Version imprimable Poussage à niveau

Une absence peut en cacher une autre

"Soit il y a de l'espace dans ton coeur,
soit il y a du coeur dans ton espace.
Sinon, c'est que tu es une bête"

Proverbe Fontimassien


Vous, tout(e) seul(e) êtes en train d'intervenir dans un espace défini. Il se trouve que c'est un blog, mais celà pourrait aussi bien être votre salle de bains, votre voiture, votre salle des coffres à Zurich, votre lit ou votre bureau. il ne tient qu'à vous de le considérer comme clos ou partie d'un tout.
"Qui peut tout peut-il tout?"ou le fameux:"Reste t'il un autre partout pour tous?"

Le jour que vous venez de vivre,  vivez et que vous allez vivre est nouveau: est-il possible que vous le soyez aussi? Le temps d'une vie est si élastique, l'espace si mouvant qu'entre vos souvenirs, vos souhaits pour le futur et votre conscience du présent il y a l'espace.
Or l'espace, croyons-nous, nous est imposé.

Alors que d'après nos sources, non seulement chacun le choisit cet espace mais surtout, chacun le crée.
Tout le temps.
Ici est-il vous?
Nous?
Eux?


Entre ce qui passe et ce qui se passe

Vous allez me dire: "celle-là tu nous l'as déjà faite en Avril 2002, Septembre 2003, Janvier et Novembre 2004, Mars, Mai et Octobre 2005, tous les deux mois en 2006 et une fois par semaine cette année".

Je répondrais que c'est faux, Mesdames et Messieurs.

Quand bien même la question serait sur le sens des choses, il ne serait pas inutile de la reposer mille fois. Mais c'est d'un autre aspect de nos vies d'humains dotés d'un cerveau qui autorise la conscience au point même que l'éthique peut nous être signifiant qu'il s'agît.


entre ce qu'on voit et ce qui se voit

Siècle après siècle nous avons découpé la Terre en parcelles puis en frontières avec le succès que l'on sait; séparé les habitants au besoin par des murailles, depuis la Chine qui se protégeait des Mongols, le Mur qui coupait l'Europe le serpent de béton entre Israël et les Territoires occupés, les 1100kms de grillages entre les USA et le Mexique, les clôtures de Ceuta face au Maroc.
Nous commençions à peine à arpenter l'Espace interplanétarosidéral et, au lieu d'user de cette extraordinaire technologie pour ouvrir nos consciences, nous baissons à nouveau les yeux (et le niveau) pour nous surveiller les uns les autres afin de séparer le Noir du Blanc, le pauvre du riche, l'affamé du repus.
L'Histoire logique veut  la logique de l'Histoire.
Au sein d'une même région, dans un pays théoriquement en paix, après avoir décidé de dépister génétiquement nos immigrés puis bientôt de nous séparer selon nos petites différences biologiques voilà que nous allons garder l'oeil sur ceux que l'on a parqués dans ce lieu des bannis qu'est la banlieue.

 
Moi ça va: à Paris je suis dans un quartier chic.
Mon ciel est dégagé des drones qui survolent d'autres cités

Tout cette énergie à diviser, segmenter, séparer ne semble décidément pas indiquer que nous avons conscience d'une globalité d'être. Ou quand nous l'avons, il semble que cette globalité nous atomise et nous isole.

Nous consacrons tant d'énergie à notre confort individuel, à notre plaisir perso, à notre soi-disant bien-être que nous en arrivons à croire que partager fait mal.
Devons-nous nous contenter d'être au mieux dans le monde, plutôt que d'être dans un meilleur monde?


Parvenez-vous encore à concevoir les autres comme d'autres vous-mêmes?


Avez-vous remarqué comme l'humain crée des notions d'espaces principalement pour en interdire l'accès aux autres?
Vous arrive t'il de vouloir être quelqu'un de meilleur plutôt que quelqu'un qui va mieux?
Y a t'il une différence entre ces deux termes?
De quoi je me mêle?
L'altruisme est-il le contraire de l'égoïsme?

 

 

Commentaires

Habiter la vie

Espace défini faisant partie d'un tout

Étonnante ton énumération : pas d'espace extérieur ? Le grand air serait-il plus ouvert ? L'homme serait-il responsable de son propre enfermement ?

Et étonnant de découvrir ce billet après une après-midi passée dans un lieu magnifique où le regard porte à perte de vue, à planter de tous jeunes arbres avec une troupe d'enfants crapahutant et explorant l'espace dans tous les sens. C'est un espace très restreint, un tout petit village, invisible aux yeux de plein de gens et pourtant pour ceux qui aiment y vivre, il y existe des moments où le présent semble avoir plus de force, peut-être parce qu'il s'enracine dans des relations humaines pacifiées. Mais quelle est l'influence de la douceur du lieu sur ceux qui le partagent, qui modèle qui ? Peut-être est-ce juste une respiration commune...

 

ancolie | Le 14/10/2007 à 21:25 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

Ancolie,

Il est rare qu'un commentaire me trotte ainsi dans la tête en me laissant à la fois perplexe,  touché et  animé.
Peut-être parce que connaissant ton implication  je sais quels niveaux de compréhension il faut appliquer à ton propos.
Parce que ce n'est pas quelqu'un qui ne pense qu'à son propre bonheur qui s'exprime, mais quelqu'un qui a entrepris depuis un certain temps de le partager.

D'offrir de l'air et une aire à la fois.
Je sais que tu sais, ou que tu te doutes de ce que tu dis dans la légende sous ta photo.


