Version imprimable Moitié vide

Mais gras double

"Plein de vide il avance.
  Plein.Vers le vide.
 Rien me devient une présence
 Rien n'est vide"

Jéroboam, Reims, 2002
 
Les jours sont comme les êtres, ils passent.
Depuis le point de vue du monde dont chacun se croit le centre on a l'impression de vivre des séances ou séquences: le jour vient, le jour est, le jour s'en va.
L'autre apparaît, l'autre accompagne, l'autre s'en va.
Manquerait plus que les trottoirs roulent

Manquerait plus que le rideau ne tombe

Alors que n'importe quel yogi à deux roupies vous soufflera entre deux Om que l'autre tout aussi illusoire que vous-même continue de vivre son déroulement même en votre absence.
Alors que n'importe quel astrophysicien à deux téléscopes vous dira entre deux corps célestes que le jour est permanent tant que l'astre vit (et encore: quand il meurt il diffuse longtemps encore une lumière supernovaïque: donc c'est le jour d'un autre, ou un autre jour).

Après tout on n'est pas au théâtre avec une entrée côté jardin et une autre côté cour.

C'est juste que nous avons du mal avec la continuité.
C'est juste que nous n'intégrons pas naturellement la réalité de l'hors de nous, même si intellectuellement, s'pas, on peut vous mettre du Balladur Baudrillard au dîner.
Dès qu'il fait nuit nous pensons que le jour n'est plus

Nous avons du mal avec la continuité, et avec la permanence.
Est-ce parce que, pour sécréter une substance indispensable au cerveau, il nous faut dormir et passer sur une autre sphère du vivant?
Est-ce parce nous entretenons l'illusion d'un certain contrôle dans l'état éveillé que nous accordons à celui-ci plus de crédit qu'à l'état du rêve?
Toujours est-il que dans nos limitations il en est du jour comme il en est de l'autre (allez, l'Autre).
Près de nous l'Autre semble plein de vie et susceptible de nous confronter (ou nous offrir) perpétuellement cette surprise merveilleuse et parfois douloureuse d'une énergie renouvelée, dissemblable, inattendue, vierge et parfois complémentaire.
Hors de notre vue (ouïe, toucher, odorat) l'Autre devient un fantasme: nous l'imaginons vaquant à telle ou telle méandre vitale, presque comme un bruit de fond, soudainement et automatiquement surchargé d'irréel jusqu'à sa prochaine (ré)apparition...

La Nature a peur de la peur de la Nature

Croyez-vous toujours que le plein contient?
Que le vide éjecte?
On en tient une couche, non?
Que le silence dort?
Que leblase a pris ses cachets?
Les absent(e)s ne sont-ilelles pas en nous?
Les absent(e)s ne sont-ilelles pas nous?

 

Commentaires

Sur la photo

Sur la photo où la dame montre son meilleur profit (elles sont toutes aussi coquettes les unes que les autres!),on a l'impression que l'abat jour de la lampe a beaucoup souffert. Pourquoi ?

 

Yves | Le 29/04/2008 à 20:09 | [^] | Répondre

Re: Sur la photo

Yves,
que veux-tu, de nos jours il est impossible de trouver des accessoires solides: lampe, abat-jour, guéridon, table de chevet, tout fout le camp mon bon monsieur.

Tu as raison pour le profil: c'est le meilleur, mais l'autre l'est aussi. D'ailleurs de face on constate la même chose. Double aussi, d'où l'expression paire de faces

 

leblase | Le 30/04/2008 à 12:20 | [^] | Répondre

plein jour

Ce matin la théière m'a parue pleine de bonté.

 

 

tilly | Le 30/04/2008 à 08:25 | [^] | Répondre

Re: plein jour

Héhé elle est bonne cele-là
ça me rappelle que si la théière est pour mon thé, le cendrier est pour des cendres.

Ceci mon petit déjeuner était plein de débouchés, bouchers et bouchés

 

leblase | Le 30/04/2008 à 12:33 | [^] | Répondre

l'herméneutique tac leblasienne


 
Est-ce parce nous entretenons l'illusion d'un certain contrôle dans l'état éveillé que nous accordons à celui-ci plus de crédit qu'à l'état du rêve?


