Version imprimable le jeune serait un vieux d'avant

si les vieux n'étaient pas âgés

"Si lourd est le poids des expirés qu'il déséquilibre l'économie des sphères. Cette prodigieuse quantité d'âmes tourne en vain sur elle-même!"

Pierre Klossowski, le Baphomet

Heureusement qu'il y a la mort.
D'abord, la nôtre propre; ensuite, celle des autres.
Je m'ennuierais à crever si je n'avais pas la certitude de mon prochain trépas, car alors rien ne me ferait bouger. Nulle sensation ne me transpercerait l'âme, nulle rencontre ne ferait se lever le jour, se couler la nuit.

Rien ne me pousserait à apprendre.
Sans ma mort programmée (et si possible, soudaine), je suis certain que personne ne me regretterait (ce qui, d'une part n'est pas garanti, et d'autre part me ferait une belle jambe).
Sans certitude de passer la rampe, sans le procédé de nos évolutions tant physique qu'intellectuello-machin et spiritualo-psychozaguée, ne serions-nous pas dès le départ prisonniers du fait accompli? (ah leblase, quelle profondeur à deux balles!)
Donc heureusement.
Mais sauf que.
Contrairement aux principes sacrés d'égoïsmes qui nous fondent, la mort de nos proches est dure à supporter.
Pourquoi dans ces cas-là ne nous exclamons-nous pas en inspirant une bonne goulée d'air chargé des microparticules diverses et variées que nous émettons de façon à vieillir les jeunes plus vite tout en rallongeant nos vies:

"plutôt lui que moi" ou autres "c'est pas passé loin"?
La mort de nos proches, donc. Mais également les morts massives, dans le sens morts en masse ou accumulées géographiquement, nous tirent des larmes à 20 heures et nous procurent d'excellentes occasions d'avoir l'air concerné par autre chose que notre prochaine paire de Ferragamo (du 44 pour moi).
Pourtant notre décès perso n'est une chance et ne nous est acceptable que si nous laissons la place à d'autres: traînailler une agonie ou une supergérontotruc généralisée, une décrépitude lancinante ou une décomposition malodorante n'est en effet pas le type de perspective glamour que nous envisageons pour les cinquante prochaines années.
Pourquoi parler de mort alors que le temps des vacances approche?
Pourquoi parler de notre propre mort, alors que, le monde n'étant qu'une projection mentale, nous n'en aurons aucune conscience?


Pourquoi tenter de réfléchir à la mort,
alors que nous ne comprenons déjà rien à la vie?
Pourquoi publier une telle note? Vraiment!

Commentaires

Le destin d'ange heureux de Leblase

Toi t'as encore failli de casser un ongle pour songer à des trucs pareils. Ca va mieux maintenant ?

 

Durell N. Moriarty | Le 10/07/2006 à 20:01 | [^] | Répondre

Re: Le destin d'ange heureux de Leblase

Et toi ?
Ton dos ?
Déplié ?

 

Jo | Le 10/07/2006 à 22:49 | [^] | Répondre

Re: Re: Le destin d'ange heureux de Leblase

Qui ça ?
Moi ?
Mon dos ?
Aye!

P'tain, où suis-je ?
J'ai dormi ?
Mais à qui donc sont ses mollets ?

 

Durell N. Moriarty | Le 21/07/2006 à 11:37 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Le destin d'ange heureux de Leblase

Où tu es !?
Dans un repaire d'ange heureux, tu l'as dit toi-même.

Alors méfie-toi : ces mollets sont peut-être les biceps de complex (on ne sait jamais... à force de traverser l'atlantique à la rame...)

 

Jo | Le 21/07/2006 à 12:08 | [^] | Répondre

Re: Le destin d'ange heureux de Leblase

DNM
T'as tout deviné.
Et juste après que j'aie fini de me vernir les ongles, en plus! ça craint, parfois, mais comme dit la patronne du palais de l'ongle: "things happen".

 

leblase | Le 11/07/2006 à 01:31 | [^] | Répondre

comment parler de la mort?

 

 

ancolie | Le 10/07/2006 à 22:45 | [^] | Répondre

Re: comment parler de la mort?

ancolie,
Tu ne veux pas ou tu ne peux pas ?

 

Jo | Le 10/07/2006 à 22:57 | [^] | Répondre

Re: comment parler de la mort?

Faudrait-il croire qu'on ne pourrait en parler puisque mon comm est maladroitement parti avant que je n'ai rien eu le temps d'en écrire!
Et pourtant, que nous en avons  parlé beaucoup aujourd'hui ! (coïncidence alors que tu écrivais ce billet?). Pour raison de "travaux pratiques" : le petit lapinou de notre Bartimé n'a pas aimé la chaleur de ce 10 juillet. Alors depuis ce soir,

 
il pousse une fleur soleil sous le vieil abricotier...



 

ancolie | Le 10/07/2006 à 23:06 | [^] | Répondre

Re: Re: comment parler de la mort?

Bonjour ancolie,
Tu parles de la rencontre de la mort par un enfant.
Ca me fait penser à l'histoire ci-dessous.
Sans aucune volonté de comparaison. Juste parce que j'ai décidé un jour de vous balancer tout ce qui me vient à la cervelle.


