Version imprimable Etrangement n'être

Hard corps

"Seul à être bien, c'est être bien seul"

Noé, 4393 av.JC

 
A peine le bébé se sépare t'il du magma maternel que l'individu développe une stratégie préhensive de l'environnement personnel, faite d'acquisition d'avantages, de puissance autonome et de tissage social.
La majeure partie de notre volonté s'oriente -presque dès le moment où notre main saisit un objet- à la fois vers le désir d'accaparer tout à soi et celui de la fusion dans un groupe: distinction et dissolution individuelle dans un espace social.
Tout notre acharnement à nous distancier et nous distinguer des autres semble n'avoir pour but que de parvenir à nous fondre dans une nouvelle série composée de groupes humains.
Chaque fois nous quittons un cercle pour rebondir dans un nouveau; nous tentons de grimper de strate en strate. Ce faisant nous délaissons une identité locale pour pénétrer, étrangers, dans un autre ensemble.
Chaque fois il nous faut apparaître


à la fois neuf et déjà constitué
capables d'apporter et de s'imprégner.
Progresser implique de devenir un étranger à répétition. Apprendre et découvrir nécessite l'intrusion.
Impose de déranger, dans le sens où l'on modifie l'arrangement de l'espace dans lequel on pénètre.
Selon les lieux, les choix, les orientations, eh ben...ça se déroule plus ou moins bien.
Quoiqu'il en soit ces étapes, ressenties parfois douloureusement ou amorcées sans enthousiasme sont un élément essentiel de l'animal social qu'il nous faut accepter d'être.
Déjà qu'on est soumis à la culture centripète de la mère-patrie qui nous fait passer par des moments pénibles pour l'intelligence du style ton pays X est ce qui se fait de mieux y a qu'à voir le reste donc bouge pas.
Sauf que.
On va voir le reste, et la même chose se passe partout, mais je diverge.

Mais voilà disai-je. Faut donc s'arracher aux liens précédents.
Franchir l'espace où nul lien n'existe plus et accepter la perspective d'être considéré afin d'être admis à ce nouvel environnement/statut choisi.
Ou rejeté comme une tâche, bien sûr.

C'est dans cet espace vide, entre le groupe social que l'on quitte et celui vers lequel on se dirige que peut survenir le moment de grâce.
 
L'instant précieux de notre étrangeté à tout.

En Europe c'est la compagnie Air France qui convoie le plus grand nombre de refoulés de force. Ces refoulés qui ont souvent traversé des épreuves effroyables pour parvenir jusque dans notre pays exemplaire, sont parfois accompagnés par des flics et menottés à leur fauteuil. Comme on sait, il arrive même qu'on leur scotche la bouche s'ils font du scandale.
Protester contre ce genre de traitement si vous êtes par hasard dans le même avion peut vous valoir d'être mis en examen pour obstruction à la justice.

Ne devons-nous pas voir dans cette misérable chaîne d'actions un signe que malgré cette démocratie dont nous nous rengorgeons sans cesse nous sommes de plus en plus forcés à nous débarrasser de notre humanité, empêchés d'aller vers cet autre nous-même qui ne fait rien d'autre que ce que nous ferions à sa place? Les "conditions nécessaires au maintien de notre style de vie" ne font-elles pas qu'au bout du compte nous devenons inertes?
Insensibles?
Intouchables? Perpétuellement informés du monde et perpétuellement aveugles à nos semblables?
Coupables de non-assistance à esprit en danger?
Le principe d'efficacité maximum et le recours aux statistiques comme références morales ne sont-ils pas en train de nous faire dévisser?
leblase va t'il reprendre la soutane maintenant que Benoît a décidé qu'on referait la Messe en Latin, le curé tournant le dos aux fidèles?

Moi=l'Univers=rien autour
N'apparaissons-nous pas aux yeux des adolescents ou aux populations des pays émergents, gavés et pétés de chance que nous sommes comme disait Jo, comme des monstres aussi inhumains finalement que les lavés du cerveau qui se kamikazent?
Peut-on disposer d'un tel espace où s'attardent des personnalités aussi riches et sensibles que vouzotres sans rappeler de temps à autre combien l'objectivisation de notre statut humain nous dépossède de l'incertitude?
Combien elle nous affranchit du désordre, qui pourtant semble être la source de la création s'il faut en croire l'origine du mot chaos?

