Version imprimable Quitter tout qui t'es

ça va pas de soi de revenir à soi

"Toi qui arrives, il t'a fallu partir"

Formule d'accueil Rom

Aujourd'hui le Professeur leblase, arraché à sa maison de retraite, nous entretient d'un sujet qui touche à l'extraordinaire aventure de la vie, et sans laquelle rien n'est rien, finalement si j'ose dire:
le départ.
"S'il est certain, nous dit cet excellent observateur des multivers habités, que sans partir on n'arrive nulle part, il est profondément vrai que même sans partir il ne reste rien.


sur la coquille de noix de nos certitudes
Une fois les chromosomes réunis en un être unique, celui-ci n'a de cesse d'obtenir au plus vite l'autonomie nécessaire à sa survie. En clair: quitter manman.
De l'araignée jusqu'au Français moyen en passant par la gazelle, il n'y a pas d'autre voie que celle du départ sans cesse renouvelé.
Hors de la matrice puis du logis familial, du terrain arasé au vert paturage, le vivant doit perpétuellement s'arracher au domaine arpenté pour acquérir la connaissance.
Il s'agît certes souvent de ne quitter qu'un tas de boue pour un autre, un ver pour une chenille.
L'humain va plus loin, fait plus dense et sophistiqué, plus complexe et dangereux. Sa capacité à imaginer l'inconnu engendre tant de choses que l'angoisse paralysante domine plus souvent l'excitation d'apprendre, que le contraire.


Partir pour où, et partir comment?

Celui qui croit être arrivé n'est finalement qu'un parvenu.
Obsessionnel du contrôle l'être social tolère rarement le nomadisme coutumier, social, amoureux, intellectuel, spirituel, politique ou même artistique.
Il vit mal qu'on puisse se livrer à la transformation.
Le mouvement de l'un renvoit à l'autre l'image de son immobilité et le prive de la projection qu'il en avait.
Car cette radicale affaire du départ demeure pleine d'un mystère qu'il ne faut pas dévoiler.
Or, on n'a rien quitté tant qu'on n'a pas renoncé à soi-même" conclut le Professeur leblase en entendant l'heure du dîner annoncée dans la résidence.

Ne pas être un passager de paccotille dans sa propre odyssée

Ce court entretien avec un tel puits de science pose t'il plus de questions qu'il n'en résoud?
D'ailleurs, en résoud-il?(en pose t'il)
A quand remonte votre dernier sentiment de départ?
Dieu qui est éternel donc âgé, vit-il dans la même résidence que leblase?
Eprouvez-vous de la compassion ou de l'admiration pour les (im)migrants?
Depuis que vous lisez ce blog, avez-vous l'impression de moins transpirer sous les bras?
Savez-vous combien de concepts, de lieux et de gens vous auriez dû quitter mais avez renoncé à le faire?


Pensez-vous que seul un tremblement de terre peut nous ouvrir le ciel?



Commentaires

Partir hier, ajourd'hui et demain

Mes neveux Julien et Magali sont partis très loin et pour longtemps. Hier pour la première fois j'ai pu les voir en vidéo skype, visiter leur joli appartement à Singapour, apercevoir la vue de leurs fenêtres, les voir et les entendre nous raconter leur recherche d'un job. Tu vois leblase il me semble que tu as oublié la composante web 2.0 dans tes interrogations. Aujourd'hui nous restons beaucoup plus facilement en contact avec nos (im)migrants. Mais sont-ils un peu moins partis ?

 

tilly | Le 01/06/2008 à 20:53 | [^] | Répondre

Tu as oublié également les paroles saintes du...

grand philosophe et poêteToby frie :

Partir un jour sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner
Ne pas regretter
Garder les instants qu'on a volés

Partir un jour
Sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner
Ne pas regretter
Penser à demain
Recommencer

Pour l'envie que l'on a
De guider ses pas
Pour garder ses émois
Ecouter son coeur qui bat
Pour savoir regarder
Un ciel étoilé
Tendre les mains
A son destin
Vouloir plus fort
Encore demain

Partir un jour sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner
Ne pas regretter
Garder les instants qu'on a volés

Partir un jour
Sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner
Ne pas regretter
Penser à demain
Recommencer

Pour l'amour que l'on donne
Et qui s'abandonne
Un mot que l'on pardonne
Pour les rêves qui m'étonnent
Pour le goût retrouvé
De la liberté
Ouvrir les yeux
Sans s'dire adieu
N'penser à rien, rêver un peu

Partir un jour sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner
Ne pas regretter
Garder les instants qu'on a volés

Partir un jour
Sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner
Ne pas regretter
Penser à demain
Recommencer

Partir un jour...

Partir un jour...

Partir un jour sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner
Ne pas regretter
Garder les instants qu'on a volés

Partir un jour
Sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner
Ne pas regretter
Penser à demain
Recommencer

Partir un jour sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner
Ne pas regretter
Garder les instants qu'on a volés

Partir un jour
Sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner
Ne pas regretter
Penser à demain
Recommencer

 

Largentula | Le 01/06/2008 à 23:22 | [^] | Répondre

Re: Tu as oublié également les paroles saintes du...