Il est pédiatre.
Il vient de prendre la direction d’un service de pédiatrie quelque part en afrique.
Il y a une mortalité importante. Mais aucune statistique. Juste de grands registres sur des années entières, répertoriant les entrées et les sorties du service.
Sorties guéri ou sorties péri.
Pas de stats, et pas suffisamment de personnel pour compulser les montagnes de registres. Pour comprendre ce qui se passe, améliorer l’efficacité du service, obtenir des budgets, agir, il a besoin de stats.
C’est vital.

Il a une fille de douze ans.
Qui ne fait pas grand chose de ses vacances.
Il conçoit des tableaux. Les lui donne avec les registres. Lui explique :
« là tu as les principales maladies, là les âges, là les années, là… Pour chaque ligne du registre, tu mets des bâtons dans les cases en fabriquant des carrés barrés d’une diagonale (ça fait 5 par carré, c’est plus facile à recompter). A chaque fois qu’il y a écrit DCD, tu fais un bâton dans cette colonne-ci. »

Elle fait ça quelques heures par jour pendant les grandes vacances.
Il y a des noms de maladie un peu glauques du genre « kwashiorkor »… qu’elle se fait expliquer.
Et puis il y a des maladies « normales », du genre rougeole…
Elle a eu la rougeole l’année dernière… Une super raison de manquer l’école… Il y a quand même vachement de DCD en face de rougeole…
Quand on ne fait que mettre des bâtons dans des cases, les heures s’écoulent lentement et on a tout loisir de penser, de laisser son esprit vagabonder, de comparer les chiffres, de constater qu’il y a des saisons pour le choléra, de mettre en place un plan de négociation pour obtenir la paire de tennis convoitée,...
… DCD… DCD… DCD…

Un soir où il est de garde, elle lui apporte son repas. Comme elle le fait de temps en temps. Les frichtis maison sont plus appétissants que ceux de l’hôpital.
Ce soir là, tout à coup, une femme sort dans le couloir en hurlant, un bébé dans les bras. Mort ? Pas tout à fait peut-être. Et puis finalement oui.
Elle se fait discrète, ne bronche pas, attend la fin de l’ « incident », dépose ses gamelles et s’éclipse.
Aujourd’hui, les trois lettres ont pris corps sous ses yeux.
…DCD

 

Jo | Le 11/07/2006 à 17:11 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: comment parler de la mort?

Jo
Très belle histoire. Très bien racontée. A se demander si tu ne fus pas la petite fille en question.

 

leblase | Le 11/07/2006 à 17:56 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: comment parler de la mort?

C'est également ce que j'ai pensé en découvrant l'histoire racontée par Jo. Qu'importe en fait de savoir si c'est l'histoire ou non de Jo. Nous savons maintenant qu Jo sait raconter des histoires et ménager son effet. J'observe d'ailleurs que l'exercice la tente de plus en plus, vous avez remarqué aussi ?

 

jlb | Le 11/07/2006 à 18:12 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: comment parler de la mort?

leblase & jlb,
Merci du compliment :-)

 

Jo | Le 11/07/2006 à 18:42 | [^] | Répondre

Quelle ambiance par ici !

J'espère que je ne l'ai pas trop influencée tant il est vrai que le sujet me tarabustine : la disparition de proches, ma propre disparition sociale, ma proximité avec ce qui pourrait ressembler à une fin...

Et des questions comme celles que tu poses, leblase, qui surgissent : pour laisser la place à qui ? à quoi ? de quelle façon ?

On pourrait faire le lien avec l'échange rapporté par Jo (pourqoui choisir les dernières lettres de l'alphabet ?) mais il me semble que je ne partage pas cela avec mon fils, du moins aujourd'hui. Je ne pense pas qu'il saisisse vraiment mon tourment. Il le subit une fois de plus et certainement qu'il en souffre aussi, sans que nous puissions pour autant exprimer notre souffrance réciproque.

 

jlb | Le 10/07/2006 à 23:48 | [^] | Répondre

Re: Quelle ambiance par ici !

jlb
ta "disparition sociale",... Voilà un sujet très réel, qui a toujours influencé l'Histoire, l'Homme étant un tel animal social.Un sujet difficile et douloureux bien qu'en un sens illusoire



Illusoires le Grand Chagrin et les Te Deum

C'est le moment où l'individu repart à la découverte de ses trésors uniques, de ce qui fait de lui un être qui, s'il peut laisser sa place à un autre, ne peut pas pour autant être remplacé.
Tu n'as pas influencé ce billet, mais l'aurais-tu fait, quel mal à çà?
Tu nous donnes de temps à autre cette incroyable confiance: parler de tes épreuves avec cette générosité si particulière qui est la tienne, sans pathos émotionnel, simplement et avec bonté,ce qui a permis à ceux qui l'ont saisi d'aborder avec toi, d'égal à égal le sujet qui devrait être le plus banal de tous, mais que nous évitons souvent de soulever en société, et que d'un point de vue médico-technique et chronologique tu sembles être le plus proche à entrevoir.
C'est véritablement , de ta part, de la transmission d'expérience.
Non, j'ai abordé ce sujet un peu comme d'habitude, la tête en l'air et les doigts dans le nez pour vous offrir de l'espace, pour entendre vos mots et voir vos images, lire vos digressions, en me servant d'un petit truc qui m'a traversé l'esprit ou le corps.
Aussi, je m'étonne que tu avoues cette impuissance à exprimer avec ton fils cette souffrance éprouvée en commun.
Car tu en as les moyens et la bonté nécessaire.