Peut-être aussi parce que je connais ce genre de monde qu'offre la campagne d'un riche pays en paix, puisque je suis souvent venu y soigner des blessures de l'âme, du coeur et du corps, monde dans lequel une forme d'harmonie laisse espérer et croire que l'on peut vivre ainsi sans faire de tort.


Pourtant -et je n'offre aucune solution, je ne tente de convaincre personne- un tel univers serait condamné si ne se mettaient pas en place des politiques de plus en plus dures pour fermer la porte aux immenses quantités de nos semblables devenus si dissemblables du simple fait du décalage matériel qui existe entre nous et, par exemple, les dizaines de millions de Bengalis qui vont devoir quitter leur pays d'ici quinze ans au maximum sous peine de mourir.
Les centaines de milliers de Congolais chassés par le résultat de nos besoins grandissants, réfugiés dans les forêts de l'Est, vivant comme au temps de notre Préhistoire.


En somme, nous en sommes arrivés à un stade où il serait temps que les Occidentaux reconnaissent, au-delà de leurs bonnes intentions souvent affichées, au-delà de leur promptitude à envoyer des sacs de blé ou de riz dans les avions de nos rutilantes armées souvent coiffées de bleu, l'étendue de la réalité pour ceux qui meurent de notre vie; ceux qui meurent de notre satiété; ceux qui sont vides alors que nous nous emplissons.

Ancolie, il y a énormément d'éléments dans ton commentaire. Ils me renvoient à des cauchemars dont tu connais l'origine et dont j'assume les choix (putain, leblase XXIII va nous pondre une autobio).

Je dis tout et je ne dis rien, mais tu sais comment c'est: parfois le plein prend peu de place et le vide remplit l'univers.


D'autres fois c'est le désir de dieu qui nous cache le ciel

 

 

*Note aux zyeuxmuets
car il existe une Ancolie dans un espace non virtuel, faite de coeur au coeur même d'un environnement qu'elle a créé ou, tout au moins, pour lequel elle dévoue intelligence, passion et beaucoup d'énergie, et dont le regard sait s'étendre au-delà de nos hypothétiques murailles.
Je suis persuadé qu'il enxiste parmi les zyeuyxmuets et les zozodicis, mais celle-là je l'ai rencontrée

 

leblase | Le 15/10/2007 à 19:59 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

Ancolie,

Que restera-t-il de ce petit vilage, de ses "relations humaines pacifiées" si on venait agrandir ses frontières ?

L'espace de ton vilage est-il plus "pur" (pour embêter Leblase et pour faire du reuse littlewing) que le notre ?

Il n'aurait pas les injustices des petits lieux ?

Tout le monde vivent-ils en paix ?

Ce ne serait pas ton regard qui est pur ? Qu'en est-il du regard des autres ?

 

mitra | Le 16/10/2007 à 22:09 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

Mitra,

En fait c'est juste que l'air est si propre dans ce petit village que tout lemonde a une riche spiritualité


D'ailleurs même les insectes prient

 

leblase | Le 16/10/2007 à 22:20 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

Cooooa ?

La Sirène s'est transformée en mante religieuse ?

 

mitra | Le 16/10/2007 à 22:23 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

Mitra,

Les relations humaines pacifiées concernaient l'instant présent, la capacité d'être pleinement dans ce qu'on fait avec ceux avec qui ont le fait. Pour moi, c'est plus une disposition intérieure à rechercher que la conséquence de non-agressions. J'ai juste cherché à témoigner sans jugement d'une façon particulière de vivre un espace, qui nous est donné quand on perçoit qu'un lieu si petit soit-il possède en lui-même une dimension qui nous dépasse. A l'opposé de l'idée de frontière, c'est le sentiment d'être relié.

 

ancolie | Le 16/10/2007 à 23:49 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

Ancolie,
Sais-tu que depuis que tu fréquentes le shplouc, le fait de te lire m'apaise l'esprit (pour le coeur, il faudrait voir ça avec Elle). Hélas car cela ne dure qu'un instant ! Tout de suite après la réalité de ce monde vient vers moi et me réveille d'un coup sec.
Le trou de serrure par lequel tu vois le monde est certes étroit mais qu'est-ce que tu vois large !

Ton commentaire me dit que tu crois en un potentiel humain (et tu nous en donnes des exemples d'ailleurs). Et je vois aussi qu'il existe mais alors pourquoi donc nous ne l'exploitons pas ?

 

mitra | Le 17/10/2007 à 12:13 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

Mitra,

il arrive parfois que la question "pourquoi" est une fausse question, sans issue. ou un puit sans fond. Poser le problème plutôt à partir de "comment" peut ouvrir d'autres horizon...

 

 

ancolie | Le 17/10/2007 à 18:12 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

Pourquoi Comment?

 

leblase | Le 17/10/2007 à 18:20 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

Tu as raison. Et je te remercie Ancolie.

D'ailleurs (maintenant que Marina m'a expliqué un nombre certain de chose), je vais tout de suite le mettre en pratique :

Comment donc Marina se confesse-t-elle ?

 

mitra | Le 17/10/2007 à 18:21 | [^] | Répondre

Re: Habiter la vie

et ainsi vois-je bourgeonner le gland du positivisme...

quoique pour moi renoncer au pourquoi reviendrait à couper le cordon ombilical qui nous relie à l'esprit nous encapsulant un petit peu plus dans la matière...

allez coupons la poire en deux et à l'unisson attelons nous au comment du pourquoi...peut-être y verrons nous plus clair ensuite dans le pourquoi du comment

 

kb | Le 17/10/2007 à 18:27 | [^] | Répondre

Je suis presque sûre qu'hier j'ai capté brièvement sur mon agrégateur bloglines l'apparition fugace d'une note leblasepointnet qui n'avait rien à voir avec celle d'i-ce-jour.