Largentula,
dis donc, t'es payé à la ligne?
Je ne vois pas du tout qui chante ton histoire
Et puis c'est bien joli de dire au gens
"Partir sans bagages..."


mais je déconseille le "...sans se retourner"

 

leblase | Le 02/06/2008 à 14:05 | [^] | Répondre

yet another chant du départ

LUI: Le contrôleur crie "en voiture"
LUI: L'imbécile, il sait pourtant bien

ELLE: Que je dois rester, mais je jure
LUI: Que s'il le crie encore une fois, moi je viens

ELLE ET LUI: J'ai mon amour pour seul bagage
ELLE ET LUI: Et tout le reste on s'en fout
        ELLE: Puisque vous partez en voyage
ELLE ET LUI: Mon chéri... je pars avec vous

 

tilly repète | Le 02/06/2008 à 14:17 | [^] | Répondre

Re: yet another chant du départ

Tilly,
Manque plus que Jérome Savary, ou Offenbach.
En tous cas c'est très mimi

 

leblase | Le 02/06/2008 à 17:04 | [^] | Répondre

bobby

tic tac ta katie t'as quittée

 

luce | Le 03/06/2008 à 17:06 | [^] | Répondre

Re: bobby

Ah Luce j'adore Bobby. Et tu me donnes une idee pour mon repertoire ;)

 

tilly | Le 03/06/2008 à 17:08 | [^] | Répondre

Re: bobby

j'ai fait un remix d' "avanie et framboise" sur de l'electro anglaise qui défouraille mais bon pour le moment je n'ai pas de logiciel pour l'enregistrer  mais bientôt je te fait écouter ça :)

 

luce | Le 03/06/2008 à 17:24 | [^] | Répondre

Re: bobby


C'est vrai tic tac tic tac (Mitra et matrina vont trouver ces méandres erratiques tac toc)

Avancer c'est souvent quitter les autres, même ceuxcelles qui avancent aussi. Pourtant on peut prendre des routes parallèles, ou qui se croisent.
On peut également prendre la même route, et se rendre compte qu'on n'y voit ni n'y vit la même chose.
Finalement, on peut aussi rester sur son derche, mais attention aux escarres de l'âme.
Tiens puisque nous en sommes à Bobby, vu les actualités sportives et le fait qu'on parle de départ, et bien que je ne m'appelle pas Robert ni Roland


N'est-ce pas le moment de pousser un grand hennissement?

 

leblase | Le 03/06/2008 à 17:48 | [^] | Répondre

partir

"rêver c'est partir un peu" c'est de qui ça déjà ?!

bref partir oui mais pourquoi la recherche ou l'eclosion obsession du "être" en contradiction avec le mais nous sommes déjà...

"on crois la vie bien plus belle ailleur en quoi serais t'elle meilleure"  cf sous le soleil

 

luce | Le 03/06/2008 à 16:44 | [^] | Répondre

http://www.yourfilehost.com/media.php?cat=audio&file=NiMbUs_kORe_02_by_rkaotik.mp3

 

luce | Le 03/06/2008 à 17:07 | [^] | Répondre

Toi qui es parti , il te faudra revenir ( formule de Moâ)

Leblase( j'aime beaucoup la photo des pédalos),heureusement qu'il y a la mort , qui comme la mue du serpent, nous permet de faitre peau neuve...



mourir est-il partir un peu?
(j'ai honte de cette photo que j'ai volée sans l"autorisation des absents du lieu)

 

Elle | Le 02/06/2008 à 09:58 | [^] | Répondre

Re: Toi qui es parti , il te faudra revenir ( formule de Moâ)

Elle,
Il ne faut pas avoir honte puisque voler est aussi une manière de "partir".

 

mitra | Le 02/06/2008 à 10:53 | [^] | Répondre

Re: Toi qui es parti , il te faudra revenir ( formule de Moâ)

Mitra,
je connaissais un voleur professionnel qui considérait très sérieusement qu'il avait une fonction sociale d'un haut niveau spirituel: pour lui, voler revenait à libérer les gens de l'attachement inutile à la matière. Cela permettait aussi aux choses et aux gens de se rencontrer d'une manière quasiment aléatoire, ce qui d'après lui ne fonctionnait plus avec les lois du marché

 

leblase | Le 02/06/2008 à 13:55 | [^] | Répondre

Je le comprends mais ...

Leblase,
Mais comment pouvait-il raisonner ainsi puisque dans un sens il libère les autres de l'attachement inutile à la matière et dans l'autre, il s'attache à ses propres matières.

Dans le même genre j'en ai connu qui volait de l'argent et qui en distribuait aux autres estimant que son système de partage régissait d'une meilleure justice. (Je précise qu'il ne s'agissait pas du beau et magnifique Robin des bois)

 

mitra | Le 02/06/2008 à 14:25 | [^] | Répondre

Re: Je le comprends mais ...