Qu'il faut rouvrir le bordel?

Commentaires

http://www.youtube.com/watch?v=aJFn9YrJIyE

 

sans | Le 14/07/2007 à 22:57 | [^] | Répondre

Ne sommes nous pas tous en transit ?

 

 

Fix | Le 15/07/2007 à 02:13 | [^] | Répondre

Re: Ne sommes nous pas tous en transit ?

C'est amusant que tu répondes ainsi, car hier la Sirène a lu mon billet et m'en a fait un compte-rendu (ce qui est rare chez elle).
Elle s'appuyait d'ailleurs sur le commentaire de sans (O mystère: qui est sans?), disant que l'excellent  film-que Garg ou Yves nous avait indiqué antérieurement- pour étayer son raisonnement.
Je ne dirai pas quel était ce raisonnement, l'intérêt n'étant pas d'opposer une thèse à une autre.


Chacun de nous ayant son point de vue

Ton dessin se rapproche de ce qu'il m'avait semblé exprimer.
Cependant j'ai pris  l'habitude maintenant de publier un billet pour parler d'une ou deux choses et de recevoir des réponses à d'autres questions:
en fait aux questions que se posent les commentateurtrices.
C'est sans doute un des éléments qui me plaisent le plus dans le rapport à ce shplouc: j'aimerais bien sûr savoir comment ilselles répondent  aux interrogations que je propose, mais j'aime tout autant apprendre dans leurs réponses, quelles sont les questions qui vivent en euxelles.

apprendre à questionner par vos yeux: que lit-il, que ressent-il?

Tout ça avant de devenir aussi gateux que ton pépé

 

leblase | Le 15/07/2007 à 14:32 | [^] | Répondre

Re: Ne sommes nous pas tous en transit ?

Alors ou est la bambouseraie ? et ou sont les tours Eiffel et Montparnasse ?
a moins que nous soyons encore chez Odette ... dans le 16eme ou a Issy-les-moulineaux ? Ah le grand sud-ouest. Et que serais-je donc en train de quester ou d agir sans accents ?

La Rubrique s est elle toujours appelee ISOLEMENT ?

et puis

etre
etre bien
etre seul
etre bien seul
etre seul bien
etre, bien, seul
etre, seul bien
seul bien etre
seul etre bien
seul, etre bien
bien etre seul
bien etre, seul
etre seul a etre
etre seul a etre bien
etre seul a etre seul
etre bien d etre
etre bien d etre seul

 

laseine | Le 17/07/2007 à 18:01 | [^] | Répondre

Re: Ne sommes nous pas tous en transit ?

Laseine,


Ton flux est dans la main de dieu
et dieu est une enfant


Laseine est-il seul?
Laseine est seul.

Pourtant, combien sont-elles qui voudraient être la seule de Laseine?
Seule à être à Laseine?
Seule avec le seul Laseine?
Seule à seul?
Mais même seule à seul, n'est-on pas seul?

 

leblase | Le 17/07/2007 à 19:17 | [^] | Répondre

Re: Ne sommes nous pas tous en transit ?

t'as raison Laseine,
Il se passe des choses bizares bizares du côté de la seule à seule et unique rubrique du shplouc : après "en pleine tronche" la voilà en transit ! Temporaire cela va sans dire...

 

ancolie | Le 17/07/2007 à 20:52 | [^] | Répondre

Ce faisant nous délaissons une identité locale pour pénétrer, étrangers, dans un autre ensemble.

Délaissons nous vraiment notre identité précédente, ou semboîtent-elles les unes dans les autres comme des gigognes, chacune se nourrissant des précédentes ?

Chaque fois nous quittons un cercle pour rebondir dans un nouveau; nous tentons de grimper de strate en strate
Cela sous-entend une progression, pourtant il existe parfois des retours en arrière ou bien il arrive que l'on retrouve un groupe social que nous avions quitté sans penser le revoir jamais, la vie réserve parfois de si belles surprises...

