Version imprimable Assez envie

envie d'en avoir assez

"L'aube est ma richesse: je suis en vie"
Un clodo parisien

J'écoute l'Alcina de Haendel. Les bruits feutrés du dehors ne troublent pas ma sérénité de première classe: Le feu crépite dans la grande cheminée. Mes yeux se portent sur les arbres devant la maison, d'où jaillissent fréquemment cerfs et biches, et je me demande ce que je vais pouvoir désirer d'autre...
Je ne me demande même plus si ce que je vais désirer aura une quelconque utilité.
J'ai assez*.


Mais en aurai-je assez?
Et ai-je encore envie? De voir, d'entendre, de ressentir, de découvrir, d'explorer?
Jeune, j'ai connu la rue dans d'autres pays quand on me chassait d'une cage d'escalier (sortez les mouchoirs) où j'avais trouvé abri. Marchant dans les rues j'ai vu les errants. Peignant sur les trottoirs je voyais les nantis passer d'une satisfaction éphémère à l'autre.
D'une envie à l'autre.
J'avais le ciel pour toit, et nul besoin d'envier.
J'étais en vie, sans être envieux.

Bien sûr là, sur le coup, j'ai bien envie d'une lichette louche de caviar dans une patate vapeur creusée en marmite, arrosée d'une gorgée chope de vodka:
Faut-il avoir encore envie quand assez devient trop?
Version d'obésité mentale, qui nous empêche de discerner l'instant magique où assez nous suffit. Version de famine spirituelle, où l'on en a assez d'être si peu en vie.
Ou bien l'autre.

- C'est une question confuse.
- Confuse vous-même!
- Si, car elle ne dessine pas la démarcation entre le Sage et le Repus.
- Elle désigne pourtant l'Inerte et le Vivant et distingue la désertion de vie, de l'engagement de soi.
- Por favor , ne compliquez pas les choses. C'est un blog pour simplistes ici.

L'humain ne cesse t'il pas de démontrer par un regard envieux sur l'inutile, son insatiable appétence?
- Trop c'est trop, vous l'avez dit!

- Mais être sans envie, est-ce encore être en vie? Que seraient le marcheur, l'artiste, l'amoureux s'ils n'avaient pas l'envie de rendre vital le rêve?
- Ah ben dîtes, et vous croyez que vos commentateurtrices vont se bouger là-dessus?
- J'ai parfois envie qu'ils en aient assez, d'autres fois qu'ils aient envie d'en être revenus.**




Et vous?
N'en avez-vous pas assez d'avoir envie?
N'avez vous pas envie d'en avoir assez?


*(du latin ad satis: jusqu'à suffisance)
** Complex nous explique comment fonctionne son agrégateur 

Commentaires

Pas si difficile que ça

Étonnant que tu poses la question de l'envie...
J'étais juste en train de me dire, après avoir lu le commentaire fielleux d'une starlette de la blogosphère sur le blog de "quelqu'un de bien" prétendant que ce dernier avait une groupie en ma personne, que, non seulement les termes groupie, fan, inconditionnelle et autres synonymes m'étaient étrangers jusqu'au point d'incandescence mais, qu'en revanche, je ne pouvais nier être "envieuse" dans ce seul domaine....
Envieuse d'un style dont je suis éloignée, d'une pensée que j'adoube intellectuellement sans en être le moins du monde capable en pratique...
Et je me disais aussi que moi, qui n'est plus aucune envie, je n'étais pas si malheureuse que ça à redécouvrir ce sentiment-là pour de justes raisons...

Pour le reste, si tu as eu la chance de vivre dans un environnement qui t'apprend à ne jamais te créer de besoins, je suis persuadée qu'on peut parfaitement rester étanche à la société de consommation (dans la mesure du possible, c'est-à-dire dans la mesure ou ta détestion de la consommation idiote ne se trouve pas empêchée par la société telle qu'elle est).

Peut-être aussi que les squats, la rue et l'errance (ben oui, t'es pas tout seul ! Mémoire commune...), pour peu que tu aies la chance infinie d'en sortir, t'aident à résister....

Pour finir sur une note drôle : tu as une cheminée toi aussi ??? ;)

 

Fugitive | Le 29/11/2005 à 17:57 | [^] | Répondre

Re: Pas si difficile que ça

Fugitive
ça, c'est un nom!
(que j'avais déjà vu t'ayant déjà lue:)
Et oui, j'ai une (trois) cheminées en fait etglagla faut bien glagla ça car le froid arrive.
Je relève cet adjectif , cet épithète que tu cites: inconditionnelle. Comment, en effet, quelqu'un de sincère peut-il être inconditionnel d'un autre?

           
                              Fugitive n'est pas groupie!
Cela ne me paraît possible (mais je tatonne, hein!) que dans le cas où l'on n'a aucun doute de qui l'on est (ce qui n'empêche pas de vivre dans le doute, élément créatif déterminant pour ressentir les choses).
Sachant que l'on est soi, et seulement soi, on peut alors peut-être accepter tous les autres pour ce qu'ils sont.
Et du coup, on devient inconditionnel de tout le monde!
Mais là-dessus, j'ai encore du boulot.
Tu évoques le besoin. Je n'ai pas voulu le mettre dans le billet (je m'emmêlais déjà suffisament les pédales avec envie et assez!), mais entre envies, désirs, besoins, nécessités, pouhhh.Un coup de fatigue, dis donc!

 

leblase | Le 29/11/2005 à 19:10 | [^] | Répondre

Re: Re: Pas si difficile que ça

Un de ces jours, je te ferai des photos de ma cheminée de moi que j'ai dans un appart de cité (si, si.... ça existe ! On n'est pas que des racailles ! On sait aussi manier la hache et faire des bûchettes de pin des landes !).