Mitra,
ben, il peut faire ce raisonnement comme tout le monde: par pure malhonnêteté.

Et l'autre, là: si c'est pas le magnifique Robin des Bois , qui est-ce ?

(Au fait, j'ai adoré ton rêve avec marina qui te dégouline dans l'oreille et moi en bon père de famille: c'est mes huit enfants qui seront contents!)

 

leblase | Le 02/06/2008 à 17:06 | [^] | Répondre

Re: Je le comprends mais ...

" Et l'autre, là: si c'est pas le magnifique Robin des Bois , qui est-ce ?"
Ce n'était pas toi mais je ne serais pas étonnée de la formule Robin des bois = Leblase le vrai;-)

 

mitra | Le 02/06/2008 à 17:15 | [^] | Répondre

Re: Je le comprends mais ...

 comment ça dégouliner dans l'oreille, je m'insurge ! elle a dit postillonner de vie, ma petite mitrouche que je cloue sur un carton pour qu'elle ne bouge plus et que je puisse la regarder quand je veux ! (c'est pas dégoulinant ça....pfffff )

 

marina | Le 02/06/2008 à 18:45 | [^] | Répondre

Re: Je le comprends mais ...

marina
C'est totalement dégoulinant: ta petite mitrouche chérie a intérêt à garder un voile imperméable qui lui couvre bien les oreilles  lorsqu'elle rêve de toi

 

leblase | Le 02/06/2008 à 18:57 | [^] | Répondre

Re: Je le comprends mais ...

Marina voyons,
Tu ne vas quand même pas me cartonner maintenant que je suis libre !
Ne vois-tu pas que Leblase, en se focalisant sur ce postillonnement rêvé tente de nous égarer du vrai sujet du rêve qui était l'ossature du vrai Leblase.
Faut-il partir dans le rêve pour arriver nulle part ?

 

mitra | Le 03/06/2008 à 07:29 | [^] | Répondre

Re: Je le comprends mais ...

 Partir, se délester pour arriver enfin nulle part....
nulle part, ce présent inatteignable ....Un rêve ?


Un bout ?

photo de Joséphine MIchel

 

marina | Le 03/06/2008 à 08:19 | [^] | Répondre

Re: Je le comprends mais ...

marinouille,
merci pour ce commentaire qui est le premier à répondre à mon billet. Personne jusqu'ici ne semblait s'intéresser au thème de la remise en question, de sa propre place dans le temps (y compris son temps personnel), dans ce chemin où le marcheur fait tourner la Terre, dans l'espace (y compris son propre espace) où les étoiles ne brillent que pour nos yeux, ultimes vestiges de nos prédecesseurs.

A croire que les commentateurtrices ne verraient le parcours que comme extérieur: un ticket de train en somme


Une bien mince profondeur pour un voyage
Pourtant, le voyage à travers notre propre épopée n'est-elle pas magique, en ce qu'au fur et à mesure que le paysage défile, c'est nous qui nous reflétons l'histoire du monde?
Si possible et avant tout dans l'inconfort de nos doutes, de nos peurs, de nos amours?

 

leblase | Le 03/06/2008 à 12:21 | [^] | Répondre

Re: Je le comprends mais ...

 Et de nos impuissances........(soupir fataliste)

 

marina | Le 03/06/2008 à 12:43 | [^] | Répondre

Re: Toi qui es parti , il te faudra revenir ( formule de Moâ)

Elle
(merci pour l'image des pédalos: c'est là qu'on voit les raisons pour lesquelles je dois rester humble. Apollon traversait l'azur sur un char tiré par des chevaux ailés, leblase n'a que des pédalos)

Je ne voyais pas l'image du départ - ni de l'arrivée- comme ça vois-tu: pour moi le départ est indispensable à l'éclosion.


Pour le reste, je te propose cette alternative

 

leblase | Le 02/06/2008 à 13:53 | [^] | Répondre

J'aime bien

"Celui qui croit être arrivé n'est finalement qu'un parvenu."
Des phrases comme celle-ci, j'en redemande :-)))

 

yves | Le 02/06/2008 à 11:12 | [^] | Répondre

Cela fait 4 années qu’il parcourt les routes de France, de chantier en chantier, et je me suis habituée à ces quelques jours de trop courte escale en famille, régis par les préparatifs pour l’étape suivante, de plus en plus éloignée. Mon dieu, cette fois, l’étranger !
L’entrée était juste un peu plus encombrée : de quoi se vêtir pour travailler dehors par tous les temps, quelques bouquins d’anglais, son matériel à dessin et son ordinateur portable, un appareil photo et son chansonnier. Au dernier moment, il a décidé de rajouter son vélo et une toile de tente, avec un duvet. Mais incapable de lui faire accepter un matelas pneumatique. Son détachement de tout ce qui l’encombrerait me séduit à chaque fois. Sur sa lourde malle à outils héritée de son grand-père, ses couleurs frappées des symboles de son métier, et sa canne. « Vous me promettez ? Elles m’accompagneront dans l’Ultime Voyage » nous avait-il demandé lorsqu’il les a reçues d’un ancien le jour où il a pris son nom de compagnon itinérant.
Nous avons convenu ensemble que nous ne nous verrions qu’à Noël. 7 mois, c’est la première fois que nous serons éloignés si longtemps !
Je me suis habituée aussi à son peu d’effusion au moment du départ, il ressemble trop à son père pour que je ne sache que c’est dans tout ce qu’il ne dit pas que se partage l’essentiel.
Alors, j’ai appris à cacher mes peurs, à les remplacer par la confiance, le respect… et la fierté ! Car je sais aussi que les pierres qu’il va tailler là-bas côtoieront celles que le temps accepte de faire voyager jusqu’à aujourd’hui.

