Version imprimable Mon nom est à (re)faire

1 ou 2 € pour mon identité svp

"Pour trouver autre chose
il suffit parfois de chercher ailleurs"

Sanim Hohdnoc, Tanjung Preok,1971

Au début ça semblait très simple: je ne me connaissais de nom que celui que mes parents me donnèrent et que je présente aux responsables des services de sécurité divers et variés que la vie moderne et les sphères nous opposent ça et là.
J'écrivais mon nom et prénom dans les cases indiquées.
Celà suffisait à créer mon identité aux yeux des autres comme aux miens, étant entendu que cette identité personnifiait mon individualité, voire même mon unicité.
Petit à petit pourtant je me suis demandé, autant en m'investissant en quelqu'un d'autre qu'en me grattant l'introspectif qu'il y avait plus à celà, et moins.
Ces mots de mon nom me représentaient et me distinguaient facilement aux yeux des autres: si on avait pris Toto la main dans le sac ou la culotte de Ginette, on savait que ce n'était pas leblase. Pratique, non?
Ces simples mots correspondaient-ils pourtant à l'image que je me faisais (d'ailleurs, cette image elle-même correspond-elle à quoique ce soit?) de moi leblase?


Me résumaient-ils et si oui,
m'englobaient-ils et si oui,
me limitaient-ils?

Bon, et puis on arrive à vivre avec ça plus ou moins bien, pas vrai?
Mais ma vie à multi facettes fit que, même avant l'Internet, j'ai été appelé par les circonstances à avoir des alias, pseudos, faux noms, identités parallèles, un peu comme on trimballe plein de clefs dans un porte-clefs.
Cette collection me permettait de compartimenter mes activités sans que celles-ci ne viennent à se nuire ou à interférer avec ma vie d'honorable père de famille idéal même si je n'ai pas la tête de Gérard Jugnot,* ou de séducteur irrésistible idéal même si malgré mes efforts je n'arrive pas à parler comme Alain Delon*.

Mes activités diverses et variées devenues de plus en plus éloignées les unes des autres, le moi intervenant se transformait en elastoman. Lacan étant mort et personne n'ayant songé à imiter les étudiants en physiques qui déterrèrent à Bordeaux la tête de Goya pour étudier un crâne de génie* j'économisai des tonnes de fric.
C'était toujours moi mais une parcelle de moi.
Même un morceau de moi, est moi: une partie de moi serait-elle tout moi? Celà implique t'il que tout moi contienne détienne et conduise à chaque parcelle de moi ? (Ceux qui ne suivent pas peuvent s'arrêter et siroter une boisson allégée)


Doit-on convenir à son identité?

Là-dessus arrive le virtuel.
Le virtuel, qui non seulement autorise mais favorise sans cesse à créer de nouvelles identités: un pseudo avec login mots de passe et hop, on est dédoublé!.
Certaines de ces identités atomisées dans le virtuel finissent même par prendre une place ou une influence assez grandes pour interférer dans le réel et se mélanger à l'éternalité provisoire du phénoménal au delà de la simple carte de crédit: ce que je fais dans le virtuel produit parfois un effet dans le réel, plus ou moins lourd de conséquences: such is the world, comme disent les douaniers Fidjiens qui ont décidé de fermer les blogs puisqu'ils n'arrivent pas à les contrôler*.

Le célèbre "Deviens ce que tu es" a de plus en plus de mal à passer et si l'on n'y prend garde risque de se transformer en "Dévies de ce que tu es".

Un problème technique (viabloga dévore des bouts de code, et je suis nul en chteumeuleu) m'a empêché d'insérer ici une expérience que je tente sur un site d'OpenID pour refabriquer artificiellement l'identité de leblase qui est un faux auprès de gens qui généralement ne sont jamais venus sur le shplouc (attention, il faut s'inscrire pour participer) et à laquelle j'invite zyeuxmuets ou bavards à créer des détournements.
Les identités augmentant, on se demande si les personnalités, - traditionnellement associées à ces dernières- augmenteront avec elles. La falsification et la création communes d'une identité intervenant ne devrait-elle pas finir par peser dans le réel?


Quelle incidence sur la démographie?

A chaque affirmation identitaire, mon qui suis-je va t'il créer automatiquement les traumas surmoi moi et subegos correspondants?...

Au début on ne le pense pas: c'est un peu comme jouer à il ou elle, à cache-cache ou "je suis le médecin et toi tu fais la malade allonge-toi ici et enlève ta robe", et l'on s'aperçoit que des gens ne te connaissant ni de Firefox ni d'Internet Explorer ou de Safari sont touchés par tes affirmations, les mêmes allant jusqu'à voter pour des propositions totalement contradictoires.
Connaître votre nom permet-il de mieux vous identifier?
L'identité vous singularise t'elle?
Leblase est-il plus faux que son vrai?
Avez-vous fait nationaliser votre identité?
Vous êtes-vous déjà trouvé entre deux personnes vous connaissant sous différents noms?
Le soi demeure t'il plus vrai s'il se cantonne au patronyme?
Le son du nom est-il bon?

"le pire ennemi de la mémoire est la cérémonie commémorative"
Laseine,http://leblase.net/news/mon-nom-est-a-re-faire#comment_89

Commentaires

Non mais!

Ah non!

Il est hors de question que je sois encore le premier à commenter le nouveau billet. Je dois d'abord le lire alors, laissez-moi SVP.

 

DNM | Le 15/05/2007 à 12:33 | [^] | Répondre

Re: Non mais!

Cher Monsieur DNM,

Notre service clientèle a constaté, au cours d'une étude qui vient d'être finalisée et sera bientot annoncée sur Jyte, que vous êtes souvent le premier à publier un commentaire.
Nous vous remercions bien entendu de cette assiduité et nous nous félicitons de votre clientèle.

Seriez-vous d'accord pour participer à une très courte étude comportementale afin de nous permettre de mieux connaître les motivations du grand public?
Soyez bien entendu assuré que cette enquête respectera votre anonymat, et que nous ne communiquerons votre adresse qu'à nos fournisseurs habituels.