Niguedouille je suis, j'ai oublié de copier coller cet instantané, et n'ai donc aucune preuve à laquelle confronter mon impression de déjà non-vu.

Rêvai-je ? Intuitai-je? Prémonitionai-je ?

Au passage à niveau, celle-ci est fort belle, mais je me  suis sans doute trop préoccupée de mon bien-être ces derniers jours pour ne pas lui trouver un ton benoîtement accusateur. Culpabiligerais-je ?

 

 

tilly a la berlue | Le 14/10/2007 à 21:46 | [^] | Répondre

 

L'altruisme est-il le contraire de l'égoïsme?

je ne pense pas..si on est capable de  concevoir les autres comme d'autres nous-mêmes" et d'en prendre soin, c'est justement parce qu n'est pas dénué d'égoisme..

l'un n'exclue pasl 'autre, et l'autre ne m'exclue pas moi

sinon pour leblase l'altruisme c'est synonyme d'autruisme..?..))


 

 

Imane | Le 14/10/2007 à 22:39 | [^] | Répondre

truisme

Imane,


et c'est pour quand le truisme ?

 

laseine | Le 14/10/2007 à 23:04 | [^] | Répondre

Re: truisme

Laseine,

ça va tout-à-fait avec la citation!

 

leblase | Le 14/10/2007 à 23:26 | [^] | Répondre

Re:

Imane,

Nos egoismes et egocentrismes  (personnels, professionnels, sociaux, nationaux, civilisationnels) ne confinent-ils pas  parfois , sinon à l'autruisme dont tu parles et qu'il me reste à découvrir, du moins à une forme d'autisme, caractérisé par une incapacité à faire passer un ressenti, une information, une émotion?

Une question vitale?

 

leblase | Le 14/10/2007 à 23:24 | [^] | Répondre

Re:

l'autruisme (autres)est le contraire de l'égoisme (moi), je m'y connais je viens de l'inventer..:))

mais ma réponse est un peu plus nuancée que ça, je ne prône pas l'égoisme..ni l'abnégation..et je reprendrai une expression pour ça toute banale, pour aimer l'autre il faut s'aimer soi même..

on est tous un peu égoiste et égocentré, c'est humain et sain..rien que de par notre instinct d'autoconservation

donc, altruisme et égoisme (à petite dose) ne s'excluent pas..

 

 

imane | Le 14/10/2007 à 23:43 | [^] | Répondre

je me demande si ce qui nous sépare des autres n'est pas la barbarie d'un monde dans lequel on a bien du mal à trouver ses marques...car s'il est merveilleux de vivre pacifiquement dans un beau village comme par exemple celui d'Ancolie où rien ne brusque le regard ou la parole, comment vivre heureux dans un monde de guerre (le travail est si souvent la guerre) avec une boîte pour cocon où se retrouver le soir, des traites qui vous lient à vie, plus du tout d'espoir de partir ailleurs, et des menaces bien vivantes qui pointent leur nez, sans compter cette violence, partout, tous les jours dans les villes.....

Il y a des moments où on regarde les choses avec plus d'acuité.

Alors il faut sûrement refuser cette fatalité, enchanter son monde, prodiguer de la poésie et de l'imagination quand c'est possible, refuser de se soumettre même à cette morosité ou cette agressivité.....C'est encore et toujours vivre contre, faire le choix de ne pas se laisser aller à vivre en consommateur aveugle et cruel, combattre les idées reçues...C'est un choix de vie harassant sachant qu'on ne gagne jamais....On y gagne juste le sentiment que qelque chose d'humain est encore possible.

Il faudrait se demander comment on voit l'autre pour soi, étant donné qu'il existe par rapport à soi....Est-il une curiosité, un frère ou un ennemi tangible, une amitié possible lorsqu'il porte un monde identique à soi, est-il juste une fourmi de plus dans cette fourmilière géante,. Est-il invisible ?

Etre altruiste c'est assi avoir une chance de se sauver.....

 

marina | Le 15/10/2007 à 10:54 | [^] | Répondre

Re:

marinouille,

J'aime tes interrogations.
Je songeais moi aussi à la réponse d'Ancolie, qui si elle décrit certes un environnement idéal, en fait aussi un objet enviable et, reconnaissons-le, vulnérable.
Car l'air se joue de ces murs, le ciel et les folies humaines s'abattent parfois avec encore plus de force sur ces hameaux qui ont réussi à garder une chaleur et un sens de la communauté si éloignés des magmas citadins.
Ancolie a raison de supposer que l'humain fait la qualité de l'espace qu'il habite (tout comme il crée ce sentiment harassant conflictuel que tu décris), mais il est tellement illlusoire de penser comme l'ont fait les autorités des pays que je mentionne, que l'on peut arrêter la misère, l'injustice et la faim avec des murs!
L'inégalité de ce monde devenu visible de tous (car les pauvres, blouqés de l'autre côté du mur, reçoivent en pleine figure, par le satellite justment, les images insultantes de notre relative prospérité.
Il faut refuser la fatalité, comme tu dis, mais il faut aller plus loin et engager la lutte contre cette dilution de nos humanités, qui fait de l'homme une proie pour l'autre, un enjeu, un pion...Un consommateur.
Ou pire: un non-consommateur.
C'est toute la finalité de ces organisations de micro-crédit, micro-investissement, micro-structures sociales qui d'un côté permettent aux victimes de nos spoliations (et d'une démographie délirante) de rentrer dans la société globale, et de l'autre réajustent le déséquilibrage qui fait que les 100 personnes les plus riches du monde possèdent plus que les 100 millions les plus pauvres.

