce moment, ça fait plaisir !

 

marina | Le 02/08/2007 à 09:12 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

L'essayer c'est l'adopter ! ça évite de parler, ce qui de toute façon ne sert pas à grand chose, surtout dans une discussion animée, où personne n'écoute personne et où chacun poursuit sur sa lancée... 

 

Yves | Le 02/08/2007 à 09:16 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Yves,
Suite à la réponse de Leblase, il semblerait que l'effet qu'un "NON" produit sur un blog ne soit pas à l'identique de son effet dans la vraie vie. En effet, il ne m'a donné l'impression de parler plus fort ou de surenchérir ;-(
Peut être qu'il faudrait renouveler l'expérience ultérieurement.

 

mitra | Le 03/08/2007 à 13:18 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Hinhin !

 

marina | Le 02/08/2007 à 08:20 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Dis moi Marina, c'est la virginité du matin qui donne cet effet d'âne en transe ?

 

mitra | Le 02/08/2007 à 08:23 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Le hinhin de Marina, dans ce contexte, je le sens plus comme une interrogation sans point d'interrogation. Elle s'interroge sans aller jusqu'à poser la question. Tout se passe à l'intérieur. On la sent partagée. On ne sait pas si elle va se mobiliser et exprimer publiquement son point de vue, ou bien se concentrer sur l'eau du thé qui est en train de bouillir et la confiture qui attend pour se répandre en fine couche sur le toast.
Enfin, c'est comme ça que je ressens ce moment.

 

Yves | Le 02/08/2007 à 09:24 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Et si après la question de la virginité, centrale, on abordait celle du beurre ? alors, beurre fermier ou truc gras avec des omega 3 ?

 

Yves | Le 02/08/2007 à 09:28 | [^] | Répondre

Re: Chantons tu en de bonnes toi !

Yves,
Tout comme Marina, je trouve que tu es en forme.
Quel sens du détail ... déjà sur Magritte de Nat !

Après la virginité, le sens étroit voilà que Yves nous parle du beurre ?
Moi, je vais aller bosser ce lieu de reflexion est devenu trop étroit pour mon large cerveau.

 

mitra | Le 02/08/2007 à 10:03 | [^] | Répondre

Re: en attendant, chantons !

Elle,
comme marina, comme Yves, je suis frappé par ta question:

 ..."et que faire pour tromper l'attente quand on s'est trompé de file ?"..
 
Si s'être trompé de file signifie ne pas avoir découvert la vérité sur soi-même
Si s'être trompé de file signifie s'être menti à soi-même
Si s'être trompé de file signifie avoir attendu que tout soit fini avant de commencer
Ce doit être une douleur, et je comprends que marina en pleure


Tout dépend du moment

 

leblase | Le 01/08/2007 à 13:34 | [^] | Répondre

Re: en attendant, chantons !

leblase, allons , allons...la vérité sur soi même  existe t-elle alors que le Moi est inconstant ?

mais  quel est cet  espoir auquel on se raccroche ?

 

Elle | Le 01/08/2007 à 18:28 | [^] | Répondre

Le plaisir de l'avent



LeBlase demande : L'attente ne peut-elle alors être considérée comme la phase privilégiée où l'être recueille en lui-même les éléments de la création?

Tilly je me suis dit ce matin, tu vas mettre cette phrase- à la forme affirmative et l'apprendre par cœur. Et tu répondras ça au papa de la Minette la prochaine fois qu’il se moquera de toi parce que tu aimes arriver une demi-heure (voire plus) avant le début du spectacle, et que t’as jamais été foutue de lui expliquer pourquoi.

Et l’Avent ? L’Avent du Noel des chrétiens, mais aussi tous les autres avents que sont les périodes qui précédent un heureux événement, quel qu’il soit.  Evidemment ce qui vient tout de suite à l’esprit c’est celle qui dure environ neuf mois même si elle est vécue différemment par les trois (ou plus parfois) acteurs principaux, le papa, la maman, l’enfant à naitre ou adopter.