Mr, êtes-vous:

  1. Un homme
Sachant que vous êtes adulte, à quelle tranche d'âge appartenez-vous?
  1. 12-17 ans
  2. 14-38 ans
  3. 41-42 ans
  4. 43-93 ans
  5. Plus
Répondez-vous le premier à nos billets:
  1. Pour devenir riche et célèbre
  2. compulsivement
  3. parce que vos préoccupations rejoignent celles des laboratoires leblase
  4. parce que vous n'y comprenez-rien
  5. Autre
Le nom - DNM- que vous utilisez sur ce lieu béni est-il:
  1. un pseudonyme
  2. un alias
  3. un achronyme
  4. un faux nom
  5. un pur hasard
  6. un hommage à De Noailles Marcel

Enfin, une question subsidiaire:
Vous faites-vous aider par votre entourage dans la rédaction de vos magnifiques commentaires?


 

leblase | Le 15/05/2007 à 14:22 | [^] | Répondre

bonjour l'hydre Leblase

Faut-il dorénavant t'appeler "Seigneur" vu ta multiplicité aux 99 noms d'Allah?

perso...dans ma tête je t'ai toujours appelé Marcel en souvenir de ma copine de classe qui s'appellait Ginette et dont précocement déja je ne ratais aucune occas de lui tâter le sein

(bon làa j'ai juste fais pipi contre le pilier central de ce nouveau post ...histoire de marquer d'un "preuuuums" débile (indélébile à l'odeur) mon territoire de réponse

le débat est prometteur...

bises sur ton front multiple...elephant man :))

je reviendra :))

 

kb | Le 15/05/2007 à 12:37 | [^] | Répondre

Re: bonjour l'hydre Leblase

raté!!!!

DNM a été plus rapide !!!

 

kb | Le 15/05/2007 à 12:38 | [^] | Répondre

Re: bonjour l'hydre Leblase

et puis c'est quand je me dérate le foie pour relancer le débat sur le post précedent que tu décides d'en ouvrir un nouveau...

 

kb | Le 15/05/2007 à 12:41 | [^] | Répondre

Re: bonjour l'hydre Leblase

KB > Fais attention : ce  n'est pas celui à qui tu réponds qui a totalement écrit l'article. D'ailleurs, est ce bien toi qui as écrit ce commentaire ? 

 

yves | Le 15/05/2007 à 13:36 | [^] | Répondre

Re: bonjour l'hydre Leblase

"qu'importe le nom! pourvu qu'on ait l'adresse"

castor et pollux, perdus dans pighâlle ( babylonie), 1030 a.j.c

ainsi cher Yves je serais enclin à te répondre quelque chose du même accabit...

qu'importe la multiplicité! pourvu que toutes les pattes à montrer soient blanches :))

 

kb | Le 15/05/2007 à 13:51 | [^] | Répondre

Chez Mauricette

Le principal est évidemment de savoir ou aller.

 

murcia | Le 23/05/2007 à 09:40 | [^] | Répondre

Re: bonjour l'hydre Leblase

Seul un esprit tordu (mais alors, tordu hein) pourrait douter de lui qui n'est pas mmoi.
Moi non plus d'ailleurs.

 

leblase | Le 15/05/2007 à 13:57 | [^] | Répondre

Re: bonjour l'hydre Leblase

kb,
J'ignore si DNM va apprécier que tu pisses sur ses mollets hypertrophiés par la byciclette. A moins que ce ne soit la bicyclette?

 

leblase | Le 15/05/2007 à 13:59 | [^] | Répondre

Elle est au top !

comme s'il en puzzlait ! je la note celle là !

 

leafar | Le 15/05/2007 à 13:43 | [^] | Répondre

Re: Elle est au top !

Salut leafar,
Bienvenue sur le shplouc.
Ton puzzle identitaire est magnifique: il correspond si bien à un tas de shtrucs qui préoccupent ces temps-ci. les vagabonds qu'il me semblait indispensable que les zyeuxmuets et commentateurtrices consultent la carte..
Encore fallait-il tomber dessus!
Ce qui est fait.

 

leblase | Le 15/05/2007 à 13:56 | [^] | Répondre

Re: Elle est au top !

Mr est trop bon.
Mais j'ai bien senti une forte interrogation identitaire ... c'est beau le virtuel mais cela a un impact fort sur le réel !

 

leafar | Le 15/05/2007 à 13:57 | [^] | Répondre

Re: Elle est au top !

leafar

.."cela a un impact fort sur le réel"..
Absolument.
Pourquoi faut-il que si souvent, ce soient les plus réacs - les Taliban et les anti-avortements par exemple -qui le prouvent?

 

leblase | Le 15/05/2007 à 14:03 | [^] | Répondre

Re: Elle est au top !

So true ;-(

 

leafar | Le 24/05/2007 à 01:37 | [^] | Répondre

Re: Elle est au top !

http://www.germe.info/germe/germe.html clair il fait faim bon ap (aliénation familiale) temps que c'est chaud...beaucoup moi spectaculaire vous verrez pas mon cul syncro avec la tv imane c'est pour ça la foy

 

anus horibilis | Le 23/05/2007 à 21:10 | [^] | Répondre

Re: Elle est au top !

J'aurais bien aimé m'éditer sur le coup ; la faim sans doute d'ailleur j'ai baffré à une vitesse... donc "vous ne verrez pas mon cul" pile au moment ou je fini le post indigné et mise en bouche "temp que c'est chaud" c'est de ma maman ; la nourice-hier ben ouais je suis familialo-phobe...