Inconditionnel ? Si, on peut l'être. Mais uniquement par amour. Et pas n'importe quel amour. Celui qui considère l'Autre comme le climax de tout. L'essentile. Le primordial. Avant soi.

D'accord avec toi, c'est un sacré boulot avant que de parvenir à cette notion qui élimine tout concept de jalousie, de possessivité, d'exclusivité, même d'avenir si on va chercher très loin.

Mais bon.... j'ai l'impression que tu as du boulot (rien que pour rentrer le bois !), alors je ne voudrais pas fatiguer indûment tes neurones largement sollicités par ton audience ébourriffante (et qui me fait quasiment peur !).

Vale !

 

Fugitive | Le 13/12/2005 à 02:36 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Pas si difficile que ça

Fugitive,
j'attends tes photos de cheminée dans la cité (ainsi il y aurait de nouvelles Jeanne Hachette!).
Oui: l'amour Fou est inconditionnel, un truc assez fort pour nous faire tout accepter, y compris de ne plus être (j'adore le "ne me quitte pas" de Brel, même quand c'est chanté par d'autres).
Mais en fait, il y a toujours une condition: regarde l'histoire de ces femmes tombées amoureuses d'un brave gars qui devient un inconditionnel fanatique, parce qu'on lui a bien bourré le crâne avec des simplifications...
Là, il vaut mieux reconsidérer son inconditionnalité.

Pour faire dans le sinistre et le vécu (très bien ça le vécu, très porteur): j'ai connu une belle jeune fille et sa mère encore jeune et belle aussi. Le père était mort, suicide.
La mère était visiblement dans un trip morbide qu'elle cachait derrière des généralités bouddhistes pas chères, la fille était une personne extraordinaire mais plombée par cette souffrance.
Un jour j'ai cuisiné la mère, que je trouvais vraiment trop tordue. Elle m'a raconté qu'elle était folle de son mec et que celui-ci avait voulu qu'ils se suicident ensemble (y compris suicider la gamine qui n'avait alors que cinq-six ans).
La femme a dit oui.
Mais la mère a dit non.
Et le mec s'est zygouillé tout seul.
L'amour inconditionnel s'était heureusement arrêté à temps pour préserver l'enfant.
Ah lala qu'est-ce qu'on rigole avec leblase: toujours une histoire désopilante (mais vraie)!

 

leblase | Le 13/12/2005 à 23:21 | [^] | Répondre

z'êtes sûr ?

((http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-715513@51-633431,0.html)(envie de rien))

 

complex | Le 29/11/2005 à 18:05 | [^] | Répondre

bon en attendant de mieux maitriser l'agrégateur de complex, j'ai envie de lire ça

http://multitudes.samizdat.net/article.php3?id_article=442

 

fothp | Le 29/11/2005 à 19:00 | [^] | Répondre

Re:

merci fothp pour l'exemple :

que leblase ait ouvert un billet dédié aux conseils de lecture ou bien un billet caractérisé par la diversité (et la qualité) des interventions, il suffirait pour intégrer un nouveau document au fil LS1 généré automatiquement, d'introduire dans un commentaire l'expression suivante :

((http://multitudes.samizdat.net/article.php3?id_article=442))

ou bien avec un commentaire qui serait associé au document :

((http://multitudes.samizdat.net/article.php3?id_article=442) (un livre hilarant))

si vous téléchargez l'agrégateur et l'installez, vous verrez après agrégation le lien apparaître dans la rubrique "répertoires" dans le répertoire : sélection\leblase-ls1.

 

complex | Le 29/11/2005 à 19:16 | [^] | Répondre

Tout est prêt. Vous pouvez télécharger l'agrégateur et les consignes d'installation :
http://cmplx.free.fr/?page_id=30
 
Il traite les fils RSS et Atom, et il introduit un nouveau format : le format LS1.
 
Le format LS1 est destiné à susciter par une discussion des références à des documents, puis de considérer un billet et ses commentaires où sont mêlées les références comme un fil d'information, un canal d'information supplémentaire dédié aux seuls documents référencés.
 
Le but est de contribuer ainsi à référencer et propager simplement des informations, documents, qui méritent d'être relayés et qui seront présentés directement et indépendament de la discussion qui leur a donné naissance. Pour sauver le monde bien sûr, informer, faire connaître, etc...
 
A expérimenter. En cas de problème, tout est sur mon blog : http://cmplx.free.fr


 

complex | Le 29/11/2005 à 19:05 | [^] | Répondre

Re:

mon blog : http://cmplx.free.fr

 

complex | Le 29/11/2005 à 19:06 | [^] | Répondre

Fin du squat

>tous
Ce que j’ai vécu ici, au milieu de vous, depuis six mois, est indescriptible.
Je voudrais pouvoir prolonger la magie mais bien sûr c’est impossible. Et pas forcément souhaitable.
Alors non, je ne disparais pas (je perçois les grommellements désappointés ;-)), mais je quitte les combles de cette maison de fous.
Je viendrai trainer ici aussi souvent que possible, essaierai de continuer de lire vos blogs respectifs, mais la période « omniprésence de Jo » est terminée. (j’entends parfaitement les commentaires au fond de la salle ;-))

