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comme un oeuf sans Tamiflu

"Je nacquis sans savoir pourquoi, et mes parents remercièrent le ciel sans savoir de quoi"

Fedor Rostopchine

Un coup de fatigue m'a pris l'autre jour à commentaires x centaines: les billets s'accumulent, les commentaires s'accumulent, les idées et propositions s'accumulent.
Je vais essayer de me décumuler.
Cette histoire que nous partageons demande plus de temps que je ne pensais, et il faut que je continue mon boulot de sauver le monde et pas seulement les riches.
Comment être ici tout en étant plus souvent ailleurs?


grotte à roulettes pour méditations ambulantes
La période-des-fêtes-de-fin-d'année favorise, certes, la mutation des enfants en autant de consommateurs d'inutilités (ce qui n'est pas une raison pour les en priver), mais c'est prenant:
Trouver quoi offrir, et à qui: ça prend du temps.
Je ne voudrais pas recommencer la gaffe récente qui me fit offrir deux Noëls de suite le même cadeau à la même personne ou un cadeau à l'ex de ma cousine ce qui rendit furieux son nouveau qui du coup devint son nouvel ex.
Ma cousine m'en veut et ne sera pas là où je serai à Noël.
C'est très triste.
Cela me fera du très bien de prendre une certaine distance avec tout ça poil aux bras (hommage discret au style châtié de Madame kesskonfai poil au..).
Je rendrais bien plein d'hommages à vouzautres mais on va encore m'épithèter de distributeur de bons points et je voudrais plutôt qu'on s'engueule sur un truc différent.
Alors je cherche...Voyons...Que proposer?
L'humain s'autodétruira t'il une fois que j'aurais rejoint les étoiles?..Non, ça ne suffira pas.. Lorsqu'une idée monte du sexe à la tête c'est que l'Etre s'élève? Hmm. mmouais.. Les riches souffrent car leur situation est plus instable que celle des pauvres? Oui pas mal. C'est intéressant bien sûr... Oui mais bon.

Ah tiens j'y pense! Ben tiens donc! Ben oui!
Les fins d'année c'est aussi l'occasion de faire des bilans, prendre des résolutions. C'est entendu, on est tous de mauvaise foi, mais une question tout de même:
Avez-vous l'impression d'avoir fait quelque chose cette année qui a fait de vous un meilleur être humain?
(on peut aussi se demander ce qu'est un meilleur être humain)


Portail de meilleur être humain

Avez-vous l'intention, non pas d'améliorer votre sort mais de faire un effort sur vous-même? Croyez-vous que ce soit possible, que ça vaille le coup?
Ce blog existant depuis presque un an, diriez-vous qu'on y a appris quelque chose, à part m'envoyer des des flatteries méritées et des vannes?
Pourquoi toujours vous et pas plutôt la foule des yeux muets qui nous lisent?


Dois-je renouveler mon abonnement à Viablogmuche?

Chacun d'entre vous doit donc en son âme et conscience répondre à ceci: avez-vous jamais répondu à une seule de mes questions, pourtant fondamentales? Et si oui, avez-vous obtenu une réponse-de ma part ou d'un autre individu d'ici- pertinente?

Et une pensée pour Laseine qui fait un petit tour à l'hosto. Mais rien de grave, qu'y dit.

Commentaires

vous avez trouvé mieux ? les femmes ? les hommes ? l'alcool ? mieux encore ?

 

complex | Le 16/12/2005 à 23:08 | [^] | Répondre

Marcel vous attend !

http://cmplx.free.fr/?page_id=30

 

complex | Le 17/12/2005 à 01:22 | [^] | Répondre

Re:

Vous serez surpris de voir apparaître d'un coup la cohérence dans votre blog, comme une révélation.

(une cohérence partielle, Marcel ne réécrira pas vos billets tout de même).

(prenez le temps de vous habituer).

 

complex | Le 17/12/2005 à 01:27 | [^] | Répondre

Re: Re:

l'habillage par laseine attendra un peu.

 

complex | Le 17/12/2005 à 01:28 | [^] | Répondre

complex rhabillera-t'il Marcel?

complex
devons-nous attendre l'habillage?

 

leblase | Le 17/12/2005 à 20:57 | [^] | Répondre

Re: complex rhabillera-t'il Marcel?

non, essayez le.

l'habillage viendra plus tard, avec le retour de laseine.

 

complex | Le 17/12/2005 à 22:48 | [^] | Répondre

Re: complex rhabillera-t'il Marcel?

n'allez pas me dire que vous avez résisté à la curiosité !!

 

complex | Le 17/12/2005 à 22:57 | [^] | Répondre


Cher Leblase,

Je m'étais contenté jusque là, de l'anonymat de la lecture de votre blogotruc, l'une des rares météorite perdues dans la vacuité majoritairement répandue de la blogosphère.

Pour une fois, je vais sortir de la passivité de la lecture, passivité toute relative à mon sens, car lire est une action contribuant à l'enrichissement personnel et donc à l'évolution (que ce soit dans un sens ou dans l'autre, suivant le contenu que nous sommes amener à lire), ainsi qu'à l'action.

Comme vous, à l'approche de la fin de l'année, je ne coupe pas aux bilans, et me pose plus de questions encore qu'à l'accoutumé. Et la votre :

"Avez-vous l'impression d'avoir fait quelque chose cette année qui a fait de vous un meilleur être humain ?"
est importante.

D'ailleurs, je me permets de la décliner :
"Avez vous fait quelque chose cette année, qui fait vous de vous un meilleur être humain (plus que de vous en donner l'impression) ?"