..."Il faudrait se demander comment on voit l'autre pour soi, étant donné qu'il existe par rapport à soi"..

Il faudrait donc ne pas envier ni vanter la richesse des nantis. La mettre sous opprobre afin de changer certains systèmes de valeur

 

leblase | Le 15/10/2007 à 12:40 | [^] | Répondre

Re:

Etre altruiste n’est-il pas de percevoir l’autre dans la « continuité » de soi même et non dans  la distinction ?
 
« Le fait est la différence, non la séparation » affirmait dans cette merveilleuse simplicité, Swamiji (encore lui ??). Lorsque la main gauche est brûlée et que la main droite y passe un onguent, est-elle généreuse à l’égard de cette autre main ? Non, bien sûr puisqu’il s’agit du même corps ?
 
Rêvons d’un monde où chaque respiration serait comme la trame d’un lien, chaque regard la lumière toute entière dans son mystère particulier, chaque bouche comme une boucle reliant l’infinie variété des êtres
 
Rêvons d’un monde de communion où la fraîcheur des mots serait caresse, où le silence serait asile
 

De l’ADN à l’EDEN il n’y a que le A de l’adulte à dissoudre doublement dans le E de l’enfant

 

kb | Le 15/10/2007 à 18:48 | [^] | Répondre

Re:

bien dit Kb, c'est justement ce  je pense, sauf que j'étais gauche..5 3lik..:)

 

Imane | Le 15/10/2007 à 19:11 | [^] | Répondre

Re:

Imane

Gauche? En tout cas tu étais droite.

 

leblase | Le 15/10/2007 à 19:23 | [^] | Répondre

Re:

kb,

Tu es aussi concis qu'élégant.

Ton Swamili a l'air d'être multi-purpose: c'est une très belle image.
( et ça me cause d'autant plus que l'autre jour je me suis ébouillanté la main droite en vidant l'eau des pâtes: quand donc Gian-Carlo Barilla inventera t'il les pâtes cuites sans eau?)

 

leblase | Le 15/10/2007 à 19:22 | [^] | Répondre

Re:

A Leblase et à vous tous, 
et à Sirène!. 

J'ai entendu : " il faut enchanter son monde " c'est ce que Marina a décidé,  et " à chaque respiration" a dit KB.
Bonnes initiatives, et le sien avant celui des autres, de monde à mon sens, enchanter son propre corps d'abord, qui
est loin d'être aux cieux. Le solliciter, oui Mitra, dans la posture idéale avec tout son coeur et constater qu'il réagit bien et qu'un bon sang circule dans nos veines, et abreuve nos sillons (tout en haut dans nos méandres).
Nos sentiments, émerveillements ont perdu de leurs intensité. Il faut dire que du temps de mes grands-parents, on faisait facilement dix à vingt kilomètres par jour, rien que par de simples allées et venues, dedans et dehors.
 On en bavait physiquement et il n'y avait pas donc pas besoin d'anxiolitiques ni de somnifères, il leur arrivait bien sûr de ne pas dormir, d'être stressés, mais tous ces mots "pression" et "stress" n'existaient pas et n'étaient pas dans le bouche des gens. Pas le temps d'évoquer ces choses là. 
 Le ciel avait une teinte extraordinaire, les oiseaux un chant divin et la nature des parfums qui vous transportent au point d'écrire naturellement en alexandrins. Evidemment j'exagère, mais je n'idéalise pas, les hommes n'étaient pas meilleurs, la populace était atrocement bête et méchante, l'alcoolisme sévissait gravement, mais il faut savoir aussi que pour un bout de pain on recevait un baiser, alors je ne vous dis pas pour un saucisson...
Je cultive l'idée que notre bon sens doit nous servir à générer du bon sang, mais je préfère la formule dans l'autre sens: 
Ayons plutôt du bon sang, qui génére du bon sens.
Il ne faut pas trop réfléchir pour son corps et lui donner son "avoine" quotidienne, pour qu'il nous rende cette joie indicible qui fait de nous des poètes des philosophes (c'est la poule qui fait le zof ) et nous fait trouver la vie parfaitement supportable,
en nous redonnant le goût des festivités spirituelles. Quand l'éclat de toutes les beautés alors s'étale sous nos yeux, au réveil,
beautés auxquelles les êtres humains au corps martyrisés ne prêtent qu'une moue désabusée. Il y en a même qui les trouvent "cul " nos ancêtres, mais eux nous auraient trouvé capricieux et maladifs, ils n'ont pas eu vraiment le temps de subir ce spectacle affligeant.
Il y a un siècle on se baignait dans les rivières, près des écluses m'a dit ma mère, et  par n'importe quel temps. Les lavandières avaient les doigts gelés mais les mains chaudes cependant, le dos musclé, la croupe avenante et elles savaient enfanter. 
On n'avait pas de voiture et pas d'ascenseur, (pas de benco ni de nesquick) on se déplaçait avec un cheval et une carriole quand rien ne pressait et on dételait le cheval quand ça urgeait.. 
Dans les premiers frigidaires on ne savait pas quoi mettre alors on y mettait le pot de lait avec la peau au dessus, vous savez, qui nous fait grimacer de dégout. O pauvre de nous, o palais délicats que nous sommes, délicats au lever, au vêtir, au manger, au coucher. Je vois bien qu'on n'éduque pas les enfants pour les rendre moins douillets, au contraire, et nous assisterons impuissants à cette dégénérescence,  réaliserons combien la bien-pensance, la pitié des âmes sensibles aura à mon avis contribué en grande partie à la décadence de notre civilisation.