De toutes manières, jlb

Nul ne sait vraiment qui en est le plus près

 

leblase | Le 11/07/2006 à 02:06 | [^] | Répondre

Re: Re: Quelle ambiance par ici !

Tout de même, par rapport aux 80 ans de notre sorcière locale, je devrais avoir un peu de marge ! Certes je peux paraître plus en danger mais, comme je dis souvent, avec la chance que j'ai je suis capable de durer encore et d'en enterrer plus d'un a priori plus vaillant. En fait, à ma façon, je suis moi aussi un pété de chance car malgré de sévères épreuves je m'en suis toujours sorti, si bien que je ne doute jamais même si j'accuse le coup, chaque coup, jusqu'au jour où je me ferai surprendre seulement ce sera vraiment pas surprise car j'y croirai jusqu'au bout, et je l'ai déjà vécu ce bout du bout mais je continuais de dire "ça va" !

Le paradoxe de cette situation, c'est que la même société qui me maintient en vie à grands frais ne va pas me rater par ailleurs parce que je n'ai plus été assez opérationnel pour assumer les charges et les responsabilités qui étaient les miennes lors de ma dernière phase très active. Outre ce passif à traîner, il faut découvrir un nouveau rythme et surtout de nouveaux motifs, dans un contexte où l'on ne peut plus compter sur son autorité précédente, laquelle est anihilée. C'est la disparition sociale que j'évoquais.

Alors que faire de cette vie une nouvelle fois brisée et prolongée ?
Certainement ce que tu dis :

C'est le moment où l'individu repart à la découverte de ses trésors uniques, de ce qui fait de lui un être qui, s'il peut laisser sa place à un autre, ne peut pas pour autant être remplacé.
notammment auprès de mon fils ou de mon épouse (j'ai la faiblesse de le croire pour cette dernière, ne serait-ce que par rapport à tout ce qu'on a enduré ensemble).

N'empêche il n'est pas évident de tout recommencer, après ce qu'on a vécu, en particulier vis à vis de ces proches. Les autres, les anciens familiers, il y a longtemps qu'ils ne le sont plus (pas nécessairement de leur fait d'ailleurs, c'est souvent réciproque).

Et puis on découvre de nouveaux familiers, il y a de nouveaux liens qui se tissent, et c'est cela aujourd'hui qui m'aide à vivre, au jour le jour, jour après jour, chaque jour après l'autre...

 

jlb | Le 11/07/2006 à 04:21 | [^] | Répondre

Re: Re: Quelle ambiance par ici !

La mort sociale j'ai connu aussi. Statut de consultant dans un grand groupe,  énorme salaire, caisse de fonction... Et du jour au lendemain, rien : pas d'indemnité de chômage, crédit à payer, huissiers, choix à faire entre le paquet de clopes ou les tickets de RER pour aller à Paris, les "amis" qui ne vous prennent plus au téléphone ("Monsieur Dugenoux est en rendez-vous en ce moment, il vous rappelle"), les marches des heures et des heures dans la journée pour apprendre à ne plus penser, pour casser les boules d'angoisse dans la gorge et les noeuds dans le ventre... Cela a duré trois ans. Et quelques années ensuite de remontée lente.
J'ai lu récemment qu'en Australie ou en Nouvelle Guinée quand on banissait quelqu'un du clan, on lui retirait son nom et que certains en mourraient réellement en deux ou trois jours ! La mort sociale ressemble un peu à ça ; plus d'appartenance à un groupe, plus de repères, plus d'identité, plus de moyens, plus de forces. Seul. Plein de choses qui tombent, se décantent.  
Je ne sais pas comment je suis sorti du tunnel. Refus de m'apitoyer sur ma pomme. Considération sur les détresses vraies de certaines personnes, autour de soi, à l'étranger. Regard aussi sur la joie de vivre que certaines personnes gravement accidentées et handicapées réapprennent... Je ne sais pas. Certitude sans doute qu'après l'orage vient le beau temps et que les "chutes" sont de simples aléas comme les "ascensions". Je ne sais pas.
Des gens passés par ce type d'épreuves, j'en connais ou en ai connus. Certains en sortent aigris, cassés, méchants. D'autres, plus humains et très distants face au fric et et au pouvoir. Et avec un autre regard, plus perçant sur les hommes, les comédies de leur ego, leurs peurs, leurs petits calculs...
Je ne sais pas si JLB est sorti du gué ou s'il en plein dedans. Il faut décider de poser ses valoches, de laisser sur le côté les pbs qu'on ne peut pas traiter ou résoudre. Attendre, attendre qu'une forme d'alchimie opère en soi. Quand elle a fait son oeuvre (putréfaction, macération, noir inclus), tout s'ouvre à nouveau, presque naturellement.
Leblase, j'aime beaucoup tes mots : "difficile, douloureux... illusoire". Illusoire sans aucun doute.   