 

anus horibilis=lucie | Le 23/05/2007 à 21:22 | [^] | Répondre

Re: Elle est au top !

re éditation  c'est tordu commen je skizzle des trucs... cette fameuse citation...est sortie droit de la TV qui serallume assez magiquement dans le coin surtout à l'heure des repas.. et là "es que l'ambition c'est un défaut " "évidament non faut mettre les moyens" ma TV me parle.......... Non mais t'imagine c'est horrible ce qu'elle peut dire franchement très très outch vite loin veut partir AAAAAAAAAAAA

Sinon y'a quoi à manger chez vous ?  (la TV me parle encore non suis désolée je dois vraiment y aller)

En fait l'u taupe isme c'est l'oscillation entre plein et vide peur et renfort sérieu et folie

 

anus horibilis=lucie | Le 23/05/2007 à 21:32 | [^] | Répondre

une personnalité, une langue, une religion , un amour ... c'est trop étroit!

Avoir plusieurs identités c'est un peu faire faire de soi plusieurs êtres distincts , ce qui permet d'expérimenter , de sentir, penser, voir, imaginer, davantage que notre petit moi coincé dans son quotidien et ses modes de pensée et de faire ( appartenance familiale, professionnelle, sociale...)

plus de moi(s) c'est encore plus moi !

PS: Leblase tu as utilisé des astérisques à certains noms propres qui ne renvoient à rien...

 

Elle Mamz'elle Azouz B...(et je ne vous avoue pas tout). | Le 15/05/2007 à 14:02 | [^] | Répondre

Re: une personnalité, une langue, une religion , un amour ... c'est trop étroit!

******
*
**
*







* (Authentique)
Mince, j'ai oublié de l'écrire dans le billet!...

 

leblase | Le 15/05/2007 à 14:04 | [^] | Répondre

Re: une personnalité, une langue, une religion , un amour ... c'est trop étroit!

Elle
je lis ton titre:
Une langue, un amour..
Tsst tsst

 

leblase | Le 15/05/2007 à 14:05 | [^] | Répondre

Re: une personnalité, une langue, une religion , un amour ... c'est trop étroit!

Tres faux et pourtant si vrai Leblase,

Si j'ai bien compris ton allusion je te trouve un peu limité  dans ta lecture ...est-ce qu'il t'arrive de te demander ce que certains titres cachent ? ou bien sommes nous dans ce placard des pots de confiture avec une belle étiquette  , "linguiste" " poète" " nunuche" ?

Essaye de t'élever d'un degré de conscience...

 

Elle Mamz'elle Azouz B...(et je ne vous avoue pas tout). | Le 15/05/2007 à 14:13 | [^] | Répondre

Re: une personnalité, une langue, une religion , un amour ... c'est trop étroit!

Elle
Les chiens aboient, la caravane de l'homme sage passe à côté des propos

 

leblase | Le 15/05/2007 à 14:25 | [^] | Répondre

Re: une personnalité, une langue, une religion , un amour ... c'est trop étroit!

Elle

..."plus de moi(s) c'est encore plus moi !"...

D'accord, on peut le voir comme ça. Mais est-ce que plus de moi(s), c'est plus qu'un moi?

 

leblase | Le 15/05/2007 à 14:27 | [^] | Répondre

Re: une personnalité, une langue, une religion , un amour ... c'est trop étroit!

Mais Blase, de quoi est fait un moi ? N'y a -t-il qu'un moi(s) dans le moi ?
1/ mon moi me semble si explosé et disparate qu'il ne me semble pas être étouffé mais cuisiné
2/ mais si j'étais obligée pour des raisons stratégiques d'en avoir plusieurs de moi (ce qui doit être une expérience assez bizarre), alors peut-être que je ne me sentirais plus du tout moi mais toi
3/ S'amuser à garder son nom dans des circonstances très disparates peut être aussi assez bizarre, comme si l'on portait un enfant de ses parents

 

marina | Le 15/05/2007 à 15:06 | [^] | Répondre

Re: une personnalité, une langue, une religion , un amour ... c'est trop étroit!

marina,
J'aime bien le "strat"gique" dans ton 2. J'ignore en tous les cas si tu te sentirais plus moi que toi. D'ailleurs qui dit que l'alternative à moi c'est toi? Ne serait-ce pas plutôt moi?

 

leblase | Le 15/05/2007 à 15:37 | [^] | Répondre

Re: une personnalité, une langue, une religion , un amour ... c'est trop étroit!

Non Blase peut-être pas moi, l'alternative au moi mais toi, lui, oiu elle, en définitive  l'oubli du moi...D'ailleurs depuis que je viens ici, bizarrement je me sens de moins en moins différente des autres, et loin d'en être confondue, je m'en sens toute aise !!

 

marina | Le 15/05/2007 à 15:46 | [^] | Répondre

croisons les doigts pour que les JE/NOUS s'articulent...

ben vois-tu marina que les "MOI" et les "TOI" donnent immanquablement le "NOUS"et comme tout le monde le sait le "NOUS" NOUE ...

et c'est avec cet articulation du JE/NOUS que la fusion de nos êtres sous un TOIT D'EMOI avance ...

 

 

kb | Le 15/05/2007 à 16:03 | [^] | Répondre

Re: croisons les doigts pour que les JE/NOUS s'articulent...


Bon KB là, je dois dire que les articulations ne te font pas défaut :/>

ON pourrait se demander qui dit je en nous et pourquoi faire...

ON commence d'abord par ressentir le besoin impérieux d'en finir avec ce non-moi,
Puis de durcir ce qui est moi à force d'effort et de lecture pour s'opposer à tous les non moi
Puis d'accepter que le moi est une parcelle du tout

Mais je dois dire que changer mon nom en Ginette, paul ou  robinette ne m'apporterait pas plus de liberté. Il m'importait à moi, il fut un temps, d'imposer mon nom comme un nom sans à priori possible
Puis maintenant plus rien...

 

marina | Le 15/05/2007 à 16:29 | [^] | Répondre

Homme aux nymes

Cher Leblase,

En voilà une question qu'elle est plus riche que mon tailleur. Je ferai donc dans le non-exhaustif.