 

tilly | Le 01/08/2007 à 11:48 | [^] | Répondre

Re: Le plaisir de l'avent

Tilly,
Belle vision: ce que d'aucuns appellent la retraite, d'autres le refuge ou le reccueil ne sont en effet pas des retours en arrière ou des moments d'immobilisme. Ils te mettent parfois en situation d'être si présente que tu peux éprouver


 sur ton visage  le mouvement du corps céleste qui nous héberge

 

leblase | Le 01/08/2007 à 14:09 | [^] | Répondre

Re: Le plaisir de l'avent

Non alors alors Leblase je m'insurge contre la parution du 15°
exemplaire de l'effiloche de culotte de ta grand mère pendu à un fil
sur les propos si festifs de Tilly avec ce culot de vouloir nous y
faire voir un mouvement de corps céleste qui nous héberge en plus !
.......Il ne faut pas exagérer avec le plaisir de l'avant (avec un a).
Il y avait déjà eu quelques radotages (ex, ton périple égyptien au
milieu des hiéroglyphes gâché par l'obsession de l'image de la vache
qui rit (Moubarak) , là ça devient inquiétant. Ca va aller ?

 

marina | Le 02/08/2007 à 07:59 | [^] | Répondre

Re: Le plaisir de l'avent

ah, tilly,
désolée pour mon comm plus bas, je n'avais pas lu celui-ci. Nous pensions donc à la même chose...

 

ancolie | Le 04/08/2007 à 00:33 | [^] | Répondre

Re: Le plaisir de l'avent

Mais non Ancolie ne soit pas désolée, bien au contraire, en répondant à coté ci-dessous à tilly tu a imprimé du mouvement au shplouc et ainsi généreusement créé l'entropie favorable à son développement.
Le mouvement est-il le contraire de l'immobilité ?
Le shplouc aime-t-il être secoué ?
Les ondes générées par les mouvements du shplouc sont-elles longitudinales ?
 ;)

 

tilly plagie | Le 05/08/2007 à 20:03 | [^] | Répondre


je pense que dans une vie on a très rarement une seule attente, mais bien plusieurs en même temps correspondant aux différents aspects de notre vie, des attentes qui sont des passages obligés, des plages..qui compensent d'autres attentes qu'on aimerait bien prolonger, mais où notre tour arrive trop vite, d'autres où le temps travaille pour soi..et d'autres qu'on ignore..dont on prend conscience, que quand elles prennent fin, d'autres dont on se delecte..un jeu de plusieurs attentes, qui s'annulent, se compensent, interagissent..et pas grave si on se trompe d'une file d'attente, il y en a bien d'autres, sinon on peut en créer soi même..de nouvelles attentes..

 

Imane | Le 01/08/2007 à 14:11 | [^] | Répondre

Re:

Imane, en somme il suffit d'être patient :-)))

 

yves | Le 01/08/2007 à 14:37 | [^] | Répondre

Re:

mais arrête de me chambrer..tu perds rien pour attendre toi..:)

 

Imane | Le 01/08/2007 à 17:25 | [^] | Répondre

Re:

:-)))) Tu crois vraiment possible de chambrer quelqu'un dans la tente ?

 

yves | Le 01/08/2007 à 18:18 | [^] | Répondre

je rêve d'espoir en espérant un rêve...

« Ce temps là viendra peut-être en écrivant nos RAIVS…sui sous l’effet d’une seule brise intemporelle pourront devenir VRAIS »

 

Le lauréat à Mr Robinson

 

« t’as de l’espoir dans les chaussettes ! »

 

Mrs robinson au lauréat

 

 

Il apparaît souvent que l’espoir n’est rien d’autre qu’une imagination, une visualisation…un rêve d’un probable ardemment souhaité

Aujourd’hui, nous le savons pour avoir tant zozotéparici, toute imagerie mentale revêt un pouvoir extraordinaire, permettant de stimuler nos capacités d’auto guérison, de modifier des schémas de pensée et d’influencer le cours des événements de notre vie.

 

Imaginer, visualiser, rêver, sont autant de préludes à une vie plus colorée, plus vivante. L’effraction du rêve dans la réalité, ouvre la voûte céleste de  la poésie et fait résonner le chant d’une autre vérité.

Il ne s’agit certes pas de demeurer vacillant dans la fragile illusion d’un monde inaccessible, mais de sentir ses pieds fichés en terre et sa tête dans les nuages.

 

Oserons nous quitter la brusquerie de nos vies pour une nouvelle ère ? leblasai-je à ce stade..

 

Méfiance …méfiance…

 

Cet obsédé de Freud lui-même, a contribué à notre méfiance, en voyant dans le contenu manifeste des rêves, un langage codé visant à cacher l’inacceptable. Le contenu latent, chargé de toutes les pulsions honteuses, se déguiserait habilement sous une myriade d’images incohérentes pour déjouer notre raison et préserver ainsi notre équilibre.