 

yves | Le 11/07/2006 à 16:58 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Quelle ambiance par ici !

Manifestement tu sais de quoi qu'on cause et de ce qu'il en retourne. Je n'ai rien à ajouter. Je me contente pour l'instant de me concentrer sur mon traitement, c'est le plus simple finalement (même si cela peut impressionner de l'extérieur) et je vis tout ce que je peux par ailleurs -et je peux peu- comme cela vient. Inutile en effet d'essayer d'assumer ce que je ne puis plus aujourd'hui. D'un autre côté, ce que je découvre c'est exceptionnel car probablement je ne me serais jamais accordé une telle liberté dans des circonstances normales, pris dans l'entrelac de nos multiples obligations...

 

jlb | Le 11/07/2006 à 17:37 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Quelle ambiance par ici !

Yves,
jlb
Il y a donc la disparition sociale
la mort sociale
l'isolement social
l''identité sociale ou son absence.


Dans certains coins ce n'est pas toi que l'on pleure,
 mais ta voiture.
Parce qu' elle est ton identité sociale?

Sans vouloir faire pleurer sur les pipeul, il m'est arrivé de tomber chez des individus (généralement des femmes d'ailleurs) immensément riches et extraordinairement inexistants du point de vue social, prêts à dépenser des sommes faramineuses pour créer des liens (je vous recommande pour la enième fois "Linked" de Barabasi) théorie sur la quasi impossibilité de n'être connecté à rien), et ne réussissant pas malgré tout à créer une différence.
Idem pour des gens très connus(mais alors vraiment très très connus) mais intérieurement inexistants au point où j'ai pu, en tête à tête, oublier la présence d'une d'entre elles en moins d'une heure.
Parce que c'est l'être, le Soi qui ouvre les portes. La capacité à donner sans calcul (par opposition au "double lien" où le donneur ne donne que pour prendre), le désir d'apprendre et la patience d'enseigner.






 

leblase | Le 11/07/2006 à 18:36 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Quelle ambiance par ici !

Ce que tu dis est très beau et très juste me semble-t-il. Il y a deux temps :
- celui de la "perte" des éléments constitutifs de l'ego, et plus précisément de ce que les soufis appellent le nafs amara je crois, l'ego pour être vu, celui que l'on montre, et auquel on adhère à se regarder dans le miroir des yeux des autres.
- celui du début de l'ouverture et du don.
On "meurt", on "renaît" plus ample, plus décanté. Il y a dans le mythe de Noë quelque chose d'un peu semblable à ce qui se passe avec les chrysalides. Un ego qui s'enferme dans ses convictions, ses certitudes (le monde extérieur est jaugé, jugé au travers d'un regard limité, une barrière permenente existe entre soi et les autres, on refait le monde de manière délirante, comme un démiurge) et puis à un moment l'étouffement, la fermeture, le pourrissement. Ce n'est plus le corbeau que l'on envoie et qui revient avec le même regard, l'absence de vie ailleurs, mais une colombe, l'ouverture à l'autre qu'on avait toujours retenue, qui ramène un rameau d'olivier, preuve que la vie à continué hors de soi, a toujours été là, derrière nos délires. Alors on peut sortir, s'envoler. Autres espaces. 

 

yves | Le 11/07/2006 à 19:01 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Quelle ambiance par ici !

Yves,
C'est vrai, on peut sortir, s'envoler, mais un nouveau danger nous guette: celui de croire que ça y est, on a tout compris et qu'on ne retombera pas dans les vieux pièges egotiques (le démon prend toutes les formes).
Il faut alors rester vigilants, refuser de croire à sa propre victoire, demeurer éveillé dans le chemin qui élève (la simplicité, généralement)


With a little help from our friends

 

leblase | Le 12/07/2006 à 09:41 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Quelle ambiance par ici !

Oui, avec une très, très grosse aide de leur part :-)

 

yves | Le 12/07/2006 à 10:59 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Quelle ambiance par ici !

... et il y a aussi des fractures sociales.
Il semblerait d'apr

 

fritures cosmique | Le 18/07/2006 à 05:45 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Quelle ambiance par ici !

Joli com mon Yves. Je t'embrasse fort.

 

Yael | Le 11/07/2006 à 21:01 | [^] | Répondre

Re: Quelle ambiance par ici !

jlb,
C'est drôle que tu poses cette question, je me la suis posée plusieurs fois depuis hier : pourquoi choisir les dernières lettres de l'alphabet !?
J'ai failli utiliser A, B, C et D, et puis quelque chose m'a gênée et j'ai pris W, X, Y et Z. Et depuis je me demande pourquoi, alors que j'ai franchement d'autres chats à fouetter (même pas vrai ! étant de la même espèce, je leur fais que des câlins).

Bon, pour alléger l'ambiance et passer par dessus ces considérations vaseuses autour des lettres de l'alphabet... je te suis depuis le billet précédent :


pirouette !