Un petit coup d'étymologie pour commencer. "Identité" : un mot que je n'aime pas. Il cache dans sa diversité intrinsèque, sa capacité au pluriel, une similarité profonde. Idem, le même. En gros, c'est parce que nous sommes tous pareils qu'on a besoin d'identité, de dire que l'on est pareils, avec un prénom et un nom de famille. Même si ces derniers varient.

Ensuite, même si tu as plusieurs "moi", comme moi d'ailleurs, tu restes un individu, un indivisé. Les "moi" ont beau se multiplier, tu n'es pas comme un gâteau qu'on coupe en parts. Nous sommes tous de multiples indivisibles, équation que l'on ne peut diviser par soi-même pour obtenir un. L'Humain n'est pas mathématique. C'est bien pour ça que je me demande en permanence si l'on fait partie du monde. Je pense aussi que le nom limite ce qu'il désigne, certes. Mais comme on peut se multiplier à l'infini, quelle importance ? Nous ne sommes pas des êtres parcellaires ou morcelés à chaque nom que l'on adopte. Tous tes toi(s) te désignent entièrement, et leur ensemble aussi. D'ailleurs, les moi(s) importent peu, seul l'émoi compte.

Ensuite, tu divises virtuel et réel. Mais quelle manie de division aujourd'hui ! Le virtuel, ce sont des mois qui discutent. Comme le réel. Suffit de voir ce que m'a fait la Duchesse au billet précédent. Rien de virtuel.

"Ces simples mots correspondaient-ils pourtant à l'image que je me faisais (d'ailleurs, cette image elle-même correspond-elle à quoique ce soit?) de moi leblase?"
Je pensais que tu te faisais par des mots qui ne sont que des actes, et que l'image n'était qu'une conséquence dont on se fout un peu. Se faire une image de soi, c'est de l'énergie dépensée vainement, les autres s'en chargent déjà.

Ensuite, juste une anecdote pour répondre à une ou plusieurs questions finales. J'ai quatre noms principaux pour quatre catégories de personnes (à croire que se donner des noms ne revient qu'à classer le monde extérieur). Le premier est mon nom de baptême (on ne m'a pas demandé mon avis, ni pour le baptême ni pour le nom, je l'ai assez reproché à ma mère. Heureusement que j'ai d'autres identités, et que je compte bien me faire excommunier pour manquement à la morale d'ici à ma mort), le deuxième est un nom que je donne a priori lorsque je me présente, le troisième m'a été donné par mes amis, et tous ceux que j'ai rencontrés grâce à eux me connaissent par ce dernier, et enfin le quatrième est Garg, avec différentes variantes, pour les affaires internétoblogales. Et il m'est arrivé de me retrouver avec quatre personnes ou groupes de personnes m'appelant par ces quatre différents noms. Il suffit de dire, dans ce cas, "ces quatre noms, c'est moi", et il n'y a aucun problème.

Pour finir sur le patronyme, le nom du père, je te retourne la question : est-on plus vrai en se désignant selon un être dont on n'est même pas sûr d'avoir les gènes ? Quelle utilité d'avoir un nom de famille si l'on n'en a plus, de famille ?
 

 

Garg | Le 15/05/2007 à 16:13 | [^] | Répondre

Re: Homme aux nymes

Garg
Idem
Imago
Identique
Imageable
Identifié
Imaginé

Un pluriel est-il  un amalgame, voire pour faire moderne, une compilation de singuliers, ou de singularités? Les mathématiques sont, donc.
Mais sans l'humain, pour l'heure, à quoi bon les mathématiques (bien sûr tu peux toujours me dire que sans les maths pas de petit Garg)
Donc, les mathématiques seraient?
Pourtant, malgré ce que tu en dis nous sommes morcelés. Parcellisés et plus exactement parqués par chaque nom qui nous définit: Gaston Garg, Français, adulte, jeune, linguiste, domicilié en teutonie, juifpasjuif arabepasarabe jaunemaispaschinois, zoophilemaispaslescouleuvres, etc etc.
Nous sommes en fait morcelés par le système social qui nous définit, par les strates dans lesquelles nous venons remplir notre case.
Ceci est un des nous.
Mais là, tu me fais un Dilgo en disant que je divise virtuel et réel, alors que j'amène le virtuel dans le char de Chronos et ne tente à aucun moment de substituer, diviser, retirer ou séparer l'un de/à l'autre.
Je n'y ai pas vu de division, si peu d'ailleurs que mon amie Utoliée vous a liés, la Duchesse et toi, et si peu puisque tous deux (et Tilly, Elle, Laseine, Imane, Donydami et d'autres encore) avez su nous exprimer qui vous étiez hors du temps, par l'amour pour un être qui ne foule plus le réel, ni le virtuel mais demeure.


Suis-je, de dire que je suis
ou suis-je d'être?
Que suis-je  de dire que je suis
Dis-je qui je suis en disant que je suis?
Suis-je celui qui est ou celui qui le dit?

Toujours, il reste une infinité de moi(s) dans et hors les lieux et les mots. Mais je ne parle pas tant de moi que de mon, de mes identités et des identités m'identifiant.

 

leblase | Le 15/05/2007 à 17:50 | [^] | Répondre

Des vacances pour Confus Ciusse

Cher Leblase,

En parlant d'amalgame, je crois que j'ai repéré celui qui nous antagonise. Tu confonds identifié et défini. Identifier, c'est dire qu'on est pareil que Machin, Truc ou/et Bidule, et c'est généralement relatif : le même nez, la même manière d'embrasser, la même envie de faire chier le monde. Tout ça peut se combiner, s'agglutiner, déborder d'un nom sur l'autre sans trop de problèmes.

Définir, c'est enfermer dans des frontières. Et je ne pense pas que quelque nom que ce soit puisse nous définir, parce que ce n'est jamais totalement exhaustif, il reste un bout de territoire du moi qui n'est pas clôturé, et l'on peut s'enfuir, laisser la définition comme une coquille vide par un changement soudain. Bien sûr, on laisse des biens et des gens en territoire occupé, mais les récupérer ou leur parler, ça peut attendre que les frontières soient trop abattues pour ne serait-ce que nous voir les passer.