 

elle | Le 30/04/2008 à 11:19 | [^] | Répondre

Re: l'herméneutique tac leblasienne

Elle,
Voilà une image très onirique: est-ce le rêve d'un homme, ou celui d'une femme qui rêve d'un homme qui rêve d'une maison?
Cette idée fausse de contrôle de la réalité, sur laquelle tu as justement percuté est sans cesse contredite par notre manque de connaissances, qui nous fait prendre pour mystérieux  ce que nous ignoros, ou magique ce que nous découvrons.


Ainsi l'autre jour, marchant avec la Sirène,
nous fûmes intrigués par cette herbe qui faisait des noeuds.


Evidemment comme la Sirène est un être des mers, elle ne savait pas grand-chose aux herbes; comme je suis un homme de goudron, j'ignorais la raison d'être d'une telle circonvolution sur deux plantes. 
En raisonnant selon le principe du présent billet, je pouvais tout supposer:
  • des gitans laissant un signe à d'autres gitans
  • deux amoureux timides qui au lieu de s'embrasser auraient tourneboulé nerveusement ces touffes
  • Un maître- jardinier appliquant une méthode sophistiquée pour déformer une plante
  • l'éclosion d'extra-terrestres venus sur terre pour effacer le shplouc.
  • Un signe divin pour nous apprendre que les couples, s'ils ne laissent pas chacun des membres se développer selon sa personnalité propres, resteront chacun noués, fermés, éloignés.
Je ne sais toujours pas

 

leblase | Le 30/04/2008 à 12:52 | [^] | Répondre

Lent dehors (beau titre piqué au beau roman de Philippe Djian)

Ici donc, leblase semblerait nous tendre plusieurs perches :

  • la jalousie
  • l’invention du téléphone portable (T’es ou ?)
  • la cosmographie (j’aimais mieux le mot cosmogonie mais ca n’a rien à voir, j’ai vérifié)
  • la dilatation du temps
  • le somnambulisme
  • le spiritisme
  • ... ?

 

On y est pour un bout de temps.
Or comme le chantais le grand Devos « Se coucher tard nuit ».

 

tilly | Le 30/04/2008 à 14:21 | [^] | Répondre

Re: Lent dehors (beau titre piqué au beau roman de Philippe Djian)

Tilly,

Je pourrais vous tendre des perches (déjà que je vous présente des raies, un lieu jaune, noir, bleu, souvent même un bar)
mais alors, ta liste.. Pourquoi le téléphone portable? (où suis-je, d'ailleurs?)

 

leblase | Le 30/04/2008 à 17:40 | [^] | Répondre


Le vide m'a toujours semblé immatériel contrairement au plein !

 

mitra | Le 30/04/2008 à 17:18 | [^] | Répondre

Re:

Mitra,

Tilly
dirait que le vide est haut.

A la demande

Moi, je dirais que tu as un étrange et innocent (si si, innocent car tu ne pouvais pas savoir) pouvoir, une sensibilité qui te donne une prescience inconsciente.

En affichant ici et surtout maintenant cette image d'Yves Klein mimant le saut vers le toujours, tu t'insères dans une conversation que je viens juste de tenir avec le représentant d'une multinationale du plein, ce plein dont tant de gens sont vides, au cours de laquelle j'ai mentionné ce peintre génial et son meilleur ami, le sculpteur Jean Tinguely (il y en avait un troisième, le pilote de Formule Un Jo Siffert)...

Savais-tu que Klein répéta plusieurs fois ce saut? C'était un homme tellement extrême et tellement blagueur que lorsqu'il mourut (bien jeune) il fallut à Tinguely une semaine pour admettre que ce n'était pas une blague.
Celà lui brisa le coeur.
Des années plus tard, il bâtit une oeuvre colossale, le Cyclop, avec la collaboration d'autres artistes, en pleine forêt de Milly-la-Forêt.
Au haut de cette sculpture d'environ 20 mètres de haut, il créa une sorte de bassin carré qu'il remplit d'eau et baptisa "coucou à Yves".
Lorsque je lui ai demandé pourquoi il m'a répondu avec un de ses sourires qui faisaient craquer tout le monde:

"Comme Yves est au Paradis, lorsqu'il se penchera pour nous voir il y verra le reflet du ciel:


Il verra donc un de ses monochromes


(le monsieur de l'autre coté est le gardien des lieux)



 

leblase | Le 30/04/2008 à 17:37 | [^] | Répondre

Re:

Merci Blase, pour cette histoire comme on voudrait en entendre plus souvent tellement elle est belle. Merci mitra, pour l'avoir catalysée.