 

Jo | Le 11/07/2006 à 15:09 | [^] | Répondre

La mort est fausse

Pour dire des banalités, la mort est sûrement l'aspect le plus facinent de la vie. Bon, ça c'est fait.
Mais quelle mort ? Une sorte de carrefour en gros. Personne ne l'a vu mais tout le monde prétend le connaitre. Pour les monothéïstes, on peut aller soit au Paradis (à droite) soit à l'enfer (à gauche). Si vous êtes bouddhiste aller tout droit passer par l'échangeur de möbius pour revenir de l'autre côté.

Un peu comme une journée sans fin...
Insert de leblase: bou9al, désolé. En voulant réduire la taille de ton image,-qui était très bien en plus!- je l'ai carrément envoyée dans la tombe (pour infos voir plus bas le comm' de jlb)
Et pour les autres, rien.

Un trou noir, un mur, une équipe de surprise surprise vous félicitant d'avoir participé à la plus grande farce de ... heu ... de la métavie :)

 

bou9al | Le 11/07/2006 à 01:15 | [^] | Répondre

Re: La mort est fausse

Oooops,
Une publicité s'est incrustée dans mon message
:(((

 

bou9al | Le 11/07/2006 à 10:10 | [^] | Répondre

Re: La mort est fausse

bou9al
C'est vrai, la mort est fausse. Tout au moins la plupart du temps. D'ailleurs très peu de gens ont apporté des éléments de preuve pour en affirmer l'existence.
C'est un peu la même chose que pour la vie, non?
Si peu de gens vivent leur vie.
Très peu de gens meurent leur mort.
On en vient à se demander si tout ça n'est pas une blague. Et puis on se rend compte que ce n'est peut-être ni la vie ni la mort qui sont fausses (dans le sens où elles n'existent pas).
Dieu et le Démon se payent notre tête,


C'est nous qui serions faux. De vastes farces.

 

leblase | Le 11/07/2006 à 12:06 | [^] | Répondre

Re: Re: La mort est fausse

Leblase, sous IE, cette troupe de bou9al ne se contente pas d'écraser mais leurs ronflements décalent toute la colonne... Garde à vous ! Sanction proposée : un width="400" ou un width="100%" dans le <img src=""...

Je profite de cette occasion pour inviter les uns et les autres à faire un peu attention au format des photos qu'ils publient. Je sais que cela brise un peu la spontanéité avec l'immiscion de la technique dans un geste créatif mais il faut penser aussi au résultat et à l'affichage. Bien sûr, la plupart du temps le système s'arrange avec ce qui est publié et le haut débit compense. Nous pourrions cependant améliorer les conditions d'affichage en observant une règle simple : pas d'image de plus de 400 ou 450 pixels de large et de quelques dizaines de K Une image de 20K est bien suffisante à cette définition or je vois trop souvent des images de taille et de poids disproportionnés. Pensez à Nonihil...

 

jlb | Le 11/07/2006 à 12:51 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: La mort est fausse

jlb,
Pour la taille des photos, j'essayais de rester autour des 70Ko.
Pourquoi ? je sais pas moi ! arrête de m'embêter avec tes questions !
Sans doute que ça me paraissait un rapport qualité/poids acceptable.
Mais évidemment je frôlait souvent les 120, voire 150...
La pirouette (qui n'en est pas une) ci-dessus en pèse 17, je crois, et là je trouve un peu limite, mais bon, après ça dépend du sujet et du degré de détail qu'on veut faire passer...

Quant à nonihil... j'ai peur qu'il ne soit pas seul dans son cas dans ce multivers...

 

Jo | Le 11/07/2006 à 15:16 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: La mort est fausse

C'est comme dans tout : il faut trouver un équilibre. Au moins le rechercher !

Leblase.net c'est près de 400Mo d'images -certes pour notre plus grand bonheur- mais il faut les (télé)charger...

 

jlb | Le 11/07/2006 à 15:28 | [^] | Répondre

Re: La mort est fausse

Qui était superbe, surtout le deuxième au premier rang, bouche ouverte et bras dépassant de la table, comme un bébé.

Leblase tu déconnes !
Mais normalement, si tu cherches dans tes fichiers en les triant par date (fonctionnalité fournie récemment par stéphane je crois), alors tu devrais la retrouver facilement par son nom.
En fait tu ne l'as pas effacée elle, mais le lien vers elle dans le commentaire. Il te suffit de réinsérer le lien.

 

Jo | Le 11/07/2006 à 17:47 | [^] | Répondre

Re: Re: La mort est fausse

Tu as encore été plus prompte que moi sur ce coup. Dis-moi justement : je te trouve bien vive malgré ton âge canonnique, tu es sur tous les fronts, tu suis tout, tu vois tout, tu saisis tout... Quel est donc ton secret, sorcière ? C'est moi qui vais te soumettre à la torture !