 

Heureusement la vision Leblasienne, tout comme la vision jungienne redonne à l’image son titre de noblesse en mettant en évidence la pluralité des concepts, condensés en un seul cliché. Le » symbole du rêve ne serait pas là pour en dire moins, mais bien au contraire pour en dire plus

 

Cela pourrait nous redonner envie de rêver, de rêver endormi mais aussi de rêver éveillé…d’espérer…jusqu’au fin fond de nos chaussettes trouées …

 

Rêvons…

 

Espérons….

 

kb | Le 02/08/2007 à 11:24 | [^] | Répondre

Re: je rêve d'espoir en espérant un rêve...

kb,
Tu as un don particulier. Dans certains de tes commentaires, selon un rythme que j'imagine aléatoire, tu saisis le prétexte dun billet , d'un commentaire ou d'une suite de commentaire pour nous rappeler simultanément deux dimensions.
La première est que nous sommes sur terre, organismes vivants relativement primaires même si dotés d'un cerveau juste assez sophistiqué pour que nous ne puissions l'englober nous-mêmes dans son entièreté et qu'il nous apparaissa comme très complexe.
La deuxième, à laquelle tu nous renvoies souvent et à laquelle une bonne partie des commentateurtrices répond pour en être, c'est que nous sommes des ondes.
N'importe laquelle ou lequel. Prenons marina du pmatin ou Mitra du soir, Imane au café ou Yves au haras, Complex déguisé en cartésien survitaminé ou nat la ponctuelle comme exemple. Prenons kb ou leblase, ou qu'importe: des ondes.
Non pas parce qu'il seraient ici regroupés dans une virtualité imaginaire (car ce virtuel est bien fait d'énergie électrique, de calculs boulliens, de plaque ssilicones, d'ongles cassés sur un clavier de plastique) non.
Ondes car changeant sans cesse, variations de nous-mêmes dérivant dans la dimension temporelle qui elle-même est une onde capable de faire traîner interminablement une minute et filer une année.
Ondes dans les ondes, modulations séquentielles, fréquencielles qui nous fait croire à une position géographique fixe: je suis à New-York, tu es à Casablanca, Mitra est à Téhéran,etc...
Tout est faux: Téhéran n'a jamais été deux fois de suite à la même place ni au même moment.
Casablanca n'a jamais eu la même taille ni compris la même densité populaire; New-York ou Paris ou la Paz n'ont même pas la capacité à fixer une couleur.
C'est celà notre réel: un truc totalement fugace, bien plus fou et immatériel que l'espoir.
Que l'attente.
Ceci dit, j'arrive d'un coin très exotique où le temps est, comme on disait, une pure onde.


Or voilà-t'y pas qu'au village le futur est prêt:
ça t'intéresse?
Je sais je sais, t'es un gars qui veut du précis. J'ai donc fait un effort pour toi


J'ai pu obtenir des détails

 

leblase | Le 02/08/2007 à 22:42 | [^] | Répondre

Re: je rêve d'espoir en espérant un rêve...

Mitra

POURQUOI ?

 

Yves | Le 02/08/2007 à 23:39 | [^] | Répondre

Re: je rêve d'espoir en espérant un rêve...

Eh oui: pourquoi?

 

leblase | Le 03/08/2007 à 08:00 | [^] | Répondre

Leblase lecteur de nos inconscients

Certes kb a un don particulier.
Oui sur la première.
Mais NON sur la deuxième mon partenaire de danse préféré.
Kb te le dira s'il pense pareil ou pas mais à mon sens il en était loin de penser à tes histoires d'ondes en variation. Tu voyages trop Leblase. Il faudra voir si la pression atmosphérique élevée dans les avions a un effet majeur sur ces pensées atroces des "ondes dans les ondes". Il fût un temps ceux qui divaguaient se trouvaient accroché à une corde, aujourd'hui on les honore en leurs accrochant à une étiquette des penseurs abstrait.
Tous ça pour dire qu'il n'y a que toi qui tente de te satisfaire (?) pour trouver des sens autres à toutes les images de ce blog. J'avoue être souvent surprise du sens, de la dimension que tu donnes aux différents commentaires. Serais-tu un révélateur de nos inconscients tel un cuisinier relevant le goût des aliments en les laissant mijoter à petit feu ? Nos pensées les plus refoulées, furtives en ébulitions nous donnant sans cesse des claques dans nos figures défigurés par la force de la vie, par le réel.

 

mitra | Le 03/08/2007 à 11:36 | [^] | Répondre

Re: Leblase lecteur de nos inconscients

mitra,

kb n'était peut-être pas en train de penser à mes histoires d'ondes en variations, mais il n'avait pas besoin d'y penser pour les transmettre.
Il le fait car c'est aussi ainsi qu'il fonctionne; c'est aussi ainsi qu'à un niveau plus ou moins conscient, plus ou moins voulu il conçoit le monde.
En tous les cas c'est aussi ce qu'il donne.
Le fait d'être ne dépend pas du désir d'être.