Comme lorsque tu me définis, tu induis en erreur malgré toi, non en me traitant de gaffeur, tu as bien raison, mais en me disant français, parce que cela fera penser que je le suis uniquement et globalement. Alors que je suis tout autant barcelonais ou berlinois que français, et que je n'ai rien de parisien, lyonnais ou marseillais. Une identité, ce n'est pas administratif, et, comme dirait un sarkozyste, "oui mais "ça dépend" ça dépasse". Et je m'arrange toujours pour qu'il y ait un bout qui dépasse et se coince dans la machinerie incohérente qu'on croyait bien huilée.

Tu me parles de système social. C'est quoi, un système social ? Une mécanique qui cherche à inclure ton individu à la masse en te définissant, ou les bribes de toi qu'ont cueilli chacune de tes rencontres, rencontres qui, même si elles mettaient leur savoir en commun, n'arriverait pas à la totalité de toi par des qualificatifs ? La première divise, c'est vrai, mais on peut y échapper. Il suffit de la laisser te définir par deux antonymes, et tu aboutis au grain de sable du syntax error. La seconde ne divise pas, ou alors comme une mitose.

Pour aborder le réel/virtuel, j'avais lu ça :"ce que je fais dans le virtuel produit parfois un effet dans le réel, plus ou moins lourd de conséquences", ce qui me semblait les séparer du fait qu'il s'agisse de deux lieux que tu sembles obligé de préciser interconnectés, comme si ça n'allait pas de soi. Mais j'ai dû mal comprendre.

Au-delà de tes questions pleines de relatifs et de relatives, et qu'il faut du temps à laisser pénétrer, merci pour la photo, cela me rappelle l'un de mes chez moi.

P.S. : Duchesse et moi sommes chez Utoliée : promouvoir, émouvoir, tant que ça bouge.

 

 

Garg | Le 15/05/2007 à 18:41 | [^] | Répondre

Re: Des vacances pour Confus Ciusse

Garg,
Désolé de te contredire par une note pas joyeuse, mais je ne confonds pas identifié et définir, car les deux peuvent être liés. Ayant assisté et même participé à des tris humains lors de circonstances dramatiques, je puis t'affirmer que l'un peut parfois amener à l'autre.
L'Histoire est pleine de ces exemples, allant d'une soirée tranquille lors de la Saint-Barthélémy :- bonsoir , vous êtes protestant ou catholique? à l'étoile jaune ou au numéro tatoué, de l'écoute de la radio des mille collines aux points de passages à la sortie d'une ville sur la Drina, où l'identité te définit.

 

leblase | Le 15/05/2007 à 19:54 | [^] | Répondre

Définir par quatre planches

Cher Leblase (expression à copyright, payez les droits et faîtes vos devoirs),

J'avais cru préciser que j'excluais le social. C'est vrai que souvent, il est "une mécanique qui cherche à inclure ton individu à la masse en te définissant" (désolé, je me cite, mais il faut parfois te répéter les trucs, tu prends de l'âge, on t'en veut pas, hein). C'est l'aspect du social qui me fait le détester, cette agglutination systématique et administrative, car pour les machines, il convient de trier, le bon grain de l'ivraie, le flacon de l'ivresse, l'empirique du livresque pour mieux enterrer, et qu's'enterra.

Parfois même, la définition que l'on fait de soi permet de s'identifier stricto sensu, à devenir l'égal de l'autre. C'est rare, mais quand ça arrive, c'est une bouffée d'air frais pour l'esprit humain. Tiens, une anecdote grand-paternelle me revient. J'avais dit ailleurs que j'expliquerais un jour pourquoi je possède une arme à feu, même hors d'usage, et c'est le moment.

Un beau jour de 1944, dans la fraîcheur printanière du Nord de la France, un petit groupe de résistants avançait assez alerte. Soyons francs, ce n'étaient que des gosses à qui on avait donné des jouets qui font taratata, et ils étaient tout fiers d'avoir un symbole phallique dans leur poche, même si certains d'entre eux avaient conscience qu'ils avaient aidé modestement la France à se libérer, ou plus prosaïquement à faire mieux manger ou rendre une liberté relative à certains membres de leur famille. Dans un marais, il était aisé de prendre le maquis, de capturer un soldat ou deux de l'autre camp, et de demander la libération de troufions français en échange de l'otage. Une méthode vieille comme le monde réservée aux désespérés.

Ils marchaient donc très heureux et assurés, ravitaillant d'autres maquisards dont la tête valait plus cher, et qui sortiraient de leur trou un gros mois plus tard. C'était début juin, et le débarquement n'avait pas encore eu lieu, même s'il était imminent. On comprend l'effronterie de ces jeunes gens pleins de sève et à la tête pleine d'eau. Ce qui devait arriver arriva. Ils longeaient une rive, lorsque, devant eux, se profilèrent de sombres silhouettes aboyant en allemand. Ils se rapprochèrent lentement les uns des autres, jusqu'à ne plus être qu'à une quinzaine de mètres. Un romancier à la con utiliserait une formule aussi éculée qu'une tension palpable dans l'air. Des deux côtés, des gamins de pas plus de vingt ans, et des chefs de quelques années leurs aînés. Ils se menacèrent réciproquement pendant quelques minutes, armes au poing. Ca sentait le bain de sang, et il fallait que la tension se rompe. Les uns invoquaient leur pouvoir d'occupant, les troupes nombreuses, les représailles sur les familles, quand les autres désignaient l'horizon circulaire en criant "FFI ! FFI ! Alles FFI!" dans un allemand approximatif. Chacun campait sur ses positions, ses légitimités, et on aurait pu y passer la nuit. Jusqu'à ce qu'un jeune français, mon grand-père donc, se décide à faire avancer les choses.