Dis donc blasou, nous dirais-tu que tu hésites à sauter dans le grand vide sans shplouck ?

... bon la suite de la conversation sera pour après quand ce ciel de nuit en aura fini avec le feu d'artifice qui se prépare, les éclairs sont magnifiques, mais ça tonne vraiement fort : je me déconnecte




 

ancolie | Le 16/07/2007 à 00:09 | [^] | Répondre

Re:

Ancolie
le fait de passer d'un groupe à l'autre me semble une démarche indispensable à toute personne qui veut entreprendre le voyage quest la vie,chaque groupe étant une rive, chaque espace entre deux rives étant le moment où l'on se reconstitue soi-même, fait de l'expérience précédente et ouvert à la prochaine.
Ce qui n'implique pas forcément une identité morcelée, éparse.
J'aime bien ta formule "gigogne", bien qu'elle non plus n'induise pas nécessairement quil y aît eu brassage.

 

leblase | Le 16/07/2007 à 11:40 | [^] | Répondre

Agir pour ne pas agir ?



Pas d’accord avec toi Blase, ce qu'exprime pour moi Fix dans son superbe dessin c'est un problème avec son agir (devenir âgé). Ca aussi c’est une réponse à une question que tu n’as pas posée cette fois, je crois. Et puis il y a la charmante Ancolie qui a peur, peur que tu nous lâche, peur du vilain orage. C’est pas un scoop, tu l’as déjà surement dit avant et je suis  tellement imbibée au shplouc que je plagie innocemment : nos réponses à nouzotres, disent nos peurs.

Pour parler d’autre chose avant d’avoir envie de pleurer d'angoisse, je voulais dire que suis fascinée par tes illustrations et la concordance entre le balcon de l’appart d’Odette, et le garde fou de la terrasse aux bambous qu’on voit pas. Ce qu’il ressent le type qui n’est peut-être pas si fou, ça ne m’intéresse pas franchement, mais ça me plait de voir dans les deux images des lignes brisées (une grecque ? une chicane ?). J’ai pas bien compris la légende de la photo du balcon, mais j’men fiche, j’aime voir que les parallèles du bas et du haut se rejoignent comme dans une construction de Echer.

 

tilly de passage | Le 16/07/2007 à 17:09 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Tilly de passage d'un groupe à un autre,
ça me touche toujours que l'on lise dans les images que je propose, car tu as raison en un sens: chaque photo (dans mon idéal) est supposée être en rapport (la plupart du temps un rapport décalé mais tu sais très bien à quel point le décalage est loquace) non seulement avec le texte, non seulement avec la légende à tirelarigotpoltronminetteenveuxtuenvoilà, mais aussi chaque photo entre elles.
J'ai hésité à mettre cette photo du bambou (c'est le surnom du mannequin) en terrasse dans le billet en même temps que celui d'Odette (tsst tsst, cette Tilly: voilà qu'elle lit le titre de mes images!) mais je savcais qu'il ne perdais rien pour attendre.
Alors tu vas deci-delà?
Agir serait âger, ou le contraire, pour le sieur Fix?...
Tiens donc?
Tu me laisses hagard.

 

leblase | Le 16/07/2007 à 17:36 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

les photos en rapport les unes avec les autres ??? et puis quoi encore ...

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:33 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

elles sont juste chacune en rapport avec un fantasme.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:34 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

l'appart d'odette révèle une frustration de photographe ... un rêve de Martinique, de Kertesz.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:35 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

la mini de sirène, ... le fantasme d'être le mickey de minie.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:36 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

bon ... et bronzer à poil au milieu de grattes-ciel ... c'est phallique. vous verrez bien tout seul. c'est aussi un peu entrer dans l'arène sans épée.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:38 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

leblase, ressaisissez-vous ... 