 

jlb | Le 11/07/2006 à 18:28 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: La mort est fausse

jlb
Okay, Jo a été prompte et tout et tout, mais si je réinserais le lien de l'image en question, ça n'en modifierait pas la taille!
De toutes manières l'image était en en httpetcetcpointjpg, et ne figure donc pas dans la gestion des images

 

leblase | Le 11/07/2006 à 18:45 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: La mort est fausse

En plus tu avais réussi à la contenir dans sa colonne, j'étais fier. Et puis voilà, patatrac : plus d'image ! Je ne sais pas comment tu as fait  pour à la fois supprimer l'image ET valider ton erreur, très fort ! Maintenant il faut que bou9al te refournisse l'url de l'image pour que tu puisses la réinsérer en mode html (bouton [<>]) avec la syntaxe : <img width="100%" border="2" src="url de l'image.jpg" title="crédit : bou9al">. Tu es sûr qu'elle n'est pas encore dans le code et que ce n'est pas juste un problème de syntaxe, de balise non refermée par exemple après que tu sois intervenu ?

 

jlb | Le 11/07/2006 à 19:15 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: La mort est fausse

jlb
Comme dirait Folie
J'en suis extrêmement très sûr beaucoup

 

leblase | Le 11/07/2006 à 19:29 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: La mort est fausse

Bon, devant l'insistance générale, je réinsère l'image

Je ne sais pas si ça va marcher cette fois ci dont je met le lien aussi Armée
Le topic semble rattrapper cette image. Leblase l'a TUER.
Ou peut être a-t-elle choisit la liberté absolue ? Celle de mettre fin à sa vie...

 

Anonyme | Le 12/07/2006 à 00:51 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: La mort est fausse

bou9al
T'as bien fait de reviendre avec ton amphithéâtre militarisé: il y avait en effet une forte demande.
J'en ai profité pour l'agrandir un peu quand même (le monsieur jlb dit qu'on peut aller jusqu'à 400, et tu avais visé trop modestement à 290).
Eh, quoi? leblase a TUER personne! C'est pas moi, c'est l'autre, I need a lawyer!

 

leblase | Le 12/07/2006 à 09:33 | [^] | Répondre

Ah ben oui ...

... Ca risque d'etre pas loin d'la verité : D'abord la mienne, ensuite celle des autres.

Hinhinh..gn.

 

Folie Privée | Le 11/07/2006 à 12:19 | [^] | Répondre

Re: Ah ben oui ...

Folie
Oh l'autre!
Toujours toi d'abord. Pas question, tu fais la queue, comme tout le monde!

 

leblase | Le 11/07/2006 à 17:43 | [^] | Répondre

Confidence : j'ai fait promettre à tous mes proches de me laisser mourir la première.
Ils ont tous signé (plus ou moins sous la torture), sauf mes parents, mais eux seuls ont le droit de se barrer avant.

 

Jo | Le 11/07/2006 à 15:20 | [^] | Répondre

Re:

Moi, j'ai pas signé... Quant à la torture, j'rigole !

(Tu as vu comment je m'abroge le statut de proche ? Et une question de plus...)

 

jlb | Le 11/07/2006 à 15:35 | [^] | Répondre

Etonnant ce lapsus qui mélange abroger et arroger !

Oui, j'ai vu.
Que te dire ?
Le lapsus illustre probablement à quel point tu sais que c'est nahouak ! ;-)

C'est quoi un(e) proche ?
Je ne sais pas bien, mais dans mon esprit ça a forcément à voir avec le temps.
Beaucoup de temps.

 

Jo | Le 12/07/2006 à 12:25 | [^] | Répondre

Re:

Pas mal le lapsus en effet. C'est la faute à leblase qui nous empêche de nous corriger après coup !

Quant à la proximité, je suis d'accord bien entendu avec la composante du temps, mais ne fréquentons-nous pas la même planète depuis un certain temps, l'un et l'autre ? Cela ne suffit pas à créer une certaine proximité ? On n'a peut-être pas vécu grand chose ensemble mais on a partagé beaucoup de choses pour autant, depuis le temps. Nous le réalisons ici.

 

jlb | Le 12/07/2006 à 12:42 | [^] | Répondre

Non, monsieur jlb, on dit "c'est grâce à leblase qui nous empêche de nous corriger après coup !" ;-)

Oui, partagé beaucoup de choses...
Mais quelque chose me frappe, et j'y repensais au sujet de Yaël, par exemple, puisqu'on parle d'elle... et aussi en disant à donydami que je suis une championne des "yeux muets" sur les autres blogs, principalement les blogs des gens d'ici.
Je n'arrive pas à formuler ça correctement.
Yaël, mitra, donydami, complex, marina, laseine, folie, dnm, kayenne, jlb, leblase, archignac, l'ours, elle, ancolie, la duchesse, yves, kate, et tant d'autres... beaucoup partagé en finalement peu de temps, de façon très différente avec chacun(e), beaucoup appris, beaucoup de plaisir, des mouvements d'humeur, beaucoup de joie, de l'énervement, énormément d'amour (non, là c'est pas pour de rire, j'ai pas oublié le smiley, je pèse mes mots).

Mais quelque chose m'échappe dans la vision, dans la pratique de ce partage, quelque chose qui a trait au feedback.
Quelque chose qui a trait aux réactions que suscitent ou non les actions ou les non-actions croisées de tout(e)s les intervenant(e)s.
Quelque chose qui existe aussi dans la vie "réelle" mais qui prend ici une autre dimension. Peut-être parce que l'interprétation en est moins immédiate (j'ai pas dit moins juste).
Quelque chose qui a un rapport certain pour moi avec ce dont vous parlez leblase, yves et toi depuis hier. Parce que, si on regarde bien, ne tourne-t-on pas autour de la même notion dans "feedback sur partage" et "reconnaissance sociale" ?