Pour répondre précisément, ne faudrait il pas commencer (comme vous le suggérez) par définir ce que veux dire "faire de nous un meilleur être humain" ?
A la vue de la diversité et de la profondeur d'esprit des commentateurtrices fréquentant vos lieux (n'y voyez aucune flagornerie), j'imagine déjà la quantité de réponses différentes.
 
Alors comment vous répondre ? Je n'ai pas de réponse, mais beaucoup de questions ...
Pour entrer dans une démarche d'amélioration, le premier pas nécessaire n'est il pas de prendre conscience de notre environnement : les autres être humains, mais aussi les autres formes de vies, et même le minéral, ou pour être encore plus précis, l'ensemble, dans sa globalité, avec lequel nous sommes amené à interagir ?
L'autre élément fondamental dans une démarche d'amélioration, n'est il pas d'avoir la conscience de son propre être ? Car sans cela, l'interaction avec son milieu n'est pas perceptible.

Puis, en admettant comprendre, et par là j'entends ressentir jusqu'au plus profond de son être, les liens qui nous unissent à nos semblables mais aussi à l'ensemble avec lequel nous interagissons, ne faut il pas concentrer notre attention sur les conséquences et la portée de nos actes sur cet ensemble, avant de les entreprendre ?
Ne faut il pas admettre qu'en tant qu'être humain, nos actions ont des conséquences dont l'importance et la portée est bien plus vaste que ce que nous sommes capable d'imaginer ?

Ne faut il pas privilégier le global avant le spécifique, le collectif avant l'individu ?
Pour cela, ne doit on pas maîtriser notre ego, souvent trop grand, qui nous gouverne, privilégiant l'individu à l'ensemble ?

Cesser d'être gouverné par la peur, instillée depuis toujours dans nos esprit et source de des pires avilissement, n'est elle pas une des voies sur laquelle s'engager ?

Ne doit on pas faire de l'amélioration le chemin de nos vies, sans jamais baisser les bras face à l'adversité ?

L'action quotidienne au niveau individuel ne vaut elle pas mieux que l'immobilité collective ?

Le raisonnable ne doit il pas prévaloir sur le confortable ?

D'autres questions me viennent à l'esprit, mais je m'éloigne de la votre. Et pour y répondre, voici ce que je fais (et pas seulement cette année), pour essayer d'être  un meilleur être humain :
  • avoir la conscience la plus étendue possible de l'environnement avec lequel j'interagis, afin d'être capable de mesurer la portée de mes actes
  • "m'introspecter" sans avoir peur de ce que je vais trouver
  • agir chaque jour et dans les tous les domaines possible de manière à ce que les conséquences de mes actes aient un impact positif pour mon environnement
  • ne jamais céder à la résignation, petite mort avant la mort
  • abaisser, voir repousser, mes propres limites
  • préférer le mot construire au mot combattre (même si il faut parfois utiliser ce moyen)
  • prendre mon vélo au lieu de ma voiture
  • privilégier les transports en commun au transport individuel
  • réduire ma consommation de ressources naturelles et d'énergies
  • ne pas oublier ceux qui sont plus faibles et les soutenir
  • faire un effort sur moi-même (et oui c'est possible et ça vaut le coup, même si c'est long ...)
La liste n'est pas exhaustive.

Reste à savoir si cela me donne l'impression et/ou fait de moi un meilleur être humain ...






 

Anonyme | Le 17/12/2005 à 18:40 | [^] | Répondre

Re:

bien qu'anonyme le style me dit quelque chose ... !

 

complex | Le 17/12/2005 à 19:17 | [^] | Répondre

Re: Re:

 
bien qu'anonyme le style me dit quelque chose ... !


Cher Complex,

Je vous prie d'excuser mon anomymat dû à une validation trop rapide de mon commentaire.

Je ne pense pas vous connaître, et suis surpris que vous reconnaissiez un quelquonque style à mon commentaire, ce dernier étant mon premier dans la blogosphère.

Peut être qu'à lire ce blog, et
d'autres, je fais que rendre ce que ma capacité "d'éponge" m'a fait acquérir ...

 

L'ours miaulétoux | Le 17/12/2005 à 19:44 | [^] | Répondre

Re: Re: Re:

alors je me trompe, je pensais à quelqu'un de particulier. mais ça n'a aucune importance.
baptême réussi, votre commentaire s'intègre parfaitement.

 

complex | Le 17/12/2005 à 19:54 | [^] | Répondre

Re:

Anonyme
Lancez-vous sans crainte: la plupart des commentateurtrices d'ici ne mordent pas. Gageons que les autres seront repus d'agapes en série.
Etre un meilleur être humain, c'est d'abord, sans doute, être un meilleur soi-même qu'on ne l'a été.

Mais ça nous pose une autre colle: c'est quoi, meilleur?
C'est pourquoi vous êtes dans la bonne direction en n'ayant pas de réponse, mais plus de questions qu'auparavant.
Quelles sont les conditions qui pourraient nous rendre meilleur (nous partirons de ce qualificatif  de"meilleur"aussi abstrait qu'indéfinissable, comme s'il constituait une borne commune de compréhension)?

       
                       leblase devenant meilleur que jamais

Etre meilleur quand tout baigne autour est-il plus difficile que lorsque le monde se déchire, se délite, se dégrade, se dévore, se détruit?
Etre meilleur est-il encore meilleur si nul ne s'en rend compte?
Etre meilleur est-il pire s'il vous attire des hordes d'admirateurs vous léchant les doigts de pied (j'adore)?
Est-il possible d'être meilleur si on l'a voulu?
Est-il possible de devenir meilleur en voulant l'être, ou plus simplemnt en étant juste?
Etre juste, n'est-il pas meilleur qu'être meilleur?