"Je dois sortir de ma tombe"   scène1 acte I 

  nouvelle version de : 
Marguerite "évaporée", mère indigne.
 et Faust  à demeure , en plein doute. 

 

littlewing | Le 16/10/2007 à 13:10 | [^] | Répondre

leblase confond le lait avec de l'eau blanche

littlewing,

en lisant ton commentaire qui fait un peu dans le Jean Giono, je réalise ma bévue: je t'ai pris pour un autre commentateur, ailé lui aussi.

Il s'agissait de Wingedfoot, un fan de science-fiction et prospective. Donc un gars branché sur les possibilités d'évolution de nos sociétés, avec une vision parfois noire de celles-ci, parfois pleine d'espoir.

Alors que tu aurais plutôt une tendance fan du passé -fiction sinon du passéisme on dirait (n'y vois pas de jugement de valeur).
Pour ma part, je te confierai que je n'éprouve pas du tout la nostalgie ni l'idéalisation du monde d'autrefois, dans lequel hier était merveilleux.

Même si tes exemples sont vrais, le monde était d'une extrême dureté et la douceur de vivre en France (dépendant de ta classe sociale, f'course) venait aussi de l'exploitation coloniale éhontée et de la berlue d'une inéluctabilité heureuse provenant du progrès promis d'abord aux riches (les Américains, en avance, allaient bientôt l'offrir à la classe moyenne-supérieure).

 

.."constater qu'il réagit bien et qu'un bon sang circule dans nos veines"...

Parfois, ta terminologie me surprend un peu.

Pour en revenir au passé de ta Maman...
Les gens découvriraient avec ravissement: le DDT qui allait couvrir les terres arables et commencer à développer cancers et malformations; l'obus de 155mm qui allait envoyer nos salutations à 23 kms de distance; Un siècle lavant la Prius et les Velib', les voitures étaient réservées aux riches et les ouvriers mouraient en construisant les chemins de fer dans des conditions exécrables ; les mouvements syndicaux allaient prendre une ampleur qui conduirait nos capitaines d'industries et de finances à provoquer une guerre mondiale (la première) dans le but d'occuper cette belle jeunesse à l'air libre de nos tranchées.
Pendant ce temps, oui, la vie à la campagne était paisible (mais dure, très dure pour les commis agricoles; pour les "journaliers"), mais je suis persuadé que les lavandières auraient préféré appuyer sur le bouton "Départ" de la machine à laver de Mitra.
Enfin, les dangers d'aujourd'hui prennent leur source dans notre éternelle férocité, notre constante avidité et courte-vue.
Ou un truc comme ça.

 

leblase | Le 16/10/2007 à 14:27 | [^] | Répondre

Re: leblase confond le lait avec de l'eau blanche

Crois-tu Leblase que j'éprouve une nostalgie de ce passé terrible tu plaisantes ? Que non, je m'en tiens à tout ce qui a changé de rythme, pas de nostalgie quelconque du passé, non merci. Ni de sciences fiction dans un sens ou l'autre, et évidemment  je suis heureux de vivre plutôt à mon époque qu'à celle du siècle précédent. Tiens ne serait-ce que la visite chez le dentiste au siècle dernier, en carriole. Oui je suis bien d'accord, toute cette bêtise, tout ce passé d'abrutis, les obus sur la tronche, j'ai eu droit aussi à ces histoires.
Quand au sang, (le mot est déjà non grata?)qui circule dans nos veines, il est encrassé ou pas, c'est tout ce que cela veut dire,
et si l'on vit plus longtemps, est-ce pour cela que l'on vit mieux, il est vrai que l'on se plaint davantage, et probablement que l'on ne réalise pas notre bonheur d'être en temps de paix, par ici, et donc de souhaiter que cela dure.
" il ya des moments où l'on regarde les choses avec plus d'acuité" a spécifié Marina, et selon que l'on a habité ici ou là, ou encore là-bas, cela peut donner au propos une teinte bien différente.

 

littlewing | Le 16/10/2007 à 15:54 | [^] | Répondre

Re: leblase confond le lait avec de l'eau blanche

littlewing,

En fait ce n'est pas le mot "sang" qui m'embête, mais l'adjectif "pur" ou "impur".
J'ai passé il y a quelque temps un moment avec des "combattants" des soldats, des officiers, des prêtres, imams, politocs, bref des gens qui maniaient toutes sortes d'outils pour le bien supposé d'un groupe et la mas espéré d'un autre (pour ma part, je me tapais des gens des deux côtés".
Tous avaient des tas de choses en commun, et principalement l'adjectif "pur".
Que ce mot m'embête ou pas ne le rend pas "non grata" ici..Heureusement qu'on n'a pas besoin d'être d'accord avec le taulier (geôlier, comme dit cette vipère d'Elle mais ma vengeance sera terrible).
Car comme je tiens à pouvoir dire à chacun chacune ce que je pense de leurs avis, il est indispensable qu'ils se permettent de m'en envoyer dans tous les sens.

Sinon, where would be the fun, I'm askin'ya?

 

leblase | Le 16/10/2007 à 18:10 | [^] | Répondre

Re: leblase confond le lait avec de l'eau blanche

of course, mais en fait je ne trouve pas d'autres adjectifs que pur, pour le sang, comme l'eau pure, toujours en rapport avec tout ce qui circule en nous de pur ou d'impur, et j'imagine ce que le mot purifier peut avoir de connotation pénible, je devrais faire un dico à l'usage des mecs comme moi qui ne se méfie pas du tout, il commence à y avoir pas mal de mots et adjectifs  délicats à l'usage. 
(Il va falloir redoubler de vigilance, mais de nuit aucun risque de s'faire choper par la patrouille)  
 
 

 

littlewing | Le 16/10/2007 à 19:25 | [^] | Répondre

Re: leblase confond le lait avec de l'eau blanche

..."(Il va falloir redoubler de vigilance, mais de nuit aucun risque de s'faire choper par la patrouille) "...