PS c'est marrant j'ai des périodes jeux de mots laids et puis tout d'un coup pfff plus rien hinhin

 

tilly | Le 30/04/2008 à 18:44 | [^] | Répondre

Re:

ahh, ces amies qui savent flatter nos monomanies ...

 

complex | Le 01/05/2008 à 01:41 | [^] | Répondre

Re: complex et l'esprit des 20 000 lieux sous l'amer

Complex,( tu me manques)
Monomaniaque et monogame le taulier ! 



la permanence des êtres et des choses est dans la couleur qu'elle donne aux lieux
( mac ba)

 

elle | Le 01/05/2008 à 07:34 | [^] | Répondre

Re: complex et l'esprit des 20 000 lieux sous l'amer

Elle
Beau cadrage
Belle lumière (ça ressemble à la Pinacothèque de Munich mais ce n'est pas ça)
Bel effet vitrail sur le mur à gauche.

Sur le fond oui la quesion se pose:

monomaniaque, monogame, monogamme (de musique, bien sûr), monotone monoculaire monoblase, monomentaire, monophage monophobe monopopaul


monolithique?

 

leblase | Le 01/05/2008 à 09:52 | [^] | Répondre

Re: complex et l'esprit des 20 000 lieux sous l'amer

pas mal, ta salle de bain.

 

complex | Le 01/05/2008 à 18:40 | [^] | Répondre

Re:

Complex,

Restez poly.

 

leblase | Le 01/05/2008 à 09:41 | [^] | Répondre

Re:

 

complex | Le 01/05/2008 à 15:40 | [^] | Répondre

Re:

J'avais dit poly,
pas pouliche.

 

leblase | Le 01/05/2008 à 17:44 | [^] | Répondre

Re:

je pensais à l'amour courtois.

 

complex | Le 01/05/2008 à 17:54 | [^] | Répondre

Re:

L'amour courtois, Complex?

Tout est question de rythme, comme vous le savez.
Aussi, plutôt qu'une pouliche, même parfaitement dressée,


Peut-être devriez-vous choisir une autre sorte de monture?

 

leblase | Le 01/05/2008 à 19:02 | [^] | Répondre

Re:

je vous laisse à vos fantasmes hermaphrodites.

 

complex | Le 01/05/2008 à 20:40 | [^] | Répondre

Re:

Vous m'en faites baver

 

leblase | Le 01/05/2008 à 21:04 | [^] | Répondre

c'est un peu cavalier !

Leblase,
Les filles qui viennent au lit avec des bottes, je trouve ça un peu cavalier.

 

Yves | Le 01/05/2008 à 22:42 | [^] | Répondre

hue dadas

Pas très légers vos chevau(x) Messieurs Yves, Complex et leblase réunis. Vous avez fait fuir les amazones.

Les dames préfèrent les hennissements de Julien dans La Cavalerie, les chevauchées fantastiques et les charges héroïques. Va falloir que vous soyez créatifs pour rattraper le coup !

 

tilly | Le 02/05/2008 à 14:59 | [^] | Répondre

Re: hue dadas

tilly qui ergote...histoire de faire retentir l'enclume encore une fois...je monte avec des éperons...très stimulant :)))

 

kb | Le 02/05/2008 à 18:00 | [^] | Répondre

Re: hue dadas

et de surcroît ça ne manque pas de selle.

 

yves | Le 02/05/2008 à 18:04 | [^] | Répondre

Re: hue dadas

Désolé Tilly,
Mais tu sais ce que c'est: si on me montre une photo (de H.Newton) d'une jolie teutonne à quatre pattes sur un lit, avec une selle sur le dos, je n'ai pas envie de disserter sur les mérites comparés du S&P et du Dow.

Je ne crois pas d'ailleurs que ce soit celà qui ait fait fuire les autres chères tourterelles effrontées: ce serait plutôt qu'après le brin de muguet, puis le brin de causette, vient l'autre brun brin..
Et puis, ne blagueriez-vous jamais à nos dépens?


Notamment sur certains véhicules en panne?

 

leblase | Le 02/05/2008 à 18:46 | [^] | Répondre

Re: hue dadas

O leblase gentleman farmer , 
nous connaissons tous ici ton engagement pour le monde paysan 
mais  est-ce le même tracteur poussif et crachotant  que tu utilises aussi pour  les transports amoureux ?