 

leblase | Le 17/12/2005 à 20:56 | [^] | Répondre

Re: Re:

Leblase,

Je ne suis pas fou, j'ai bien jaugé l'ambiance avant de me lancer. Quand bien même je serais mordu, le mérite aura été de faire réagir.

Je suis d'accord avec votre hypothèse : être un meilleur être humain c'est être un meilleur soi-même qu'on ne l'a été. Mais dans quel repère se placer, puisque tout ce qui touche à l'homme est subjectif : comme mesurer une amélioration et suivant quels critères objectifs ?

A la question que veut dire "être meilleur", il n'y pas de réponse, il y a des réponses, selon les personnes et le contexte et vous le pressentez bien quand vous demandez :

Etre meilleur quand tout baigne autour est-il plus difficile que lorsque le monde se déchire, se délite, se dégrade, se dévore, se détruit?
Peut être que quand tout baigne, notre vigilance est moins grande et nous oublions d'être meilleur.


Etre meilleur est-il encore meilleur si nul ne s'en rend compte?
Etre meilleur est-il pire s'il vous attire des hordes d'admirateurs vous léchant les doigts de pied (j'adore)?

Etre meilleur, ne doit il pas se faire sans se soucier du regard des autres, mais se faire uniquement pour les autres ?
Attendre quoi que ce soit en retour des autres, pour nos actions envers eux, n'est il pas le frein de nos actes ?
Attendre quoi que ce soit en retour de nos actes, quelqu'ils soient, n'est il pas antagoniste avec l'amour (le vrai, pas la glue sociale et formatée qu'on nous fait sniffer dès le plus jeune âge) ?


Est-il possible d'être meilleur si on l'a voulu?
Est-il possible de devenir meilleur en voulant l'être, ou plus simplement en étant juste?
A partir du moment où être meilleur s'inscrit dans une démarche concrète, quel peut être le frein, à par soi même ?


Est-il possible de devenir meilleur en voulant l'être, ou plus simplemnt en étant juste?
Etre juste, n'est-il pas meilleur qu'être meilleur?
Etre juste n'est à mes yeux qu'un aspect dans un la démarche d'être meilleur.


Vous qui avez décidé de sauver le monde, qui essayez de le faire, n'êtes vous pas meilleur que moi par exemple, qui ne fait que rêver de pouvoir le faire ?
Cette histoire que nous partageons demande plus de temps que je ne pensais, et il faut que je continue mon boulot de sauver le monde et pas seulement les riches.
Comment être ici tout en étant plus souvent ailleurs?
sEt i vous êtes amené à faire le choix entre le deux, sachez que vous avez mon soutient, même si ce blog devait s'arrêter.

 

L'ours miaulétoux | Le 18/12/2005 à 20:55 | [^] | Répondre

Re: Re: Re:

Ours M.
"
n'êtes vous pas meilleur que moi par exemple, qui ne fait que rêver de pouvoir le faire?"
Non non, ça n'a rien à voir: être un meilleur soi-même n'obéit pas à une échelle comparative. Ne saurait être lié avec quiconque d'autre que soi.
Cette voie est sans but mais non sans issue.
On essaye d'atteindre à un "meilleur" juste pour le pied, si j'ose dire. Juste pour parvenir à un palier d'où tout ce qui restera à faire sera de parvenir à un autre,palier et encore un autre, sans jamais tenter d'être meilleur que quelqu'un d'autre.
Finalement sans jamais même espérer être meilleur.
Juste pour l'intensité d'Etre que cela procurerait.
A peu près comme le Mal absolu.
Prendre et tracer une voie et la parcourir, conscient ou imaginant que c'est là un moyen d'atteindre non seulement des niveaux de conscience encore inaboutis, mais d'observer des paysages, des images de la vie qui nous étaient jusque là inaccessibles.
Renouveler la qualité de l'air, en somme.
 

 

leblase | Le 18/12/2005 à 21:46 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re:

Leclairvoyantblase,

Comme je le disait dans un autre commentaire (ci-dessous, ou ci-dessus, je ne sais plus), il me reste à me dé-formatter. J'ai encore failli face à cet esprit de comparaison/compétition ...

Vos mos sont justes et me touchent, car ils me permettent de toucher du doigt ce que mon esprit ne faisait qu'effleurer.

Finalement, ce n'est pas le but qui est important, mais le chemin, car en le parourant, nous vivons ...


 

L'ours miaulétoux | Le 18/12/2005 à 22:11 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re:

Leblase, tu ne vois pas que tu enfonces des portes ouvertes en disant ça, qui donc ici n'est pas arrivé déjà à ces conclusions, à moins qu'il ait décidé de ne plus avancer parce qu'il préfère en rester là, ce qui en fait donc un être conscient de ce qu'il fait, franchement, je préfère quand tu poses des questions ouvertes qui donnent une infinité de réponses plutôt que lorsque nous sommes à tous à t'approuver et à bannir les vilains méchants qui ne comprennent pas la vie( ceux qui sont toujours dans des règles de pouvoir, ceux qui ne prennent pas le risque de s'aventurer  dans le mal, ceux qui, ceux qui) attention, chacun son chemin, et le chemin, heureusement n'est pas tout  droit, gardons nous des simplifications.
Comme tu le disais si bien la spiritualité, ou la conception de l'éthjique se barre quand on l'exprime, pareil quand on commence à étiqueter ce qu'il faut être pour avoir compris la vie.