Comme il parlait un allemand basique mais un peu plus riche que celui de ses compagnons, il expliqua en quelques mots qu'ils avaient tous à y perdre. Ils étaient tous jeunes, avaient tous la vie devant eux, voulaient tout revoir leurs parents ou leur bonne amie sains et saufs. Alors il arrangea un marché : tout le monde jette ses armes à la flotte, et on va boire un coup tous ensemble. Les soldats allemands les laissent tranquilles pour quelques jours, et eux expliqueraient aux FFI, très craints à l'époque par la junte du IIIème Reich, qu'on pouvait réserver à ces soldats les meilleurs égards. Tout le monde y gagne, et y'a des choses plus importantes que de se trouer la peau pour des Arschlochen dans des bureaux à Berlin, et à qui on fera moins de mal qu'à un pauvre troufion. Et, sur cette tirade de luttes des classes, il balança son revolver à la baille.

Les copains de mon grand-père le traitèrent de tous les noms en voyant l'arme s'enfoncer dans l'onde. Surtout le pseudo-chef, qui voyait son autorité acquise se dissoudre comme du sucre dans un pot'je café. Alors qu'il les enjoignait de se calmer par force regards expliquant qu'il avait une idée, il entendit dans son dos un "Scheiss Krieg !" suivi d'un plouf. Le garçon, redevenu un individu, fit l'accolade à mon grand-père suffoqué, et encourageait ses compagnons à l'imiter. Tous s'y mirent plus ou moins timidement. Et, à la fin, ne restait plus que les deux chefs, fort marris de ne plus l'être. L'allemand surtout était réticent à lâcher son Walther PP ; plus âgé, son sens du devoir avait été mieux forgé que celui de ses subordonnés. Et il s'expliquait maintenant dans un excellent français, en balbutiant beaucoup de voir à quoi tenait l'obéissance. L'autre chef s'approcha, lui dit "bon, on a déjà perdu, on n'est plus chefs de rien, ça vaut pas la peine. A trois, on balance les pistolets."

Et ils les balancèrent tous deux. Moment d'euphorie après la tension, tous se congratulèrent. Mon grand-père leur indiqua un bacôve tout près, longue barque de maraîcher d'une dizaine de mètres de long, vers laquelle il avança en encourageant la nouvelle troupe hétérogène, qu'il se chargerait de guider jusqu'à une baraque où l'on stockait le genièvre de Houlle, histoire de proprement se torcher la gueule. La guerre n'était pas finie que mon grand-père renouait déjà l'amitié franco-allemande à coups de gnôle. Enfin, en théorie.

Il les emmena bien vers cette cabane à jnièf (oui, on ne dit pas genièvre dans l'Audomarois), les fit passer avec bourrades, accolades, et "mein Freund" chaleureux, or il claqua bien vite la porte de la cahute, et la verrouilla promptement. C'était un coup bas, certes, mais ils eurent des provisions jusqu'à l'arrivée des alliés.

Puis, comme des gosses ayant joué un tour pendable, ils retournèrent où ils avaient jeté les armes et les récupérèrent en draguant le fond de l'eau. Le "chef" confia l'arme du caporal allemand à mon grand-père, qui lui répondit : " Je veux pas être chef. On était des bêtes autant qu'eux tout à l'heure, et je veux pas être le chef d'une meute. On récupère ça pour se défendre, mais on va les mettre à l'abri, pour si y'a du grabuge. Et j'espère qu'on s'en servira pas . Je veux tuer personne."

C'était bien pour un mec de 21 ans. Alors, en souvenir, et "comme on sait jamais", après la guerre, il l'a gardée, démontée, s'est débarrassé des balles, et l'a traficotée en une bonne vingtaine de points qu'il était le seul à connaître pour la rendre parfaitement inutilisable par quelqu'un d'autre que par lui. Juste avant de mourir, il m'a parlé de cette arme, et projetait de la découper en morceaux et d'emporter le tout à la décharge. Je lui ai demandé de ne pas le faire, en lui disant que j'aurais peut-être un jour besoin d'un objet pour me souvenir que les mots sont plus forts que les balles. Alors il m'a montré où elle était, m'a dit qu'il la laisserait là, et qu'il me faisait assez confiance pour me la laisser après sa mort. Elle n'a bien sûr pas bougé depuis ce jour funeste, même si je suis le seul à avoir vu que sa cachette avait été dérangée peu avant.

Alors tu vois, Leblase, tu n'as pas tout à fait tort. Définir rejoint parfois identifier (pas la définition et l'identité, tu as vu que j'avais réchappé à ce piège). Mais parfois, il suffit de se définir comme individu pour s'identifier à l'Autre, même dans des situations extrêmes. J'aurais juste aimé que ces petites anecdotes fussent plus courantes, que ce soit en Pologne, au Rwanda ou au Darfour. Alors, parfois, des soirs comme ce soir, dans le calme velouté de la nuit, j'espère que la connerie des hommes en masse a quelques remèdes, et que ces remèdes puissent se propager.

Foutu côté utopiste, qu'il ne devienne pas idéologue.

 

 

Garg | Le 18/05/2007 à 01:06 | [^] | Répondre

Re: Définir par quatre planches

Garg,
Si tu fais un tour dans le dépotoir qu'est jyte et tombe sur mon profil (le terme profil est extraordinairement signifiant, ne trouves-tu pas, s'agissant de l'identification d'un faux?) tu y verras des commentaires sur mon personnage
Mauvaise foi chronique et caractérisée.
En plus c'est signé de notre ami commun que nous vîmes en chair et en bosses.
Il s'agît d'une facétie cela va de soi: si j'étais de mauvaise foi, je le saurais.
Il faut plutôt croire que j'incline à provoquer le goujon quand il ne vient pas mordre à l'appât, et c'est ce à quoi kb et moi nous étions appliqués (après tout, quel shplouc peut se targuer d'avoir autant de spécialistes? On s'en étonne même, vois -tu, en Catalogne).
Donc, je ne sais plus du tout où je voulais en venir mais ceci: belle histoire que celle de ton grand-père, vraiment: ça nous fait des tas de petits fransouzen et de petits fridolins qui vécurent et surent qu'ils n'étaient pas leurs uniformes.
C'est aussi à ça que le fait de se regarder dans le blanc des yeux peut amener: comme tu le dis de si belle manière:.