 

ancolie | Le 04/06/2008 à 01:03 | [^] | Répondre

Je vais faire comme Yves

Que c'est touchant ce que tu écris Ancolie.

"c’est dans tout ce qu’il ne dit pas que se partage l’essentiel"

et puis
 

" les pierres qu’il va tailler là-bas côtoieront celles que le temps accepte de faire voyager jusqu’à aujourd’hui"

Tu ne devrais pas les fusionner ni les confondre lui et son père.
J'ai bien peur que cet amour aille en grandissant (est-ce possible ?) par ce départ.

 

mitra | Le 04/06/2008 à 09:35 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves et Mitra

Merci Ancolie et Mitra, vous m'avez fait comprendre la phrase sibylline (pour moi) du taulier qui disait que […] nous reflétons l’histoire du monde […] dans l’inconfort de nos doutes, de nos peurs, et de nos amours. Je n’avais pas compris alors ce que pouvaient être des amours inconfortables, qu’elles pouvaient être encore plus fortes que les amours tranquilles.



 

tilly | Le 04/06/2008 à 09:48 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves et Mitra

Merci à toi tilly qui m'apprends que l'amour tranquille existe!
Tu veux bien le lancer pour que j'aille le chercher ?
Wwwwoff
;-)

 

mitra | Le 04/06/2008 à 10:21 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves et Mitra

Tilly,
l'amour ne peut-il être inconfortable d'un tas de façons? Ne serait-ce qu'en réunissant les différences, en collant les oppositions, en surmontant les incompatibilités?
Mais aussi en nous obligeant à abandonner le faux costume de l'ego?

 

leblase | Le 04/06/2008 à 12:48 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves

Il y a des amours comme ça, pour les enfants en particulier, qui ne savent pas ce que c'est que grandir ou rapetisser. Ils ne se mesurent pas en taille, en poids, en perspectives, en couleurs ou en musiques de mots. Ils sont.

 

yves | Le 04/06/2008 à 11:48 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves

Sept enfants tués dans la collision d'un car scolaire avec un train régional en Haute-Savoie

En rentrant à la maison, j'ai failli tuer boubou de bisous !

 

mitra | Le 04/06/2008 à 11:56 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves

Tu as seulement failli ! Heureusement. Quand ils sont plus grands que ton Boubou, les bisous on les garde dans sa poche. On s'envoie, on envoie, de la tendresse en silence, par les yeux, parfois avec un sourire retenu.

 

yves | Le 04/06/2008 à 12:08 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves

C'est aussi pour ça que tu t'occupe de ceux des autres alors :-)

 

mitra | Le 04/06/2008 à 12:13 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves

C'est vrai Yves.
Mais l'amour ne se mesure pas. Tout au moins il ne devrait pas pouvoir être mesuré, comptabilisé, catalogué, calibré, ni mis en pot.
L'amour est ce à quoi nous tenons le plus et qui nous appartient le moins.

 

leblase | Le 04/06/2008 à 12:49 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves

Tu sais Mitra,
deux personnes d'une même famille peuvent avoir un trait de caractère très proche sans que pour autant on les confonde ou qu'il y ait de projections de l'un par rapport à l'autre. Ce qui ne les empêchent pas d'être à l'opposé l'une de l'autre sur d'autres points. C'est cette mouvance qui est justement intéressante.
Les similitudes familiales sont très étranges et les reconnaître peut fortement nous aider à mieux nous comprendre. Ce qui m'émeut le plus en ce moment c'est de découvrir que deux enfants de la fratrie qui n'ont pourtant aucun lien génétique peuvent avoir un trait commun de plus en plus marqué. Ce que la vie transmet à chacun de par nos relations familiales n'appartient qu'à elle.
Tiens, un ami parlait du fait que dans sa famille, sur plusieurs générations, le second garçon était voyageur. Cette ressemblance est-elle le signe d'une prédestination ? Ou nous permet-elle tout simplement de mesurer combien nous n'avons conscience et nous ne comprenons qu'une infime partie du mystère de ce qui s'écoule à travers les pauvres humains que nous sommes ?

 

ancolie | Le 07/06/2008 à 10:31 | [^] | Répondre

Re: Je vais faire comme Yves

Ancolie,
Heureusement que Leblase t'as coucoué ... j'ai manqué à te répondre !