 

marina | Le 18/12/2005 à 23:30 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re:

marinacuve
C'est pour ça que, comme tu le verras demain dégrisée, je dis dans la deuxième partie des comm' exactement le contraire de ce que je dis dans la première;
Sans me contredire, j'te prie.
et vas dormir, tu vois double.
Et j'suis d'accord, faut pas trop m'approuver. ni me déprouver. du moins tant que ce n'est pas systématique, eh, poivrotte.

 

leblase | Le 19/12/2005 à 00:03 | [^] | Répondre

Re: Re:

Merci Blasinou pour ta pensée qui est allée droit au coeur. Même si je suis encore en période de convalescence, je me suis penché sur la question posée.
Je dois dire que j'ai bien aimé le guéridon sous la neige, je me suis d'abord demandé si ce n'était pas là une
métaphore de la page blanche.

Je ne sais d'ailleurs par quel miracle la blanche page n'a pas été eneigée !

«     Better be with the dead,
[...] Than on the torture of the mind to lie
       In restless ecstasy.  »
       Macbeth (3.2.25-32)

Merci Macbeth, mon frère, mon porte-parole, mon messager, mon alter ego, comme dirait Cioran.

80 commentaires déjà !
être bien
etre meilleur
être tout simplement

et puis bad woman qui vient rappeler la question longtemps négligée par la pensée occidentale : Et le Mal

dans tous ça ? à part d'être mauvais quelle est son essence même ?
N'y aurait-il pas un mal de qualité ?

aïe aïe aïe ...

 

laseine | Le 19/12/2005 à 00:27 | [^] | Répondre

Re: Re: Re:

>laseine
Troooop fort !!!

 

Jo | Le 19/12/2005 à 01:07 | [^] | Répondre

Re: Re: Re:

salut laseine, ... alors, ton séjour à ses côtés, c'était comment ?

 

complex | Le 19/12/2005 à 01:09 | [^] | Répondre

Laseine s'invite

Laseine,
toujours en convalescence, et tu fais déjà l"incruste?

Tu as raison, l'image était bien une métaphore de la page blanche. Page blanche que devient chaque matin, page blanche qu'est devenue ma vie en balance.
Un moment de sérénité à atteindre avant de partager la folie humaine.
Voici, à regarder l'image métamorphosée (super!), qu'un compagnon se joint à moi, avec ses livres et son excellent bout de Shakespeare.
Mais je contredirai William:
"better be with the living
Even on the torture of the body and the mind, to spare
a glimpse of ecstasy"

Oui: bad woman est bienvenue.Et Mitra a merveilleusement rebondi sur le fond des choses.
Bad. So would be badman.
La pensée (pas seulement Occidentale, mais sociale) qui décrypterait pour nous le Mal du Bien, existe: nous la subissons sans cesse.
Autant de la part des institutions que des courants religieux ou philosophiques; autant des tenants autoproclamés du Savoir ou des connaissances qui, armés de leurs diplômes ou de leurs parutions, sont incapables d'ouvrir les yeux sur la page blanche.
Un blanc qui serait autant le mal que le bien.

Oui Laseine, je crois qu'il y a de la place pour le mal de qualité: un mal voulu, réfléchi, combatif.
Et pourquoi penser ainsi?
Parce qu'aujourd'hui on s'est mélangé les pédales et l'on croit que conforme= bien, et donc on postule qu'anormal c'est mal.
Il faut donc , pour avancer hors du troupeau aveugle, prendre les rênes du mal sans être mauvais, sans faire du mal aux autres, mais en heurtant leur confort intérieur, leur satisfaction intellectuelle qui n'a de base que la lecture annonée des Grands Anciens, l'injection incessante du magma médiatique, l'inertie de ceux qui ne savent plus ouvrir les yeux sur leur propre étrangeté.
Ne serait-ce pourtant pas dans l'étrangeté de chacun qu'est l'authenticité de l'Etre?

Il y a un Bien de misère
Un Mal de qualité
Il faut juste y mettre le prix

 

leblase | Le 19/12/2005 à 13:13 | [^] | Répondre

Re: Laseine s'invite

bon, vous n'allez pas nous intimider avec quelques mots d'anglais, hein. (glimpse of ecstasy !!!), tsss.

vous avez l'air particulièrement désorienté ...
z'avez besoin de cours particuliers ? par correspondance, ça devrait marcher.

 

complex | Le 19/12/2005 à 13:25 | [^] | Répondre

Re: Re: Laseine s'invite

complex
Warhum Nicht?

 

leblase | Le 19/12/2005 à 14:41 | [^] | Répondre

Re: Laseine s'invite pour changer le cours

Oui leblase je m'invite pour te signifier que si le coeur te dit de rester je reste

Brecht disait qu'«On parle toujours de la violence du fleuve qui déborde ses berges, jamais de la violence des berges qui enserrent le fleuve».

C'est bien à déborder les berges que tu nous invites !
A voir un chemin plutôt qu'un départ et une arrivée !
A considérer des façons d'arriver plutôt qu'un but à atteindre !

Je sommes le fleuve en crue, j'avons la capacité de changer de cours...