Vous êtes de plus en plus nombreuxses et bavardsdes, et ça c’est formidable, mais du coup je n’ai plus matériellement ni le temps ni l’énergie de vous lire intégralement.
Et il n’y a pas que ça. J’ai beaucoup parlé ici d’amour, mais surtout de mélange, d’échange. Et ce que j’ai échangé avec vous, en tous cas ce que moi j’ai absorbé de vous, doit maintenant faire son chemin à l’intérieur de moi. Et c’est pas simple ! Vous donnez énormément et je fais vachement bien l’éponge, alors je suis très souvent submergée.
Vous avez surgi dans ma vie à une époque charnière, intermédiaire, et vous m’avez aidée à avancer un peu, à comprendre, à grandir. Merci. Évidemment, pas de miracle, je pédale encore dans la semoule, mais grâce à vous le pédalier est moins dur.
Merci pour ça et merci d’avance pour tout ce que vous allez continuer de me donner, même à l’insu de vot’ plein gré ;-) Et là je parle de vous tou(te)s, de tou(te)s cellesceux qui ont déposé le moindre mot, la moindre image, le moindre son dans ce lieu depuis mai dernier.

J’ai besoin d’équilibrer les différentes énergies qui me traversent en tous sens, celles d’ici et celles d’ailleurs, de les réunir pour essayer d’en faire quelque chose. Je voudrais arriver à joindre le verbe (tous ces mots, les vôtres, les leurs, les miens) et le geste (mes actes d’humaine minuscule et déboussolée).
Vaste programme ;-) … je vous en donnerai des nouvelles dans deux ou trois millénaires, je devrais avoir un peu progressé d’ici là.


>leblase
Bien sûr tu ne fais rien tout seul ici. Mais tu entrouvres une fenêtre sur des possibles. Et ça c’est immense.


PS : j’ai été incapable de m’empêcher de publier ce commentaire. Ce qui serait vraiment sympa de votre part à tous, ce serait de ne pas y répondre. S’il vous plait. :-]

 

Jo | Le 29/11/2005 à 19:08 | [^] | Répondre

Re: Fin du squat

Jo
Ne pas y répondre?
D'accord c'est entendu tu peux compter sur moi je ne répondrais pas à ce commentaire;-)

 

leblase | Le 29/11/2005 à 19:14 | [^] | Répondre

Re: Re: Fin du squat

C'est vrai Jo, tu vois?
 Même Archimuetgnac ne répond pas à ton commentaire.
J'ai l'impression que tu vas vivre une grande période de calme (mais franchement: cet orange!)

 

leblase | Le 29/11/2005 à 19:39 | [^] | Répondre

Re: Fin du squat

J'y réponds pas non plus mais franchement, Jo, ce vert!!!!!!

 

Archignac | Le 29/11/2005 à 19:28 | [^] | Répondre

Re: Re: Fin du squat

>Archiblase
>Leblignac
C'est pas passkeu je vous aime tant et si fort poil au corps que vous êtes autorisés à remettre en cause mes goûts et couleurs !
Je fais ce que je veux pour attirer l'attention.
D'ailleurs, statistiquement, j'en attends une efficacité d'environ 97,568 %

 

Jo | Le 29/11/2005 à 20:19 | [^] | Répondre

Re: Fin du squat

Ne pas y répondre ? Comme tu désires ma belle.

Mais je ne peux pas m'empêcher d'interrompre mon jeùne des blogs pour dire que ça répond parfaitement à la question : Assez d'avoir envie ! Envie d'en avoir assez !

Avec l'agrégateur de complex en plus pour engloutir d'une seule bouchée toutes les envies y compris celle d'en avoir assez. Seriez-vous en train de nous gaver pour nous maintenir dans le parc humain au moment justement où je prends la porte des Dieux en entrant dans le panthéon ?

 

laseine | Le 30/11/2005 à 00:58 | [^] | Répondre

Re: Re: Fin du squat

et pourquoi pas : assez d'en avoir. pour avoir envie.

?

 

complex | Le 30/11/2005 à 09:30 | [^] | Répondre

Re: Fin du squat

C'est vrai que nous nous taisons religieusement au lieu de thésauriser comme d'habitude. Et nous continuerons.

Mais franchement, mes enfants, ce bleu !!!

 

Garg | Le 30/11/2005 à 01:56 | [^] | Répondre

Re: Re: Fin du squat

Garg
Nous ne nous taisons point, mais au contraire nous reccueillons à l'aune du chemin sur ces dalles pluriséculaires qui mènent à l'alpha de l'Omega (c'est la marque de montres que je porte, quand ce n'est pas une Bell&Ross),
alpha disais-je et non alfalfa de l'omega et non de l'omerta vers le sanctuaire de ce blog.

    
       Et nous prions, chers frères et soeurs, pour que la lumière
             s'abatte sur les obscurs recoins de nos trauma.


Le premier qui constate une amélioration de son état après avoir lu ce commentaire est prié d'en faire communication à Nature, the Lancet  et Scientific American

 

leblase | Le 30/11/2005 à 13:13 | [^] | Répondre

Assez-tisme

Cher Leblase

Tu en as assez d'avoir envie, ça arrive. Tant qu'on n'en a pas assez d'être en vie. Comme je ne sais rien faire d'autre correctement, je vais commencer directement à parler de mes expériences, ça épargnera aux yeux fatigués quelques lignes (ainsi qu'aux petits gars de la narine, même si c'est un autre débat).

Il fut un temps, j'avais aussi cette satiété. Disons que tout roulait, comme les Pierre qui ne crachent pas sur une mousse. J'avais trouvé mon lieu, mes gens, mes repères. Ce qui est étrange, c'est que j'étais satisfait parce que je connaissais le provisoire de la situation. J'étais bien où j'étais, mais sans peur de m'empâter ni de m'encroûter (bien que le pâté en croûte soit un délice). Bref, j'allais juste voir si l'herbe était plus verte ailleurs avec un billet de retour en poche.