Sauf évidemment si tu bois un pack d'eau tellement impure parce que chargée de phosphore: la nuit la patrouille te verra comme un lapin en néon

 

leblase | Le 16/10/2007 à 19:49 | [^] | Répondre

Re: leblase confond le lait avec de l'eau blanche

Tu es à Paris en ce moment?
As-tu réalisé des expériences sur les autochtones, sont-ils farouches, voire agressifs?
Je me souviens qu'ils avaient tendance à communiquer par signes d'une auto à l'autre, pourtant c'était relativement 
fluide dans les artères parisiennes en 1970, j'ai souvenir du trajet Versailles- paris bd st Michel où j'habitais: 15 minutes en voiture. Il y avait déjà des bonnes odeurs de gasoil dont tout le monde avait l'air de s'accommoder, sauf ceux qui arrivaient comme ça, qui débarquaient dans cette jungle des civilisés, en deux jours deviennaient verdâtres et se chopaient la migraine.
 Par contre il y a une race de petits citadins très résistants et vachement éveillés, qui ne se laissent pas manipuler (ça va le mot race?) habitués au langage de charretier, experts pour jouer des coudes et se faufiler sur le trottoir, conditions auxquelles le gamin de la campagne n'est pas confronté. Bref il semblerait (ai-je dit prudemment) que le petit citadin soit moins naïf, plus complet et mieux armé, et plus physique, car il se déplace à pied nettement plus qu'un gamin de la campagne qui se met  de nos jours plus facilement et plus souvent le cul dans l'auto, et je vois souvent sur le parking chez le clerk des fainéants et feignasses( ça va le mot?) bloqués dans la bagnole, et qui clopent et proutent en attendant qu'une place se libère, le plus près possible du magasin plutôt que de faire quarante mètres à pied.
J'imagine la lapine parisienne, translucide grâce à cette nouvelle eau phosphorée, se coltiner des kilomètres pour retrouver sa bagnole , prise violemment par derrrière et par devant, tous les jours à même le trottoir, et que les cinq ou six étages d'escaliers éxécutés au pas de charge, contribue à affiner leurs jambes de déesse. J'ai compris pourquoi il y avait de super belles nanas à Paris, et vachement bien déguisées.
Voilà ce qui est énervant pour le wild rabbit , hors des clapiers, qui cherche en vain à retrouver ses anciens taillis dans les immenses plaines plates sordides, défigurées par le maïset désertées par les oiseaux au chant mélodieux. Bref, les oiseaux ne trouvant plus d'oiselles, ces dernières se trouvent maintenant sous l'emprise du mac, et elles sifflent grace aux pailles du milk shake, le bonheur à l'état pur, un vrai bonheur à la vanille.

 

LW | Le 17/10/2007 à 12:10 | [^] | Répondre

Re: leblase confond le lait avec de l'eau blanche

 

Beurre fermier

... et avec le sourire de la crémière ?

 

L'art est une démonstration dont la nature est la preuve
George Sand

 

Fix | Le 17/10/2007 à 13:18 | [^] | Répondre

La place d'un individu fini dans une oeuvre inachevée

La page est blanche. De trait en trait des frontières se dessinent sur cette page jusqu'à en définir la forme d'un sujet quelconque.

 

A l'image d'une peinture, l'oeuvre d'une force suprême (appelons le "dieu") se dessine de trait en trait et nous voilà vivre dans des espaces finis délimités par des frontières. Si on prend le temps de notre vie comme référence, ces frontières restent figées mais à une echelle de temps supérieure à notre simple vie les choses changent. N'oublions pas que nous ne sommes que de passage sur l'oeuvre de "dieu". Seule cette autre dimension peut donner un sens à la vie en générale.
Ce qui nous frustre en tant qu'individu c'est que nous ne connaissions pas la fin de cette histoire : est-ce qu'un jour l'humanité parviendra à co-exister, à partager, à vivre en paix, ... Mais peut être qu'en tant qu'individu, nous devrions nous contenter d'une contribution infime (devant la grandeur de tout le reste : c-à-d tous ce qui n'est pas nous).

Il faudra peut être pas blamer les frontières que nous avons mise en place mais tout simplement le temps d'arriver à une représentation de ces frontières permettant une vie décente à nous tous.

 

mitra | Le 15/10/2007 à 23:22 | [^] | Répondre

Re: La place d'un individu fini dans une oeuvre inachevée

Mitra,

Acceptons ton schéma initial (les autoportraits de Giacometti sont époustouflants. Si un jour nous nous rencontrons, irappelle-moi de t'inviter dans un restaurant pas du tout prétentieux "au rendez-vous des camionneurs" sur un des murs duquel, au milieu d'affiches diverses et variées, trône un authentique autoportrait.
Bref,

..."Si on prend le temps de notre vie comme référence, ces frontières restent figées"..

Pourquoi figées? Tu as forcément ressenti le poids interminable d'une heure ou même, d'une minute, et l'insignifiant passage d'une année: à l'intérieur de cette référence que serait le temps de notre vie, ainsi que partout dans le cosmos, tout bouge et se distord.