 

laseine | Le 19/12/2005 à 13:57 | [^] | Répondre

Re: Re: Laseine s'invite pour changer le cours

Laseine,
Tu fais bien de t'inviter! Tout acte volontaire, tout passage à l'action vers l'abstrait et l'immatériel, dans le but (inavoué) d'enjoliver nos coeurs et la planète, de faire rire l'esprit ou gondoler les astres, me paraît salvateur.
C'est vrai: débordons.
Après tout c'est dans la nature de tous ceux et celles qui passent dans le coin: ce sens de la mesure qu'il faut dépasser, cette joie de l'outrance pudique et sensible.

         
Tu peux sonner la crue du fleuve: nous sommes prêts (et il reste de la place)

 

leblase | Le 19/12/2005 à 14:32 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Laseine s'invite pour changer le cours

J'aime bien ces photos qui se découvrent, se dévoilent, je te reconnais bien là Leblase...
C'est très amusant cette manière que tu as de penser tes photos avant de les prendre.
Ce n'est pas l'image c'est ce qu'elle dit ou que tu vas lui faire dire qui t'intéresse, ainsi celle là, déjà entraperçue une ou deux fois,  avec une perspective fort différente....
Tu es vraiment un intello, entre autre.

 

marina | Le 20/12/2005 à 23:07 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Laseine s'invite pour changer le cours

marina

       
                            Au bout de la route, le ciel?

 

leblase | Le 21/12/2005 à 11:46 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Laseine s'invite pour changer le cours

Blase au bout de la route, le bleu du ciel....

 

marina | Le 21/12/2005 à 11:58 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Laseine s'invite pour changer le cours

Il est bien chargé ce ciel ! J'adopterais bien la photo pour mon signal social...

 

jlb | Le 21/12/2005 à 12:02 | [^] | Répondre

Il faut juste y mettre le prix...

>leblase
"... prendre les rênes du mal sans être mauvais, sans faire du mal aux autres, mais en heurtant leur confort intérieur, leur satisfaction intellectuelle [...]  l'inertie de ceux qui ne savent plus ouvrir les yeux sur leur propre étrangeté..."

Garder les yeux ouverts.
Sur soi et sur les autres.
Sur "l'étrangeté".
"Heurter..."
Je ne peux même pas être fière d'avoir choisi ce chemin. La question ne s'est pas posée. Je ne sais simplement pas faire autrement.
Comme dit jlb, je sais bien que je n'ai pas le choix. Ici ou ailleurs. Et je ne m'y dérobe pas. Mais c'est dur, nom de zeus, c'est dur, parce que c'est aussi ouvrir les yeux sur la solitude, qui est là, on le sait, mais sur laquelle on voudrait bien faire l'autruche de temps en temps. C'est prendre sa propre décision à chaque fois et l'assumer (bonjour Kayenne), sans pouvoir se retrancher derrière les codes et normes établis. C'est souvent affronter la majorité, c'est essuyer les coups de ceux qui ont peur et dont la peur décuple les forces. C'est se demander souvent "mais qui je suis, moi, pour considérer que ce sont eux les moutons, que ce sont eux qui ont tort ?" C'est se battre sans arrêt pour établir cette putain d'égalité face à ceux qui se mettent dessus ET à ceux qui se mettent dessous. C'est être persuadée que je ne peux être sûre de rien mais y aller quand même. C'est me reposer souvent les mêmes questions et accepter que les réponses changent soudain et démolissent l'étape précédente. C'est vivre les sens écarquillés parce que les autres ont tant de choses à m'apprendre. C'est prendre la responsabilité d'en embarquer d'autres dans mes chemins, même si, bien sûr, je suis convaincue que chacun est responsable de soi. C'est accepter cette condition d'être humain, à la fois élément d'un groupe indivisible qui influe sans arrêt sur moi et sur lequel j'influe sans arrêt, et à la fois seule, unique, moi. C'est vivre intensément chaque moment, même le plus banal en apparence, c'est tenter de jouir pleinement des richesses de la vie, à ma façon,... et, comme tu dis, payer le prix.

 

Jo | Le 19/12/2005 à 15:02 | [^] | Répondre

Re: Il faut juste y mettre le prix...

>Jo

"Je ne peux même pas être fière d'avoir choisi ce chemin. La question ne s'est pas posée. Je ne sais simplement pas faire autrement."
Etes vous sûre de n'avoir pas fait un choix, et de l'assumer ? Nous sommes tous capables de faire cet "autrement". Mais vous ne vous êtes pas résignée à suivre le courant collectif de la majorité, parce que vous n'avez jamais fermé les yeux, parce que vous savez qu'il n'y pas Une Voie Unique (ce cul de sac), parce que ce n'est pas juste... (parce qu'il y a des berges à inonder).

Oui, il y a la solitude, que la majorité fuit par tous les moyens allant jusqu'à l'abrutissement, et alors ?
Alors, je cites Krishnamurti dans "De l'amour et de la solitude" :

"... Il y a de toute évidence une différence entre se sentir seul et être seul. Le sentiment de solitude est le degré ultime de repli sur soi, d'isolement. Plus vous êtes conscient de vous même, plus vous êtes isolé, et la conscience de soi n'est autre que le processus d'isolement. Mais l'état de solitude, lui, n'est pas l'isolement. Cet état de solitude n'existe que lorsque le sentiment de solitude a disparu. L'état de solitude est un état dans lequel cesse de s'exercer tout espèce d'influence - qu'elle émane de l'extérieur ou de la mémoire. Et ce n'est que lorsque l'esprit est dans cet état de solitude qu'il peut faire la connaissance de l'inconrruptible. Mais pour en arriver là, il nous faut comprendre le sentiment de solitude, ce processus d'isolement, qui n'est autre que l'ego et son activité. Ainsi, la compréhension de l'ego marque le début de l'arrêt de notre isolement - donc de la solitude. "
Cette approche peut paraître ardue, voir impossible pour le commun des mortels. Mais il m'est arrivé d'accéder à cet état où l'ego s'efface et en même temps ce sentiment de solitude.
Malheureusement, je ne suis jamais parvenu à maintenir cet état de grâce, car très vite la pensée venait me submerger de sa frénétique activité.