Sans forcément parler de ta famille, nous savons à quel point des enfants sont susceptibles à ces remarques que tout parent fait devant leurs frères et leurs sœurs. C’est dans ce sens là que je parlais d’une quelconque confusion ; les comparer c’est déjà les confondre. Il y en a toujours qui souhaitent avoir une existence propres à eux et non pas parce qu’ils ressemblent à leurs parents. C’est déjà le cas des enfants des acteurs. Tiens, c’est peut être le cas de Leblase aussi. N’a-t-il jamais été comparé à son frère ? N’a-t-on jamais pensé à lui en se demandant pourquoi préado, il mêlait délinquance et parfait discipline indiscipliné ?

J’adore lire tes mots entre « fratrie » et « trait commun » mais je ne peux m’empêcher d’entendre le combat d’une femme  (quitte à faire de la poésie) à soigner le nœud fragile unissant les membres de sa famille.


 

mitra | Le 09/06/2008 à 15:53 | [^] | Répondre

salut rimbaud

 j’ai appris à cacher mes peurs, à les remplacer par la confiance
et comme je comprends bien cela et comme c'est difficile à faire parfois.....
On va bientôt décrypter toutes tes phrases Ancolie !!!!!!! et les graver dans notre tête !!!!

 

marina | Le 04/06/2008 à 10:45 | [^] | Répondre

Re: salut rimbaud

"j’ai appris à cacher mes peurs, à les remplacer par la confiance"
Bien sûr que c'est bô à l'écrit mais si ce n'est pas du mensonge à soi même, il faut me donner le mode d'emploi !
(Marinouche, tu ne vas pas graver ma phrase à moi alors : "l'optimiste est un menteur" ?)

 

mitra | Le 04/06/2008 à 11:43 | [^] | Répondre

Re: salut rimbaud

Mode d'emploi, mode d'emploi, entraîne toi c'est tout !

l'optimiste est une couleur !

 

marina | Le 04/06/2008 à 12:40 | [^] | Répondre

Re: salut rimbaud

Mitra,
tu as dit toi-même le mot: confiance.
La confiance, ce n'est pas donner la clef à quelqu'un et fermer les yeux. La confiance est une action, un geste, un accompagnement.
C'est une décision intérieure.
Cela n'empêche pas la peur.
A un moment ou un autre, relevant la tête de ton travail de mécanette, tu essuieras ton front plein de cambouis et tu découvriras que justement, tu es une de ces personnes qui possède un bon fond de confiance dans la vie.

 

leblase | Le 04/06/2008 à 12:53 | [^] | Répondre

Ancolie sait raconter son coeur

Ancolie,
C'est vraiment un très beau détaillé.
En lisant ces émotions et cette lecture que tu fais de ton fils je ne peux que repenser à ce qu'a dû ressentir ma mère. Je savais qu'elle nourrissait pour moi un amour un peu différent (pas plus, ou moins: différent) de celui qu'elle éprouvait pour ma fratrie, parce que très tôt je devins un oiseau de passage.
Jeune homme, déterminé à tracer son propre chemin, on est conscient de l'inquiétude maternelle. On sait qu'elle sait que son amour ne peut ni ne doit nous arrêter; que sa tendre inquiétude ne peut ni ne doit retarder le moment du départ.
Ceux qui restent ne bougeront pas, et risquent de se recroqueviller en tant qu'êtres. Une mère aimante le sait, et autant elle souffre autant, comme tu le dis, elle est fière.
Les commentatrices ont relevé avec raison ce passage (et allez hop, j'y vais moi aussi de ma citation ancolienne):

.."c’est dans tout ce qu’il ne dit pas que se partage l’essentiel"...
Le jeune homme ne peut pas dire certaines choses. D'abord parce qu'en tant qu'homme, il est des émotions ou des sentiments qu'on ne prononce pas à voix haute, sous peine de les vulgariser et déprécier.
Ensuite parce qu'en tant que fils, on craint de ne faire que du mal à sa mère en lui décrivant ce qu'on espère accomplir, découvrir, franchir, toutes choses qui soit nous éloignent d'elle, soit nous mettent en péril.
C'est donc un silence qui parle d'amour.
Tu nous offres, Ancolie, sur ce sujet du départ, le point de vue de celle qui voit l'enfant devenu grand entreprendre de plus en plus assurément la découverte du monde.
C'est plein de cette générosité au service de l'intelligence (à moins que ce ne soit le contraire) que ceux qui t'ont rencontrée ont déjà décelé.
Merci donc, car ça me renvoit à un dialogue désormais interrompu, puisque celle qui souffrait et s'émerveillait de me voir partir, est partie.

 

leblase | Le 04/06/2008 à 12:40 | [^] | Répondre

leblase, la mère et l’enfant prodigue

Merci Blase de faire parler les fils aimants mais mutiques, nous sommes sans doute plusieurs à avoir bu leurs paroles par la tienne interposée. A tear is never so near.