Même si nous ne sommes que de passage dans cette oeuvre

Il faudra que tu demandes à ton boubou ce qu'il en pense mais je me souviens que quand j'étais petit (et, je l'avoue, encore aujourd'hui malgré mon grand âge,  ne pas connaître la fin de l'histoire ne me frustrait pas. Par contre, j'étais intrigué et énervé de n'avoir aucune conscience d'avant.

 

leblase | Le 16/10/2007 à 00:57 | [^] | Répondre

Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

je ne vous parle ni de  ma salle de bains , ni de mon bureau mais du fond ..de moi même.

Avant les  frontières physiques et historiques auxquelles fait allusion le geolier , n'y a t-il pas nos propres frontières internes: nos peurs, nos préjugés, nos certitudes, nos évidences ,..., tout ce qui nous hermétiques à l'autre ?

 Entre le Moi et l'extérieur du Moi  , n'y aurait-il pas comme des passages à niveau fermés?

Et comment dés lors déborder de soi même ,  devenir autre pour  agrandir notre espace ?

Intervenir ou ne pas intervenir ( cf les zyeuxmuets) sur ce blog est une façon de s'approprier ce lieu immatériel et sans frontière, pour autant notre espace en devient-il plus grand ou continuons à y évoluer dans les limites de notre  seul esprit ?

le coeur n' est-il pas  plus elastique que l'esprit ?

Agrandir son espace une affaire de coeur ou une affaire d'esprit ?

Un petit esprit au  grand coeur nous porte t-il  plus loin qu'un grand esprit sans coeur?

(Une fois de plus je vais être en retard à mon rdv!)

 

 

 

 

 

Elle | Le 16/10/2007 à 11:32 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Espace d'un instant
Espace d'elements
Espace blanc

Et j'en passe

 

tilly laisse passer | Le 16/10/2007 à 13:36 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Tilly,
Tu sais que je n'ai pas bien compris ton commentaire d'hier?
Mais que j'aime ton haiku d'aujourd'hui.

 

leblase | Le 16/10/2007 à 14:28 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Leblase,

Tu sais que si les commentateurstrices ne répondaient qu'aux commentaires qu'ils comprennent, le shplouc serait d'un ennui incommensurable, spatial, sidéral ?

Mais j'aime bien ta réponse d'aujourd'hui.

 

tilly | Le 16/10/2007 à 15:05 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

 

moi j'aime déja ce que je vais dire demain....

 

kb | Le 16/10/2007 à 15:14 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

KB,

Toi être grand visionnaire.
Voici ce que je te propose: si effectivement ce que tu dis demain correspond à ce que tu prédis aujourd'hui que tu diras demain, la preuve sera faite à la face du monde que tu lis l'avenir.
A partir de là, on s'associe fifty-fifty: tu dis l'avenir sur le shplouc et je prends la moitié des gains.
Correct, non?(Je me demande si tu sais déjà ce que tu vas me répondre)

 

leblase | Le 16/10/2007 à 17:45 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Leblase grand fourvoyeur du faux à la recherche de la de vérité !

ma sagesse innée me pousse à reporter à demain ce que je voulais dire aujourd'hui...

et à faire ce que j'avais à faire...

 

kb | Le 17/10/2007 à 17:13 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

kb,

Tu es mimi comme tout.

Tu sais que tu vas beaucoup plaire à Mitra? Elle associe en effet la pilosité à la virilité

(euh...Tu peux me jurer que tu as demandé à Imane la permission de publier cette photo?)

 

leblase | Le 17/10/2007 à 17:27 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Bon ! Je te jure ce que tu veux  si en contre partie tu promets de revoir à la hausse mon taux de participation au projet de défrichage déchiffrage du ciel du shplouck que des poils Mitrayés je n’sais d’où viennent assombrir le brillant avenir

 

car après tout, le visionnaire c’est bien moi non ?

 

 

 

kb | Le 17/10/2007 à 18:00 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

kb,

Tu es dur en affaires, si j'avais su je t'aurais demandé de participer à cette soirée dont les participants pesaient leurs millions de ce que tu veux comme monnaies£$€ , entre le pétrole le real estate, la banque et des choses inavouables (oui Mitra la photo est floue et en plus j'ai mis des filtres sur les visages).

Bon, tu veux quel pourcentage: 1, 2% ou 1, 4%?

(Et dis-moi, à propos de la photo..Le reste de la famille est comme çà? En dehors de toi bien sûr: maintenant que Mitra t'a grillé, attends-toi à encore plus de harcèlement: bonjour aux tabliers de sapeur de ma part!)

 

leblase | Le 17/10/2007 à 18:19 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Et dis-moi, à propos de la photo..Le reste de la famille est comme çà?

 

dis! tu vas quand même pas me demander de faire un test ADN juste pour satisfaire ta curiosité de pompier à la recherche de son tablier hein? :))

 

kb | Le 17/10/2007 à 18:37 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Si.

D'ailleurs, à partir de maintenant je vais demander à Viabloga de développer un système n'autorisant que les ADN certifiés commentateurtrices ou zyeuxmuets à publier ou même, lire nos sordides splendides échanges.

Mais puisque l'on cause d'acides désoxyribonucléiques, j'invite ceux qui s'interessent aux différents projets politico-génétiques dont aurait rêvé Dick Adolf Cheney, à lire un de tes commentaires dans un de tes articles.

 

leblase | Le 17/10/2007 à 18:49 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

oulaaa..pas gentil de cafter..j'aurais pas pu adopter les mêmes propos ici, sinon on m'aurait traîtée de truiste et etouffé l'affaire..:)

 

Imane | Le 17/10/2007 à 19:47 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Imane,

Y a t'il réellement une cloison entre les blocs (tiens, ça alors on est dans le sujet!)? Non, et tu sais bien que ce que tu écris ici ou chez kb sera lu par untel qui viendrait de tel truc sérieux ou écolo, truiste ou égoctruiste, féministe ou horriblement macho..
D'ailleurs t'as remarqué, les zyeuxmuets ont pu découvrir la tronche de kb grâce à Mitra.