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:39 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

la tendance est aux bilans.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:39 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

et aux délestages.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:40 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

allez piquer une tête, et faites quelques brasses.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:41 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

ça vous remettra d'aplomb.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:41 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

tout ça pour en arriver là ... au nageur de patmos de tilly.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:44 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

vous aussi, une âme de midinette ? (minie, minette, sirène, sardine, martinique, nique, nique, nique ...).
ah oui, vous aviez raison, tout est en rapport.

 

complex | Le 16/07/2007 à 18:55 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

clap,

 

tilly | Le 17/07/2007 à 07:59 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

clap,

 

tilly | Le 17/07/2007 à 07:59 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

clap

 

tilly | Le 17/07/2007 à 08:00 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

délestages, vous dîtes?
Vous n'y connaissez rien,


c'est beaucoup trop (homonyme) pour vous

 

leblase | Le 16/07/2007 à 19:03 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

vous aussi vous vous lancez dans les petits mickey ?
il y a de l'idée.

 

complex | Le 16/07/2007 à 19:07 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

N'est-ce pas? C'est ce que pensent les collectionneurs qui voudraient se l'offrir.

 

leblase | Le 16/07/2007 à 19:12 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Gratte-ciel, gratte-ciel...


en l'occurence, il ne s'agît
que d'un grattouillis

 

leblase | Le 16/07/2007 à 19:11 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Vous savez très bien que je n'ai qu'une voiture à pédales

 

leblase | Le 16/07/2007 à 18:55 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

complex

en "rapport" les unes avec les autres, ça ne veut pas dire


...l'un dans l'autre

 

leblase | Le 16/07/2007 à 18:55 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

nononon tilly,
je n'ai pasplus peur de l'orage, je suis juste précautionneuse car ayant déjà perdu un ordi par surtention, je fais gaffe avant que ça ne pète trop fort et par politesse je préviens quand je laisse en plan une discussion.
Et renononon je n'ai pasplus peur que blase ferme ce lieu, j'en suis même à me demander si nous ne l'empêchons pas de faire ce à quoi je crois il aspire... Parfois il nous faut aider les gens que l'on aime à nous quitter si tel est leur meilleur chemin. Mais c'est juste un questionnement...

 

ancolie | Le 16/07/2007 à 21:12 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Sage Ancolie, je vais sans doute etre obligee de lever le camp de cette discussion incessamment sous peu. Moi c'est pas l'orage, mais une certaine Alice HouHou qui m'a laissee en plan depuis plusieurs semaines, sans connexion nenette a la maison. Hier au soir quand tu leblasais, moi j'etais accrochee a mon telephone depuis une heure pour la nieme fois pour obtenir le declenchement d'une operation technique, frustree, imaginant que vous faisiez les fous pensants sans moi ici. Allez, au boulot.

 

tilly | Le 17/07/2007 à 08:09 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

elle est bien roulée cette alice ?

 

complex | Le 17/07/2007 à 10:01 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

T'es d'ou toi ? de Mars ? on voit qu'elle partout, meme au cinema : c'est elle qui tient Jean Mineur Publicite dans ses bras sur le toboggan.

 

tilly | Le 17/07/2007 à 10:17 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

zut, une femme avec enfant ...

 

complex | Le 17/07/2007 à 10:24 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Pas du tout, c'est une gonzesse bien roulée qui pratique le toboggan hongrois avec un mineur. Encore une position que vous ne connaissez pas?

 

leblase | Le 17/07/2007 à 12:07 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Sachant que hotline délocalisée ne veut pas toujours dire incompétente...Mais presque toujours incomplétées, car il arrive qu'un(e) même opérateurtrice réponde aux hotlines de différentes compagnies. Tu imagines le bocson.

 

leblase | Le 17/07/2007 à 12:11 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

mais non, il faut savoir déchiffrer les attentes.
compte tenu de l'incompétence notoire, et du coût de facturation de l'appel, les utilisateurs qui persistent attendent surtout une voix sensuelle et docile. un vrai boxon virtuel.

 

complex | Le 17/07/2007 à 12:18 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

après la turquie, la hongrie ? quel fin connaisseur.