Mais ailleurs est devenu ici. Sans doute parce que la pierre, à force de rouler, s'est un peu cassée, a pris des angles, des aspérités au lieu de se polir. Pas de bol, au lieu qu'elle se fasse vieille, qu'elle s'érode, elle éclate. Des échardes partout, des bleus à l'âme, et on n'a qu'une hâte : retrouver le moment le plus heureux de sa vie. Donc je suis revenu ici. Même si j'y suis moins mal qu'ailleurs, des envies insatisfaites sont insidieusement venues se nicher dans mes tripes. Notamment celle de vomir mon passé pour être capable de repartir, ou encore celle de plus en plus improbable d'être aimé en retour. Mais passons.

Je n'avais plus d'envies, je les retrouve ici petit à petit. Et quand mes poches en seront pleines, je repartirai les assouvir, et mon  inlassable quête recommencera. Alors je ne sais pas s'il en est de même pour toi ou pour d'autres, néanmoins, c'est fort probable. Elles reviennent sans qu'on les invite, en général, ces squatteuses de cerveau.

 

Garg | Le 30/11/2005 à 01:53 | [^] | Répondre

Re: Assez-tisme

>Garg

J'ai apprécié ton intervention et tu as toujours une façon clair d'énoncer ce que tu ressens.

Pour reprendre ta  phrase " Tant qu'on en a pas assez d'être en vie"... Car ,oui dans le mot envie il y a aussi  le mot vie.

Et dire qu'on a envie c'est dire aussi qu'on existe ...

Il y a "des moments stop" . Là , le calme, le rien ou le pas grand chose pour se retrouver , pour faire le point , pour se permettre de continuer à être soi-même après avoir été malmenée par les tempêtes de le vie... Et c'est un luxe suprême de pouvoir le vivre et d'avoir trouvé le lieu où le vivre...

Il y a des évènements qui sont si graves, si perturbants ,(la mort , la maladie de ce qu'on aime, sa propre mort éventuelle) ....

Après le choc, il faut se retrouver : tout peut sembler superficiel . La vie ,c'est là...  au moment présent : l'essentiel n'est plus comme avant.Alors le jour qui se lève..., l'odeur d'une fougère mouillée...le chant d'un oiseau...Le bruit de la ville, le regard d'un passant.... C'est Tout...

 Et pourtant au fond de soi on sait qu'il pourrait y avoir autre chose, mais qui semble si lointain. Qu'importe...

Assez, de souffrir .... Envie simplement d'aimer et de pouvoir continuer à aimer et  de donner envie d'être aimer....

 

La duchesse | Le 30/11/2005 à 08:59 | [^] | Répondre

Re: Re: Assez-tisme

Duchesse,
D'amour vos mots me font mourir
vos mots me font mourir d'amour , a dit le dramaturge

Ce qui vaut mieux que de savoir je mourrais de mes maux, sinon de mes mots.
Tu dis vrai: c'est un luxe suprême pour le naufragé d'avoir trouvé une île, un coin de sol; pour un fuyard,un évadé,  un pélerin, d'avoir trouvé refuge.
Après un choc, se retrouver?
On essaye, mais le choc nous ayant aggrandi (ou réduit) nous ne sommes plus aux futilités précédentes: les choses ont pris un autre sens, les choses ont enfin pris du sens.
Alors le regard brillant d'une femme aimante, le rire en cascade qui sort de sa gorge, la course d'un cerf à mon passage dans la forêt, les couleurs du ciel imperturbable rappellent que l'on n'a ni à en avoir assez (car rien ne nous appartient vraiment) ni à éprouver de l'envie.
Il faut se tenir sur la ligne instable de l'harmonie.
Espérer, sans doute;s'ouvrir, sûrement

 

leblase | Le 30/11/2005 à 13:52 | [^] | Répondre

Re: Re: Assez-tisme

Chère Duchesse dont l'auguste réponse m'honore,

C'est vrai que je décris un moment où j'aurais tendance à m'arrêter au bord du chemin pour le contempler lui et les autres pèlerins. Juste pour voir, sentir, écouter, prendre le temps de se demander qui l'on est, voire cracher ce qui nous encombre. Certains, lorsque la pierre de l'âme est brisée, essaient de la rapiécer, de la refondre, ou d'en trouver une autre. Mais ce n'est pas ma tendance. Je resterai cette pierre jusqu'à ce qu'elle se fasse sable, coulant entre des doigts habiles ou glissant sous un pied. Mais pour cela, il faut que je me brise encore un peu plus. Que je m'affine, que je m'épure, que j'aboutisse à un hâvre de paix, et que j'attende de me déposer pour former un socle rocheux, et ainsi à l'infini.

Alors je ne compte pas arrêter de souffrir. Je ne suis pas masochiste pour autant. C'est juste que je veux savoir ce que je vaux. Et d'ailleurs, que sont quelques fêlures et quelques atomes perdus s'il est possible de devenir diamant à terme. Tout ce qui me rend vivant me polit, tout ce qui me fait mourir un peu brise la gangue mais pas le noyau, et tout ce qui me touche me transforme.

D'accord, ma vie m'effrite, et elle ne semble pas superficielle, elle l'est, j'en suis convaincu. Mais c'est peut-être cette conscience qui rapproche l'inaccessible, inaccessible qui ne veut pas être ménagé, qui veut risquer aussi de se casser pour ne pas se caser, mais qui sait que si le chemin est emprunté ensemble, même s'il est rude, il reste une épaule où s'appuyer. Même si ce chemin est un risque en soi.