Tu as raison tojours, mieux vaut un dialogue muet qu’interrompu, mieux vaut un amour secoué que pas d’amour du tout, vieux motard que j’aimais.

"Tes genoux qu’ont durcis les oraisons rêveuses,
Je les baise, et tes pieds qui calmeraient la mer ;
Je veux plonger ma tête en tes cuisses nerveuses
Et pleurer mon erreur sous ton cilice amer "

(SM)

 

tilly romamantise | Le 04/06/2008 à 13:31 | [^] | Répondre

Re: leblase, la mère et l’enfant prodigue

"De tous tes dons, ce désir de m'apprendre
la vie le jour et cet amour à prendre
Ce coeur de lionne pour m'offrir la Terre
m'ouvrir au ciel, à partir de ma mère"
(entre deux cailloux)



 

leblase | Le 04/06/2008 à 13:51 | [^] | Répondre

Qu'en disent tes amis améridiens ?

Blase,
Es-tu si sûr que ce dialogue se soit interrompu par son départ ? Ne peut-il continuer à s'exprimer, autrement ?

 

ancolie | Le 07/06/2008 à 10:39 | [^] | Répondre

C'est de l'être parti qu'il s'agit © Pierre Notte, 2003

Je copie le texte de Pierre Notte, auteur dramatique :

« Il s'agit de quelqu'un qui n'est pas là. D'un être parti, exactement. Il y a deux voix. Lui et Elle. C'est une histoire simple, celle de lui et elle, conduits à se trouver chacun loin l'un de l'autre à l'exact autre bout du monde. Lui par exemple est celui qui est resté là, à ce bout-ci. Elle est l'être parti, et de surcroît par-delà l'Atlantique, rien que ça, à l'autre bout du monde.
Chacun à son bout du monde, à son heure elle-même opposée pour chacun, se tient - s'il peut être question de tenir - dans l'absence de l'autre. C'est donc bien de quelqu'un qui n'est pas là qu'il s’agit. Peut-être sont-ils d'abord allongés, lui dans l'hiver d'une chambre obscure, à l'heure où le jour devrait se
lever. Elle au soleil, dehors, à l'heure où la nuit devrait tomber, sur un lit de ronces. Ils vont simplement ensemble, chacun à son côté du monde, revenir en arrière, se souvenir chacun de son côté, des mots prononcés, des gestes, des fois où le mot "partir" fut prononcé. Il a bien fallu qu'Elle le dise, "je vais partir." Lui et Elle alors doucement se rappellent les moments d'avant son départ à elle. Avant de partir, il y eu la fête foraine des Tuileries, la grande roue, les chouchous, les enfants, les lumières, la Tour Eiffel qui s'illumine, frétille comme une sardine argentée dans une poêle. Encore avant, la chambre verte de l'appartement d'une ville de mer simple, sans littérature, Dieppe par exemple. On ne raconte rien, on fait état d'un état, quelque chose comme ça. On, c'est la troisième voix, l'autre, par exemple. L'autre est resté près de Lui, et essaie de comprendre, donne des noms aux choses, parle, enquête pour ainsi dire et revient sur les lieux obscurs de l'absence. L'autre, évidemment, parfois impudique, témoigne de son manque à lui - à elle - face à quelqu'un qui est là, soit, mais qui n'est plus constitué que par quelqu'un qui n'y est plus.
»


Hier soir j'ai vu et beaucoup aimé la dernière pièce de cet auteur :  Deux petites dames vers le nord, avec Catherine Salviat et Christine Murillo toutes deux ex-sociétaires de la Comédie  Française  (Pierre Notte est SG de la CF).

 

tilly théâtralise | Le 05/06/2008 à 16:00 | [^] | Répondre

Re: C'est de l'être parti qu'il s'agit © Pierre Notte, 2003

Tillyquipasseduromanauthéâtre,

il est bien ce texte (la Tour Eiffel comme une sardine argentée qui frétille, ça me parle vraiment car depuis les fenêtres de la Sirène, on voit ça toutes les heures)
Eh oui, partir c'est laisser l'autre quelque part mais aussi à un moment du Temps.
J'ai vécu des choses si intenses dans des endroits vraiment perdus, avec des gens de toutes sortes.
Je sais qu'ils se souviennent de moi (Leblasana Jones) comme d'un personnage exotique, mais de mon côté,  comme l'espace n'est qu'un élastiquetactoc, je vis avec le Temps: ces amitiés sont toujours là, intenses et vraies, et pourtant je ne reverrai plus jamais des gens avec qui j'ai risqué ma vie, vu des choses inoubliables (dont certaines que je préfèrerais oublier, sûr), ri à m'en péter la sous-ventrière.
Et puis celles que j'ai aimées.
Je les aime toujours, et pourtant peut-être serais-je incapable de les reconnaître si je les croisais à nouveau (le Botox, etc).
ça ne fait rien. Partir, porter.