..."parfois, il suffit de se définir comme individu pour s'identifier à l'Autre"...

Je ne puis hélas te dire que j'aie entendu de telles histoires venant du Darfour, mais je sais que Bosniaques et Serbes s'échangeaient couramment cigarettes, slivovic et autres rations d'une tranchée à l'autre, que de nombreux Hutus sauvèrent des Tsutsis.
Celà veut-il dire qu'il y a de l'espoir?
Il faut l'espérer.
Tu comprendras que je ne puisse te faire connaître l'étendue de mon râtelier, comme disent les dentistes armés jusqu'aux dents.

 

leblase | Le 18/05/2007 à 01:47 | [^] | Répondre

Le jour magyar est arrivé

Mon petit Leblase (je me permets, au lu de ta taille seulement gaullienne),

Nul besoin de taquiner le goujon pour qu'il réponde, il faut juste qu'il soit dans les parages avec plus d'une demie-heure entre deux soirées diurnes. Je commenterai les propos d'Imane et des autres un peu plus tard, d'ailleurs, histoire de ne dire que des conneries que je pense sans veille trop longue.

Des spécialistes, ici ? Moi qui n'y voyais que des touche-à-tout qui ne se contentent pas d'une seule vie...

Concernant le lien que tu nous livres, j'en retiendrais deux choses, à part un "quina bona noticia de veure qu'els catalans llegeixen també aquest blog. Pero comenteu, collons ! Que no sigui jo l'unic per propagar aquella llengua tan bonica que és la vostra ! I disculpeu els accents, no els tinc al meu ordenador" :
- Je comprends mieux pourquoi je déteste tant Zola.
- Le traité Jeunesse et pureté de Monseigneur Toth, avec ses histoires de liquéfaction du rachis par action manuelle, nous prouve que les Hongrois viennent nous faire chier jusque chez la Veuve Poignet. Heureusement qu'on a inventé les vacances en yacht pour dissiper temporairement les raideurs moralistes.

 

 

Garg | Le 18/05/2007 à 04:48 | [^] | Répondre

Re: Le jour magyar est arrivé

Sisi des spécialistes, Garg:
kb n'est-il pas notre caricaturiste (unique depuis que marina a délaissé ses crayons)?
Patrick notre bahasa indonesiaïste?
Elle notre Elliste?
Ancolie notre espoiriste?
Yaelze notre bigoudiste?
DNM notre cycliste?
Laseine notre a-riviste?
marina notre ONGiste?
Imane notre Imanitaire?
Et ainsi de suitiste?

 

leblase | Le 18/05/2007 à 19:11 | [^] | Répondre

Re: Définir par quatre planches

Dis-donc Garg, fais attention, tu a l'air de ne pas être que désespéré ! Elle est belle cette histoire, elle te ressemble et ton grand père aussi.

 

marina | Le 18/05/2007 à 09:10 | [^] | Répondre

Re: Des vacances pour Confus Ciusse

je pense que l'on peut être tout, on est ce qu'on est selon un contexte ou une situation, ces moi(s) ignorés sont dûs au fait qu'on a pas vécu certains contextes qui auraient pu les révéler..ce que l'on est est mouvant..je me demande s'il y a une trame de fond, constante..mais il suffit de vivre une expérience, ou un évènement bouleversant, pour changer du tout au tout..que c'est surtout le regard des autres qui s'autorise à nous définir..alors que souvent, lors de notre recherche de ce qu'on est, il suffit que l'on prenne conscience d'un certain trait de caractère, donc, que l'on commence à se définir..que déjà, on change suite à cette même prise de conscience..

Imane..euh..dans le flou complet..:))

 

Imane | Le 16/05/2007 à 10:39 | [^] | Répondre

 

Stéphane | Le 15/05/2007 à 19:07 | [^] | Répondre

Re:

Ouais, (on avait vu que sur un commentaire c'était possible même si ça a eu tendance à modifier un peu le rdc), ben j'ai essayé -et je t'en ai parlé sur VdeV- de le faire sur un article  mais impossible de mettre du texte à la suite, Viabloga bouffant sans cesse le code et le recrachant en ?br?; et ce genre de choses. Et c'est dommage, car j'avais l'intention d'insérer trois claims dans le billet pour dérouter renforcer mon argument sur l'identité...

 

leblase | Le 15/05/2007 à 19:30 | [^] | Répondre

Re:

J'ai corrigé un truc depuis, ça devrait marcher sans aucun problème sur commentaires, textes et articles.

Un seul point où il faut faire attention : passer en mode code source pour copier le claim.

 

Stéphane | Le 15/05/2007 à 19:51 | [^] | Répondre

Re:

avec du texte derrière :

http://stephane.viabloga.com/news/nouveau-design-viabloga

 

Stéphane | Le 15/05/2007 à 19:53 | [^] | Répondre

Re:

Stéphane
Hmm

 

leblase | Le 15/05/2007 à 20:28 | [^] | Répondre

Re:

aillaillaille, je crois que ton hérisson est resté planté à cause de ma suite dans les idées et Tilly n'arrive plus à nous rassembler ;-(

 

ancolie | Le 15/05/2007 à 22:03 | [^] | Répondre

Restons groupé (deuxième essai)

Merci Ancolie de me dégager le passage dans c'te jungle. Reprenons.

> Même un morceau de moi, est moi : une partie de moi serait-elle tout moi? Cela implique t'il que tout moi contienne détienne et conduise à chaque parcelle de moi ?

Hinhin, voila leblase qui se prend pour une plaque holographique. Juste un truc, il parait que « si l’on casse en deux la plaque sur laquelle est enregistré l’objet, chaque moitié, éclairée sous le laser rendra, non pas la moitié de l’image, mais sa totalité. Si on recommence la fragmentation, l’objet continue d’apparaître en entier, mais de manière de plus en plus floue. » Que vaut-il mieux ? Un leblase pas tout à fait net mais entier, ou plein de petits bouts leblase pas nets du tout ?