(ma derniére image ce n'était pas Munchen mais  le MAC de Barcelona.)

 

elle | Le 05/05/2008 à 09:45 | [^] | Répondre

Re: hue dadas

Ah non, Elle,
Pour les transports amoureux,ce vieux tracteur pourri (mais phallique) ne fera pas l'affaire.
En fait j'utilise du costaud, et du mobile


car comme tu sais, il me faut un accès à la mer

 

leblase | Le 05/05/2008 à 11:16 | [^] | Répondre

Re: hue dadas



mobile toi même!

 

elle | Le 05/05/2008 à 16:42 | [^] | Répondre

Re: hue dadas

Jolis petons ! Et quand on clique sur l'image, c'est encore mieux.

 

yves | Le 05/05/2008 à 17:19 | [^] | Répondre

petit tas de pois

Blase,
je me disais aussi que j'avais bien cru t'apercevoir

là-bas au loin dans la brume du soir

Sais-tu qu'au pied de ton premier caillou, Aconit nous a fait découvrir une colonie de guillemot de Troïl (petits pingouins) !! (bon je sais, j'avais plus de batteries...)

 

ancolie | Le 08/05/2008 à 15:19 | [^] | Répondre

Re: hue dadas

opération techeunik
commentaire d'ancolie tel jour numéro tant




Un accès à la mer?



Auquel il fut répondu par leblase en personne




Très joli, Anneau de Nîmes,

D'autant que j'ai très envie de mettre les pieds dans l'eau, de respirer l'iode un coup, de sentir le vent marin me souffler dans les bronches.
Mais là, j'ai comme un truc qui me maintient parmi les hommes.
Mais toi, vas-y:
Il te suffit de sauter à cloche-pied d'une roche à l'autre

 

Mais comme la plateforme de ce blog merdouillait (serveur ivre) ça coinçait. Suivant les conseils gratuits et avisés d'ancolie, j'ai réuni les deux dans un, et effacé les originaux.
Si quelqu'un a compris ce que je tente d'expliquer, qu'il le dise.
 

 

leblase | Le 09/05/2008 à 21:10 | [^] | Répondre

traces d'absence

Tiens, j'ai écouté à une émission de radio, un type qui parlait de traces d'absence, tout ça parce qu'il s'est trouvé obligé à un moment de regarder plus particulièrement ce qui se passait sous ses pieds,


et c'est vrai que par moment, c'est plein de monde


il y a ceux qui sont loin et pourtant si proches


et ceux qui sont proches mais qu'on voit à peine

En l'écoutant, je me suis demandé si ces absences à nous-mêmes que la vie nous concocte des fois n'étaient pas des présents à aimer ?

 

 




 
 
 
 
 
 

 

ancolie | Le 12/05/2008 à 23:04 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

Ancolie, "les absences à nous-mêmes, des présents à aimer."..C'est beau....Tu veux dire des présents présentement ? à aimer ? Tout en étant absents ? OU des kdos ? ...Et si.....
Les absences à toi même étaient des pays qui tournent le dos à la mer et sur les rives desquels les plages abandonnées semblables à du calcaire sont des décharges à ciel ouvert que la mer transforme en dépôts marins.
Ce sont peut-être des étendues couleur d'écume qui s'apparentent au désert où l'on glane des trésors. Entre refoulement et déferlement des vagues, la mémoire te regarde. 

 

marina | Le 12/05/2008 à 23:50 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

Marina,
présent kdo (ben oui, c'est Noêl tous les jours chez leblase) et présent présentement... c'est comme tu veux tu choises.
Essayer de vivre pleinement le présent, c'est peut-être un des plus beau cadeau qu'on puisse s'offrir à soi-même.

 

ancolie | Le 14/05/2008 à 19:46 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

Ancolie,
Parfois oui, courber la tête peut nous ouvrir les portes du ciel.
Celui qui volait parmi les nuages, une fois à terre peut se voir offrir de reprendre vie.
Tout dépend.
Dire que tout est cycle, rond, renouveau.
Mais ton bonhomme à la radio doit avoir ses raisons pour chercher les marques de ce qui ne se voit pas, ou n'est plus là..