 

leblase | Le 05/06/2008 à 17:12 | [^] | Répondre

Re: C'est de l'être parti qu'il s'agit © Pierre Notte, 2003

"Je les aime toujours, et pourtant peut-être serais-je incapable de les reconnaître si je les croisais à nouveau (le Botox, etc)."...es tu sûr qu'elles te reconnaîtraient et si oui,  peux-tu  nous dire quelle est ta recette pour ne pas vieillir o toi qui  comme la lune d'hiver  allume pour nous tout ce ciel qui tourne autour de nous?
l'amour leblasien , tel l'amour divin, n'est donc  soluble ni dans le temps,ni  l'espace ni dans le quotidien ...bon sang leblase parfois je me demande si tu n'es pas la Trinité à toi tout seul,...

 

Elle | Le 05/06/2008 à 22:12 | [^] | Répondre

Re: C'est de l'être parti qu'il s'agit © Pierre Notte, 2003

Elle,
Comment t'as deviné?
Il arrive que de vieux potes (ou de vieux ennemis) ne me reconnaissent pas. Mais les dames semblent avoir plus de flair.


Ce qui ne veut pas dire que je ne vieillis pas, même si l'on m'a déjà appelé Dorian LeGrayblase: la mort est intérieure, comme la vie.

 

leblase | Le 05/06/2008 à 22:59 | [^] | Répondre

Re: C'est de l'être parti qu'il s'agit © Pierre Notte, 2003

Dorian ou pas, vu d'ici et compte tenu de l'image que tu rends public internet tu as trouvé un bouclier contre ta sensibilité.
Un bouclier de soie (sensuel); celui de l'araignée (résistant) tiens pour attirer les mouchettes que tu dévores par "X"aine.
Tu as su en faire une force. Pas de mode d'emploi me dira Marina : "Exerce toi".
Cette même sensibilité qui fait d'un être égaré un prisonnier, un être attaché (ce qui n'empêche pas l'aspect attachant), misérable, toi tu en fait un être qui sait se détacher ... partir jusqu'à rendre le corps à la terre fertile de mouche et de mouchette.
Ainsi, ton coeur se "n"tuplera tant que ta sous-ventrière aura l'audace de faire face à la tour Eiffel ... et d'ici là tu scintilles à la santé de toutes ces mouchettes ... tout en les aimant.
Chin chin Leblase

 

mitra | Le 06/06/2008 à 00:44 | [^] | Répondre

Re: C'est de l'être parti qu'il s'agit © Pierre Notte, 2003

O Shahbanomécanette,
Plus ça va et plus je m'émerveille devant ta maîtrise croissante du langage.
Tu es libre par tes écrits, et ceux-ci reflètent forcément un coin de toi.
N'importe quel zyeuxmuet ou commentateurtrice de ce bouge possédant un minimum de sagacité peut s'en rendre compte: il y a en toi une virtuose, incroyablement féminine, du langage et du positionnement.
Je ne nie pas ton innocence ni ta sincérité, pas plus que je ne méconnais ta subtilité et tes qualités de rhétoricienne: je constate avec une certaine dose de fierté et d'admiration qu'en toi éclot la vraie toi.
Hors de toi se révèle la toi profonde.
Bien sûr, il y a encore tous les trucs inutiles qui encombrent les êtres, bagages sociaux, consensus inutiles, raisonnements incohérents de l'apparence, refus de dévoiler cette vérité commune que nous refusons tous de voir de peur que le monde ne nous apparaisse pour l'escroquerie partagée quui nous permet encore d'accepter le marché de la civilisation.
Mais devenir géniale ne t'obligera pas à devenir parfaite.
Et tu vas devenir géniale, car c'est possible, à partir de ta sensibilité et de ton incrédulité (que l'on pourrait aussi appeler le germe de ta lucidité).

Maintenant parlons de moi c'est-à-dire répondons à ton commentaire: j'ignore quelle image publique je donne de moi sur le Net (plus précisément sur le shplouc, car mes autres alias sont sans doute perçus très différemment), pour une bonne raison: je suis souvent étonné par les choses que vous ne relevez pas dans mes propos et qui sont pourtant ma vision du monde.
Bouclier de soie .. Tu es une incroyable danseuse..


Il n'y a pas de bouclier contre les océans
Bouclier contre la sensibilité? A vrai dire , mieux vaut paraître désarmé, mieux vaut être nu devant les échanges de la sensibilité.
Sans la femme, sans les femmes, je ne serais rien qu'une misérable errance nihiliste.
Or, errer n'est pas partir. Errer n'est pas voyager. Errer est un surplace qui bouge (je mets en gros pour faire comme toi).
Aller deci-delà, vagabonder, sauter d'un coin à l'autre, franchir les doutes et recoins et accepter de casser ses propres barrières avant d'aller dans l'au-delà, creuser au fond de nous-mêmes pour oser en ramener l'acceptation de ce mensonge universel et éternel qui nous permet d'éluder nos raisons d'être: voilà qui devrait constituer notre raison d'ouvrir les yeux.
Au lieu de ça?
Pour les mouchettes je ne sais, pour les moucherons non plus.
Mais devant les êtres qui acceptent de grandir, qui bravent les douleurs de l'éveil, je suis reconnaissant: c'est la force de l'âme qui permet à la route de s'ouvrir. C'est le chant de ceuxcelles qui se dépassent et se lancent vers le fond, vers le ciel, qui nous permet à tous de croire en une autre dimension que celle, banale, du raisonnement.
C'est donc ainsi et pour celà que l'on se détache: parce qu'un rêve raconte qu'il existe un ailleurs en nous-mêmes.