J'attends donc pour le moment d'avoir envie. De ma part et de la sienne. Et ça ne m'empêche pas d'être vivant.

 

Garg | Le 30/11/2005 à 20:51 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Assez-tisme

Garg
Un commentaire de grande qualité.
Tu devineras aisément à qui celà m'a fait penser:

       
                                           L'écume des jours

 

leblase | Le 30/11/2005 à 21:44 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Assez-tisme

Cher Leblhagiograse,

Je te remercie pour tes deux commentaires et suis content que ma pauvre prose te plaise. Je suis toujours gêné quand on me complimente, alors tu excuseras mon peu de verve vespéral.

Néanmoins, une chose : à qui te faisais-je penser, Raymond Quedeau, Boris Evian ou l'impérial Vitellius ?

 

Garg | Le 01/12/2005 à 01:41 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Assez-tisme

De toi un jour le désir
De toi un jour la brissure

De toi le cri

Prime nuit à jamais nôtre
Sois le rêve à jamais autre

Inaccompli

François Cheng

 

La duchesse | Le 01/12/2005 à 23:34 | [^] | Répondre

Re: Assez-tisme

Cher Garg
J'ignore ce qu'en pensent les petits gars de la farine, mais ton détour par tes expériences personnelles (je sais, c'était aussi le sujet du billet précédent) est très bien situé.
Comme tout le monde, j'en ai parfois assez; parfois trop d'envies.
Mais comme chacun, il arrive qu'assez me convienne, et que l'envie me fasse avancer.
Mais tu parlais de satiété. On peut en avoir assez, non plus par satiété, mais par overdose  (les petits gars de la margarine nous pardonneront  cet emprunt).
"Ce qui est étrange, c'est que j'étais satisfait parce que je connaissais le provisoire de la situation"
N'est-ce pas?
Rien n'est permanent, ni le bonheur ni le malheur: c'est aussi cette faculté humaine d'ouverture qui nous permet de ressentir avec étonnement et ravissement combien l'air d'un matin dans la forêt nous rattache à nos ancêtres, combien le chant d'un bruant des prés (salut marina) ou d'une crécelle nous l'affirme: "oui, nous sommes en vie"
Et ce qui compte dans la vie, c'est de vivre, comme dirait La Palice.
Une chose est frappante: ta lucidité. Il y a aussi de la générosité dans le fait de savoir la transmettre.
En bref, ton commentaire valait que je fasse ce billet, car tu l'as approfondi et lui a donné de la valeur pour tous
 

 

leblase | Le 30/11/2005 à 13:45 | [^] | Répondre

L'envie ou le désir?

L'envie n'est-il pas au départ une émotion qui suscite des réactions conflictuelles?
Le désir n'est-il pas un bon moteur dans une direction?
mais...
Souhaite-t-on vivre sans le conflit?
A-t-on vraiment une direction où aller?


 

Kayenne | Le 30/11/2005 à 02:13 | [^] | Répondre

Re: L'envie ou le désir?

Kayenne,
il me semble que tu places l'affaire dans le champ de la dynamique: Usserl, Aristote et Leibniz t'auraient invitée à une partie fine (quoique, Aristote était plutôt branché mec).
Envie ou désir? Mais ce n'est pas la même chose mon général
Désir ou besoin? autre hiatus
Besoin ou habitude? encore une marche plus bas.
Désirer une femme (ou un homme) est-il un cas hors contexte? non, puisque le sentiment d'amour est une manifestation de l'envie de vivre et de créer, l'envie de ressentir jusqu'à un point suprême tout ce qui nous arrive de l'autre, tout ce qui va de nous vers l'Autre.
C'est là une indication de direction:-)

 

leblase | Le 30/11/2005 à 13:59 | [^] | Répondre

Re: Re: L'envie ou le désir?

leblase =

faire de la dynamique?
ca va pas, non?
je lance des questions en l'air pour moi surtout, et jamais pour alimenter un débat intellectuel, dont je suis toujours a cours d'arguments!
je lance des questions parce que je ne sais pas, tout simplement.

 

Kayenne | Le 30/11/2005 à 14:42 | [^] | Répondre

Kayenne stock de la dynamite

Kayenne,
Le propre de la dynamique est d'imprimer un mouvement.
En lançant en l'air des plumes, des pensées, des questions ou des enclumes, la loi de la gravité démontrée par Newton joutée à la loi de Murphy nous assurent que l'un de ces trucs va retomber sur la tronche de quelqu'un (j'espère que ce ne sera pas complex: le pauvre a le crâne fragile), et provoquer une réaction.
Comme les gens du coin ont une certaine pratique de la raquette (de tennis, de ping-pong ou de pelote), une dynamique va forcément s'enclencher.
Alors ne fais pas ta petite innocente, ça ne prend pas!
Non mais.

 

leblase | Le 30/11/2005 à 14:51 | [^] | Répondre

Re: Kayenne stock de la dynamite

Leblase =

simplement voulu dire que je n'ai jamais eu la prétention de pouvoir imprimer un mouvement quel qu'il soit dans l'air (même de moi à moi à bien y penser)

Cela dit, par ici, ça serait plus approprié de parler de raquettes à neige!
;-)

 

Kayenne | Le 30/11/2005 à 14:59 | [^] | Répondre

Re: Re: Kayenne stock de la dynamite

Kayenne
Pas besoin de prétension: cela fait des millénaires que les femmes savent perdre un mouchoir pour savoir qui va le ramasser:-)

                 
                            Et pour les raquettes, j'aurais pu y penser:
                voilà que je suis surpris dans le blizzard avec mes espadrilles!