En fait on dit ce qu'on dit à partir de qui l'on est, et malgré nos efforts, je crois que nos personnalités transparaissent forcément au bout d'un petit moment ici.
Mais c'est vrai que kb en tant que taulier est un grand diplomate, et qu'il sait accueillir son visiteur, alors qu'ici, tu te prends un coup de porte ou de pot de fleurs volant lancé par n'importe qui, voire même par ce chenapan de kb..
On est peut-être un peu moins civilisés, finalement.

Ahlala...Dire que j'avais espéré faire de ce lieu un salon distingué!

 

leblase | Le 17/10/2007 à 23:22 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

leblase, faut pas pousser (les pots de fleurs)

Lilas bien qui lilas le delnier

Lilas bien qui lilas le delnier

 

Je vous ai apporté des bonbons
Parce que les fleurs c'est périssable

Jacques Brel

 

 

Fix | Le 18/10/2007 à 00:17 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Elle est excellente, celle-là: j'imagineque le spots de fleurs qui sont sur la tombe de Brel ont fait un tour sur eux-mêmes!

Un très bon dessin, m'sieur

 

leblase | Le 18/10/2007 à 00:21 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

Ce ne serait pas par hasard, (attention je n'affirme rien) un manque d'altruisme, 
puisque l'on parle de cette éminente qualité,
que de ne pas apporter de solution de rechange au système A.D.N., qui ne plait pas?
Et critiquer cette proposition en proposant l'A.B.S. : l'Arrêt Brutal et Sauvage, pourquoi pas, mais
critiquer sans proposer simultanément autre chose pour calmer la gruge colossale,
qui s'exerce chez nous, dans notre caisse commune, je n'approuve pas personnellement.
"Ne riez pas c'est avec votre fric" disait Coluche,
mais bizarrement et comme d'habitude personne n'ose ( et je comprends)
aborder le problème de l'anarque monstrueuse qui s'exerce dans nos départements, d'ici et d'outre-mer.

 

littlewing | Le 18/10/2007 à 08:19 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

littlewing,

Gardons-nous de tout amalgame, comme disait Bonne Maman en préparant ses confitures: on ne va pas jeter l'ADN dans l'eau du bain avec les OGM; on ne va pas se plonger dans l'attitude obscurantiste de José Bové (ça passe?) qui consiste à empêcher les recherches scientifiques sous prétexte que tel truc est malmauvaisdiaboliquedégueu.
Mais on ne va pas faire du GoebbelsMengeléisé en utilisant l'ADN à des fins de sélectivité sociale: car c'est à ça qu'amènerait l'adoption d'amendement  comme le 36 (merci Elle) de Mariani, qui lui pour l'instant a l'effet de créer une application de loi valable pour les étrangers mais pas pour les Français.

Résultat: français et étrangers sont humains, okay, mais pas le même genre?
Donc, on sait qu'on n'est pas en état d'accueillir tous ceux qui voudraient émigrer en France/Europe/Occident.
D'accord avec toi, il faut donc ne pas fermer les yeux, mais il y a d'autres enjeux politiques qui sont en train de se dessiner, et la preuve en est que cette loi va passer malgré l'inanité de ce qu'est devenu l'amendement après modification sénatoriale.

En bref:

  • On ferait le test d'après l'ADN de la mère (alors que dans 85% des cas, c'est l'homme qui demande le regroupemet familial, et alors que les certificats de mariage s'achètent plus facilement qu'un abonnement d'un an à Viabloga (Hello Stréphane, je fais de la pub, est-ce que j'aurais un discount?).

 

  • La France payerait ces tests: sachant qu'ils coûtent environ 200€ chaque, je suggère à tous les demandeurs de l'exiger: Bercy dira stop, jetez cet amendement
  • Et enfin: en cas de doute, un juge sera mandé pour  interrogation contradictoires...On enverra à chaque fois des juges Français au fond du Mali, du Cameroun, du Niger pour entendre les propos contradictoires de l'épouse à l'ADN si prisé?

Ni'mporte quoi, tu en conviendras.
Cette loi est donc l'arbre qui cache une étrange forêt policière.

 

leblase | Le 18/10/2007 à 13:49 | [^] | Répondre

Re: Espèce d'espaces ( attention un titre peut cacher un auteur)

200 euros!! Ah Les salauds, ça c'est une arnaque qui énerve pas mal aussi.

 

littlewing | Le 19/10/2007 à 21:14 | [^] | Répondre

Espèce d'arnaque ( attention une tromperie peut en cacher une autre)

littlewing, anarque (relis-toi), énarque,
ouate abaoute les domtom (de Savoie) ?

Arnaque, anarque énarque ?

Où on va, on sait pas, mais on y va vite

 

C'est l'époque qui veut ça
Mariani, député

 

 

 

Fix | Le 18/10/2007 à 15:41 | [^] | Répondre

la face cachée de l'ADN

petite aile

Dans le rapport d’information du sénat portant le N°353 (annexe au procès verbal de la séance du 27 juin 2007et relatif aux services des visas, il apparaît que les dix plus grand demandeurs d’un visa d’entrée en France sont les suivants
 
 

 
On constate que les deux premiers de la liste contrastent par le taux d’accord. Un des meilleurs pour Moscou et le plus mauvais pour Alger. ne t