 

complex | Le 17/07/2007 à 12:19 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

En fait, mon dernier commentaire ne vous était pas adressé, mais puisque vous y répondez (ou alors le moteur VB débloque) je m'interroge...Après la Turquie, la Hongrie?
Je vous sais assez âgé popur avoir connu l'Autriche-Hongrie, mais l'empire Ottoman?
J'en causerais quelque part ailleurs, et j'imagine que vous tentez de me tenter d'accélérer le processus.

 

leblase | Le 17/07/2007 à 12:49 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

du tout. je sais que vous manifestez autant d'intérêt pour la patinoire turque (ou l'on glisse sans basculer) que le toboggan hongrois (où l'on bascule sans glisser), et que le processus est enclenché.

 

complex | Le 17/07/2007 à 13:09 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Ahhh, vous êtes un homme de culture (physique, s'entend)! Quel dommage que tous ne perçoivent pas votre insatiable curiosité.

 

leblase | Le 17/07/2007 à 13:17 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

en effet, mais pour boucler la boucle, je vous propose en illustration, "Martinique".

http://esplanar.blogspot.com/2005/10/andr-kertsz-martinique-1-de-janeiro-de.html

 

complex | Le 17/07/2007 à 13:23 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?


 

complex | Le 17/07/2007 à 13:26 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Martinique, oui...Elle est assez jolie je trouve.


A force de basculer le rideau de l'obturateur,
 tous les photographes s'installent un jour derrière une opacité relative

 

leblase | Le 17/07/2007 à 14:35 | [^] | Répondre

Dony, d'ami qui vous veut du bien

Complex,
Enfin réveillez-vous et arrêtez de rêver de cette AliceHouHou ! Il est temps de réagir : vous avez la fille de Noë sur les bras !

 

ancolie | Le 18/07/2007 à 11:52 | [^] | Répondre

Re: Dony, d'ami qui vous veut du bien

désolé ancolie, la fille ne noé est passée inapperçue.

 

complex | Le 20/07/2007 à 17:51 | [^] | Répondre

Re: Dony, d'ami qui vous veut du bien

mais c'est vrai qu'une fille avec autant de frères ... mieux vaut être prudent.

 

complex | Le 20/07/2007 à 17:58 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Pauvre Tilly: cette alice n'est pas la copine du lapin avec une grosse horloge: on dit qu'être connectée à elle, c'est lire et relire sans fin Alice au pays des hotline délocalisées et incompétentes

 

leblase | Le 17/07/2007 à 12:09 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?



Sauvée… par Bertrand D. qui ne fait pas que dans la bicyclette urbaine (un jour faudra que je vous raconte comment il est tombé un jour dans mes bras – ricanez pas je vous vois)


 

tilly | Le 17/07/2007 à 14:05 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

Grrr j'ai rate' mon coup avec un lien trop long, ca fait desordre, suis desolee.
En plus j'ai oublie' de mettre cette jolie photo volee chez DamienGuinet (aka DamDam, Mr Blog-it Express) :

 

tilly | Le 17/07/2007 à 14:22 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?

C'est vrai, jolie photo.
J'ai changé ton lien, qui amène sur le site de Paris.fr et des points wi-fi gratuits.
J'avais déjà remarqué ce matin que leurs liens "voir sur la carte" ne fonctionnait pas.
(et la photo de toi avec B Delanoe, c'est pour quand? Je croyais qu'il ne couchait pas avec les dames?)

 

leblase | Le 17/07/2007 à 14:26 | [^] | Répondre

Re: Agir pour ne pas agir ?



Nan Blaze, il n’y a pas de photo et c’est vrai qu’une allusion est souvent plus efficace qu’une description fidèle… Mais ça m’amuse de la faire même au risque de de décevoir, alors voila tant pis.

C’était en l’an 2003. Le peuple parisien fut convié par son maire à se rassembler le vingt du mois de septembre [j’ai vérifié avec gougueule] en l’église Saint-Sulpice pour célébrer la première soirée du patrimoine, sur le thème « Paris, du Soleil aux Lumières ». Didier Sandre monterait en chaire pour prononcer le « Sermon sur la mort » de Bossuet.