 

leblase | Le 30/11/2005 à 15:07 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Kayenne stock de la dynamite

Leblase, pitié!

pas ces considérations sur "les femmes sont comme ceci et les hommes comme cela"

snif snif!

(mais c'est vraiment imprévoyant d'être en espadrilles dans la neige...)

 

Kayenne | Le 30/11/2005 à 15:14 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Kayenne stock de la dynamite

Kayenne,
Ai-je dit "les femmes sont?" il me semblait avoir écrit "les femmes font"?

 

leblase | Le 30/11/2005 à 15:45 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Kayenne stock de la dynamite

leblase =
t'as raison, mauvaise lecture de ma part
(dit-elle en oubliant nonchalamment son dentier ici pour que quelqu'un le lui rende avec galanterie)

 

Kayenne | Le 30/11/2005 à 19:05 | [^] | Répondre

Je voudrais être lue au moins une fois avec attention !

C’est incroyable !
Est-ce que j’ai dit que je partais ?
Est-ce que j’ai dit que je ne voulais plus échanger avec vous ? Assez ? Plus envie ?
Est-ce que j’ai dit que je changeais de chemin ?
Est-ce que j’ai dit « je ne vous aime plus » ? « je n’ai plus envie de vous » ?
J’ai simplement dit : « j’arrête mon blog ». Oui, cette chose bizarre que je faisais chez leblase, qui n’était pas vraiment un blog dans le blog mais un truc quand même un peu particulier, je l’arrête. La position m’est simplement devenue inconfortable.
J’ai écrit ce truc dimanche, et j’attendais pour le publier un nouveau billet pour qu’il ne soit pas noyé dans 4492 commentaires plus envahissants les uns que les autres ;-)
Il se trouve qu’il fait étrangement écho au billet de leblase. J’y peux rien.

Et je ne suis pas sur le point d’entamer l’ascension des Grandes Jorasses par la face nord ! Je ne déménage pas, ne change pas de boulot, ne mets pas mes 15 moutards à la DASS,… Rien de spectaculaire ! (pour l'instant ;-))
J’éprouve simplement le besoin de parler moins pour agir plus. Simplement, dans ma vie quotidienne. Et de travailler à imprimer un mouvement différent à cette vie. C’est un truc qui peut être long, surtout pour quelqu’un de lent comme moi.

Et non, je suis pas amoureuse !
C’est une des questions que je reçois le plus souvent…
Comme si la seule chose qui puisse pousser une nana à se bouger c’était de s’emballer pour un mec ! Nawouak !
Et oui, je suis toujours amoureuse de vous. Et j’ai toujours envie de vous. Et j’ai toujours besoin de vous. Et il me semble que ce n’est pas près de changer ! Je ne suis pas en train de vous « rejeter » !!! Bande de dégénérés du cervelet !

D’autre part je n’ai pas dit non plus que je voulais arrêter de communiquer avec ceux du blog avec qui j’ai des échanges en dehors d’ici !?
Je crois bien que c’est ce qui m’effraie le plus dans les réponses que je reçois. Mais nom de zeus ! J’espère que celles/ceux avec qui j’ai des échanges privés me perçoivent autrement que comme « jo kesskonfai de chez leblase » !
Pitié ! Dites-moi que dans votre esprit j’existe en dehors d’ici ! Dites-moi que vous avez envie d’échanger autre chose avec moi… ou alors effacez mes coordonnées de vos carnets.

Pourquoi j’ai éprouvé le besoin de publier le commentaire d’hier ?
Je ne sais pas. Peut-être parce que j’ai pris l’habitude depuis des mois de vous raconter tout ce qui me traverse et qui a un rapport quelconque avec vous. Parce que vous avez sur moi un impact non négligeable et que j’ai envie que vous le sachiez.
Je crois que le sujet de ce commentaire n’était pas tant « fin du squat » que « ce que vous m’avez fait / ce que vous me faites / ce que je voudrais que vous continuiez de me faire ».
Parce que je suis en vie et que j’ai de nouveau envie de ne jamais en avoir assez.

 

Jo | Le 30/11/2005 à 13:16 | [^] | Répondre

Re: Je voudrais être lue au moins une fois avec attention !

Jo
Alors comme ça tu ne nous quittes pas?
Comme disait le Belge chantant.
Alors comme ça vous entretenez une foule de conversations hors de ce lieu, et tu voudrais ne pas être perçues comme  JoKesskonfaidechezleblase?
A l'impossible nul n'est tenu!
Je prends note que tu vides mes tiroirs de tes vieilles chaussettes, mais la menace que tu abandonnes tes 15 moutards chez moi plutôt qu'à la Ddass n'est pas sans m'inquiéter...
A titre d'information à usage personnel, j'aimerais revenir sur un truc que tu disais dans ton abjecte déclaration en vert: un de tes enfants lirait-il ce blog? (Sérieusement)
Quoiqu'il en soit, voilà une phrase qui m'a fait plaisir
"Parce que je suis en vie et que j’ai de nouveau envie de ne jamais en avoir assez"

Bien sur cependant, nous savons ceci: All things must pass.

 

leblase | Le 30/11/2005 à 14:47 | [^] | Répondre

Re: Re: Je voudrais être lue au moins une fois avec attention !

>leblase
Même pas foutu de te souvenir où tu lis quoi...

Ce qui était abject, c'était la déclaration ou la couleur ?

S'il te plait, ne pousse pas la bassesse jusqu'à essayer de faire croire que tu avais mis du mobilier à ma disposition !
Au fait, je voulais te prévenir : à force de batifoler avec les chats et les oiseaux j'ai déglingué quelques gouttières...