 

tilly rassemble les morceaux | Le 15/05/2007 à 22:15 | [^] | Répondre

scotchée

tilly rubafix
je te dis, c'est leblase tout entier qui est pas net du tout (au tout).

 

ancolie | Le 15/05/2007 à 22:20 | [^] | Répondre

Re:

Impossible de modifier le comm en rentrant dans le code: j'ai écrit au sorcier.

 

leblase | Le 15/05/2007 à 22:23 | [^] | Répondre

Re:

Il manque la fin du code que tu as copié/collé, c'est pour ça que ça bloque. Je t'ai renvoyé la totalité du code de ce claim, mais si tu n'arrives pas à accéder à ce comm...
Le problème se fait au moment où on copie le code, ça ne marche que si on met le curseur tout au devant de la ligne, je me suis fait avoir chez V2V.

 

ancolie | Le 15/05/2007 à 22:36 | [^] | Répondre

Re:

ancolie
Tu dis que tu m'as renvoyé la totalité de ce code? Où?
Merci pour la précision sur l'origine du problème techeunik, j'vas voir si ça marche.
Mais de toutes manières, j'aurais voulu que les commentateurtrices et zyeuxmuets se rendent compte par eux-mêmes de ce qui se passe là-dessus.
Comme d'hab', je n'ai pas à me poser en Ciceron ou Diogène du Net, mais j'en ai déjà retiré certaines leçons que j'aimerais partager avec vous, une fois que chacun s'y sera adonné.
Il y a comme matière à urgence, en tous les cas un symbole accéléré d'une évolution à prévoir.

 

leblase | Le 16/05/2007 à 09:27 | [^] | Répondre

Re:

Pour moi, ca attendra la semaine prochaine. Les rhododendrons sauvages dans la foret de La R*-B* eux n'attendent pas, deja qu'ils ont fleuri tot, cette annee je risque de les rater.

 

tilly | Le 16/05/2007 à 09:55 | [^] | Répondre

Re:

Blase,
Je te l'ai envoyé à un faux chez leblase point net. Je te remets un pigeon voyageur dans ton gmail.

Je t'avoue que je n'ai pas bien compris à quoi pouvait servir le nouveau joujou que Stéphane nous a dégoté. On peut y raconter tout et son contraire et une bande d'hurluberlus inconnus se met à voter pour ou contre. Le fait que ces affirmations (vérités ?) soient rattachées indélébilement (ou débilement) à celui qui les écrit, c'est son problème (il y a maintenant des conseillers en identité numérique, comme il y a des conseillers en image). On peut donc se construire une identité fausse à partir ce qu'on affirme. Ce qui me gêne c'est qu'on peut écrire un claim en le rattachant au profil de quelqu'un, et là ça peut devenir pervers avec la possibilité de colporter tous les mensonges qu'on veut pour nuire.
On peut aussi apporter des crédits au profil d'un autre utilisateur, ce qui fait monter sa cote, mais cela est indexé par rapport à celle de celui qui émet ce crédit. Et non pas par rapport à la véracité de ce qui est dit.
Conclusion : je ne suis pas celle que je peux dire être ni celle que les autres peuvent dire que je suis.
Cela me semble être un grand bal masqué. Je le prends comme ça, un jeu. Il y en a d'autres, Second Life pour n'en citer qu'un.
Je t'avoue que tout ça me rappelle plutôt l'adolescence, quand on ne sait pas bien ce "qui" on est en train de devenir, qu'on s'essaie à plusieurs rôles. Mais à cet âge on en souffre.
Je ne sais toujours pas qui je suis parce que je suis en perpétuelle évolution et que j'aime ça, je m'étonne moi-même parfois des chemins que je prends (comme en ce moment, en mettent sur pied un projet de travail qui va m'obliger à aller bosser à Paris plusieurs jours par semaine, moi qui suis une défenseure du développement rural, je ne me reconnais plus !). Mais contrairement à l'adolescence, je ne me pose plus ce genre de question identitaire, et ce que les autres peuvent penser de moi, basta ! Je vis...

 

ancolie | Le 16/05/2007 à 12:05 | [^] | Répondre

Re:

ancolie,
je te suis sur plusieurs arguments et impressions que tu exposes: cet outil est (apparemment) pour l'instant utilisé dans une principale optique: moi moi moi j'existe je suis là moi je suis plus que toi moi.
C'est génial. ça vole très haut.
J'ai essayé, en lançant (en Anglais ) des claims absolument contradictoires, que certaines mêmes personnes ont approuvées, le truc étant à peine mis en ligne. Certains ont même argumenté en montrant qu'ils n'avaient stricetement rien compris au claim. Certains autres, à lire leur cv sur jyte, ont jusqu'à plus de 15000 agreements et 7500 disagreements: leur préoccupation d'utilisation de l'espace en est compulsive, quasiment pathologique.
Pourtant, cet outil pourrait peut-être être utilisé dans un but plus constructif, dans un souci pédagogique, de bienséance, de partage, d'entraide.

Je n'en ai pas encore rencontré. Je note également une très grosse majorité masculine (ceci expliquant peut-être tous les cela que je décrivai).
Aussi, peut-être s'agît-il bien-et ce serait triste- d'un réel projet d'identité linéaire, en mots bêtes ou subtils, drôles ou insipides, et alors cela se résumerait aux grunt grunt des singes à qui l'on file un jyte.
Peut-être l'outil servira t'il à rapprocher le bateau de la rive.

 

leblase | Le 16/05/2007 à 15:23 | [^] | Répondre

Re:

Si j'essaie de planter un hérisson dans mon jardinavec un claim Jyte, est-ce qu'il va pousser ?
ni toi ni moi ne pouvons le dire, n'est-ce pas...

 

ancolie | Le 15/05/2007 à 20:08 | [^] |