Parfois, l'absence peut nous noyer le coeur

Parfois notre aveuglement est le plus épais des murs. Peut-être faut -ilsavoir recommencer à naître au monde?
Savoir accepter de prendre la main de celuicelle qui la tend

 

leblase | Le 13/05/2008 à 00:34 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence


Naître au monde, dur labeur quotidien...Personnellement j'embrasse la main mais cheminer n'est pas simple du tout. L'état de vastitude qui vous fait voler de découverte en félicité ne s'atteint-il pas par la passivité, l'abandon à ce qui veut noyer la conscience ? Combien de morts faut-il traverser pour qu'une once d'authenticité puisse apparaître dans ce que l'on fait et comment la garder ?Serre les fesses et dis toi que tu n'es pas du tout mort. A force, le lisse remplacera le rugueux, la main sera douce comme les touches vernies des coquillages qui luisaient au bord de l’eau, et le calcaire deviendra biscuit...Et puis tu recommenceras encore. Quel mystère que tout cela, le cheminement, un art martial....

 

 

 

marina | Le 13/05/2008 à 08:10 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

marina,
Heu...
 
Connaissant la précision de ton écriture, je m'étonne:

..."L'état de vastitude qui vous fait voler de découverte en félicité ne s'atteint-il pas par la passivité, l'abandon à ce qui veut noyer la conscience"..

Je serais d'accord pour reconnaître que l'acceptation, l'abandon à la vérité selon laquelle l'universalité ne nous appartient pas permettent d'atteindre une vision du monde phénoménal libératrice.
Mais je ne confondrais pas acceptation et passivité.
Je ne pense pas non plus que l'on puisse, en s'abandonnant à ce qui voudrait noyer notre (tout est relatif) conscience, atteindre la félicité, mais plutôt qu'on atteindrait là à la résignation: oui, le monde est mal fait et du coup je ferai le mal.
Je me dis que tu n'as pas voulu dire çà, ou que si tu l'as dit, c'est que tu es encore plus fatiguée que moi!
Ce qui, un mardi matin, augure d'une semaine endiablée..

 

leblase | Le 13/05/2008 à 12:21 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

 hum, mes mots, aussi précis qu'ils soient (aujourd'hui)  te parlent mal...

Je trouve que la passivité est un truc étonnant à explorer (il va sans dire qu'ayant longtemps étét surnommée la tornade blanche cet état m'est assez étranger).  C'est une forme d'attente ou de concentration. Ce n'est ni l'ennui ni le vide.  Passif, pourquoi serait-ce péjoratif ? Combien de fois ai-je vu des gens choisir de ne pas choisir, en les admirant ? C'est s'en remettre à la vie...je parle de situations précises et non pas d'une attitude pour la vie. Combien de fois me suis_je dis qu'au lieu d'être acteur de mes conneries, il vaudrait mieux être observateur de celles des autres, juste un petit moment, laisser la loterie décider ....
c'est toujours du dialogue.
Quand à la félicité si on savait comment y accéder on appuierait sur le bouton (de temps en temps)/
Noyer la conscience c'est observer ses chacals, une fois qu'on l'a fait, on a moins peur et on peut atteindre autre chose, peut-être une forme passagère de félicité.....Donc non je ne vois pas de résignation là-dedans. Donc je n'ai pas voulu dire ce que tu as pigé, donc les mots ne suffisent pas donc t'as pas su lire entre les lignes mon cher, tu faiblis, tu faiblis !

 

Anonyme | Le 13/05/2008 à 13:10 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

 of course marina

 

Anonyme | Le 13/05/2008 à 13:10 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence


Je suis d'accord avec toi sur le fait que la passivité soit une tactique intéressante à développer, surtout dans l'optique (rigolote) où

.."au lieu d'être acteur de mes conneries, il vaudrait mieux être observateur de celles des autres"..

Même si à mon sens, être observateur ne relève pas forcément de la passivité: sans vouloir défendre ma boutique, je dirais qu'observer est déjà plus actif que fermer les yeux comme nous le faisons si souvent, soit en refusant de voir certaines choses intolérables dans le monde autour de nous, soit en ne regardant pas en nous-mêmes ce que nous ne devrions pas tolérer.
"Choisir de ne pas choisir"...
On peut lire cela de deux façons au moins, tu le sais marina: ne pas choisir peut être un geste fort d'équanimité, dans lequel on refuse le choix partisan.
Cela peut aussi être le refus de l'engagement.
Je me doute que cette option n'est pas celle que tu admiras.