Oui, on le sait, ça n'empêche pas de vivre.

 

Jo | Le 30/11/2005 à 14:57 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Je voudrais être lue au moins une fois avec attention !

Jo
je ne me souviens plus si c'était la couleur de la déclaration ou la déclaration de la couleur qui était abjecte, mais je me souviens, par contre, que j'attends une réponse à ma question: un de tes chiards lit-il leblase?

 

leblase | Le 30/11/2005 à 15:09 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Je voudrais être lue au moins une fois avec attention !

Eh !
"tu attends une réponse à ta question" !?
Waoww leblase, il y aurait maintenant des questions ici auxquelles on serait tenu de répondre !? Sur simple injonction !?
Il y en a une autre qui m'effleure : kess'sapeut'foutre ?

 

Jo | Le 30/11/2005 à 15:34 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Je voudrais être lue au moins une fois avec attention !

>leblase

Jo Kesskonfai a-t-elle des enfants ?
Si elle en avait, en aurait-elle 15 ?
Quel âge auraient-ilselles ?
20 ans ? en âge de lire ce qu'ellesils veulent sans l'autorisation de manman.
5 ans ? N'y comprendraient rien... bien que ce ne soit absolument pas requis pour trainer par ici. Disons : n'y trouveraient sans doute aucun intérêt.
10 ans ? 15 ans ? Va savoir. En âge de faire plein de trucs dans le dos de manman juste pour le plaisir de les faire... Y trouveraient-ilselles un intérêt ? Va savoir.

Jo Kesskonfai mettrait-elle volontairement leblase.net entre les mains (sous les yeux) d'enfants ? Non.
Jo Kesskonfai pense-t-elle que bloguer soit une activité à recommander pour des enfants ? Non.

Surtout, n'hésite pas si tu as d'autres questions !

 

Jo | Le 30/11/2005 à 16:28 | [^] | Répondre

Jo et ses mouflets

Jo,
tu me rassures en laissant entendre que tu ne laisserais aucun de tes 15 marmots traîner ici: que penseraient-ils de leur mère?
Ai-je d'autres questions?
Oui, une.
Quelle est ta question?

 

leblase | Le 30/11/2005 à 17:37 | [^] | Répondre

Re: Jo et ses mouflets

Quelle question ?
Yen a qui posent des questions ici ?
Oui, moi.
En attends-je des réponses ? Parfois. Mais je n'en exige pas.

Que pensent les enfants de leurs parents ?
A travers quel genre de lunettes les perçoivent-ils ?
Vaste question.

 

Jo | Le 30/11/2005 à 18:35 | [^] | Répondre

Désir, envie, plaisir ? Quand ça ?

Oui, oui, oui, on peut être gavé des blogs, en avoir assez !!

C'est mon cas je l'avoue !!

Mais pourquoi suis-je là alors ? N'est-ce pas que j' en ai le désir ?

Ce blog est le lien de l'espace intime partagé, du dialogue quelles qu'en soient les difficultés et les ratés. Il est un concentré de quoi, de réactions, d'être.

L'envie, le désir vital, enfantin, si puissant et fragile aussi, est capricieux. Il se meut comme uh balancier continuel qui peine à trouver son équilibre. Et tant mieux, car l'équilibre plus souterrain celui-là, le vrai, celui de l'espace intérieur, serait celui qui permet de tituber sans tomber au milieu des herbes folles.

Je crois que cette expérience de blog n'est pas anodine et qu'il rend possible ce qui semblait avant relever de l'ordre de l'utopie, former une communauté d'esprits, qui échange librement sans s'être jamais vue.

 

marina | Le 30/11/2005 à 13:18 | [^] | Répondre

Re: Désir, envie, plaisir ? Quand ça ?

marina

Tu fais là à ce blog un énorme compliment: "Ce blog est le lien de l'espace intime partagé"
Tu reconnais même ce que je ne cesse de dire et penser  de ce lieu: même s'il n'est pas sans direction, il tente d'être orienté vers ce qui nous touche ou nous parle à tous, sachant que nous y sommes tous pour quelque chose: ce blog n'a pas de nom, d'où son nom.
Oui, l'équilibre y est instable, à l'image de nos vies, et de la Vie. C'est Michel Serres, avant qu'il ne devienne une vedette de la télé, alors qu'il était ce philosophe naviguant dans la pensée tel Homer, aveugle mais percevant la vérité des mers, Michel Serres donc qui me disait que l'équilibre (et on en a causé avec Jo je sais plus où) vient de la balance: un coup ici, un coup dans l'autre sens; marée montante, marée descendante; rythme des saisons, rythme de nos pulsions et des étapes de la vie.

    
                Oui Marina nous sommes des herbes folles.
          Pas si herbes et pas si folles mais caressées par le vent,
            pliées et désorientées mais aux racines charnelles
                                 nous liant à la Terre



 

leblase | Le 30/11/2005 à 14:19 | [^] | Répondre

Bon ben on y va alors !?

Je lis les derniers commentaires : La Duchesse, Garg, Laseine, Kayenne.
Bien sûr, tout ça c’est encore une question d’amour…
Et je lis l’aller-retour domi-complex de ce matin dans le billet précédent : complexité, inorganicité (?... pas sûr), pensée, fascination, dessin, dessein,…
« ça ressemble à un truc vivant » … « on peut imaginer une adéquation relativement forte entre la pensée abstraite et la réalisation concrète »… Que d’échos en moi…

Ben alors, qu’est-ce que vous attendez pour télécharger ce putain de logiciel et inventer ensemble un autre truc, un machin nouveau, vous savez, un de ces trucs après lesquels nous ne cessons de bêler en cœur sur ce maudit blog !
Et si c’est pas çui là et que ça marche pas cette fois ci… il faudra essayer autre chose. Ici ou ailleurs.
Il s’agit pas de sauver le monde là, juste d’avoir envie de bouger son cul.