Prenons ton exemple: débarquée en France à la suite d'un concours de circonstances dont j'ignore les aléas, tu t'es retrouvée dans une situation apparemment complète, tout du moins du point de vue du social: mariée, gamin, apparte, boulot.
Mais décalée.
Non seulement parce que tu n'étais pas dans ton pays natal, non seulement parce que tu devais sans cesse t'exprimer et entendre dans une langue étrangère (et ceux qui n'ont pas vécu à l'étranger ignorent quelle tension de tous les instants cela occasionne), mais décalée aussi et peut-être surtout parce que tu as découvert petit à petit que certaines choses avaient sur toi un effet beaucoup plus profond que tu n'aurais cru.
Je veux parler de l'art, et principalement de la peinture.
Dès le départ, j'ai été très touché de voir que tu t'éveillais et venais à cette civilisation, à cette société par la découverte de la peinture. Et d'une peinture parfois ardue (que ce soit Munch, Ensor, Dix, Bacon, des peintres très forts et totalement  déterminés à raconter le déchirement de l'âme, l'inadéquation de l'être devant ce qu'on attend de lui).
Tu y as trouvé un exemple et un appui pour te permettre de reconnaître ce que tu voulais et ce que tu ne voulais plus dans ta vie.
Petit à petit (tout du moins c'est ainsi que tu l'as partagé avec nous) tu as pris possession de toi.

Alors oui, je trouve souvent dans les images que les zozodici proposent, autre chose que  ce que le premier indice pourrait laisser croire. De la même manière qu'aucune de mes photos (ni la légende qui semble l'accompagner) n'est placée simplement au premier degré.

Car nous disons deux choses, O Mitra:

Ce que nous voulons que les autres entendent


Ce que nous avons à dire.

 

leblase | Le 03/08/2007 à 12:34 | [^] | Répondre

Re: Leblase lecteur de nos inconscients

Ah la la ! ondulais-je!  Mitra caresse de bien intime façon le cercle vicié de la vérité sur ce coup…mais cessons l’ésotérique, l’abscons, l’énigmatique qui rend nos propos tant intelligents dans l’ambiguïté même d’une totale inintelligence (voyez comme je brouille bien les pistes en même temps que les œufs du p’tit déj)

En fait tu n’as pas tout à fait tort sur ce coup Mitra. Ce qui revient en fait à dire que tu as en quelque sorte raison à propos de notre affable taulier qui trouve un sens profond à tout… aussi menu (à 16 E quand même) que soit notre manifestation électromagnétique

Là, je me sens encore obligé d’onduler à l’extrême gauche de mon Moi, ce qui n’est pas sans risques, afin d’endosser l’étoffe orange d’un bonze pour m’en venir explicailler façon Kway Chang Caine (Kung-fu pour les intimes) qu’onduler n’est pas changer aléatoirement

Swami Prajnanpad (un copain de temple) répétait souvent :

« Vous pensez que vous voyez, mais vous ne voyez pas que vous pensez »

Et du coup j’enchaîne sur ce propos émis sans doute un peu hâtivement sous l’effet d’une variation onduleuse procureuse de plaisir (chai pas pourquoi je pense tout à coup à la sirène) 

« Ondes car changeant sans cesse, variations de nous-mêmes dérivant dans la dimension temporelle qui elle-même est une onde capable de faire traîner interminablement une minute et filer une année. »

C’est là que le bas blesse

(photo n’ayant rien à voir avec le propos…c’est juste une petite onde parasite )

Car je tiens à rappeler que toute chose n’admet pas nécessairement un contraire et qu’autrement dit (précise-je) il ne faut pas oublier qu’une chose et son contraire existent conjointement.

Fort de cette savante introduction (narcisse-je) je pourrai dès lors, après avoir fait dans le post précédent l’apologie du songe, en devenir son détracteur sans craindre l’aspect contradictoire de cette démarche puisqu’il ne s’agit pas d’opposer, mais de tenir ensemble, les deux termes d’un paradoxe qui devient par là même libérateur.

Rêver (poèterai-je), c’est toujours tisser un au-delà de la réalité pour tenter d’y échapper. C’est superposer à ce qui est, notre subtile toile arachnéenne afin de s’éblouir à cet illusoire firmament étoilé de rosée

« il n’y aura jamais de bonheur possible pour celui que tourmente un bonheur plus grand » écr