Le programme était alléchant, le comédien attirant, je m’y rendis donc. Evidemment nous étions de très nombreux gogos à nous entasser dans l’église pourtant vaste.

A l’heure dite, l’acteur célèbre se met en place et c’est alors qu’on s’aperçoit – trop tard – que la sonorisation est totalement insuffisante pour les dimensions du lieu et le nombre des spectateurs. A part une petite centaine des personnes installées au pied de la chaire, on n’entend rien du tout. Au bout de quelques minutes, l’assistance s’émeut, commence à manifester bruyamment son mécontentement pendant que le pauvre comédien s’acharne à vouloir déclamer son texte, inaudible. Le grondement enfle. Une foule en colère dans une église bondée, j’avais jamais connu ça. Je décide donc de prendre la tangente et de sortir avant que ça tourne mal. Je contourne la chaire. Didier Sandre en descendait à ce moment là, et je vois Monsieur le Maire venir à sa rencontre. Mais inexplicablement, c’est vers moi qu’il se dirige d’abord pour me prodiguer une accolade totalement inattendue. Je ne saurai jamais avec qui il m’a confondue… Il avait l’air très désolé et désemparé, je lui ai bredouillé de ne pas s’en faire, que cela allait s’arranger… et je suis partie le plus vite que je pouvais sans me retourner, je n’ai jamais su comment tout ça avait fini.

 

 

tilly | Le 18/07/2007 à 13:49 | [^] | Répondre

et pour la métadone virtuelle ?

Blase,
c'est marrant que tu démarres ce billet en parlant du bébé et de sa séparation. Je suis en train de lire un bouquin de Lucy Vincent sur l'attachement et sur le lien aimant vu sur le plan neurobiologique. Il semblerait que notre cerveau social crée des liens par le biais de circuits qui implique l'intervention des endorphines exactement de la même manière qu'entre une mère et son enfants ou entre deux amoureux. Par conséquent le plaisir ressenti près d'amis crée, comme l'amour, mais à un moindre degré, une dépendance... Si nous avons du mal à quitter un groupe social où nous nous sentons bien, ce serait une réaction comparable au manque, car notre cerveau nous shouterait à l'hormone de l'attachement ;-)

 

ancolie | Le 16/07/2007 à 21:30 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

Ancolie,
la "séparation entre le bébé et sa mère", c'est surtout la première phase de distanciation
Qui dit manque dit appétence.
Tant que nous bénéficions de la sensation de satisfaction notre centre d'appétence est calmé. Mais au fur et à mesure que nous le nourrissons en informations, il développe ce seuil.
L'être humain étant ce qu'il est, le seuil de satisfaction ne doit pas seulement être atteint, mais dépassé, d'où cette sensation de manque.
Ceci ne répond pas exactement à l'attachement, c'est sûr, mais on n'est pas loin de l'éternelle question de l'évaluation de nos besoins, et de la nécessité de la distinguer de celle de nos désirs.
Chacun vit ça à sa manière: certains prennent leur temps, d'autres ne coupent jamais le cordon, d'autres encore tranchent d'un seul coup.
Mais le plus intéressant n'est-il pas l'entre-deux?

 

leblase | Le 16/07/2007 à 22:37 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?



Entre-deux âges, entre-deux zoos, entre-devins, entre-deux mères.

Ancolie, Blase, entre-vous-deux, vous nous bâtissez une jolie théorie du développement personnel, pas moins !

Un physicien vous modéliserait ça en deux coups de cuillère à pot, avec une jolie courbe pleine de paliers qui grimpe au début de la vie mais redescend sur la fin. Fix en fera un joli graphique. A chaque palier, deux (ou n, à étudier) forces égales s’opposent, l’équilibre est maintenu. Puis une des deux (ou n) forces augmente sous l’effet d’un déclencheur (à définir), et hop on quitte le cocon quel qu’il soit (maternel, social, affectif, professionnel, etc.), nous voila en route pour de nouvelles aventures, pour atteindre le prochain palier d’équilibre. Les audacieux, les aventuriers, auront une courbe avec plein de paliers très courts, et plein d’entre-deux, parce que c’est ce qui les meut. D’autres auront moins de paliers mais plus longs parce que la stabilité c’est plus leur truc à eux. Mais jamais personne de vivant n’a de courbe plate (sic).