 

Jo | Le 30/11/2005 à 13:22 | [^] | Répondre

Comment ça Jo?

Jo-qui-arrête-de-bloguer-en-bloguant,

Malgré toute la bienveillance qui accompagne ma lecture de tes mots avec lesquels tu formes des phrases, je n'ai là strictement rien compris à ce commentaire.
Je n'ai pas l'impression que l'on puisse attendre d'ici autre chose que ce que Marina décrit avec accuité: "former une communauté d'esprits, qui échange librement sans s'être jamais vue".
Tiens, c'est un peu comme si tu te lançais un cri à toi-même en nous interpellant collectivement.

 

Archignac | Le 30/11/2005 à 15:06 | [^] | Répondre

Re: Comment ça Jo?

>Archi
Lire, mon amour, lire et éventuellement relire... Je note la bienveillance, qui ne nécessite aucunement la compréhension. Et inversement poil aux dents.

"un cri à moi-même en vous interpelant collectivement"
N'y a-t-il pas un peu de cela dans chacun des milliers de commentaires publiés ici ?
N'y a-t-il pas un peu de cela dans chacun des milliards de commentaires publiés sur la blogosphère ?
N'y a-t-il pas un peu de cela dans chacune des multitudes de paroles, gestes, cris, ... expulsés par les êtres humains sur ce putain de bout de caillou ?

Moi je m'attends à tout et n'importe quoi de tout et n'importe quoi. Tout le temps. Sans rien attendre vraiment, et en étant surprise à chaque fois du n'importe quoi qui sort la plupart du temps de n'importe où (y compris de moi). Ca me ravit.

 

Jo | Le 30/11/2005 à 15:23 | [^] | Répondre

Re: Re: Comment ça Jo?

Oui Jo, certes, Jo, sauf que:

"Ben alors, qu’est-ce que vous attendez pour télécharger ce putain de logiciel et inventer ensemble un autre truc, un machin nouveau, vous savez, un de ces trucs après lesquels nous ne cessons de bêler en cœur sur ce maudit blog !
Et si c’est pas çui là et que ça marche pas cette fois ci… il faudra essayer autre chose. Ici ou ailleurs.
Il s’agit pas de sauver le monde là, juste d’avoir envie de bouger son cul."

Il y a de l'envie de concret là-dedans. Pendant qu'on refait le monde (ou défait) ici-même, parfois, certains d'entre nous se bougent le cul. Bien évidemment, je ne préjuge pas de la vie de chacun ici. Mais au moins, si ici a donné envie de se bouger ailleurs, alors bravo Leblase!

Attendre Jo, attendre. Mais non, pas attendre justement!

Une envie, ça ne crée pas de toutes pièces mais lorsqu'elle est là, ça se mûrit, non?

Alors Jo, keskonfait?

 

Archignac | Le 30/11/2005 à 15:39 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Comment ça Jo?

Archi tu lis trop vite, détends-toi s'il te plait.

J'ai dit "je m'attends à tout et je n'attends rien".
Donc attendre, non. On est bien d'accord.

D'autre part je ne préjuge de la vie de personne et je suppose que plein de gens qui ont l'air de glander par ici font plein de trucs ailleurs.

Envie de concret ? Bien sûr.
Mûrir ses envies ? J'ai dit autre chose ?

Kesskonfai ? (essaie de respecter l'ortographe de mon nom s'il te plait ;-))
Toi ? Je sais pas.
Moi ? Je vais pas raconter ma vie en public.
Nous ? Aucune idée. Peut-être plein de trucs, peut-être rien. On avisera en chemin.

 

Jo | Le 30/11/2005 à 15:54 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Comment ça Jo?

Jo, là dans mon jacuzzi, près de mon trône en peau de chèvre des Vosges, une belle me masse les pieds et je suis très détendu.

Cela dit, le "je m'attends à tout et je n'attends rien" vient contrarier mon envie de concret et de clarté, je ne te le cache pas.


 

Archignac | Le 30/11/2005 à 16:20 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Comment ça Jo?

>Archi
Bienveillant mais pas prêt à l'effort hein...

Note bien, dans un jacuzzi et à proximité d'une belle, je conçois que l'effort que tu accepterais de faire ne soit pas intellectuel.
Surtout profite, et si l'occasion se représente et que ton cerveau soit disponible, on pourra toujours en rediscuter. ;-)

 

Jo | Le 30/11/2005 à 16:41 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Comment ça Jo?

Mais enfin archignac moi qui ne suis pas du tout cartésienne, je lis très bien ce que dit Jo sur ce coup là, ça veut dire qu'elle s'attend à tout (venant de toi entre autre) mais pas forcément aujourd'hui !

 

marina | Le 30/11/2005 à 16:49 | [^] | Répondre

Toxico?

Sommes-nous tous des toxicomanes, le vague à l'ame, naviguant entre manque et overdose, jusqu'au mal de mer?

 

domi | Le 30/11/2005 à 14:30 | [^] | Répondre

Non nonn explorateurs

Non Domi, peut-être pas des toxicos, parce que ça ne fait pas trop plaisir d'y penser en ces termes mais des explorateurs ? Allez on va dire ça comme ça c'est mieux et c'est aussi vrai ! Je pourrais continuer avec mes métaphores d'explorateurs de la face nord mais j'arrête là.

 

marina | Le 30/11/2005 à 14:49 | [^]