Vous avez le choix de regarder la solitude en face et essayez peut être de la comprendre. Et lorsque ce sera le cas, elle ne vous pesera plus.

"C'est prendre sa propre décision à chaque fois et l'assumer (bonjour Kayenne), sans pouvoir se retrancher derrière les codes et normes établis"
C'est vivre.


"C'est souvent affronter la majorité, c'est essuyer les coups de ceux qui ont peur et dont la peur décuple les forces."
C'est vivre.


"C'est être persuadée que je ne peux être sûre de rien mais y aller quand même."
C'est vivre.

C'est se demander souvent "mais qui je suis, moi, pour considérer que ce sont eux les moutons, que ce sont eux qui ont tort ?"
Pourquoi n'auriez vous pas la liberté de penser, d'agir, de vivre différement de autres ?


C'est vivre intensément chaque moment, même le plus banal en apparence, c'est tenter de jouir pleinement des richesses de la vie, à ma façon,... et, comme tu dis, payer le prix.
Finalement, le prix à payer pour cette liberté n'est pas si élevé, non ?

 

L'ours miaulétoux | Le 19/12/2005 à 22:23 | [^] | Répondre

Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

>L'ours miaulétoux
Non, je n'ai pas fait le choix de naitre où et comme je suis née. Je n'ai pas choisi la différence. Mais elle était trop évidente, cette différence, et j'ai fini par comprendre que, pour vivre, il fallait que je l'assume. J'ai compris aussi que tout le monde sans exception est différent, mais que quand la différence n'est pas flagrante, quand elle n'est pas visible comme le nez au milieu de la figure, il est plus facile pour la plupart de faire comme si elle n'existait pas.
Et je n'ai pas choisi non plus de garder les yeux ouverts. On m'a élevée comme ça, je ne sais plus/pas faire autrement, et j'ai fini par me convaincre que c'est la meilleure attitude possible. En tous cas pour moi.
Mais je persiste (:-)) : c'est dur. Le prix est élevé. Je continue de penser que ça vaut le coup, je persiste allègrement à me fabriquer moi-même un chemin, je m'obstine dans cette quête de justesse, j'apprécie les richesses infinies que ça me procure, mais en même temps je me regarde en face et je vois bien que j'en bave :-).

"De l'amour et de la solitude" !? Un titre pour moi ! ;-)
Je ne suis pas sûre de comprendre ce texte que vous citiez.
Heureusement, ce sentiment de solitude n'est pas omniprésent. Et il est vrai qu'il s'efface parfois. En fait, je dirais plutôt qu'il y a des moments où, simplement, la solitude n'est plus un problème, juste un état évident qui ne provoque aucune souffrance, qui n'empêche rien, au contraire, qui sert de socle. Et puis l'équilibre ne dure pas longtemps, mon cerveau fait des siennes, la vie me bouscule à nouveau, le doute me reprend,…

Bien sûr, tout ça c'est vivre, j'en suis consciente, et je savoure.
Et puis, de temps en temps, quand mon ego me bouche la vue au lieu de me propulser, quand je me lamente bêtement, quand je me répands en pleurnicheries, il y a presque toujours quelqu'un, comme aujourd'hui l'ours miaulétoux, pour me secouer gentiment et me dire, comme dans la chanson de Brel : "non, Jo, t'es pas toute seule…"

 

Jo | Le 20/12/2005 à 13:10 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

>Jo
Evidemment, on ne choisi rien à la naissance heureusement ou malheureusement. Par contre être consciente de la différence, l'assumer et même la rechercher est un choix, votre choix.
On vous a apprit à ouvrir les yeux, mais n'avez vous pas continuée ensuite sur cette lancée, sans abandonner ? C'est encore votre choix.
Sans ces actions de votre part, ne seriez vous pas devenue une de ces trop nombreuses créatures amorphes, dont la vacuité du regard et de l'âme, ne fait que renforcer votre ardeur à ne jamais renoncer, sur le chemin difficile menantau Graal, oublié de la plupart ?

La difficulté de cette voie ne vous a-t-elle jamais poussée à céder aux flots lents mais puissants de cette rivière qui ne submerge jamais aucune berge ?
La tentation n'a-t-elle jamais été trop forte ?
Eprouvez vous de la peur face à vos choix ?

Quant au doute, comme dirait
Nietzche : " Ce n'est pas le doute, mais la certitude qui rend fou ! "

 

L'ours miaulétoux | Le 20/12/2005 à 21:21 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

>L'ours miaulétoux
Le Graal !? Comme vous y allez !
Et que de questions !

Non, je ne "recherche" pas la différence. Elle est là, suffisante, et je ne tiens pas à en rajouter. Mais je ne cherche pas à être pareille non plus. Kayenne a fait à ce sujet un billet sur l'originalité qui me parle particulièrement : je ne suis pas la mode, mais ne la rejette pas non plus. Rien de systématique : je prends dans les modes ce qui semble me convenir et délaisse le reste, sans fanatisme ni allergie.