Qu’est-ce qui se passe en haut de la courbe ? Peut-être que le déclencheur fatigue, que le moteur s’encalmine. Il y en a qui arrivent à se maintenir vaille que vaille sur le dernier palier, et d’autres qui lâchent du lest et amorcent la descente.
Qu’est-ce qui fait que la pente de la courbe soit si différente pour chacun, que le sommet soit à des hauteurs extrêmement variables d’une personne à l’autre ?
Quelles sont ces forces opposées ?
Etes-vous plutôt palier, ou plutôt entre-deux ?

 

tilly | Le 17/07/2007 à 14:09 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

Tilly, tu es une coquine.
V'la c'que j'dis.
J'ai beaucoup été entre deux sinon trois voire plus: ce qu'on appelle, dans ma tradition, un homme des quatre vents.
Tu demandes

J'y pensais hier et me disais qu'il y a toujours moyen de progresser: si ce n'est pas aller plus haut, alors pourquoi pas plus en profondeur?
Si ce n'est pas plus vite, alors pourquoi pas en utilisant mieux le temps?
Si ce n'est pas plus loin, alors pourquoi pas en découvrant mieux le terrain?

 

leblase | Le 17/07/2007 à 14:20 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

Blase,
l'entre-deux ! C'est un questionnement qui m'a turlupiner toute l'année passée : entre-deux, interstices, enfin tous ces espaces-temps qu'on prend souvent pour négligeables parce que ne faisant pas partie intégrante d'une entité. J'en étais arrivée à me demander si ce n'était pas l'espace porteur de la puissance créatrice (peut-être ce que tu nommes "moment de grâce"...). Et puis j'ai tout laissé en plan, ce travail devenant par ce fait lui-même un entre-deux. Étonnamment je me suis rendue compte que les personnes que je croise autour des mes projets actuels personnifient totalement cette idée de l'entre-deux : ils ne sont plus dans une situation d'urgence extrême mais pas encore sortir de la précarité, ils sont justement en train de faire un pas vers un avenir possible mais inconnu. Ce week-end, alors que je n'ai pu m'empêcher de reprendre truelle et pinceau pour tâter un peu de la chaux, je me suis demandé ce que va devenir cette démarche artistique, vécue plutôt dans le calme de la solitude, face au travail solidaire qui me happe vers la multitude urgente de personnes démunies ? J'avais l'impression d'être au milieu d'un gué... Ce soir je me dis que peut-être il n'y a pas de rives, qu'il suffit de se laisser porter dans l'entre-deux du courant ;-) 

 

ancolie | Le 17/07/2007 à 21:36 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

Ancolie,
Puis-je aller jusqu'à dire ce que je sens concernant ta situation?
Si tu dis non c'est trop tard.
J'ai l'impression qu'il n'y a pas d'entre-deux séparant ta démarche artistique de l'année dernière et ton projet déjà bien avancé (je ne le nomme pas sans ta permission) : ils se rejoignent en toi.
Déjà dans ton activité autour des FRAC tu faisais se réunir des artistes et la trace ancienne d'un vieux village; aujourd'hui tu tentes d'apporter, grâce à une technologie moderne, le moyen de relier ceux qui veulent aider en préservant la dignité de ceux qu'ils aident.
La démarche artistique, si elle inclut quête personnelle du sens et forme de sa représentation, se nourrit de l'échange entre le monde et toi.
Ou entre ce que tu vois dans le monde, et ce que tu lui donnes.
Dans ta situation je ne vois pas d'entre deux mais ton énergie dédiée à faire se toucher les sphères étrangères.
Et si tu as l'impression d'être au milieu du gué, n'est-ce pas avant tout le signe que tu es dans le courant?

 

leblase | Le 17/07/2007 à 22:03 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

En fait, quand on est "entre deux",

on arrete le temps?

 

nat | Le 17/07/2007 à 22:44 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

nat,
ou on le laisse filer ?