Bref, je tourne autour, je l'effleure, je la percute, je la frôle, je la pénètre, je la heurte, je m'y débats, je l'absorbe, je l'expulse, je m'en enveloppe, je m'en délivre, je m'y roule et je ne sais pas ce que c'est. Et je suis littéralement fascinée.
Cette chose qui fait que c'est vous, dont je suis imprégnée depuis tout ce temps, et que ce n'est pas vous...
Alors je vous sens très proches, tou(te)s, plus ou moins, c'est sûr, mais vous êtes loin d'être des proches.
Et il n'est pas question de se demander si c'est bien ou pas. C'est comme ça.
Bien sûr, avec certain(e)s d'entre vous c'est susceptible de changer si les contacts non virtuels se développent, mais là on sort du sujet.

du sujet ?
quel sujet ?
il y avait un sujet ?
ben si c'est le cas alors je suis hors sujet...

 

Jo | Le 12/07/2006 à 15:13 | [^] | Répondre

Re:

Là, tu m'as bien égaré ! Le feedback en question, nous l'avons ici, non ? Est-ce le filtre qui te gène ?
(tu m'as tellement embrouillé que je ne trouve plus mes mots)

 

jlb | Le 12/07/2006 à 16:51 | [^] | Répondre

Egaré, jlb ?
C'est parfait !
Y a pas d'raison que je sois seule à pédaler dans la semoule !

 

Jo | Le 12/07/2006 à 22:44 | [^] | Répondre

Re:

Bonjour Jo,
Tu n'es jamais hors sujet. Pour ma part j'aime beaucoup ta manière d'élargir les débats, de décaler les angles de vue.

 

yves | Le 12/07/2006 à 16:59 | [^] | Répondre

Bonjour Yves !
Ou plutôt bonsoir.
C'est gentil de me dire ça. J'apprécie.
Mais sur ce coup là j'ai peur que l'angle ne soit pas assez aigü... J'y reviendrai peut-être, si je trouve un autre éclairage. ;-)

 

Jo | Le 12/07/2006 à 23:11 | [^] | Répondre

Un privilège, le cas échéant

Dire en effet que j'ai peut-être croisé donydami lors de mes séjours hospitaliers, ou que je le croiserai ! Je n'avais jamais lu quelque chose comme cela, un témoignage aussi juste, aussi sensible, de cette confrontation si singulière... En commun ? Cela me touche beaucoup.

 

jlb | Le 11/07/2006 à 17:00 | [^] | Répondre

Re: Un privilège, le cas échéant

Nom de Zeus !
jlb !
A quel moment ai-je cessé de chercher un lien dans la signature de donydami ?
A quel moment me suis-je dit : tant pis, son ébauche de blog à deux a disparu et il n'y a plus rien... c'est dommage... comment le lui dire ?...
A quel moment ?
Et ça fait plus de deux mois que je rate
ça !!!

Merde, jlb !
Merci pour ce lien.
Merci.
Vraiment.

 

Jo | Le 11/07/2006 à 17:41 | [^] | Répondre

Re: Re: Un privilège, le cas échéant

Je découvre moi aussi ce blog, ce qui m'amène un truc qui me chiffonne: une de celles qui m'ont incité à faire un blog strictement perso (mais où l'on sauverait tout de même la planète hein?) a décidé, après avoir vendu sa Ford Fiesta pourri il y a un an, d'arrêter son blog

Je rends donc un hommage mouillé à Yaelz,


poison féminin adorable et de mauvaise foi, véritable créatrice et midinette, qui m'a apporté un tas de liens dont certains vraiment pas recommandables (DNM, Archiinsupportablegnac, Kouig-les-gambettes, Yves), qui m'a engueulé par mail (mais qui m'a aussi fait des gros poutous par le même canal).
Malgré  des goûts musicaux (Mariah Carey, Michel Jonasz) ou cinématographiques (Lelouch) infiniment regrettables Yaelz la blogueuse vous plaquait son authenticité dans la tronche et parlait de choses qui traversaient sa vie avec humour et profondeur; elle exprimait et partageait généreusement une intimité riche et rare avec la foule des nous.(les plus subtils noteront l'emploi bien lourd de l'imparfait genre funérailles pour l'inciter à revenir soon)

 

leblase | Le 11/07/2006 à 19:54 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Un privilège, le cas échéant

Sa véritable idole, l'homme de sa vie, c'est Guy Marchand, mais elle n'a jamais voulu le reconnaître :-))))

 

yves | Le 11/07/2006 à 21:06 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Un privilège, le cas échéant

Ptin en plus c'est vrai!!!

 

Yael | Le 11/07/2006 à 21:18 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Un privilège, le cas échéant

Oh l'ot, comment il m'enterre!

Merci beaucoup Leblase. Sincerement flatee de cet honneur post-blog mortem.