Bien sûr je cède parfois aux flots, bien sûr la tentation est parfois trop forte, évidemment j'ai souvent peur face à mes choix, jusqu'à y renoncer parfois. Jo est humaine !!! ;-) et plutôt faiblarde comme humaine, avec, entre autres, une nette tendance à trop réfléchir avant d'agir et une lenteur désespérante.
Tout cela est une quête, et le chemin est truffé d'égarements plus ou moins avouables. ;-)

Mais nous ne sommes pas dans un confessionnal ni dans un bistrot. Assez parlé de moi. Et vous, quel est votre choix ?

(Je ne remercie pas marina, complex et leblase, qui, a force d'argumenter autour de votre identité, m'ont amenée à me poser la question. Je crois bien avoir trouvé. Mais peut-être cela se serait-il imposé à moi de toutes façons. Allez savoir.
Drôle de pseudo :-), qui nous a permis de prendre contact différemment.
Merci.)

 

Jo | Le 21/12/2005 à 13:24 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

l'OursM aurait une identité accessible à jo seulement ? je ne veux pas y croire !

 

complex | Le 22/12/2005 à 13:03 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

>complex
L'ours miaulétoux a peut-être une identité précédemment intervenue ici sous un autre pseudo. Si c'est le cas, je l'ai peut-être devinée. N'importe qui lisant assidument les commentaires de par ici et réfléchissant à cette possibilité doit pouvoir arriver aux mêmes conclusions que moi. Peut-être. Au risque de se tromper. Peut-être.

>L'ours miaulétoux
Ceci dit, à force de tourner autour de ça, nous sommes peut-être devenus désagréables. A plus forte raison si cette double identité n'existe pas.
Si tel est le cas, je tiens à m'en excuser.

 

Jo | Le 22/12/2005 à 20:02 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

il nous a dit qu'il commentait pour la première fois.
une raison de ne pas le croire ? et quelle importance ?
ces commentatrices, elles veulent toujours savoir.

 

complex | Le 22/12/2005 à 20:13 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

>complex
Aucune importance, en effet.
Ai-je donné l'impression de vouloir "savoir" quoi que ce soit ?

 

Jo | Le 22/12/2005 à 20:20 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

désagréables, et à plus forte raison si cette double identité existe !!

 

complex | Le 22/12/2005 à 20:13 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

>complex
Je persiste :
"Désagréable" si cette double identité n'existe pas.
"Gênant" si elle existe. Ou "amusant". Peut-être.

 

Jo | Le 22/12/2005 à 20:23 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

> Jo
Par le Graal, j'entends le chemin au but, le voyage à la destination ..., rien d'extraordinaire en soit. Vous le savez déjà puisque vous en avez vécu les égarements, plus ou moins avouables selon vous (d'ailleurs, je remarque que l'audience de ce blog ne s'est pas encore jettée sur l'occasion pour vous demander plus de détails (ce que je ne suis pas en train de faire))

Est ce que ne pas chercher à être pareil(le) n'est pas cultiver sa différence ?
Quel mal y a-t-il à cultiver sa différence, quand c'est le moyen d'atteindre l'autre, sa richesse et sa différence,
et non un but en soi ?

Mais nous ne sommes pas dans un confessionnal ni dans un bistrot. Assez parlé de moi. Et vous, quel est votre choix ?
Nous ne sommes certes, ni en confession, ni au bistrot, mais voici ma réponse.
Mon choix est
d'accepter la condition humaine (comme vous la décrivez), chose qui me parait encore difficile, car est encrée profondément en moi la sensation d'une certaine forme de renoncement dans cette acceptation.
Cependant, le temps portant ses fruits, elle s'inscrit de plus en plus comme la condition à une harmonie intérieure, source du passage de la réaction (nécessaire mais non suffisante) à l'action, de la colère à l'amour.

Il semble que vous ayez atteint cette étape. L'envie de vous demander comment vous y êtes parvenue me démange. Mais la question est vaine, car chacun doit trouver son chemin, même si une longue réflexion est nécessaire.

La lenteur de la réflexion n'est elle pas une des qualité qui fait défaut dans nos modes de vie actuels ?

(Quant à mon identité, elle n'a aucune importance, même s'il m'est facile d'en jouer (merci à Domi))

 

L'ours miaulétoux | Le 24/12/2005 à 14:40 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

halte-là l'OM, les niveaux multiples de parenthèses, c'est ma signature ... je veux bien la concéder temporairement, mais que ce soit établi, sauf tentative hostile d'usurpation d'identité.

 

complex | Le 24/12/2005 à 14:50 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

> Complex

Vous remarquerez que je me suis contenté de 2 niveaux de parenthèses jusqu'à présent, mais si vous insistez, je peux, de manière absolument non hostile, tenter d'usurper votre identité.

Pour commencer, je pourrais faire croire à celles qui le veulent, que ma grotte est un abri anti-atomique, sur un malentendu, ça pourrait marcher ...

 

L'ours miaulétoux | Le 24/12/2005 à 15:01 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

j'ai remarqué, 2 niveaux. il faudra prévoir quelque chose dans la nouvelle version de leblase.net au sujet de ces visiteurs silencieux qui absorbent trop bien jusqu'à intervenir à la façon de. d'où vous vient cette tendance à la parenthèse ?

 

complex | Le 24/12/2005 à 15:15 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

>Complex

Loin de moi l'idée d'intervenir à la façon de (de qui d'abord ?). Mais vous avez raison, stop à la vampirisation et au plaggia. Vite! Un algorithme sur leblase.net afin de taire ces mauvais commentateurs suceptibles d'usurper votre ... identité ?