 

ancolie | Le 17/07/2007 à 23:26 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

Chere Ancolie, j'aurais bien aime' continuer la discussion que tu as lancee, mais j'ai un truc a faire cet aprem et deja j'ai pas dejeune'. J'ai voulu faire la maline en mettant un lien dans un comm et j'ai pas vu qu'il etait trop long. Tu crois que VB va finir par le plier ? 

 

tilly | Le 17/07/2007 à 14:17 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

tilly, dans ma réponse antérieure je voulais insérer ceci après "tu demandes:

Qu’est-ce qui fait que la pente de la courbe soit si différente pour chacun, que le sommet soit à des hauteurs extrêmement variables d’une personne à l’autre ?


Quant à ton lien, on va voir si je peux le modifier

 

leblase | Le 17/07/2007 à 14:22 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

Ouch si maintenant leblasepointnet se transforme en plateforme de chat je vais finir par me faire reperer au bureau. Je m'esbigne a contre coeur...

 

tilly | Le 17/07/2007 à 14:30 | [^] | Répondre

Re: et pour la métadone virtuelle ?

Ben moi, je pars déjeûner (j'étais en train d'attendre l'opportunité)

 

leblase | Le 17/07/2007 à 14:36 | [^] | Répondre

Irrésistiblement, à cause de ton titre, du sous titre et de Noè qui pense que la masturbation est fille de solitude, j'ai vu dans ton billet une métaphore de nos histoires de cul. En plus tu y parles de pénétration, d'intrusion, tu dis bordel et tu diverges, (si si, pour une fois relis toi) alors comment veux tu?
J'ai eu une vision d'un petit être néoténique, expulsé trop tôt de la matrice, démuni dans un monde étrange et hostile. Je l'ai vu, vengeur et nostalgique de l'utérus dont il est sorti sans signer de formulaire de consentement éclairé, partant à la recherche d'un autre utérus à conquérir, puis d'un autre à posséder, d'un autre territoire à pénétrer, d'une autre culture à violer, d'un autre monde à aimer. Je l'ai vu pleurer comme un nouveau né sur la souffrance qu'il endure et sur celle qu'il inflige, puis exulter à chaque fois qu'il baise à nouveau, et baiser encore et encore, avec toutes les nuances qu'accepte le verbe baiser.
Mais dans cette métaphore de nos histoires de cul, dont la soutane ne nous protège pas, je me suis demandé où est la femme. Pas celle à deux seins sire Leblase, ni celle du saint cyrien, ni celle de Firmin, ni celle de Benjamin, encore moins la femme de Nestor non c'est la femme d'Hector. Pas celle qui va vers les autres mais celle qui les laisse venir à elle, celle qui est féconde, gravide, enceinte, celle qui engendre. Le désordre est sans doute nécessaire à la création mais il n'est pas suffisant.  Si la masturbation est fille de solitude, la création est fille de rencontre qui suppose aussi de se laisser pénétrer, conquérir, posséder.
Les plombiers polonais et les gastroentérologues le savent: le colon qui refoule sera bouché dans l'avenir.

 

donydami | Le 16/07/2007 à 22:58 | [^] | Répondre

Donydami et la guerrre de Troye

Donydami,

Je dois dire que je ne m'attendais pas à celle-là!

Mais c'est bien toi pourtant: toujours, non pas seulement au coeur mais à la racine des choses.
A la racine, non d'ailleurs mais plutôt à la matrice ce coup-ci.
Ta lecture de Noé m'enchante...
Pas étonnant qu'après ça le brave homme aît tout catalogué et embarqué dans son raffiot (au fait embarqua t'il un médusé et sa méduse?) tout ce qu'il pouvait mettre et pouvait se mettre et ce qu'on pouvait mettre!
Toi qui connais assez bien les Ecritures, tu sauras peut-être me dégager d'un doute: il me semble que ce capitaine au long cours embarrassé de tous les couples de la Terre, et entouré de ses fils était sans femme.
Est-ce vrai?
Enfin, je vois encore une fois que tu connais la