Mais je suis la a te surveiller, je n'vais nulle-part (heureusement parceque sinon j'aurais rate ton gentil hommage).
J'ai plus d'un mail enerve dans mon sac. ;)

(et je sais donner des coups de tete dignes de Zizou- demande a DNM)

 

Yael | Le 11/07/2006 à 21:18 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Un privilège, le cas échéant

Yael'zizounette,
pourquoi ne pas organiser une coupe du monde des blogueuses? Yves saurait te persuader; tu ferais ton come-back in-extremis et juste avant l'apothéose, tu partirais sur un authentique coup de tête et on comprendrait enfin que c'est toi qui depuis le début coachait Zidane en lui enseignant les dangers de l'irénisme.

 

donydami | Le 11/07/2006 à 22:32 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Un privilège, le cas échéant

;) Moi je suis pour. Je ne rate jamais une occasion de foutre une bonne tete.

 

Yaelz | Le 12/07/2006 à 10:10 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Un privilège, le cas échéant

Yaelz, pour préparer ton geste (comme disent les chirurgiens) et réussir ton come-back :


insoutenable, l'irréparable sur le point de se produire...
et en même temps tellement notre condition (en rapport aussi bien avec le sujet de ce post)

 

jlb | Le 12/07/2006 à 14:58 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Un privilège, le cas échéant

Moi, j'ai la vrai histoire...

Tout est , la vérité sur le geste de Zi zidane (désolé)

Et du coup je reste dans le sujet du post : Zizou qui risque la mort médiatique pour sauver maurazzeti (ou un truc de ce style, on s'en fiche) d'une mort certaine...

 

bou9al | Le 12/07/2006 à 23:51 | [^] | Répondre

Re: Un privilège, le cas échéant

Hé bien, jlb, c'est moi qui suis touché maintenant.

 

donydami | Le 11/07/2006 à 22:04 | [^] | Répondre

Vive le vivant, vive les blogs !

Ce qui est surprenant sur les blogs, c'est que nous sommes comme épargnés par la mort. Prenez par exemple ce post dont c'est pourtant le sujet et où il est donc question de fins (des haricots), de dispartitions (d'images, de soi, d'images de soi) et d'hommages vibrants (et sincères) à l'endroit de blogueurgueuses qui ont cessé de bloguer (du moins dans notre orbe)... et bien ce post l'illustre parfaitement : les fins ici sont rarement définitives (du moins, on peut toujours l'espérer, et rien ne peut nous empêcher de l'espérer), les hommages ne sont jamais posthumes (ou on l'ignore), les dispartitions demeurent la plupart du temps provisoires. Un peu comme dans les contes de fées, quoi ! On croit la jolie princesse morte (à la blogosphère) et puis voilà que le Prince Charmant (un des travestissements de Leblase) lui adresse un hommage mouillé (selon ses propres termes) et qui se ranime ? je vous le demande ! Quel scénario !!! J'en suis encore tout ému...

 

jlb | Le 12/07/2006 à 09:35 | [^] | Répondre

Re: Vive le vivant, vive les blogs !

Qui se ravive ? eut été plus à propos, non ?

 

jlb | Le 12/07/2006 à 09:44 | [^] | Répondre

Re: Vive le vivant, vive les blogs !

jlb
Je me demande si le sujet de ce post est réellement la mort. Comme le dit Kate, celle-ci est indissociable de la vie. Et ainsi que je tente (avec ma balourdise et mon cryptocryptage habituels) de le laisser entendre, il s'agît de notre renaissance à chacun.
Au moment de nos vies où nous croyons avoir tout connu, où certains ressentent lassitude, épuisement, répétition, la vie nous balance un nouveau truc dans la gueule, et ça repart.
Ainsi tu as évoqué ta disparition sociale, ce qui a amené Yves à parler de la période où il a traversé la déchéance sociale, et en est remonté plus ouvert au monde qui l'entourait (d'accord, il a fallu après ça qu'il tombe sous le charme de Yael, mais reconnais que c'est là juste un manque de bol).
Mais ta fameuse disparition sociale me semble correspondre plus à la fin de ta période "entrepreneur dynamique" et quelque peu mono-obsessionnelle, pour déboucher sur autre chose: à te voir dans les films sur l'entrenet de l'université de la Fing défendre une vision autre que la perpétuelle récupération marchande; à suivre la façon dont tu aides non seuleemnt les viablogueurs mais les autres à relier les choses ou les actes, même si celà se passe dans la blogomêlée, il me semble que quelque chose se passe, non?
Là où ton corps souffrant t'oblige à opérer sur un autre plan, qui sait vers quoi ton intelligence et ton vécu vont aller? Tu évoquais l'autorité envolée, et c'était un très bon sujet. Très pertinent.Cependant, l'autorité peut aussi venir de la confiance que l'on t'accorde.
Et tu es me semble-t'il déjà bien barré dans cette voie.
Sans accorder d'importance au buzz médiatico-stupide de pas mal de blogs assoiffés de reconnaissance, dont le rêve principal est d'être cité dans Marie-Claire ou Libé (voir le pathétique exemple de Netizen), je crois qu'à l'image de ce qui se passe déjà dans quelques pays anglo-saxons, en Chine et au Japon, certaines activités bloguesques risquent d'avoir assez d'impact et d'influence en France pour créer une différence.
Quant ce qui t'a tant tému sur le magnifique con