 

leblase | Le 06/06/2008 à 02:10 | [^] | Répondre

la vie rêvée et paradoxale de leblase: Etre grand sans être rien sans avoir rien ?


leblase incompris,je n'ai pas atteint ton degré d'éveil , encore trop attachée à la banalité des jours et des choses ...si la vraie vie , celle qu'on vit dans le commerce des autres ,est un mensonge , si les grands mystiques ont fait voeu de chasteté , de pauvreté , et de solitude pour accéder au ciel et à la seule vie qui vaille le coup..Etre grand sans être rien .ta vision du monde, si tant est que je l'ai bien comprise, ne me semble pas cohérente avec ta façon de vivre( d'après les éléments autobiographiques dont tu jalonnes ce splouk , j'entends)...
mais être inco-errant ( dirait luce) est bien le propre de l'homme , or leblase est un homme ...
ton trés sincére et flatteur "Sans la femme, sans les femmes, je ne serais rien qu'une misérable errance nihiliste." dis-tu...c'est parcequ'elles t'ouvrent la voie du 7 iéme ciel?
ou parce qu'elles ont de l'esprit ?

 

Elle | Le 06/06/2008 à 09:27 | [^] | Répondre

Re: la vie rêvée et paradoxale de leblase: Etre grand sans être rien sans avoir rien ?

Elle,
Les grands mystiques font ce qu'ils veulent: là-dessus je suis d'une immense tolérance: ils veulent éviter les femmes? L'amour? La sensualité?
Pas de problème.
Je suis plutôt tendance SaintFrançois d'Assise/Shiva/Milarepa du style l'homme n'est Un qu'avec l'Autre, ce qui ne l'empêche pas de le demeurer (Un) une fois que l'autre a changé à la correspondance Chatelet, ou est partie se faire laver les cheveux chez sa coiffeuse favorite.
Ma vision du monde est cependant assez cohérente avec ma façon de vivre: ce n'est pas en étant malheureux que j'abolirais (je n'y songe pas) le malheur, et ce n'est pas en rampant que j'élèverai l'autre.
C'est en faisant de l'entrisme qu'on en sort quelque chose, comme disait Fichet en inventant le coffre-fort à serrure hydropneumatique.
C'est en connaissant les turpitudes que l'on peut négocier avec  les salauds.
Mais revenons à l'élévation spirituelle: sincèrement je ne pense pas que la femme soit le diable, ou quelqe autre truc destiné à empêcher le bonhomme d'atteindre sa vérité. Plsieurs soi-disant Sages avec un grand s m'ont déjà dit que fallait pas s'approcher de la damitude: c'est leur vision des choses. De même je ne suis pas certain que c'est en méditant dans une grotte comme Complex ou un monastère, que l'on s'unit au monde.
Il faut se salir, se mêler, chanter et pleurer avec l'autre. Il faut peut-être tuer, crier, aimer, trahir, vendre, tromper, traduire, dénuder, masquer.
Dans ce processus on peut se perdre, on souffre c'est sûr.
Mais on peut en ressortir avec le message de l'humanité
Quat aux femmes, ben c'est comme tu dis: en m'ouvrant les portes du 7ème ciel, elles m'ouvrent les portes de leur esprit.

 

leblase | Le 06/06/2008 à 11:21 | [^] | Répondre

Re: la vie rêvée et paradoxale de leblase: Etre grand sans être rien sans avoir rien ?

Leblase
Tu écris : "Quant aux femmes, ben c'est comme tu dis: en m'ouvrant les portes du 7ème ciel, elles m'ouvrent les portes de leur esprit."
Tu places l'esprit des femmes bien bas ! Mais à ta décharge, si j'ose m'exprimer ainsi, peut-etre es-tu influencé par la récente annulation d'un mariage pour non virginité, annulation qui place l'honneur des hommes et la vertu des femmes (et réciproquement ou même conjointement) dans cet endroit plutot incongru où tu leur vois de l'esprit.

 

yves | Le 06/06/2008 à 12:53 | [^] | Répondre

Re: la vie rêvée et paradoxale de leblase: Etre grand sans être rien sans avoir rien ?

Yves,
je vois que tu te lances dans une approche géographique: où se situerait l'esprit de la femme?
C'est une grande et noble question, et je pense que c'est à ça que serviront les nouveaux GPS: trouver le point G de l'âme, le point G de l'esprit et donc, trouver leblase qui est un faux c'est bien connu mais même un faux doit bien se trouver quelque part.
Cette histoire de virginité fait bien rigoler quelques dizaines de millions de gens: depuis le temps que les femmes ont des petites fioles de sang pour le jour