A part çà... je faiblis, je faiblis.

Ben oui je faiblis. Tu as parfaitement raison.


comme un petit vieux qui n'aurait plus accès
à sa chaise

Cette faiblesse de l'individu déjanté est un argument que je mets en avant  ces temps-ci.
C'est à partir de ma propre faiblesse que je suis en train de m'engager dans un truc délirant, face à un des groupes les plus puissants au monde, dans le but de l'entraîner avec moi pour parcourir un chemin insensé que j'espère vertueux.
Je crois que l'asymétrie, base de la dynamique des corps, devenue outil stratégique mondial, doit être de plus en plus souvent développée: du faible au fort l'échange n'est parfois plus si inégal, et peut être profitable aux deux.
C'est face à l'acuité de la crise aimentaire actuelle, moins anodine que l'on ne veut croire, qu'il faut engager des projets différents, un peu dingues.
Pour le dingue, je peux fournir: pour le reste, à l'autre de devenir mon partenaire.

 

leblase | Le 13/05/2008 à 13:57 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

 
tu as tout raison ! HIC !!! ....


                                                                           .....et nunc.....





PS :pour le choisir de ne pas choisir, je pensais à une autre lecture...juste l'hésitation !

 

marina | Le 13/05/2008 à 14:22 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

Marina,

HIC et nunc, mais aussi :

HIC... haec hoc
HIC... hunc hujus huic hoc

 

Yves | Le 13/05/2008 à 15:44 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

Oui Yves idem, edem, oedeme,
à la bonne tienne !
(tu veux vraiment me foutre la honte avec ton discours latino, j'y connais presque quik)

 

marina | Le 13/05/2008 à 16:18 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

Marina,
Je tire ma "science" en latin de Wikipedia... et de Pierre Desproges pour qui "fiat lux" signifait "Oh, la belle voiture !"

 

Yves | Le 13/05/2008 à 16:44 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

 oui oui et il me semble que vous l'avez déjà faite ici....voilà ce que ça fait d'être vieux !!

 

marina | Le 13/05/2008 à 16:48 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

marinouille
Dis donc, avec toi c'est la valse des qualificatifs.
On faiblit, on vieillit, puis quoi? On verdit, on aigrit, on rabougrit?

Aimais-tu les films de Bergman (Ingmar de son prénom)?

L'autre jour je suis passé aux champs-Elysées dans une de ces galeries commerciales clinquantes. J'avais rdv dans un des bureaux qui se dissimulent derrière les façades pour attrape-nigauds.
Et je me suis cru dans "Le rideau déchiré" d'Hitchcock ou l'un quelconque des films non-quelconques de cette recherche prisedetêtienne d'Ingmar tournant autour de la personna
Je marchai
marchai
marchai, foulant silencieusement le tapis
 


1ère à droite: fantômes réacs
2ème à droite:futurs réacs
3ème à droite:plombage moral
4ème à droite:mirage matérialiste
5ème à droite: avenir-tout-tracé
....
Mais devant?

 

leblase | Le 13/05/2008 à 21:46 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

Bergman ? Ingmar Bergman ? ahahahah ! le côté rabougri psychologique ?  j'avoue n'avoir jamais vu ses films sans avoir une irrépressible envie de sortir respirer....

J'ai connu des aparts à l'intérieur de ces galeries commerciales. Il y en avait un qui appartenait à des amis arméniens plutôt chaleureux. Ils me l'avaient prêté une semaine et j'étais curieuse de comprendre comment on pouvait choisir de vivre dans un lieu aussi impersonnel et inamical...j'espérais en secret qu'il s'y passe des choses intéressantes après l'extinction des feux mais non c'était pas Chelsea hotel. Si au moins il y avait eu une petite luce quelque part, mais non rien à se mettre sous la dent. Tu crois que j'aurais dû aller pousser la porte devant ?