"d'où vous vient cette tendance à la parenthèse ?"
Peut être de ce besoin urgent de pas oublier l'idée qui vient de surgir?
Peut être l'envie d'utiliser ces touches si peu usées de mon clavier ?
Peut être de créer un monde dans une monde ?
Peut être un accident de poussette ?

 

L'ours miaulétoux | Le 25/12/2005 à 03:13 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

ok, raisons valables, surtout la 4ème.

 

complex | Le 25/12/2005 à 03:23 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

Complex, mes hommages et mes voeux.
Renaud Camus fait ça dans "du sens" ( peut-être ailleurs aussi, je ne sais pas ) et même il le théorise.
Un peu d'huile d'argan ou t'es déjà dégrippé?
Bon d'accord, promis j'arrête, c'est la dernière fois.

 

domi | Le 02/01/2006 à 18:36 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

t'arrêtes ??
l'huile d'argan pour la grippe ?? bizarre ... la soupe aurait mieux convenu.

 

complex | Le 02/01/2006 à 19:12 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

>L'ours miaulétoux
Je crois que tout chemin implique le renoncement, ne serait-ce que le renoncement au paysage qu'on aurait exploré si on avait choisi un autre chemin. Il est impossible d'explorer tous les univers. C'est comme au rami : je garde une carte mais il faut que je me débarrasse d'une autre ;-) L'idée étant, une fois une direction prise, de ne pas regretter ce qu'on imagine qui aurait pu être si on en avait choisi une autre à la dernière intersection.

Ceci dit, vous me mettez mal à l'aise.
Vous semblez m'accorder une sagesse... J'aurais "atteint une étape" ?...
A l'insu de mon plein gré alors ;-)
Je crois comprendre de quoi vous parlez quand vous dites "accepter la condition humaine", et on a l'air d'être d'accord là-dessus. J'aime bien le "passage de la réaction à l'action et de la colère à l'amour".
Mais qu'est-ce qui peut bien vous faire croire que j'y arrive ? Ai-je laissé entendre que mes "égarements" se conjugaient au passé ? Dans ce cas je corrige : on peut utiliser le présent de l'indicatif et le futur, voire le futur antérieur, le conditionnel, l'impératif et bien sûr le plus que parfait ;-).
Et là encore, pourquoi pas. Il est flatteur pour moi de penser que vous avez déniché au fond de l'âme de mes commentaires quelque chose que j'ignore et qui fait de Jo une nana qui gagne à être connue. Admettons.
Mais ce qui me met extrêmement mal à l'aise c'est le sentiment que j'ai de bientôt me retrouver en position de gourou (pourquoi n'y a-t-il pas de féminin à ce nom ?). Je ne suis pas sûre que ce soit ce que vous faites, puisque vous dites "chacun doit trouver son chemin", mais cette simple supposition me glace.
Alors, s'il vous plait, dites-moi un truc qui me fasse penser "vraiment, Jo, t'es très bête, et en plus désobligeante avec quelqu'un(e) qui prend le temps de papoter gentiment avec toi,... ça te réussit vraiment pas les fêtes : à défaut de croire au père noël tu t'imagines des trucs vraiment débiles !"
S'il vous plait.

 

Jo | Le 24/12/2005 à 22:30 | [^] | Répondre

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Il faut juste y mettre le prix...

>Jo

Ce qui me tracasse dans le renoncement qu'impliquerait l'acceptation de la condition humaine telle que vous la décrivez (description sur laquelle je suis d'accord), c'est de subir une influence "néfaste" du groupe sans pouvoir y réagir du fait même de cette acceptation, et de perdre ainsi mon individualité (dans son sens positif et non péjoratif).

Je suis d'accord et j'aime beaucoup l'image de l'exploration que vous donnez. Mais accepter de ne pas tout voir, sans regretter ses choix, est ce accepter sa/la condition humaine ? Autant j'admets assez facilement de ne pas pouvoir tout explorer, autant il m'est plus difficile d'accepter les faiblesses du genre humain, donc les miennes, car il me semble alors admettre l'impuissance à (me) changer et par la même pouvoir m'améliorer (non pas dans l'absolu, mais dans le relatif).

Ne soyez pas mal à l'aise, mais relisez votre commentaire ci-dessus.
J'ai cru comprendre que  vous arriviez (parfois) à réaliser toutes ces actions malgré leur difficulté, car vous semblez en connaître le prix, car elles semblent être vos choix de vie.
Je n'irais pas jusqu'à dire que je vous prête une certaine sagesse, mais un niveau de conscience auquel vous semblez avoir accédé, et duquel je suis loin (bien qu'il soit difficile et vain de faire ce genre de comparaison, c'est juste une impression).

Relisez ne seraient ce que vos commentaires sur le présent billet, et vous comprendrez qu'il n'y a pas besoin d'aller au fond de leur âme pour trouver bien plus qu'un "quelque chose que vous ignorez" qui fait que vous gagnez à être connue.
J'y trouve un écho à mes questions, des mots qui expriment ce que je n'arrive pas à exprimer et souvent de la justesse conjuguée à de l'humanité.
Je n'irai pas plus loin sous peine d'être taxé de flagornerie.

Quant à devenir mon gourou, j'y ai longuement réfléchi, mais ce n'est pas l'ordre du jour : je préfère trouver ma voie seul. Vous voilà rassurée.

Cependant, cessez, je vous prie, de vous abaisser constamment au rang d'idiote, vous ne l'êtes pas et si désobligeante était votre conduite, alors je saurais vous le faire remarquer.

 

L'ours miaulétoux | Le 25/12/2005 à 02:56 | [^] | Répondre