Oreillette

 

marina | Le 13/05/2008 à 22:56 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

C'est marrant que tu aies habité la-dedans.
Comme tu dis, c'est incroyablement impersonnel: ça m'a rappelé certains établissements soviétiques, l'impression de cauchemars meublés..
Non, ça n'a pas l'air d'être le Chelsea Hotel (tu m'excuseras, mais j'ai la flemme d'aller piocher mes photos Black and White du Chelsea) où j'ai habité une brève période entre une espèce de vieille chouette qui se la jouait actrice de films de vampire -Rhaa comment s'appelait cette superbe brune ? Barbara Steele?-, et la bouche de sortie des aérations d'un restac voisin.
Mais c'était assez bien: il suffisait de sortir dans n'importe quel magasin autour de l'hotel pour croiser certains des locataires, tous plus louffdingues-looking que... louffdingues.
Bon, certains étaient assez tapés (et notamment un Arménien qui peignait en buvant ou le contraire je ne me rappelle plus, mais quand je sortais de chez lui j'étais si bourrré que je ne me rappelais jamais s'il peignait de l'abstrait ou du figuratif.
Et je ne m'en suis jamais souvenu.

Dès que j'ai vu le dessin, j'ai su que c'était Oreillette.
Comment va t'elle? Si tu la vois, dis-lui que je pensais à elle hier.

 

leblase | Le 13/05/2008 à 23:15 | [^] | Répondre

trace d'absence

 malheureusement, je ne vois plus Oreillette, elle s'est fermée au monde....J'espère qu'elle dessine encore

 

marina | Le 14/05/2008 à 07:39 | [^] | Répondre

Re: traces d'absence

Et vieux s'adressait à moi bien sûr car tout le monde sait que Yves est jeune ! Il a acheté son premier vélo il y a à peine un an !

 

marina | Le 13/05/2008 à 23:01 | [^] | Répondre

Dingue donc digne

Et là nous on dit quoi on fait quoi ? Tu nous attises la curiosité avec ton coquetèle de champs sémantiques :

1 – délire, non sens, déraillement (hors des jantes)

2 – faiblesse, asymétrie, sinuosité

3 – puissance, vertu, profit

Tu additionnes ? Tu multiplies ? Tu touilles ?

 

tilly | Le 13/05/2008 à 17:48 | [^] | Répondre

Re: Dingue donc digne

une fiertée tenant lieu de courage des béquilent qui descillent...

être ailleur pour être encore, même inconscient, mieu vaut faire rire, que rire de ce que l'on ne comprend pas...

Ou n'accepte pas ce qui me semble pire (ce qui pourrais être un compliment)

 

luce | Le 13/05/2008 à 19:28 | [^] | Répondre

pause bouffe

Hum j'avais perdue cette jolie manière de laisser une empreinte gustative au commentaire.

Heu canal plus "I say goodbye to love" ben mince il m'avais pas dit bonjour je comprend pas...

Donc                             
                                         crumble potiron pomme 

Coupez en des , cuisson légère , cannelle reservez le jus y ajouter une lichette de mascapone...
Disposer les des au fond du plat emietter les spéculos sur le dessus imbiber du jus de

Cuisson...

Heu en fait c'est prévu avec des muffins poirreaux oignon et des manchons de canard confits au vinaigre de framboise...(possibilitée d'adaptation au picon ou au coitreau)

Commen ça publicitée abusive et mensongère , mais réservez donc , que je sorte de ma réserve...
effectuable dans n'importe quelle cuisine amicale  avec explications et demonstration

Bon heu j'avoue je ne saurais pas quels vins servir avec cela je pensait à un blanc sec frais pour le crumble et les manchon , et un doux pour les muffins...
A vous de voir


Ma télé me parle encore ça fait un an et franchement elle me parle de plus en plus mal...
Pire quand ça m'énerve elle en bafouille de fritures...

Mon lecteur dvd à bizarement rendu l'âme RIP mon vieux tu l'a bien mérité...

Heu au fait j'ai acheté un corbillard de 78...
Mais il est loin je n'en joui pas bref je songe parfois à le revendre pour un scooter...
Nettement plus sensuel en jupe (vous voyez celle que j'ai achetée qui me vas super bien mais que je met jamais...).

Geoge clooney commen fait il pour être lascif langoureux sans paraitre affamé , s'il vous plait donnez moi la recette.

Bref j'en ai même les yeux qui mouillent c'est vous dire...

Mum pour les intéréssée au repas (non je ne baisse pas les bras) (bien que se soit risqué par cette chaleur ) (no comment) sachez que quelques testeurs sont déjà au rendez vous (dans la semaine) et qu'ils aurons assez à manger pour que vous veniez sans risque.